Fiche méthode : le périmètre du carré et du rectangle dans les problèmes

Le problème ici n’est pas dans le calcul du périmètre qui est compris mais plutôt dans le choix de la stratégie la plus efficace et la plus rapide sans oublier une donnée importante qui est celle de l’unité de mesure.

  • Un problème auquel on ne pense pas est celui du mot unité : attention car à la question « ont-ils la même unité ? » Léo est capable de répondre sur l’unité et non sur l’unité de mesure. La question doit être plus précise : ces longueurs sont-elles indiquées dans la même mesure (unité de mesure) … on peut ajouter elles sont toutes les deux en m ? cm? …
  • En règle générale, les problèmes de périmètre sont souvent liés à des conversions (ceci est valable pour toutes les unités de mesure d’ailleurs) .On passe donc directement à une étape qui doit prendre en compte bien plus qu’un calcul de périmètre et c’est là qu’une planification de la tâche à effectuer est nécessaire avec une mise en lien avec les connaissances.J’ai l’impression que l’on passe trop vite d’une étape à l’autre avant d’évaluer la compétence :

savoir calculer le périmètre d’un carré ou d’un rectangle : plusieurs possibilités : les essayer, voir celle qui convient le mieux pour la choisir ( si passage par le demi-périmètre bien le faire « vivre » aussi car certains problèmes l’utilisent dans l’énoncé, on a revu la petite fourmi à cette occasion ….)

savoir présenter ses calculs ( ou les indiquer correctement dans un tableau lorsque l’exercice est donné sous cette forme sachant que ce n’est pas le plus simple pour Léo…). On peut adapter le support en prévoyant la place pour les calculs intermédiaires, sans faire de tableau ou en l' »améliorant » visuellement ( comme on le ferait dans d’autres disciplines)

savoir convertir des mesures (du point de vue  » technique » mais aussi dans le choix de l’unité ). Là aussi on peut adapter le support en mettant en relief les unités de mesure, en laissant à disposition et à portée de main le tableau de mesure de longueurs  et la fiche pour les conversions dans les opérations

dans les problèmes :

  • bien comprendre l’énoncé et la question déjà au niveau du vocabulaire ( la longueur du grillage pour clôturer un champ, la longueur du terrain et sa largeur …..)
  • et surtout vérifier , avant tout calcul, si les mesures sont données dans la même unité

Il me semble donc qu’un travail sur la stratégie est nécessaire . Voici une possibilité que je vais essayer de mettre en place pour Léo  :

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D’ailleurs cette fiche évoluera rapidement avec seulement 3 étapes :

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et puis , rien de tel que la « fréquentation » de ces problèmes pour « automatiser » la stratégie, juste un peu de temps … mais cela devrait aller vite … on y reviendra car on passe déjà à autre chose alors que Léo n’a pas encore essayé la fiche méthode , mais elle est prête ….

Mes, mais … mais aussi met, mets et compagnie

Pour continuer sur les homophones, voici le tour de mes ou mais.Dans un premier temps, nous avons observé seulement ces 2 homophones. J’ai regardé comment faisait Léo directement sur un exercice (il avait seulement tapé la leçon à l’ordinateur en classe mais avait loupé la séance cause orthophonie) : Pourquoi ces homophones ne posent-ils pas de problème à Léo ?

La réponse est simple : même si Léo est plus particulièrement « visuel » , il commence à utiliser aussi sa capacité auditive (qu’il me semblait délaisser au profit de sa capacité visuelle performante). Pour faire cet exercice où il fallait choisir entre mes et mais , il a chaque fois prononcé le [mé] ou [ mè] qu’il fallait , donc sans aucune erreur et l’écriture associée. Comme quoi , la possibilité de verbaliser reste toujours un moyen à conserver, même s’il faut « chuchoter » pour ne pas déranger les camarades en classe.

Sur son mandala (ou carte mentale selon ce qu’il choisira) , un dessin d’oreille aura toute sa place  ! Nous n’oublierons pas non plus d’indiquer la nature des mots et d’autres astuces ( mes : ce sont les miens, les miennes…)

Remarque : Finalement, la leçon ne sera pas « utile » (si je peux le dire ainsi…) car sa façon de réussir le travail demandé ne passe pas par le même chemin. D’ailleurs si on lui demande de faire ce travail en notant par exemple « pourtant » à la place de « mais » et « tes » à la place de « mes » (comme souvent indiqué dans les exercices des manuels) on va lui compliquer la tâche ( voire même le conduire à l’échec) car ce n’est pas son cheminement …… à réfléchir …. En fait, ce même problème s’était posé dès le CE2 avec les homonymes « et » / « est » (à remplacer par  et puis / était) car, dans un premier temps il s’appuyait aussi sur ce qu’il entendait. Finalement, que c’est dur de rentrer « dans le moule » …quand on n’est pas vraiment fait pour ça au départ …..

Nous essaierons ensuite dans un deuxième temps (si nous avons le temps ….) de faire figurer les autres homophones ( on se limitera au verbe mettre je ou tu mets /il met , on a le temps d’ajouter les autres …. on peut les préparer peut-être aussi ….)

Voilà une fiche possible pour mémoriser la leçon  (on verra si ça convient ou on modifiera si nécessaire):

mes mais F

un ajout au mémo de français :

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J’écris ces ou ses ou ….. c’est ou s’est ou …… sais (sait)……tu le sais toi ?

En essayant de jeter un coup d’oeil à la leçon d’orthographe sur le « ces ou ses » , j’ai souhaité faire réfléchir Léo un peu plus loin …. dans une démarche de « chercheur » .Je suis partie d’une question :

Comment écris-tu le mot [se] ( approximativement prononcé sé / sè) , il y a plusieurs réponses possibles ……

tu dois les justifier par un exemple

  • réponse n° 1 : ses

dans une phrase : Il a perdu ses chaussures

quelle est la nature de ce mot ( ou classe grammaticale) ? ses : déterminant possessif

comment pourrais-tu faire pour ne pas te tromper ? ses chaussures , ce sont les siennes

  • réponse n° 2 : ces

Regarde ces ballons dans la vitrine ! ces : déterminant démonstratif (on montre avec le doigt). Ces ballons : on ne sait pas à qui c’est .

Lorsque les réponses sont « épuisées »( mais incomplètes!) , j’ai donné les phrases suivantes :

  1. …….. le chien de ma voisine.
  2. Il ……………. blessé  au foot.
  3. Je ………. bien ma leçon.
  4. Il ……… tirer des deux pieds.

C’était difficile !

Nous avons , pour chacun des exemples , réfléchi pour ne pas tomber dans les pièges et noté nos idées pour les éviter. Voici le « panneau récapitulatif » de nos idées, nous y notons aussi la classe grammaticale :

On a fait 3 familles :

  • ces/ses : 2 déterminants, ils accompagnent un nom
  • s’est / c’est : 2 verbes , pour savoir si on utilise s’est : on dit l’infinitif ( exemple verbe se lever , ou s’ endormir)
  • sais/sait : c’est le verbe savoir avec je ( ou tu ) / il

Nous essayons nos techniques sur différentes phrases pour pouvoir les valider.

Choix d’une « mise en page » pour mémoriser cette recherche et fabriquer un outil :

des propositions ( à partir de ce que nous avons déjà fait ou d’autres idées ) :

mandala ( de type utilisé dans les unités de mesure)
ou que l’on peut trouver sur l’excellent ouvrage « Graphismes et mandalas d’apprentissage, cycle 3, Retz » n° 7

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carte mentale ( de type ce/se)

ce se fantadys image

triangles ( de type ou/ où)

ou où F et ce que cela pouvait donner…

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Léo a tout de suite décidé d’utiliser le mandala proposé par Mme Géninet dans Graphismes et mandalas d’apprentissage, cycle 3, Retz. Voilà ce que cela a donné une fois qu’on a mis les exemples ( j’ai repris les couleurs et colorié les 3 familles comme nous l’avions fait auparavant) : ces ses f

Remarque : Documents qui m’ont servis pour ce travail ici et(carte mentale réalisée dans une école, site très intéressant d’ailleurs). Pour l’instant , nous nous attarderons à ces/ses vus en classe mais cela a permis de voir que d’autres homophones existent et de donner une vue d’ensemble ….

Encadrer des nombres …. avec les gendarmes ?

Cette notion d’ encadrer des nombres (actuellement des nombres entiers ) ne me semblait pas très « claire » pour Léo. J’ai donc fait des recherches pour voir comment cela était présenté dans divers blogs mais … je n’arrivais pas à trouver d’idées pour aborder ce travail différemment .

En effet, pour faire comprendre des notions de ce genre, il faut d’abord se poser des questions pour donner du sens  :

  • L’objectif de ce travail ? l’utilisation dans l’année ? sur d’autres nombres ? au collège ……..
  • s’assurer aussi de la compréhension mathématique de l’expression : « encadrer des nombres » c’est quoi exactement ?
  • savoir aussi qu’avec un enfant dyspraxique le passage par la ligne graduée n’est pas forcément une aide (ce qui est le cas pour Léo)
  • donner du sens à une méthode est primordial

J’ai donc envoyé un message à J’mlesmathsfaciles qui m’a immédiatement répondu et m’a ouvert une autre piste « mathématiquement correcte » avec les nombres gendarmes . Merci beaucoup !

gendarme_sens_interdit

Quel est le rôle de ces nombres gendarmes ?

D’après J’mlesmathsfaciles, pour expliquer la notion  :  » il s’agit d’encadrer le nombre entre deux (nombres) gendarmes.La précision nous donne l’écartement entre les gendarmes (à l’unité, il y a un entre les deux, au dixième il y a un dixième…etc…). Et que de cette façon, on est sûr que le nombre est bien entre ces deux gardiens ».

J’ai donc créé une fiche méthode ( sans oublier toute l’explication indispensable ci-dessus qui sera faite en amont sur ce qu’est « encadrer un nombre » et le « rôle des nombres gendarmes » ) :

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  1. J’ai ajouté des abréviations ( pour éviter de tout écrire mais je ne suis pas certaine que Léo choisira cette idée) uM pour unité de Mille ….
  2. J’ai remis le tableau de numération sur la feuille ( on verra si c’est nécessaire, peut-être changera-t-il de place ou disparaîtra !)
  3. et bien sûr les gendarmes sont là pour encadrer le nombre!
  4. On s’attardera aussi à la partie verbalisation pour s’assurer de la compréhension du travail avec le lexique mathématique adéquat.

En images ci-dessous avec une démarche possible :

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  • J’écris l’encadrement ( ici l’unité de mille ou uM ) demandé (avec ou sans abréviation) et le nombre

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  • Je fais un plateau qui indique le nombre de ..( ici d’unités de mille )

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  • Je remplis le panneau du gendarme le plus petit en notant la même unité ( ici 78 uM) puis le plus grand avec un de plus( 79 uM). Je vérifie que le nombre est bien encadré par ses gardiens.

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  • J’écris ces 2 nombres dans les 2 cases ( je peux me servir du tableau de numération )

Nous n’avons plus qu’à essayer mercredi …. si nous avons assez de temps entre les rééducations, le jeu, et …. l’entraînement de foot !

Effectivement l’essai a eu lieu (bien que Léo soit malade). Il m’a effectivement dit à ce moment-là qu’il n’avait pas réussi ce travail dernièrement . J’ai apporté les modifications suivantes :

1. agrandissement des panneaux des nombres gendarmes( trop petits pour travailler avec un feutre effaçable puisque la fiche est plastifiée) et des cases nombres en dessous . D’ailleurs Léo n’a pas été gêné pour mettre les unités (dM) une fois après le nombre et l’autre devant le nombre puisqu’il n’avait pas de place !

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2. suppression des cases u c d (en bas à gauche ) car Léo souhaite écrire les mots (sauf Mille ) Millions Milliards et l’abréviation n’est pas assez parlante

3. conservation (et agrandissement) du tableau de numération

4. le titre : petite modification

Voilà donc la fiche outil définitive ( tout au moins actuellement ,puisqu’il s’agit seulement d’un travail sur les nombres entiers) :

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Remarque : Il nous faudra encore une petite séance d’entraînement pour que l’outil soit parfaitement intégré, tout en continuant à prendre le temps de verbaliser/ justifier ce que l’on fait….Une remarque de l’orthophoniste : présenter la fiche en vertical pour Léo ( je l’avais oublié!), voilà donc la nouvelle fiche :

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Une aide à l’écriture : un essai de lapbook pour décrire un lieu

J’ai découvert sur plusieurs blogs d’enseignants , notamment la classe de Mallory ou Lala aime sa classe ,d’autres façons d’aborder l’expression écrite et de donner aux enfants des outils d’écriture. Cela vaut vraiment  la peine de passer du temps sur ces blogs aux ressources inépuisables ( et d’autres blogs encore bien sûr ….)

A mon tour, je me suis lancée sur un sujet « la description d’un lieu »

  • J’ai pioché des patrons ici
  • des idées sur plusieurs sites qui donnaient des outils pour aborder la description de lieux ou paysages (ici,là,encore ici ou là)
  • J’ai fait un plan de ce à quoi pourrait ressembler ce lapbook  ( mais bien sûr encore faudra-t-il prendre le temps d’en observer toutes les étapes, ou de les installer progressivement…)
  1. Décris avec tes 5 sens
  2. Une description (guidée) en 7 étapes ( ici sur le site monecole.fr qui regorge aussi de bien d’autres idées : j’ai repris totalement la formulation des 7 étapes comme elle était faite sur ce site, merci !)
  3. Où ? les mots de lieu (les prépositions , locutions ou adverbes pour indiquer les lieux )
  4. Voir et d’autres verbes ( pour le remplacer)
  5. Les verbes fatigués : il y a , il y avait, il est, il était
  6. Une remarque de conjugaison : souvent à l’imparfait
  7. Une remarque de grammaire : compléments circonstanciels de lieu (CCL)

Voilà le résultat en images :

la fiche complète

P1060537

des détails :

1:  les 5 sens P1060538

2: Où? les mots de lieu/ voir et d’autres verbes P1060541 P1060542

3. Une description en 7 étapes

P1060544 P1060545

les fiches à télécharger sous word Où et voir 5 sens 2 carte 5 sens 1 Faire une description à étapes

Merci encore à tous ces blogs qui partagent leurs expériences , même ceux qu’il m’arrive d’oublier de citer d’ailleurs!

Lexique de géographie ou des mots autour de la ville

…… ou encore à la frontière de la géographie et du vocabulaire

A partir d’un travail sur les grandes villes d’Europe, nous avons repris 2 aspects de la leçon :

  1. Dans un premier temps : la carte : en effet, pour Léo, impossible de recopier des noms de villes sur une carte vierge sans couleur : il n’en reconnaissait ni les contours des pays, ni les océans…. bref la Chine se trouvait sur le point correspondant à Moscou, l’Australie à la place de le Mer Noire…. c’était pourtant une carte d’Europe …. en conclusion : un support inexploitable pour lui, aucun repère dans cet espace et non réutilisable pour apprendre la leçon.
  • J’ai donc cherché d’autres cartes en essayant de me rapprocher de celle utilisée lors de la présentation du continent européen ( trouvée sur le blog de Stylo rouge et crayon gris ici)

continent europeen  avec ajout de noms de pays écrits plus gros (ceux plus particulièrement vus dans la leçon), océans et limites du continent.

  •  Sur cette nouvelle carte, j’ai colorié les océans et les pays dont il fallait mentionner les noms des villes principales( en conservant les couleurs de la carte précédente) : cela a donné un premier support plastifié pour pouvoir ensuite y noter les noms des pays et des villes (carte 1) :

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  • J’ai ensuite placé les noms des villes ( les capitales sont surlignées) sur les pays indiqués dans la fiche de travail.Voici donc la carte finale (carte 2).

img109F grandes villes carte (sous word)

  • Concernant la mémorisation : nous allons partir de la carte 1, reconnaître les pays coloriés (étiquettes de leur nom , plastifiées et patafix), puis dans chaque pays indiquer les villes à connaître ( et parfois en s’aidant des équipes de foot ! )

2. Dans un deuxième temps , le lexique afin de donner du sens à tous ces mots : urbain, agglomération, métropole, mégalopole , densité …. qui ne sont pas si simples et qui vont sans doute être utilisés dans des textes et documents liés à la leçon.

  • Nous partirons du latin urbs pour installer les termes relatifs à la ville : urbain, urbanisme, urbanisation, urbaniser
  • Puis nous classerons les termes : ville, agglomération, métropole et mégalopole dans l’ordre « croissant » d’importance
  • Un mot sur les axes de communication et sur la densité de population (certainement encore abstrait ….)
  • Un projet de carte de ce lexique …. à voir …. ( pour l’instant , question de temps, on laisse en attente …..mais c’est déjà réfléchi ….)

des mots sur  la ville F

Vers une stratégie « générale »de résolution de problème ?

Suite à nos derniers articles concernant la résolution de problèmes (ici et ), nous avons mis en place aujourd’hui une stratégie utilisable de manière générale. Elle ressemble à celle de la résolution de problème de comparaison ci-dessous :

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…. à laquelle on a apporté 2 modifications :

  1. suppression de la consigne 3 (qui en a le plus ? qui en a le moins ?)
  2. ajout d’une consigne : je barre les mots et les nombres inutiles

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Les 2 fiches stratégies seront conservées pour l’instant en attendant de voir comment Léo va les utiliser (ce sera peut-être difficile au début , je vais essayer de trouver une astuce visible sur la fiche…).

Quelle est l’ utilité de mettre en place une stratégie de ce type en résolution de problème ?

  1. canaliser l’impulsivité
  2. obliger à réfléchir et ne pas se laisser trop vite influencer par sa première idée
  3. apprendre à justifier ses choix
  4. apprendre à ne pas se laisser déstabiliser par le « Tu es sûr ? »

Nous avons testé cette 2ème fiche  sur des problèmes comportant des données inutiles et Léo a bien suivi les étapes, tranquillement , avec un oeil sur la fiche posée à côté de son cahier. Nous continuerons à nous en servir à la maison pour ensuite la mettre à disposition dans sa boîte à outils.

Je réfléchis à une place , un rangement réservé à la résolution de problèmes ( schémas, stratégies, « problèmes exemples » résolus …., des repères à mettre en place tout au long de l’année…) . Faire des problèmes est une activité que Léo aime beaucoup !

Le thaMographe, le tout-en-un indyspensable

Nous avons testé le thaMographe, un instrument de mesure et de traçage de figures géométriques tout-en-un : 1 seul instrument de Mathématiques au lieu de 4 (compas, règle graduée, équerre, rapporteur).

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Qui est l’inventeur de cet objet aussi simple que révolutionnaire ?

Il s’agit de Thierry Delattre, un ancien professeur de Physique Appliquée dont le poste a été supprimé et qui a dû enseigner malgré lui les mathématiques au collège sans vraiment trouver sa place. Il démissionne et crée l’entreprise thaM thaM (Les Maths sur le bout des doigts) en 2012. Une dizaine de produits sont créés pour aider les collégiens principalement à comprendre des notions nouvelles, souvent abstraites, tout en manipulant des objets concrets. Mais la fabrication de ces outils pédagogiques s’est avérée trop coûteuse pour que les établissements scolaires puissent en faire l’acquisition. Parallèlement, l’idée du thaMographe est venue alors que ses deux enfants de 4 et 5 ans dessinaient tout le temps et voulaient utiliser le compas de leur papa qui, lui, traçait de jolis cercles. Comme il était impossible de leur laisser à cause de la pointe trop dangereuse, il a tout d’abord réalisé un trace-cercles sans pointe pour les jeunes enfants. Plus tard, il a rajouté une règle graduée, puis agrandi l’objet pour inscrire les nombres au dessus de chaque trou. Le bord droit présentant deux angles droits remplaçait alors l’équerre. Puis, il a rajouté le rapporteur et finalement la règle centrale pour pouvoir tracer un angle sans avoir à lever le crayon de la feuille. Et voilà le thaMographe est né, cette petite chose qui tient dans la poche et qui annonce la fin du compas, du rapporteur, de la règle graduée et de l’équerre.

Thierry Delattre a d’ailleurs reçu la médaille d’or du concours Lépine 2013 pour cette invention !

Les avantages de cet outil

  1. Economique : un seul outil à acheter au lieu de 4
  2. Pratique : compact et de petite taille, il se range facilement dans une trousse
  3. Sûr : pas de pointe, donc pas de risque de blessures ou d’agression entre élèves mais aussi plus de trou dans le papier !
  4. Des traçages plus simples et plus rapides grâce à la règle centrale

Nous avons testé l’outil avec Léo pour le tracé de cercles. Nous lui avons donné l’outil tel quel sans lui donner trop d’explications, juste en lui demandant de tracer un cercle en lui indiquant un trou pour positionner son crayon. Il a pris son crayon, a tracé un cercle sans relevé son crayon de manière complètement instinctive !

Voici les étapes de réalisation :

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et voici le résultat :

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Un détail important à nos yeux : le choix du crayon . En effet, il faut une mine dure et d’une taille qui corresponde aux petits trous de l’outil : un crayon 2H ou 3H fonctionne parfaitement bien et la mine ne casse pas .

Actuellement pour Léo, l’usage en tant que « compas » semble être très performante : coût attentionnel très réduit , résultat très satisfaisant. Nous attendons le travail sur le cercle en classe pour l’utiliser tout de suite.

Voici un aperçu des multiples utilisations du thaMographe au collège :

  • comme un compas pour la construction d’un ovale, d’un oeuf, d’une rosace

ovale oeuf rosace

  • comme une équerre pour la construction d’une spirale, d’un motif de pavage

spirale pavage

  • comme un rapporteur pour la constructions de constellations, d’un spidron, d’un polygone régulier

constellation  spidron polygone

Important !

Avant d’essayer le produit, il est préférable d’aller sur le site de thaM thaM rubrique « Tutoriels » et « Notices et vidéos » pour visionner des vidéos explicatives et ainsi comprendre au mieux le fonctionnement de l’outil et les erreurs à ne pas commettre :

Exemples de vidéos :

Application et conseils généraux

Tracer un cercle

 En conclusion, un autre outil qui va venir se glisser dans la trousse de Léo sans pour autant la surcharger vu qu’il est aussi fin et plat qu’une règle mais qui va grandement lui faciliter la vie (pour un tout petit prix en plus !)

 

Disponible chez Hop’Toys – 5€ ou directement sur le site http://www.thamtham.fr/

Le verbe dans tous ses états ( ou presque ….)

Le verbe est un mot très important dans une phrase et , dans beaucoup d’exercices de grammaire /conjugaison , avant de répondre à une consigne, il faut être certain de le trouver : est-ce un verbe conjugué ? un verbe à l’infinitif ? au participe passé ?, des termes aussi à maîtriser…

Nous avons essayé de remettre un peu d’ordre à nouveau autour du verbe.

  • Nous avons travaillé à partir d’un document très intéressant ( à télécharger ici )prévu pour des CM1/CM2 , trouvé sur l’académie de Lyon : quels sont les critères de reconnaissance du verbe ?

Voilà sur quoi s’est appuyé Léo :

  • 1- Je peux dire c’est le verbe ..…. (il donne son infinitif) : exemple « porte » c’est le verbe porter
  • 2- je peux ajouter un pronom : je, tu, il, nous, vous, ils : exemple « ferons » nous ferons, c’est le verbe faire
  • Il a bien vu certaines terminaisons -ons , -ent  mais ne l’a pas exprimé oralement comme étant un critère de reconnaissance (il a plutôt donné le pronom personnel que l’on pourrait mettre devant)
  • Nous reprendrons nos recherches dans quelque temps si nécessaire pour agrandir le nombre de ces critères ; pour l’instant, j’ai demandé à Léo de justifier toujours sa réponse  tout en sachant que, hors contexte, un mot peut être un verbe ou un nom : exemple du mot « joues » verbe ou nom ?( Tu joues vite / Le bébé a les joues roses : le contexte est souvent indispensable)

Nous avons aussi essayé de préciser les « formes » principales du verbe ou du moins celles que Léo avait besoin de « ranger » dans sa tête . Elles sont au nombre de 3 :

  1. verbe à l’infinitif : où le trouve-t-on toujours écrit à l’infinitif ? dans le dictionnaire. On ajoutera le dessin du pyjama ( le verbe ne s’est pas « habillé » avec ses différentes terminaisons et 2 exemples
  2. verbe conjugué : à un temps simple ou à un temps composé (reprise des 2 images utilisées ici)
  3. participe passé utilisé seul , comme un adjectif. Nous avons cherché des participes passés en é, u, i, puis s, t et laissé une place pour d’autres que l’on verra plus tard( comme souffert ).

Cela a donné une carte que nous finaliserons demain :

les formes du v F

On peut retrouver ici toutes les cartes ou articles autour du verbe .

Help ! La règle équerre : quand l’utiliser? pourquoi ?

Nous avons reçu en test une règle équerre , produite par ALEPH ( une société française qui distribue des outils pédagogiques pour les Maths) . Deux tailles existent mais fonctionnent de la même façon ( Léo a choisi directement la plus petite qui , pour lui, est un gain dans la manipulation) . C’est un outil ultra léger, « souple, incassable, inrayable »,  « 2 en 1 » puisqu’il remplace l’équerre et la règle. L’outil existe pour l’enseignant pour le tableau Nous avons essayé aujourd’hui cette fameuse règle équerre et Léo l’a tout de suite adoptée !!!!! Quelle magie et quel plaisir de le voir faire, sans aucune difficulté!

  • Tour d’abord, un tracé libre pour découvrir l’outil sur son cahier

req1

  • Puis on passe aux choses sérieuses : (d)tracer une droite perpendiculaire à la droite (d)  et passant par un point A : en suivant mes explications avec 1 seul outil , la 2ème main étant utilisée pour le crayon  … résultat immédiat …

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  • une 2ème fois … idem … sans effort

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Les conclusions de Léo après cet essai : – c’est très, très, très … bien – parce que c’est plus facile – ça m’aide -ça ne me coûte rien comme effort , je pourrais en faire 10 000 à la suite sans être fatigué! – on va le montrer à la maîtresse et je pourrai même expliquer aux autres CM1 comment tracer une perpendiculaire ….

Nous avons refait cette expérience dans l’après-midi pour la mettre en image sur le blog avec la même « décontraction » et réussite :

  • Je trace ma droite

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  • Je lui donne un nom : c’est la droite (D)

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  • Je trace un point A

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  • Je place le trait qui est au centre de la règle ( vers le 0) sur la droite (D)

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  • Je fais glisser en restant bien le long du trait jusqu’au point A

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  • Je trace

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  • Je n’ai plus qu’à noter l’angle droit… c’est fini!

P1060535 Il nous reste à faire accepter cet outil en classe. Il ne remplace pas le travail « mathématique » avec l’équerre , la vérification des angles droits, l’étude des propriétés  ….. MAIS , pour ce qui concerne les tracés, franchement , c’est super ( et peut être pas seulement pour un enfant dyspraxique d’ailleurs ..) , le travail est parfait ! Remarque : les produits ALEPH ne s’arrêtent pas là : il y a aussi un rapporteur qui a l’air  exceptionnel. Ce n’est pas notre priorité pour le moment mais nous y reviendrons. Sur le site, on trouve un dossier ( de 7 fiches réalisées par un prof de Maths de la région lyonnaise)  qui explique comment faire pour tracer une perpendiculaire, une parallèle, le symétrique d’un point avec la règle équerre puis comment tracer un angle,le mesurer,estimer le cosinus et le sinus avec le rapporteur ( … pour plus tard ….). Merci à l’inventeur de ce matériel bien utile qui va trouver sa place dans la trousse de Léo !