Ce passé simple qui nous résiste …. une autre astuce

Léo a actuellement du mal dans les conjugaisons : mélange entre le passé composé et le plus que parfait , et aussi ce passé simple qui « résiste » (il metta, faisa, vut )  et les anciennes confusions qui ressurgissent entre les verbes VOIR, AVOIR, SAVOIR … la difficulté de conjuguer ce verbe ETRE sans rien derrière …..

DONC , il faut réagir !

La maîtresse ayant donné comme astuce pour le passé simple de se dire « Quand il arriva , il …… », nous allons la reprendre avec des COD (ou attribut…. ) pour retenir le verbe AVEC quelque chose qui donne du sens à la conjugaison (et une image bien sûr) ce qui facilitera le « retour » de mémorisation .

  1. On va s’intéresser à 2 catégories particulières les [i] et les [u]
  2. On travaillera dans les 2 sens : donner le passé simple du verbe choisi ET trouver l’infinitif du verbe quand on présente sa forme au passé simple.
  3. On n’oubliera pas bien sûr VENIR (devenir, revenir …) et TENIR ( retenir, détenir…) en s’entraînant en ligne
  4. On sera principalement sur la forme du il mais pour Léo le reste des formes semble acquis et découle facilement, cela n’empêchant pas de les demander, de les écrire ou simplement de les voir lors des entraînements en ligne.
  5. Ce qu’il lui manque finalement c’est cet accès aux formes particulières de nombreux verbes du 3ème groupe et les « mélanges » auxquels il est vite confronté s’il ne peut pas s’appuyer sur un autre indice ou s’il ne « contrôle pas » la voie où l’emmène (à tort) son cerveau ….. Il s’y prend donc souvent à 2 fois sur certains verbes , oralise , se corrige …. ce qu’il ne fera pas souvent en classe ….
  • les [u]

être est connu jusqu’à présent avec ETRE malade, avoir avec AVOIR un BMX : nous les conserverons , pour les autres je vais demander à Léo de trouver lui-même ses « astuces » pour mémoriser . Ce qui a donné :

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DEVOIR travailler – LIRE un livre – VIVRE (reste difficile) tandis que POUVOIR   – SAVOIR – VOULOIR – CROIRE – COURIR finalement étaient connus donc n’ont nécessité aucun indice complémentaire

  • les [i]

On va se concentrer sur ceux qui posent problème : donc aucun verbe du 2ème groupe mais sur les verbes METTRE la table (penser aussi à remettre), PRENDRE ( reprendre, entreprendre)  REPONDRE ( fondre, confondre, pondre, tondre), FAIRE un repas (défaire, refaire), VOIR un film (il vit un film : seul exemple avec un son qui pourrait aider … MAIS ce n’est pas le choix de Léo – ce n’est qu’une proposition –  car il ne semble pas s’appuyer sur ce canal auditif et il est comme « happé » par la vue … il vut, il a vu … on y reviendra), MORDRE ( qui ne marche pas avec le passé composé puisqu’il fait il mordit , comme tordre )

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Certains verbes encore plus particuliers CONSTRUIRE (détruire), ECRIRE une poésie…. on verra ce qu’on en fait ……

Cela n’empêche pas bien sûr de poursuivre les entraînements en ligne sur logicieléducatif (le préféré de Léo avec classement à la clé!), ortholud ou autres sites d’école comme ici l’école de Coatreven (plein de ressources intéressantes d’ailleurs !) …. et déjà des progrès importants …..

Remarque : Un des gros avantages de l’entraînement en ligne (logicieleducatif, cartable fantastique …) est qu’un seul verbe s’affiche à la fois et s’efface lors du passage au suivant ce qui ne laisse pas « de trace » qui peuvent parfois conduire Léo sur une erreur …..

à suivre donc …..

Un retour sur le passé simple : et si le passé composé pouvait nous venir en aide ?

Après l’article sur le passé simple, un passé pas si simple que ça et la carte mentale sur ce temps ici , nous dûmes y revenir ces derniers temps …..

Plusieurs aides possibles :

  • les 4 façons de construire le passé simple déjà utilisées l’an dernier (idées trouvées sur des blogs d’enseignants , voir dans l’article)P1080387
  • les entraînements à l’ordinateur logicieleducatif ici  , ortholud ….. Sur logicieleducatif , il y a une petite « compétition » puisqu’il y a un « classement » et Léo se prête bien à ce jeu
  • nous avons ajouté cette année des petites cartes : comment le passé composé peut-il nous aider pour trouver la forme du passé simple ? En observant sur plusieurs verbes (dits courants) j’avais remarqué que le passé composé peut , dans de nombreux cas, nous orienter dans le « choix » de la forme au passé simple : exemple COURIR , j’ai couru nous amène à nous courûmes , LIRE , j’ai lu et nous lûmes ….. Parfois, bien sûr, ça ne marche pas VENIR je suis venu MAIS je vins…. On va essayer car Léo , à part les verbes en -er et ceux connus, a du mal à choisir si c’est en [-i, -u ou -in ].
  • Voici un exemple de cartes confectionnées et à déplier avec les verbes suivants : lire, venir, écrire, mettre, croire, courir, voir, vivre, pouvoir, être, faire, savoir, prendre, dire, tenir, avoir. Une carte possèdera une étoile rouge lorsque la règle n’est pas suivie (comme pour le verbe VENIR ou TENIR )

P1080386

P1080384P1080385

Il ne reste plus qu’à pratiquer un petit entraînement rapide, mais si possible quotidien en revoyant passé simple et passé composé ensemble . On peut d’ailleurs choisir ces 2 temps (ou plus) simultanément sur logiciel éducatif ici (un exemple avec le verbe DIRE) . Ou bien piocher des cartes et essayer de trouver les 2 formes du verbe puis on déplie pour vérifier .

On pourra essayer aussi de grouper/ trier les verbes ( 2eme et 3ème groupes) et les ajouter au verso des 4 cartes de construction ( seulement sur les cartes n° 2, 3 et 4) pour une mémorisation par « catégorie » (ou des petits volets en bas de la carte mentale) ….. Il y a encore de quoi travailler …..

 

La règle du P.P. : écrire une règle d’orthographe … ou plutôt la procédure pour écrire juste ?

Avec Léo, nous avons essayé de regarder de près ce fameux P.P. (Participe Passé) rencontré souvent dans les dictées et qui s’accorde …. ou non …. MAIS AVEC QUI ?

Tout d’abord , un peu de pratique et d’observation

  • distinguer P.P. et passé composé (ou plus que parfait ….) déjà dans la formulation : Il a marqué un but : a marqué est le verbe conjugué au passé composé, marqué est le P.P.
  • n’oublions pas non plus ces fameux P.P. sans auxiliaire devant eux qui se comportent comme des adjectifs
  • revoir aussi les différents participes passés et leur terminaison (on avait fait une carte mentale à ce sujet ici « Le verbe dans tous ses états … ou presque » n°9 … à compléter cette année). On va essayer de faire une  » boîte à P.P. »  ceux en -é, ceux en -i , -is, -it ….. sous formes d’étiquettes avec au recto l’infinitif du verbe
  • faire des transpositions : réécrire des phrases au passé composé en changeant le sujet , passer un texte écrit dans un autre temps au passé composé ….. et continuer à OBSERVER ce qui se passe …. ce qui s’entend et ce qui ne s’entend pas ….

transpositions avec mur

La règle avec le mur et la question : des essais …. qui marchent …..

On a d’abord (re)posé le problème de l’écriture du P.P. dans des phrases .

J’ai ensuite présenté la technique du mur ( avec un petit mur plastifié) assortie à une question (je me suis fortement inspirée de l’article suivant sur l’accord du P.P.  avec la théorie de Wilmet). J’ai insisté sur la formulation de la question afin qu’elle soit automatisée parfaitement . [J’ai volontairement « raccourci » la question pour simplifier la mémorisation, en conservant le « geste » de placement du mur qui cache la fin de la phrase …. un appui à la fois « visuel » et « kinesthésique » (sans oublier le sens pour répondre à la question )….Léo ne dirigeant donc son regard qu’à gauche du mur sans aucune difficulté ].

Des exercices en images  (certains piochés dans l’excellent ouvrage « Oh!Oh!Yes de l’Ortho!« )

YES DE L ORTHO  EXOS avec mur posé  sylvia227

  • Puis nous sommes passés à l’écriture de cette règle   avec un objectif de communication : « Cette règle marche très bien pour toi , pourrais-tu la présenter à un autre camarade et voir si elle lui convient ? »
  • Point de départ : une carte « le soleil de mes idées » et , avec une phrase exemple sous les yeux , Léo a écrit les étapes par lesquelles il passait pour écrire le P.P. sans erreur . Le travail a été fait directement à l’ordi (sous OneNote, carte le soleil de mes idées copiée sur la page , Léo a tapé les phrases au bout des branches )
  • Je lui ai fait ajouter :
  1. branche 1 : on encadre le verbe et on souligne le P.P. pour bien mettre en relief ce dont on s’occupe
  2. branche 6 (qui n’avait pas été faite au départ) : le P.P. quand il se comporte comme un Adjectif, sans auxiliaire devant lui .
  3. La carte une fois imprimée, on a collé les exemples et , quand on a fait d’autres phrases on les a mises sous la bonne branche

carte au départ : ( le point d’interrogation et le signe attention ont été collés après)

CARTE SANS EXEMPLE

puis carte à la fin avec les exemples :

CARTE ENTIERE

et chaque branche (à cliquer) en détail :

branche 1 branche 2 BRANCHE 3

oui branche 4 non branche 5 pp adj

Voici le résultat (on a travaillé en 2 fois pour obtenir le résultat)…. à tester …. Pour l’instant, pour Léo, cela fonctionne très bien ….et le P.P. devrait bientôt ne plus avoir de secret pour lui …..

Un point sur le présent de l’indicatif

Nous avons repris les cartes mentales sur le présent de l’indicatif (ici n°2 ) et notamment la carte générale :

carte present f

ainsi que le porte-clés du présent (voir chez troublesneurovisuels ici).

Quelques ajouts :

  1. dans le porte-clés : pour les verbes du 1er groupe : verbe en – eler (geler) et        – eter (acheter) qui ont un è en opposition aux 2 exceptions (et verbes de la même famille) : appeler qui prend ll (rappeler ) et jeter qui prend tt (rejeter) . Pour les verbes du 3ème groupe : connaître, paraître, sentir . Ici en images :

IMG_1097 IMG_1515

2. dans la carte mentale : l’emploi du présent de l’indicatif : on va faire un petit volet supplémentaire (taille A5) qu’on ajoutera à la carte mentale (soit au dos, soit sur un côté pour tout avoir sous les yeux lorsqu’on l’ouvre)

J'utilise le présent de l'indicatifF

à télécharger en pdf J’utilise le présent de l’indicatif F

Un « détail » sur les verbes du 2ème groupe :

J’ai remarqué l’hésitation de Léo (nouvelle cette année) sur la 3ème personne du singulier et je vais essayer de « résoudre » cette interrogation en lui proposant de réfléchir sur le problème :

« J’ai remarqué que tu  hésitais  entre il choisit et il choisi  … »

  • Je vais donner des étiquettes de verbes à compléter au présent à la 3ème  personne (j’en profiterai pour reparler des verbes comme étudier, plier , …. où on entend aussi ce « i » en terminaison : or ceux-là ne lui ont pas posé problème ….jusqu’à maintenant …)
  • Il faudra les compléter
  • puis les trier
  • et enfin justifier ses choix

La démarche en images :

  • au départ ce qui est à disposition MAIS caché pour démarrer la réflexion

P1080183

  • des hésitations , des erreurs, et finalement une « règle  » surgit  : « là c’est le verbe crier donc je mets e » (il en oublie le i d’ailleurs!)
  • Léo continue les autres verbes en prenant cette fois le soin de donner l’infinitif du verbe et son groupe , ça fonctionne
  • Quand on arrive à « Il a chois… » c ‘est bien sûr le it qui arrive en tête . Je lui demande de chercher à nouveau et j’encadre le verbe  …. en observant le verbe et ses 2 parties, il ajoute c’est au passé composé , 2 mots et le 2ème c’est le P.P. (participe passé) qu’on va souligner : le P.P. des verbes du 2ème groupe prend seulement un i . J’ai volontairement ajouter d’autres temps composés (il avait fini …. ) pour que le sens soit donné pour tous les temps composés , là aussi ce sont des P.P.
  • On a ensuite trié les étiquettes ( ce sont les mêmes que celle de l’exercice mais déjà remplies et plastifiées) :P1080187classement selon les groupes puis selon le temps

P1080188 P1080189

  • Une petite remarque rapide sur laquelle on pourra revenir : il choisit c’est aussi le verbe choisir au passé simple …..
  • A la fin de cette recherche, je lui ai demandé de reformuler sa règle (pour les verbes du 1er et 2ème groupe) : à la 3ème personne du singulier au présent (il, elle, on ) je cherche l’infinitif du verbe, son groupe et je trouve sa terminaison ….    [ en dictée, je pourrai regarder si ce n’est pas un P.P. …. encore un réflexe à acquérir …..]
  • Nous reprendrons cette même fiche de départ (en demandant la justification des choix) un autre jour et ferons un exercice de type identique , adapté (à partir d’un document trouvé sur le blog de « Bout de gomme »)

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Quelques entraînements possibles :

  1. sur le cartable fantastique (exercices adaptés du livre méthode Picot sur l’ordinateur pour des enfants dyspraxiques et utilisables pour tous ici )
  2. sur le site ORTHOLUD
  3. sur le site logicieleducatif
  4. à la main : avec nos fiches d’entraînements (pour travailler la mobilité) ici
  5. et bien sûr , la transposition de textes ….(on en a parlé ici)

Un ajout le 31/10/2015 : Faites un tour sur ce site avec la maison des terminaisons , nous allons tester …. Merci troublesneurovisuels !

 

Conjugaison et transposition de textes : une tâche à adapter ?automatiser ? surmonter ?

Cette année la transposition de textes fait partie du travail quotidien . Et pourtant ce n’est pas un exercice si facile ….. quand on ne l’a pas pratiqué les années précédentes et que l’on se trouve face à un texte dont il faut modifier soit le temps, soit la personne , les deux parfois … Cela demande une grande mobilité d’esprit et une capacité à mettre en lien tout ce que l’on sait déjà ….et que l’on doit retrouver dans sa tête …. Est-ce donc cela dont il faut tenir compte dans  l’adaptation du travail ?

Dans un premier temps, je me suis heurtée à l’adaptation du support : texte long, aller à la ligne à chaque phrase ? comment conserver , en même temps le sens du texte ? Ne fallait-il pas passer par une procédure ( ou une mise en couleur , ou une recherche …) avant de réaliser le travail ? bref, j’avais des tas de questions en tête pour pouvoir faire réaliser ce type d’exercice sans pénaliser Léo par l’adaptation que j’allais en faire ….

( Remarque : les exemples ne sont que des extraits d’exercices , provenant de la méthode Picot, CM2)

1er essai à l’ordinateur : La consigne était de récrire un texte au présent (on a procédé ainsi durant les 3 premières semaines)

Exemple 1 : récrire un texte au présent

1-Travail  à l’ordinateur, à la ligne pour chaque phrase, et une flèche introduit la transposition avec des crochets pour taper le verbe . Les verbes sont donc déjà repérés puisque les crochets sont préparés dans la phrase , au bon endroit. (a-t-on seulement adapté ou trop aidé ?????)

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2- Le travail a ensuite été proposé à la main : le texte est écrit en allant à la ligne à chaque phrase (puis en entier directement) et une ligne est prête pour écrire la réponse . J’ai ajouté  une consigne supplémentaire : pour que Léo repère le verbe et le sujet (au milieu de ces phrases qui maintenant ne sont plus séparées ) : en réalité c’est pour limiter les  tâches multiples : lire ,ne pas oublier de verbe en route, tout en conservant en mémoire la consigne de l’exercice ….. sans se précipiter aussi ….

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3- Même travail adapté pour être fait à la main MAIS sans la consigne supplémentaire : Léo aura-t-il déjà automatisé la démarche ( ou mis dans sa tête : comment je vais m’y prendre ? J’encadre le verbe et souligne le sujet …) Ce n’est pas gagné ….

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Exemple 2 : récrire un texte en changeant le sujet (sous entendu sans changer le temps : cela a besoin d’être spécifié pour Léo car en faisant ce travail il lui est arrivé de changer le temps en cours de route …..)

1- On a commencé là aussi par adapter le travail à l’ordinateur : phrase par phrase, sujet et verbe soulignés …. mais ce n’était pas vraiment satisfaisant … Il lui est arrivé parfois d’oublier d’écrire le verbe …. et comme la relecture ( d’un exercice avant de passer au suivant ) n’est pas son fort …..

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2- On est ensuite passé à la main : j’ai spécifié « Les verbes restent au présent  » mais cela n’a pas empêché Léo de finir l’exercice au …. passé composé ….

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Puis la question se pose , pour tout nouvel exercice : à la main ou à l’ordinateur ?

  • selon la quantité d’écrit à fournir d’une part ,
  • de la difficulté de la consigne ( demande-t-elle plus d’attention ? une même consigne  peut demander plusieurs tâches …. ou changements à chaque phrase….. ),
  • de la longueur du texte …..

Un exemple ici (incomplet donc on a l’impression qu’il est court) : le même exercice présenté à faire à la main ou à l’ordinateur  …. C’est parfois difficile de choisir …. sachant que c’est encore plus difficile de demander à Léo de choisir au moment de faire l’exercice … à voir en amont ….. prendre le temps …..

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Après avoir encore réfléchi, il me semble qu’il faudrait passer par des étapes :

  1. Je lis le texte et je dis à quel temps il est ( globalement : passé, présent, futur)
  2. Que dois-je faire ? je dois le mettre au ………… : qu’est-ce qui va changer ? C’est le verbe (mais aussi un peu l’histoire parfois)  ou bien si je dois utiliser un autre sujet ( deux personnages au lieu d’un, s’adresser au narrateur ….. ) ce seront le sujet et le verbe qui changeront  :
  3. Comment m’y prendre ? par exemple :
  • pour chaque phrase, j’encadre le verbe et j’entoure le sujet ( ou ce qu’on a l’habitude de faire mais là les éléments liés sont mis en valeur )
  • j’écris (dessous, sur la ligne prête ou dans les crochets si c’est à l’ordinateur) le verbe avec son sujet ( le nouveau si on m’a demandé de le changer ou celui du texte s’il s’agit de changer seulement le temps) , au temps demandé

Remarques :

  • le fait de mettre aussi le sujet en valeur sera utile pour travailler sur d’autres transpositions
  • Mais ne pas oublier aussi qu’on demande à l’enfant de s’adapter au type d’adaptation qu’on a pensé pour lui et ce n’est pas forcément toujours le « bon » …. ,
  • d’être facilement « adaptable et réactif » puisqu’on change aussi la forme de son exercice ( ce n’est pas vraiment la qualité principale d’un enfant dyspraxique…)
  • Peut-être faudrait-il un peu plus de temps en amont pour qu’on lui explique et/ou  montre le type d’adaptation … qu’il le comprenne
  • sans oublier de lui demander de se parler « Comment ça fonctionne ? Comment je vais m’y prendre ?  » avant de démarrer l’exercice ….

Voilà où nous en sommes des adaptations à la fin de cette 1ère période de classe pour ce type de travail :

  • J’ai demandé à Léo d’encadrer le verbe et de souligner son sujet lors de transpositions (récris ….), je ne suis pas certaine qu’il le fasse de lui-même en classe si non indiqué dans la consigne …..
  • On privilégiera le support papier (écriture uniquement du verbe et du sujet) MAIS si l’exercice est trop long, la réalisation à l’ordinateur sera encore nécessaire .
  • Par ailleurs, en regardant à nouveau le travail adapté à l’ordinateur sur des exercices complémentaires de cette même méthode Picot ( sur le cartable fantastique pour le CM1 et le CM2, à télécharger ici) une seule phrase est donnée à la fois à l’écran et il me semble  que c’est peut être aussi une façon de régler le problème …. ( peut être en alternant ce type d’entraînement et la transposition de texte ….)

à suivre donc sur la prochaine période …..

L’accord du Participe Passé : et si on s’en sortait avec une stratégie unique ?

Cet accord du participe passé m’a toujours intéressée car j’ai l’exemple de ma fille qui a toujours un doute sur cette fameuse règle , même près de 25 après l’avoir « apprise » à l’école alors que son orthographe est bonne ! Je me suis donc dit qu’il était encore  temps de passer par un autre chemin pour ne plus se poser de question (ou presque plus)…..

À la lecture des différents ouvrages de cet été (ici ou ) , il a toujours été question au moins une fois dans ces manuels, de l’accord du participe passé. J’ai essayé de faire un résumé de ces stratégies en intégrant aussi la stratégie vue chez Troublesneurovisuels ici.

1- Chez Troublesneurovisuels : utilisation du livre « Hugo et les rois être et avoir » d’Anne-Marie Gaignard , un travail très bien expliqué dans son article( ici et ) avec la technique du « mur » , 94049748_o illustration empruntée sur le blog « de 2choses l’une » ici, pour travailler sur l’accord du P.P. avec le COD ( bien parlante !). Une très belle carte mentale ici et des exercices d’entraînements dans ces mêmes articles.

Remarque : On est donc sur la règle « classique » avec beaucoup d’amélioration à mon avis quant aux images mentales proposées et surtout à la démarche générale . MAIS

  • il y a déjà 2 questions à poser ( qui est-ce qui ? et Qui ou quoi ? )
  • on parle de 2 cas différents selon l’auxiliaire utilisé
  • on parle de COD ……

2- Dans l’ouvrage « Le verbe au quotidien » présenté ici, ou dans les manuels de la collection OhOh! Yes de l’Ortho! CM2 (présenté ) ou Cool l’Ortho 6ème(présentation à venir), les différents auteurs ont « opté pour la théorie de Wilmet qui a développé un procédé basé sur le sens et non sur des règles selon les auxiliaires » : sur le site des éditions Atzeo ou en suivant ce lien trouvé dans « Le verbe au quotidien », on peut consulter un dossier traitant de ce sujet et intitulé « L’accord du participe passé en 5 minutes ».

Cette théorie , avec un fonctionnement performant de 90% à 95% ne parle plus de règle avec la place du COD , ni ne différencie être et avoir mais propose de poser une question unique à un moment / lieu précis dans la phrase : 

au moment où j’écris le participe passé, ai-je déjà écrit « ce qui est (participe passé) ? 

Dans « Le verbe au quotidien », on trouve :

  • des explications pages 34 à 36 ( il est conseillé « d’expliciter et faire utiliser des schématisations » )
  • des exercices d’entraînements pages 92 et 93 pour systématiser la procédure et « maîtriser l’accord du participe passé dans tous les cas courants »

les 2 schémas proposés : img573  ou img574 (extraits du livre et ci-dessous illustrés avec une phrase)

Phrase 1 : J’ai mangé une pomme.

question : « A-t-on déjà écrit ce qui est mangé ?

img575  NON , la réponse est à droite du P.P., pas d’accord

Phrase 2 : La pomme que j’ai mangée était délicieuse.

question : « A-t-on déjà écrit ce qui est mangé ?

img576 OUI, la réponse est à gauche du P.P. , le P.P. s’accorde avec la réponse

Remarque : pour Léo ,donner comme argument la position (à droite ou à gauche ) me semble être une « contrainte inutile » à moins d’accompagner cela gestuellement ou à l’aide de l’étiquette (ici la pomme) qui se déplace … Quant au  passage du point d’interrogation au point d’exclamation c’est peut être aussi une difficulté supplémentaire , un choix à expliquer …..

Dans la collection OhOh! , il est d’abord absolument conseillé que les enfants sachent reconnaître le participe passé, le verbe à un temps simple ou composé. On trouve une fiche « ressources » qui explique parfaitement la démarche (page 90 ) et des séquences « dictée accord des participes passés ». Ici pas de « schématisation » MAIS :

  • une possiblité d’utiliser le mot « STOP ! » après le participe passé ce qui donnerait avec l’exemple précédent :

Phrase 1 : J’ai mangé STOP ! .…..

  • je me pose la question  : au moment où j’écris le participe passé, ai-je déjà écrit « ce qui est mangé NON donc j’écris le P.P. « mangé » au masculin singulier

Phrase 2 : La pomme que j’ai mangée  STOP ! ……

  • je me pose la question  : au moment où j’écris le participe passé, ai-je déjà écrit « ce qui est mangé ?  OUI  « la pomme » donc j’accorde le P.P. « mangée » avec « la pomme »

Un rappel aussi sur le participe passé employé sans les auxiliaires et qui s’accorde comme un Adjectif avec le Nom ( voir notre carte mentale ici dans l’article  » le verbe dans tous ses états, ou presque ….)

Un essai de résumé en carte mentale de ces 2 « méthodes » :

L'accord du Participe Passé

Quelle est pour vous la plus « efficace » , au moins du CM1 à la 5ème ? En ce qui me concerne, il faut encore que j’ essaie celle de Mr Wilmet MAIS c’est cette dernière sans doute qui va avoir ma préférence …. Encore un regret de m’être toujours arrêtée à la règle « classique » dans ma carrière d’enseignante  ! Ma fille l’a essayée … et même si elle a encore besoin de se remémorer la question , je pense qu’elle va l’adopter !

Finalement, dans la foulée, j’ai essayé de faire une petite fiche procédure pour Léo que je vous présente et nous en reparlerons … lorsque nous l’aurons essayée ….(Il n’a pas encore vu l’an dernier l’accord avec le COD … c’est peut être le moment de travailler avec la théorie qui ne s’en occupe pas !!!!) ( fiche sous forme de recto verso, les exemples sont au verso pour si nécessaires, surtout au début)

img579 et à télécharger en pdf  procedure accord pp2

(une idée : le début d’un outil d’aide à la correction quand le type d’erreur est analysé…. )

à suivre donc …. 

Le verbe au quotidien ou la conjugaison autrement , au service de l’écriture

210b5232« Le verbe au quotidien » est un ouvrage édité par le SCEREN (CRDP Bourgogne) que je viens d’acheter. C’est un outil qui aborde « les problèmes posés par le système verbal sous des angles variés… »J’ai recherché à travers cet ouvrage des idées pour répondre (ou essayer de répondre) aux questions suivantes :

Comment on peut amener l’élève à une réelle réflexion sur la langue ?

Comment  se relire efficacement et/ou planifier sa relecture ? une grille de relecture serait-elle utile/efficace?

Et finalement ,  ne doit-on pas apprendre à se relire ?

Dès les premières pages , un paragraphe m’a déjà bien intéressée : « Vigilance orthographique et révision de textes : des compétences stratégiques à entraîner ». On peut lire ensuite que :

  • « La pratique régulière et systématique de la révision de textes doit être privilégiée
  • Les procédures de révision de textes font elles-mêmes l’objet d’un apprentissage »  

qu’il est important  :

  • d’ expliciter et « faire expliciter les procédures , avec un recours au sens indispensable
  • de prendre en compte les facteurs menant à la réussite »

Quelques stratégies pour une meilleure planification de la relecture :

  • « Porter son attention successivement sur l’orthographe, les contraintes d’écriture, la présentation, la mise en page (élaborer une grille de relecture par étapes ?)
  • Utiliser des procédures de vérification orthographique habituelles (donc déjà mises en place dans la classe : dictionnaires, manuels, outils de référence, mémos, classeur …). L’élève apprend à trouver lui-même l’outil où se trouve l’information qu’il cherche
  • Apprendre à réviser un texte de manière organisée et systématique : des exemples selon les activités et l’objectif proposés :
  1. faire la liste des sujets et des verbes pour vérifier les accords
  2. souligner de 2 couleurs différentes les verbes à l’imparfait et au passé simple
  3. vérifier la formation de phrases impératives en coloriant de différentes couleurs (terminaison -ez, majuscule, point d’exclamation,trait d’union…)
  4. faire colorier les terminaisons -er ou -é des verbes avec des couleurs différentes et vérifier la cohérence de leur emploi »
  5. ……

du côté des procédures :

  • « Automatiser progressivement les procédures d’accord
  • Effectuer des relectures avec explicitation de chaque choix de terminaisons par exemple, ou explicitation des étapes du raisonnement
  • Mise en mots de la procédure par l’élève lui-même (verbalisation) : on s’assure ainsi de sa compréhension »

Remarque : Dans cet ouvrage, il y a bien plus d’idées que celles dont je parle ci-dessus car les objectifs dans le domaine du verbe sont nombreux (reconnaître/utiliser un temps, conjuguer avec aisance/agilité, maîtriser l’accord du verbe avec son sujet / l’accord du participe passé ….).

Dans la 2ème partie de l’ouvrage , des fiches élèves très intéressantes ( et même drôles!) permettront d’accompagner les élèves dans l’acquisition de ces compétences stratégiques. J’en ai utilisées quelques-unes (en suivant l’explication donnée en 1ère partie d’ouvrage) , légèrement agrandies.Un exemple en image de ce que nous avons fait :

  • drôles de phrases : un peu d’humour !!! mais justement plus difficile pour Léo pour mettre du sens sur ce type de phrase alors qu’aucun problème ne s’est posé pour retrouver les verbes ou les noms , les accorder et justifier l’accord!

img570

un livre intéressant …… avec des activités qui conviennent à tout ouvrage possédé en classe

A la frontière de la conjugaison, grammaire et orthographe : l’accord du participe passé 1- avec être

C’est vrai qu’ accorder le participe passé n’est pas une affaire simple ….. et qu’il va falloir tourner cela dans plusieurs sens pour pouvoir seulement commencer à l’apprivoiser avant de le maîtriser …… On peut se demander aussi ce qu’il reste de cette notion à l’âge adulte ? A-t-on appliqué cette règle (sans parfois vraiment l’intégrer) juste le temps des dictées ? juste le temps de la leçon ?

Nous allons dans un premier temps nous interroger sur l’accord du P.P. (participe passé pour aller plus vite) en présence de l’auxiliaire être.

Que faut-il savoir faire / connaître en amont ?

  1.  Reconnaître l’auxiliaire être : Léo repère facilement le « est », « sont »  mais plus difficilement le  « a été » par exemple ou le « sera » ( car lorsqu’on aborde l’accord du P.P. c’est souvent en lien avec le passé composé) . Donc , et de préférence dès le départ, toutes ces formes conjuguées de l’auxiliaire être devraient être fréquentées ( même si cela « paraît » ou « est » évident pour certains élèves).
  2. Savoir que certains participes passés sont employés comme des adjectifs : dans ce cas leur fonction est  attribut du sujet : ex : La route est mouillée (mais finalement c’est la même règle qui s’applique) ou épithète  : ex : La route barrée est interdite à la circulation ( voir cartes mentales n° 15 l’attribut du sujet et n°16 sur les fonctions de l’adjectif ) : il s’accordera en genre et en nombre avec le nom qu’il accompagne (il est employé seul , sans auxiliaire : on en a parlé aussi dans la carte mentale en conjugaison n°9)
  3. Savoir qu’il y a des P.P. en é, ée, és,ées , en i,ie,is,ies , ou u, ue,us,ues pour les principaux mais aussi en s/t,e,es (elle a été prise,elle sera offerte) : en avoir pris conscience en recherchant et en classant des P.P. ( voir carte mentale sur le verbe dans tous ses états (ou presque) ou directement carte mentale conjugaison n°9 ici)
  4. Reconnaître dans une phrase le sujet du verbe ( et parfois aussi le chef du GN Sujet), mais aussi savoir par quel pronom on peut le remplacer dans la phrase étudiée, savoir si ce sujet est au masculin ou au féminin (son genre), et au singulier ou au pluriel (son nombre)( voir carte mentale grammaire n°5 bis de juin 2015 :  le sujet du verbe)

Une démarche possible ? Sans oublier d’abord de lire la phrase complètement et de se l’imaginer …..

  1.  Rechercher l’auxiliaire être
  2.  Matérialiser sa présence : mettre un rond rouge dessous : une sorte de « clignotant » qui doit nous alerter sur cette notion d’accord
  3.  Trouver le sujet du verbe
  4. Matérialiser l’accord par une flèche partant du P.P. vers le sujet
  5.  Réfléchir au genre  et  au nombre du sujet
  6. Compléter(si nécessaire)/ Accorder  le P.P.

Finalement , si on a compris tout ça, la règle est simple à appliquer …… Il n’y a plus qu’à s’entraîner , faire des jeux ……

une carte mentale « provisoire » ( à poursuivre surtout pour la branche avec AVOIR quand cela sera étudié en classe, pour l’instant c’est juste écrit ou même la branche peut exister sans les sous-branches, aucun exemple ….. en attente ….. )

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Pour nous aider :

  • un site ORTHOLUD pour des exercices sur l’accord du P.P. en ligne
  • des jeux proposés sur plusieurs blogs d’enseignants
  • le participe passé dans tous ses états sur un blog de FLE (français langue étrangère) : TICs en FLE, le blog de Maria José :

jeux , exercices, chansons, vidéos ICI à essayer !

L’impératif

Avant de commencer, j’ai regardé l’article publié en ce début d’année sur la phrase injonctive « Range ta chambre! ou la phrase injonctive » et les petites astuces que nous avons trouvées en visionnant les vidéos. Léo étant absent lors de la leçon sur l’impératif, nous allons revoir ces vidéos puis je lui proposerai cette carte mentale ( faite sans lui car cette fin d’année est un peu difficile en raison principalement de sa fatigue, et un coup de démotivation ? ….) L'impératifF Remarque : finalement on remettra ce travail sur l’impératif à plus tard car encore pas mal d’évaluations pour ce début de semaine !

  1. Une petite fiche d’entraînement plastifiée toute simple pour travailler l’impératif : fiche  impératif présent
  2. Des exercices à faire en ligne sur le site ORTHOLUD (que je viens de découvrir) : 3 types d’entraînement :
  • passer du présent de l’indicatif au présent de l’impératif 
  • transformer des phrases : par exemple : Si vous ne voulez pas tomber, vous devez regarder où vous marchez .Si vous ne voulez pas tomber, regardez où vous marchez !
  • des mots croisés à l’impératif

Le passé composé : auxiliaire être et accord du participe passé

ou une manière de repérer l’auxiliaire être …. dans tous les temps composés …. et particulièrement au passé composé car c’est celui qui est appris en ce moment.

Nous allons utiliser la couleur ( un gros point rouge ou gommette rouge sera placé sous l’auxiliaire être) et une flèche qui relie le participe passé au sujet du verbe conjugué à un temps composé.

On utilisera un ordre précis dans un premier temps :

  1. J’écris le verbe demandé au passé composé
  2. Je l’encadre
  3. Je regarde  l’auxiliaire : si c’est AVOIR je ne fais rien, si c’est ETRE je mets un gros point rouge dessous puis je m’occupe du participe passé : je dois l’accorder avec le sujet ( je trace la flèche du P.P. au Sujet)
  4. Je cherche si ce sujet est masculin ou féminin , singulier ou pluriel
  5. Je complète ensuite le participe passé si c’est nécessaire

En image, ce que cela a donné :

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Et la fiche méthode que nous conserverons et reprendrons car ce n’est pas encore gagné : cet accord a encore besoin de « mûrir »  et d’ailleurs le passé composé aussi ( finalement pour Léo, c’est la 1ère année qu’il l’étudie ! ). Pour l’instant nous n’avons pas abordé l’accord avec AVOIR …… mais juste dit qu’avec AVOIR ,le P.P. ne s’accorde jamais avec le sujet  !

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à télécharger sous Word outil Accord du participe passé avec le sujet

Remarque : rien n’a marché en classe aujourd’hui avec le passé composé pour Léo! Finalement , j’ai cru bien faire, en raison de la longueur des exercices, de les adapter sur l’ordinateur . Léo n’a donc pas pu passer par ce travail d’encadrement du verbe, de point rouge pour mettre en relief l’auxiliaire être , de la flèche vers le sujet …. MAIS surtout un passage par un travail à la main me semble vraiment indispensable pour mobiliser toute sa réflexion. Ce même travail réalisé à l’ordinateur aurait dû intervenir plus tard.

à reprendre donc …. en procédant tranquillement pour installer les notions….. un petit tour sur logicieleducatif ( qui avait très bien fonctionné) et le cartable fantastique de Manon (leçon et exercices interactifs) seront les bienvenus!