En 2017 le combat continue mais à quel prix…

Vous l’avez certainement remarqué, le blog Fantadys est en pause depuis quelques semaines maintenant…

bonne_anneeAujourd’hui je reviens vous souhaiter à tous une belle année 2017, pleine d’espoir et de moments heureux pour vous et vos fantastiques tout en sachant que le combat continue pour nous tous. Je reviens aussi vous donner quelques nouvelles, vous expliquer où nous en sommes…

The beginning…

Fantadys a démarré il y a 4 ans maintenant quand j’ai été projetée dans un monde totalement inconnu, livrée à moi-même, avec pour seule indication : votre enfant est dyspraxique visuo-spatial. Merci pour l’info mais on fait quoi maintenant ? Et bien débrouillez-vous, faites de votre mieux, lisez des livres, surfez sur internet, déployez toute votre énergie pour le comprendre et pour que les autres comprennent, déplacez des montagnes, traversez des océans et surtout ne coulez pas au passage parce que votre enfant a besoin de vous !

C’est ce que nous avons fait, moi et ma maman, une enseignante à la retraite, prête à tout pour aider son petit-fils. Toutes ces heures passées à lire, à comprendre, toutes ces trouvailles, ces inventions qui nous permettaient de faire avancer notre grand fantastique ne pouvaient pas rester juste entre nous, juste pour nous. Nous pensions à tous ces autres parents dans la galère, ceux qui n’avaient pas la chance d’avoir une enseignante à disposition pour les aider. Je me demande d’ailleurs toujours comment j’aurais fait sans elle, entre les autres enfants, mon job, les multiples rééducations…et pourtant c’est ce que vivent la plupart d’entre vous. Je ne me sens pas l’âme d’une enseignante, je suis nulle pour expliquer les choses mais en plus je pars dans tous les sens, je suis incapable de me poser, incapable de m’organiser correctement, j’ai du mal à me concentrer, à écouter quelqu’un sans penser à autre chose et pour finir je suis dyscalculique (non détectée mais c’est sûr !)…et pourtant j’ai eu mon BAC avec mention Très Bien mais à quel prix…grosse dépression…, puis un BAC+2 en Langues Etrangères Appliquées, j’aurais pu continuer mais je me suis lassée, lassée de tous ses efforts à fournir, parce que pour y arriver il fallait que je travaille dur, des heures et des heures. J’ai beaucoup compensé, j’ai beaucoup appris aux cotés de Mamie Sylvia. Aujourd’hui encore j’apprends à dompter le handicap de mon fils grâce à elle. Je me suis beaucoup reposée sur elle en me disant qu’elle savait mieux que tout le monde comment procéder avec lui.

Quand tout bascule…

Mais aujourd’hui tout se complique…l’entrée en sixième…on savait que cette étape serait difficile, je pensais m’être préparée à toutes les éventualités mais pas à celle que Mamie Sylvia ne tienne pas le coup. TROP c’est TROP, trop de choses qu’elle ne peut pas supporter, trop de choses qu’elle supporte depuis longtemps et que j’aurais dû supporter moi, sa mère.

Depuis le début de l’année, nous nous confrontons à une équipe qui ne veut pas nous entendre, qui ne veut pas de nos conseils ni de notre aide. Nous dérangeons, les professeurs se sentent agressés quand nous parlons d’aménagements scolaires ou pire quand nous proposons de réaliser nous-mêmes des adaptations (là on nous prend pour des cinglées)… des adaptations ?? mais pour quoi faire ? nous n’avons pas le temps, nous avons 120 élèves, vous imaginez si nous devions faire de l’individuel pour chaque enfant,  si vous avez inscrit votre enfant au Collège c’est pour qu’il soit comme les autres sinon il fallait prendre un professeur individuel, mais vous allez faire ça toute votre vie ? vous allez tout le temps être derrière lui et tout faire à sa place ?…Lorsque nous demandons que notre fantastique soit placé devant en classe, on nous fait les gros yeux car vous comprenez un autre enfant va être défavorisé et il est hors de question de faire du favoritisme pour notre enfant, il sera traité au même titre que les autres.

Les rôles s’inversent, le Collège convoque l’Inspectrice ASH pour des réunions de médiation car nous en demandons TROP, c’est le monde à l’envers. Notre PPS est vide, le néant. Nous passons d’un CM2 à 90% adapté à quasi rien, à part 2 professeurs volontaires qui eux, prennent le temps, ont compris tout simplement.

Voilà où nous en sommes…vous devez être sacrément surpris, voire même déçus. Et oui… Fantadys, ceux qui tentent d’aider les autres, ceux qui donnent des conseils, n’arrivent même pas à aider leur propre fantastique.

Triste réalité…

On s’épuise, notre fantastique s’épuise, les notes sont catastrophiques, sauf dans les matières où le travail est adapté (bizarre hein !) malgré tout le travail fourni, malgré les heures passées sur chaque matière. Il n’y a aucun allègement de scolarité possible, aucune adaptation possible dans des matières où cela serait pourtant juste inDYSpensable.

Que faire ???? Qui peut nous aider à sortir de cette situation ??

Dans quelques jours, nous serons encore confrontés au personnel du Collège qui a demandé à nouveau la présence de l’Inspectrice. Nous aurons le soutien d’une ergothérapeute et d’une orthophoniste qui connaissent notre fantastique depuis des années et qui savent ce qu’il lui faut et ce qu’il ne lui faut pas mais je pense que même eux n’auront pas le poids nécessaire pour faire bouger les choses…

Alors que nous réserve 2017 ? Jusqu’où le combat ira-t-il ? Quand comprendra-t-on enfin que ces enfants ne sont pas avantagés par des adaptations scolaires, ce sont juste comme les lunettes dont les myopes ont besoin pour voir, le fauteuil roulant dont les tétraplégiques ont besoin pour se déplacer, la canne dont les aveugles ont besoin dans leur vie quotidienne, tous ces « outils » qui permettent de compenser leurs dysfonctionnements ou leurs handicaps et de vivre quasi comme tout le monde !

Une chose est sûre : je ne les laisserai pas nous anéantir, je ne les laisserai pas détruire tout ce que nous avons mis en place depuis des années, pour Mamie Sylvia et pour mon grand fantastique.

Bonne reprise et bon courage à tous les fantastiques !

Une dernière chose…

merci

 

Merci Maman pour tout ce que tu as fait et pour tout ce que tu continueras à faire.

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Les Loups Bleus, la ligne de vêtements fun pour les enfants extraordinaires

J’ai découvert par hasard le projet d’une « special mother », une maman qui a créé il y a quelques années sa petite entreprise

loups bleus Les Loups Bleus, la première marque de vêtements funs pour les adolescents et les enfants handys. 

Les Loups Bleus c’est la ligne de vêtements spécialisée, ergonomique, colorée et ludique pour des Enfants Extraordinaires.

Quelle belle idée ! 

Effectivement il n’existait pas sur le marché des vêtements à l’image de ces enfants. Avec cette marque, on retrouve un univers coloré et ludique, des modèles astucieux et fonctionnels, le tout fabriqué dans des tissus naturels qui respectent la peau des enfants mais aussi leur sensibilité à certaine matière.

La créatrice de ce concept a lancé il y a quelques semaines un projet sur Kiss Kiss Bank afin de participer au salon Autonomic Grand Ouest à Rennes, les 1 et 2 Octobre 2015. Pour vous permettre d’en savoir plus et de mieux connaître la créatrice et ce que propose sa marque de vêtements Les Loups Bleus, voici une petite interview :

Qui êtes-vous ?

Je me nomme Cécile Pouleur, je suis née en 1971 dans la banlieue parisienne. Maman de 4 enfants et créatrice de la marque Les Loups Bleus. Je suis également entrepreneuse. J’ai créé mon entreprise en septembre 2013.

Mon travail consiste à trouver des astuces pour créer un vêtement « normal » qui va faciliter l’autonomie et l’habillage des enfants qui vivent au quotidien, une motricité réduite ou très contrainte.

Vous avez imaginé, il y a quelques années, une ligne de vêtements funs et adaptés, Les Loups Bleus Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans cette aventure ?

Mon expérience de maman confrontée au désarroi de ma fille qui voyait son énergie stoppée par des vêtements qui n’étaient pas adaptés à sa volonté d’être autonome. Je voulais l’aider.

Je n’ai rien trouvé ni sur le web ni dans les catalogues. Des pantalons existent déjà mais ça ne l’aidera pas à se déshabiller, les capes sont couvrantes et permettent d’aller se balader, mais pas assez chaudes, pas colorées (à l’époque, depuis certains fabricants travaillent plus dans le couleur) mais car il y a toujours un mais, les manches sont trop larges, trainent sur les roues du fauteuil etc…

Je l’accompagnais dans chacune de ses séances de rééducation, chez tous les praticiens, ergothérapeute, kinésithérapeute, orthoptiste, psychomotricien et de retour à la maison l’un des premiers gestes du quotidien, « se vêtir » devenait le premier obstacle de la journée à franchir.

Un jour j’ai décidé d’apprendre et de changer cette étape !

J’ai voulu lui permettre de participer le plus possible à tous les gestes qui lui seraient possible de réaliser.

Dans les hôpitaux et les structures d’accueils, les CAMPS, à l’école, je rencontre d’autres parents qui sont confrontés aux mêmes problématiques que nous et à beaucoup d’autres. Je discute avec les enfants, parfois c’est compliqué, le langage verbal est difficile pour certains d’entre eux. Et je découvre des dizaines d’enfants, comme ma fille ! Des enfants joyeux, espiègles qui se cachent, se poursuivent en fauteuil, se disputent, se confient à leur copains, rêveurs, des enfants avec des personnalités uniques!!

Pour être unique et affirmer sa personnalité rien de mieux que des vêtements qui vont valoriser l’image de soi.

Voilà, ils sont nombreux à vouloir que le regard ne s’attarde pas sur leur passage, mais sur leur cape rose à petits pois ; sur leur pantalon baggy et leur sweat « tête de mort »

Quels types de vêtements trouve-t-on dans votre boutique ?

Dans la boutique on va trouver des modèles qui vont développer l’autonomie dans l’habillage

  • Tee shirt évolutifs
  • Tee shirts devant derrière qui permettent aux enfants dys de se repérer un peu plus aisément
  • Chemisettes et chemisiers aux ouvertures aimantées
  • Pantalons et robes zippés
  • Pantalons aux ouvertures de braguette entièrement aimantée
  • Capes couvrantes qui permettent aux enfants de se déplacer en fauteuil sans se salir les manches.

Limiter les manipulations contraignantes d’habillage et déshabillage qui se répètent plusieurs fois par jour, chez les praticiens, avec l’utilisation du matériel, des coques, des attelles, des chaussures orthopédiques.

  • Des tuniques aux encolures larges, manches raglan qui limitent l’amplitude des mouvements
  • Capes qui prennent en compte le matériel de rééducation, d’orthopédie.
  • Des pantalons aux ouvertures rapides, totale pour faciliter les changes sans manipuler, soulever le bassin

Faciliter l’habillage en limitant le nombre de manipulation pour l’enfant et le soignant.

  • Teeshirts
  • Chemises
  • Tuniques
  • Chemisiers
  • Pantalons ouvertures totales et tailles réglables
  • A l’ouverture au dos fermé par des velcros discrets

Les tailles sont alors complètements modifiées. Les gabarits prennent en compte les corpulences plus timides que les enfants du même âge tout en gardant les longueurs des bras et des jambes dans les tailles ordinaires

Et j’en oublie sûrement !

Existe-t-il des aides financières pour les enfants à la MDPH ?

Oui, bien sûr, ces vêtements sont aussi des aides techniques qui sont conçues pour s’adapter au matériel orthopédique. Leur conception, dès le patronage en fait un vêtement avec un but précis développer l’autonomie et valoriser l’image de soi tout en conservant l’image normale d’un produit ordinaire.

Les MDPH participent donc à l’achat de ces modèles. Cela varie selon le taux de prise en charge de l’enfant.

Pourquoi avez-vous lancé un appel aux dons via Kiss Kiss Bank ?

La marque est jeune et a donc besoin d’être connue. Les professionnels de soin, les revendeurs, les familles sont présentes sur les salons.

Participer à ce salon va permettre de créer des partenariats, et de développer la médiatisation nécessaire à l’information pour remonter jusqu’aux intervenants, à l’entourage des enfants et des adolescents.

Et pourquoi pas bien sûr, retrouver les Loups Bleus directement en boutique, chez un diffuseur de matériel médical, par exemple, permettrait aux parents et aux enfants d’apprécier de retrouver les modèles du site dans une proximité immédiate.

Kisskissbanbank est une plateforme qui assure aux contributeurs un versement en toute sécurité de leur donation en contrepartie d’objets, de produits conçus par le lanceur de projet. Grâce à la participation de dizaines de personnes des projets innovants, sociaux, créatifs vont se développer dans l’intérêt commun.

Pour voir tous les modèles proposés, vous pouvez aller faire un tour sur la boutique Les Loups Bleus et pour participer à ce chouette projet c’est par ici !

 

 

Un outil pour retrouver son calme #IDEO #picto

Je vous ai déjà parlé de la gamme Idéo, pensée et conçue par un papa d’un enfant autiste, avec La Roue de Secours, un super outil pour venir en aide aux enfants et à leurs émotions difficiles. Aujourd’hui je vous présente un nouvel outil de la gamme avec L’IDEOmodule « Je suis calme ».

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Il s’agit d’une pochette plastique avec à l’intérieur tout le nécessaire pour aider son enfant à retrouver son calme et lui donner des solutions pour y parvenir.

A l’intérieur de la pochette, 70 pictogrammes magnétiques qui vont guider les enfants lorsqu’ils auront des émotions difficiles à maîtriser ou lorsqu’ils auront besoin d’assistance pour trouver une solution afin de revenir à une émotion sereine.

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et un accroche-porte magnétique vertical recto-verso pour encourager vos enfants à suivre les étapes illustrées pour réussir.

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L’idée est de réaliser une séquence à l’aide des pictogrammes. Le pictogramme est une illustration qui aide une personne à visualiser un objet ou une action et la séquence est une série de pictogrammes qui permet à la personne d’associer une image à chacune des étapes d’une tâche, d’une activité ou d’un scénario social (prendre un bain, brosser les dents ou se laver les mains par ex). Le scénario social a pour but d’illustrer une situation sociale de façon précise afin d’améliorer la compréhension de la personne et/ou son habileté à interagir socialement.

Création d’une séquence 

En ce moment et notamment le soir alors que Papa Fantadys n’est pas encore rentré, mes enfants se chamaillent beaucoup et deviennent violents l’un envers l’autre. Mon grand fantastique de 11 ans a besoin de tranquillité une fois les devoirs terminés et mon mini de 4 ans veut être avec son frère dans sa chambre et l’embête, bien sûr !

Un soir, mini a frappé mon grand au visage près de ses yeux, il a hurlé et j’ai eu très peur. La peur a engendré de la colère chez moi. Je n’accepte pas les coups violents entre eux d’autant plus qu’ils ont un grand écart d’âge et que cela pourrait vite devenir dangereux.

J’ai donc présenté cet outil à mini pour qu’il apprenne à gérer son trop plein d’émotions. Il s’est tout de suite prêté au jeu et a voulu choisir les pictogrammes.

Voilà la séquence que l’on a créée ensemble en discutant de cette situation précise :

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« Quand je suis en colère contre mon frère, je n’ai pas le droit de le frapper. STOP Feu rouge, je trouve une solution »

De l’autre côté de l’accroche-porte, des solutions sélectionnés par mini :

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« Je vais me calmer dans le couloir, je prends un doudou, j’écoute de la musique, je vais voir mes parents, je prends un livre »

Il a tout de suite souhaité en parler à son frère, j’ai pu filmé la scène au vol :

Ensuite il est allé l’accrocher de lui-même à la porte de sa chambre.

Puis il a souhaité défaire tous les pictogrammes et les a positionnés sur son tableau magnétique dans sa chambre. Les solutions, les émotions, les objets à utiliser sont donc tous visibles et il peut faire des changements à tout moment sur son accroche-porte.

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 Un outil pour maîtriser ses émotions de façon autonome

Encore un bel outil, de qualité, très ludique et qui plaît vraiment aux enfants. J’ai vraiment senti un soulagement pour mon mini de pouvoir trouver des solutions par lui-même à ses émotions trop fortes qu’il n’arrive pas à maîtriser.

Je me sens également moins seule à tenter de trouver des solutions aux conflits de mes enfants, c’est un bon support de discussion qui me donne aussi des pistes et qui amène plus de sérénité à la maison.

Disponible chez Hop’Toys au prix de 35,90€.

 

 

Un cerveau bien huilé, des neurones bien lubrifiés : un apprentissage boosté ? #huileQuintesens

Depuis quelques années, des liens avec l’alimentation ont été mis en évidence concernant les troubles du développement de l’apprentissage et du comportement comme le déficit d’attention/hyperactivité, la dyslexie et la dyspraxie, même si cela ne constitue qu’une des multiples pistes à l’origine de ces dysfonctionnements.

Les « bons gras »

Certains gras sont dits « essentiels », car notre organisme ne peut pas les fabriquer par lui-même. Il faut donc combler ces besoins par l’alimentation ou par des suppléments. Les deux acides gras essentiels, dit gras polyinsaturés (de type oméga-3 et oméga-6) sont connus pour être des composants essentiels pour la constitution et l’intégrité des membranes cellulaires, le bon fonctionnement des systèmes cardiovasculaire, cérébral, hormonal et inflammatoire, etc. La consommation et l’absorption d’oméga-3 et d’oméga-6 permet donc au corps de fabriquer des substances primordiales pour le bon fonctionnement de notre organisme.

acides_gras_essentiels_ps-3 Source : Passeportsante.net

Il existe plusieurs types d’Oméga 3 dont :

  • ALA : Acide Alpha-Linolénique – apporté par les huiles végétales
  • EPA : Acide eicosapentaénoïque – d’origine marine (poisson gras)
  • DHA : Acide docosahexanéoïque – d’origine marine (poissons gras)

Les Oméga-3 sont particulièrement importants pour le développement du système nerveux et le maintien des fonctions cérébrales mais participent aussi au bien-être émotionnel en réduisant le stress et la fatigue.

Parmi les oméga-6, seul l’acide linoléique (AL) est qualifié d’« essentiel ».

Les acides gras polyinsaturés sont de « bons gras », car ils protègent la fonction cardiovasculaire, mais dans l’alimentation occidentale, le rapport oméga-6/oméga-3 est beaucoup trop élevé. Cet excès d’oméga-6 empêche l’utilisation optimale des oméga-3 par l’organisme, car ils se concurrencent. Donc attention au ratio Oméga 6/ Oméga 3 !

Déficit en Oméga-3

Plusieurs études révèlent que les enfants souffrant de troubles de l’attention et de l’apprentissage semblent avoir un niveau plus bas d’acide gras oméga-3 que les autres.

Uné étude menée en Grande-Bretagne en 2005 (Oxford-Durham) sur des enfants âgés de 5 à 12 ans présentant des troubles de l’apprentissage et bénéficiant d’une supplémentation en oméga-3 (versus placebo) durant 3 mois a démontré :

  • une réduction de l’agitation et de l’impulsivité
  • une réduction de l’anxiété et des difficultés sociales
  • une amélioration de l’apprentissage et de la lecture (3 fois plus rapide)
  • une amélioration de l’apprentissage de l’orthographe (4 fois plus rapide)

Nous ne consommons pas assez ces nutriments essentiels ! Il convient donc de mieux choisir ses matières grasses, en réduisant l’apport en acides gras saturés comme l’huile de palme, le beurre et d’augmenter notre consommation d’acides gras insaturés, et en particulier les Oméga-3.

Où trouver les bons gras ?

Dans les huiles végétales principalement qui sont source d’oméga -3 (colza, lin…) mais aussi en augmentant notre apport en poisson gras (maquereau, sardine, saumon…) et dans les huiles de poissons.

Oui MAIS !

Rares sont les enfants qui mangent du maquerau et des sardines non ?

Et comment leur faire consommer toutes les huiles végétales nécessaires sans acheter 5 bouteilles et surtout quand ils ne mangent pas de salades ou de crudités ?

C’est le cas des miens en tout cas ! Alors je suis obligée de les feinter, oui j’avoue ! Mine de rien, j’inclus dans leur alimentation des lipides, du bon gras !

COMMENT ?

Grâce à une petite découverte, l’huile ENFANTS Quintesens, qui regroupe en une seule bouteille 4 huiles végétales biologiques (huile de Colza bio, huile de Tournesol Oléique Bio, Huile de Tournesol Bio, Huile vierge de Lin) et une huile marine (huile de poisson sauvage désodorisée et purifiée).

Hop, un peu d’huile dans la soupe avant de la servir

DSC02793bis ni vu, ni connu…

Hop, un peu d’huile dans la semoule (à la place du beurre)

IMG_6942bis toujours ni vu, ni connu…

L’huile n’a pas de goût prononcé donc ne dérange pas les enfants et ils ne se rendent pas compte quand j’ajoute un peu d’huile dans leurs assiettes !

Cette huile a une très faible teneur en acides gras saturés et un bon ratio Oméga 6/Oméga 3 donc vous ne contribuerez pas à l’augmentation de l’obésité infantile sur terre mais vous contribuerez surtout à apporter simultanément tous les acides gras essentiels indispensables à l’équilibre alimentaire de vos enfants tout en favorisant leur croissance et leur bon développement.

Avec seulement 2 cuillères à soupe par jour, les 3/4 des besoins en Oméga 6* sont couverts et 95% des besoin en Oméga 3 ALA* (celui qui est nécessaire au bon développement cérébral et moteur !) sans oublier l’apport en DHA, l’oméga 3 marin indispensable au bon développement du cerveau, du coeur et de la vision !

*Apports Nutritionnels Conseillés. Moyenne 3 à 9 ans. Source ANSES 2011

Cette huile peut être utilisée aussi bien chaude que froide (assaisonnement de salades, dans des sauces, lors de cuisson douce, au four, en filet sur des pâtes…) mais on oublie la friture !

Les huiles Quintesens se trouvent en magasin bio ou sur internet, voici la liste par ici.

Quintesens a pensé à toute la famille avec une huile pour chaque tranche d’âge, à commencer par l’huile Spéciale Future Maman que j’utilise et dont je vous parle dans mon autre blog Ma Vie de Special Motherhttp://wp.me/p5g4f2-7M

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En résumé : 10/10 pour les huiles Quintesens, un allié naturel pour que nos enfants ne soient pas en carence des nutriments essentiels à leur bon développement et pour éviter de leur donner encore des compléments sous forme de cachets. Une façon simple d’apporter du bon gras à nos petits fantastiques, souvent agités, qui ont certainement des taux plus bas d’acides gras oméga-3 que les autres enfants (d’où plus de colères, plus de problèmes d’apprentissage, de santé, d’insomnies…).

On sait bien que ce n’est pas le remède miracle mais avec les huiles Quintesens on est certain de ne leur apporter que du bon ! 

 

 

 

 

 

La Roue de Secours, à la rescousse des émotions difficiles #IDEO #pictogrammes

Mes deux enfants sont souvent débordés par leurs émotions et ont du mal à les comprendre et à les gérer. Mon grand fantastique a évolué de ce côté-là et est moins sujet aux crises violentes mais mon mini de 4 ans a parfois des grosses crises de colère, qui l’effraie beaucoup car il ne maîtrise pas du tout son état.

Chez lui, tout est TROP, tout le temps : trop de joie, trop d’excitation, trop d’impatience, trop de colère…ce TROP est souvent envahissant et l’empêche de trouver des solutions par lui-même. C’est un vrai tsunami émotionnel mais je sais qu’il ne fait pas exprès. Lui-même me dit d’un air désespéré lors de ses crises : « mais maman je n’arrive pas à me calmer… ».

Ces crises sont des émotions très fortes dans le cerveau et que l’enfant n’arrive pas à gérer. Le cerveau devient alors incapable de réfléchir. Mais on peut repérer la crise avec des signes annonciateurs (parfois dans le changement de voix de l’enfant, son regard, son comportement…) et ainsi la désamorcer avant qu’elle ne prenne trop d’ampleur. L’idéal est d’apprendre à l’enfant à se connaître et à repérer ces signaux pour qu’il puisse trouver des solutions par lui-même et tenter de se calmer avant l’explosion ! C’est à ce moment-là que des outils peuvent se révéler d’une grande aide. Une fois la crise enclenchée, c’est trop tard pour discuter, pour entreprendre une activité car le cerveau est complètement bloqué.

Je me rends compte aussi que je passe mon temps à lui dire « calme-toi », « tu es surexcité » mais je ne lui propose pas de solutions.

Et puis déjà ça veut dire quoi pour lui « être calme » ?

La gamme Idéo, maintenant, je comprends !

Chez Hop’Toys on trouve toute une gamme du nom de IDEO qui est un système portatif de pictogrammes magnétiques.

Ce système a été inventé par le papa d’un enfant autiste afin d’alléger le quotidien des parents, intervenants, enseignants, éducateurs et professionnels travaillant avec des enfants ayant des besoins particuliers tout en facilitant la communication et l’intégration sociale de ces enfants. IDEO est un ensemble de pictogrammes prêts à utiliser. Pas besoin d’imprimer, découper, plastifier ou coller, ils sont portatifs, durables et magnétiques.

LA ROUE DE SECOURS

La ROUE DE SECOURS est un outil simple et efficace sous forme de roue à 2 côtés (recto-verso) pour aider l’enfant à gérer ses émotions et trouver lui-même une solution.

IMG_7037 Sur la face ROUGE, 8 émotions courantes :

  • AGITÉ
  • SUREXCITE
  • IMPATIENT
  • DÉCOURAGÉ
  • TRISTE
  • EN COLÈRE
  • PEUR
  • FATIGUÉ

L’idéal c’est d’abord de voir si l’enfant sait à quoi correspondent ces émotions. Comment ça fait quand on est « fatigué » ou quand on est « agité », comment tu réagis ? Montre-moi comment on est quand on est « triste », ou quand « on a peur ». Sur la roue, un pictogramme montre des enfants avec différentes expressions qui permettent à l’enfant de repérer l’émotion qui correspond le mieux à son état du moment.

IMG_7039 Sur la face BLEUE, 12 solutions proposées à l’enfant pour gérer lui même son émotion du moment :

  • OBJET APAISANT : je pense par exemple aux fidgets tactiles, ces petits objets qui se malaxent, se triturent dans tous les sens et qui procurent un bien-être tactile. J’aime beaucoup le Dinosaure sensoriel qui est rempli de billes de polystyrène qui en les pressant font un bruit relaxant et une sensation tactile apaisante qui peut calmer et canaliser les enfants. Le tangle est intéressant aussi, avec son mouvement perpétuel qui apaise.
  • BOIRE : le corps humain est constitué d’environ 2/3 d’eau et le cerveau en a une teneur d’environ 75%. Les informations et messages qui circulent entre le cerveau et les organes sensoriels sont autant de phénomènes chimiques et électriques qui nécessitent une bonne conduction. L’eau est un excellent conducteur de l’énergie électrique. Boire de l’eau après un stress important permet d’éliminer plus facilement les toxines emmagasinées et générées par les hormones de stress (source Mouvement et apprentissage.net)
  • BROSSE POUR MASSAGE : ou massages tout court ! rien de tel qu’un massage pour se sentir apaisé. Quand l’enfant est survolté, il peut se faire des massages à lui-même. Voici une idée d’exercice trouvée sur le blog « Dans la maison d’Emy » : 

Quand l’on fait un massage, il faut toujours tourner dans le sens des aiguilles d’une montre. Demandez à votre enfant de prendre son index et de masser le point situé au centre du front ( dans le sens des aiguilles d’une montre) puis celui situé juste à la racine des cheveux. Ensuite demandez lui de passer les paumes de ses mains du haut vers le bas de la nuque jusqu’au cou. Ca va équilibrer l’influx nerveux. Il faut le faire plusieurs fois et sur toute la nuque et le coup. L’enfant doit être calme et concentré sur ce qu’il fait. Ne lui demandez pas de ce concentrer plus de 5 min.

 

  • CASQUE ANTI-BRUIT : Léo, mon grand fantastique est hypersensible aux bruits et a souvent besoin de s’isoler, être dans le silence et dans le calme, le casque peut-être donc une bonne solution. Il en existe un chez Hop’Toys qui est léger, résistant, réglable et qui se replie pour être rangé et transporté facilement.
  • ECOUTER DE LA MUSIQUE : la musique calme et apaise c’est bien connu  ! Cela permettra aussi d’apaiser les parents quand l’agitation est à son top niveau. Si vous n’avez pas d’idées du genre de musique à leur faire écouter, il existe une radio gratuite à écouter en ligne ou via une application, il s’agit de Radio Doudou.

C’est la première radio musicale entièrement dédiée à votre tout petit. 24h/24, 7j/7 et gratuitement, retrouvez une programmation adaptée aux oreilles de bébé ! Dès la naissance, votre enfant va pouvoir s’adonner au plaisir de découvrir des sons, des rythmes et différentes langues, au gré d’une sélection douce, mélodique et variée.
Comptines, berceuses, mais aussi grands standards du classique, du jazz, et même de la pop : Radio Doudou, c’est la boite à musique des tous petits… et des plus grands.
Une programmation qui va séduire les enfants, et enchanter les parents. Retrouvez des airs célèbres et entrainants pour partager des moments forts avec bébé.

 

  • COMPTER : compter en inspirant et en expirant peut être très relaxant, un peu comme le « comptage de moutons » le soir lorsqu’on arrive pas à trouver le sommeil ! L’enfant peut compter un chiffre par inspiration puis un par expiration tout en respirant lentement.
  • DISCUTER : pas toujours évident de discuter lors d’une tempête car généralement dans ces moments-là quoiqu’on dise on l’énerve encore plus, la discussion pour moi intervient généralement après coup.
  • MARCHER : la marche est excellente pour la santé, elle permet de transférer l’oxygène vers toutes les cellules du corps. Respirer en marchant permet aussi d’occuper ses pensées, idéal pour se détendre ! Votre enfant peut inspirer tous les 4 pas et expirer tous les 5 pas par exemple.
  • PRENDRE DE GRANDES RESPIRATIONS : votre enfant doit vider et remplir complètement ses poumons et cette respiration profonde va lui permettre de se relaxer. On peut lui donner l’image d’un ballon qui se gonfle et se dégonfle. On souffle par la bouche pour vider tout l’air contenu dans les poumons, on bloque la respiration 1 seconde puis on inspire par le nez une grande quantité d’air et on bloque la respiration 1 seconde et on termine par relâcher complètement l’air en expirant.
  • S’ASSEOIR : Une idée trouvée sur le site Naître et Grandir

Pour l’aider à s’asseoir, dites-lui : « Je vais compter jusqu’à 5 et quand je dirai 5, j’aimerais que tu sois assis. » Une fois qu’il est assis, continuez à compter en lui suggérant d’autres consignes (fermer les yeux, souffler sur un nuage, s’allonger, respirer à fond, etc.), jusqu’à ce qu’il se sente plus calme.

 

  • SILENCE : on peut le faire sous forme de jeux : par exemple faire venir Monsieur Silence, parfois je dis à mon mini que je vais débrancher la pile qu’il a dans son dos.
  • FAIRE UN CÂLIN : faire un câlin libère la production d’ocytocine, l’hormone de l’attachement, ce qui va le rassurer et permettre de désamorcer la crise.

La roue de secours en vidéo :

La Roue de Secours à retrouver sur le site Hop’Toys à 9,90€.

A la découverte d’une ceinture pratique, ludique et adaptée #test #concours

Galerie

Cette galerie contient 8 photos.

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Mes deux enfants sont très différents l’un de l’autre et n’ont pas les mêmes besoins, comme souvent me direz-vous… Mon grand a besoin d’aide pour son autonomie au quotidien à cause de…

Emission « Entre Nous » sur les troubles dys : replay et résumé

Le 26 janvier j’étais en direct sur Bugey Radio avec Sandrine Donzel dans son émission « Entre Nous » spéciale « Troubles Dys ».

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Si vous n’avez pas pu l’écouter en direct, voici l’intégralité de l’émission en replay ici :

Et voici ce que j’avais prévu de dire car oui j’ai oublié des choses (entre le stress et la grossesse…) alors voici un petit résumé assez général de ce que j’ai pu trouver dans des brochures ou sur le net.

– C’est quoi un trouble DYS ?

Les troubles de l’apprentissage, ou troubles « dys » sont définis comme l’ensemble des dysfonctionnements dans la capacité à acquérir des connaissances.

Ces troubles entraînent des difficultés dans la vie de tous les jours et en particulier dans le milieu scolaire, car ils empêchent les enfants d’acquérir correctement les apprentissages de base (lecture, écriture, expression). Ils sont souvent diagnostiqués tard, une fois que les enfants sont en situation d’échec scolaire.

Les conséquences peuvent devenir désastreuses s’ils ne sont pas dépistés, diagnostiqués et pris en charge, c’est l’effet domino :

  • Difficultés scolaires
  • Démotivation
  • Baisse de l’estime de soi, dépression
  • Instabilité, troubles du comportement
  • Conduites à risque
  • Echec scolaire
  • Addictions
  • Echec professionnel et social

Attention toutefois à ne pas confondre troubles de l’apprentissage et intelligence. Ces difficultés sont souvent un obstacle à l’évolution dans le milieu scolaire, mais ne sont pas un manque d’intelligence !

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Il existe de nombreux troubles « dys » dont :

  •  Troubles du langage écrit : dyslexie/dysorthographie
  • Troubles des activités numériques : dyscalculie
  • Troubles du langage oral : dysphasie
  • Troubles moteurs : dyspraxie

Focus sur La dyspraxie : est un trouble neurologique qui consiste en une difficulté à réaliser certaines opérations simples comme l’habillage, les repas, le graphisme, et en fait toutes les opérations nécessitant la coordination de mouvements complexes. Le dyspraxique est obligé de penser à ces gestes pour les réaliser. C’est donc un trouble qui se manifeste par une maladresse systématique, une coordination difficile des mouvements et par conséquent au niveau de l’enfant par une difficulté importante d’apprentissage lié à une grande fatigue.

 *** Détection / diagnostic

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– Quels sont les éléments qui peuvent alerter un parent ou un professionnel ?

Le premier alerteur c’est l’inquiétude des parents. On peut soupçonner un trouble dys lorsque que l’on constate que quelque chose ne va pas dans le développement de son enfant : il parle mal, a des difficultés à boutonner son gilet, à lacer ses chaussures, à tenir un crayon et à dessiner. A l’école, l’écriture, la lecture ou le calcul posent problème, il suit difficilement, ses résultats ne sont pas satisfaisants et ses cahiers très mal tenus.

Souvent l’enseignant alerte également les parents mais pas toujours « de manière adéquate » (votre enfant est déficient intellectuel, il est sourd…) car ce sont des enfants déroutants et surtout par manque de formation.

Mais attention, ces problèmes peuvent aussi n’être que passagers et se résorber naturellement avec le temps. Chez les plus jeunes, il est très difficile de distinguer un trouble dys d’un simple retard des acquisitions, le cheminement de l’apprentissage étant différent pour chaque enfant, les uns apprenant vite, les autres ayant besoin de plus de temps.

D’où l’importance de consulter un professionnel (médecin traitant, scolaire, pédiatre) qui déterminera s’il y a lieu d’entreprendre une démarche de diagnostic plus poussée.

– Comment et par qui le faire faire ?

Pour la dyslexie, on commence souvent par aller voir son généraliste qui va nous renvoyer généralement vers un orthophoniste. Il s’agit du professionnel numéro un pour dépister ce type de trouble. Si le trouble est léger, l’orthophoniste est la personne qui pourra, en plus de le détecter, aider le patient. Le problème est qu’avec ces enfants il ne faut pas passer à côté de quelque chose d’autre (problème d’audition par exemple). Donc, selon le degré du trouble dyslexique, on conseille aussi de faire un bilan pluridisciplinaire. En général, il y aura en plus de l’orthophoniste une équipe composée d’un psychomotricien, d’un ergothérapeute, d’un psychologue, voire d’un neuropsychologue. Tous ensembles vont mesurer grâce à des tests les capacités de l’enfant. Le but, c’est d’écarter l’hypothèse d’un problème sensoriel, et de la déficience intellectuelle. La dyslexie n’a rien à voir avec cette dernière.

Pour la dyspraxie par contre c’est toujours une prise en charge pluridisciplinaire qu’il faudra mettre en place, avec des tests neuropsychologiques pour poser le diagnostic.
Au passage, il ne faut pas oublier la dyspraxie visuo-spatiale qui est un problème du geste de l’oeil où l’enfant a du mal à suivre les lignes. En fait, ces enfants-là ne rentrent pas dans la lecture et ils se perdent car ce qu’ils lisent n’a plus de sens. Dans ce cas les parents peuvent se tourner vers un orthoptiste qui fera de la rééducation des yeux pour aider l’enfant à bien fixer son regard.

La dysphasie a elle aussi une prise en charge pluridisciplinaire. Avec ce trouble sévère du langage on doit éliminer d’entrée un doute sur la surdité de l’enfant

 – Que faire si on a des doutes ?

Plusieurs bilans à réaliser :

  1. Le bilan orthophonique concerne l’évaluation du langage oral, du langage écrit et du raisonnement logico maths
  2. Le bilan psychomoteur concerne l’évaluation de l’articulation entre le corps et l’esprit : tonus, latéralité, motricité, adresse, organisation spatiale et temporelle
  3. Le bilan ergothérapique concerne l’évaluation de la motricité fine, de l’autonomie de vie quotidienne, des capacités fonctionnelles à l’utilisation des aides techniques
  4. Le bilan psychométrique (WISC IV) évalue les différentes aptitudes intellectuelles essentielles aux processus d’apprentissage et permet de détecter les forces et les faiblesses de la personne
  5. Le bilan orthoptique concerne l’évaluation des capacités visuelles : équilibre oculomoteur, orientation du regard

Une personne doit rassembler tous les éléments pour aller vers un diagnostic et c’est souvent le rôle d’un neuropédiatre ou neurologue.

– Où réaliser ces bilans ?

En libéral, en CMP (centre médico psychologique : établissement public qui regroupe des spécialistes de la santé. Contrairement aux praticiens libéraux, les consultations en CMP sont entièrement prises en charge par la sécurité sociale). Dans les CHU : les centres de référence Trouble Spécifique des Apprentissages peuvent être interpellés chaque fois que la situation de l’enfant nécessite le recours à un niveau d’expertise. Cas de situations sévères et/ou complexes. Les CR TSA n’ont pas vocation d’intervenir en première intention.

– A quoi sert le diagnostic ?

Le diagnostic permet

  • de mettre en place les rééducations les plus appropriées, sachant qu’il est utile de faire des pauses thérapeutiques pour éviter une trop grande fatigue car les emplois du temps deviennent vite surchargés.
  • d’obtenir une reconnaissance administrative de personne en situation de handicap afin que les enfants puissent avoir une scolarité aménagée au plus près de leurs besoins

 Reconnaissance de personne en situation de handicap

Si, à cause d’un troubles dys mis en évidence par un diagnostic, une personne voit sa vie en société restreinte, elle peut demander la reconnaissance de sa situation de handicap, ainsi l’enfant peut avoir la même égalité de chance dans les accès aux savoirs.

Le formulaire de demande est rempli par la personne ou le parent, il comprend trois parties :

  • Partie médicale : certificats et bilans
  • La partie scolaire : GEVA-Sco (outil de recueil de données scolaires rempli par l’équipe éducative ou par l’ESS) et tout élément permettant une meilleure analyse du dossier
  • Le projet de vie rédigé par les parents expliquant sa situation, ses aspirations, ses besoins et ses souhaits.

Ce dossier est étudié par une Equipe Pluridisciplinaire d’Evaluation de la MDPH (maison départementale de la personne handicapée, qui évalue les capacités et besoins de la personne et fait des propositions de décisions (PPS : plan personnalisé de scolarisation).

Ces propositions sont envoyées à la famille qui a 15 jours pour faire ses remarques puis ce plan est soumis à la CDAPH (commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées) qui décide de l’attribution des aides et des prestations.

Il faut compter environ 4 mois pour le traitement du dossier (si celui-ci est complet).

 Les aides

Sont attribuées pour une durée déterminée et sont renouvelables.

Les aides (aménagements pédagogiques, aides humaines et/ou matérielles…) n’avantagent pas l’enfant dys par rapport aux autres. Elles sont mises en place pour rétablir l’égalité des chances et servent à compenser son trouble car du fait de la pathologie qu’elle présente, la personne dys est obligée de fournir une quantité de travail souvent plus importante que ses pairs, pour la plupart du temps parvenir à des résultats moindres.

 

 – Quel est l’intérêt de ne pas attendre et de repérer tôt ?

Plus on s’en occupe tôt, plus on peut mettre en place des stratégies. Avant que les apprentissages se fassent. Si c’est fait, ces enfants apprennent mieux dès le départ et avec les bonnes bases. Mais surtout, agir de façon précoce permet d’éviter le surhandicap. C’est-à-dire que si l’on ne s’en occupe pas, l’enfant aura toujours quelque chose qui ne marche pas bien, sans savoir quoi. Et petit à petit il risque de se sentir dévalorisé, et de perdre son estime de lui-même. Résultat, des troubles psychologiques peuvent se surajouter au « dys ». Cela peut arriver chez l’enfant qui va se replier, et ne pas aller vers ses camarades. Tout simplement parce qu’il n’est pas bien dans sa peau.

L’intérêt de dépister tôt est le même pour tous les « dys ». Ces enfants ne doivent pas perdre leur estime de soi.

 – La question du sur-diagnostic ? 

Je ne pense pas qu’il puisse y avoir de sur-diagnostic si on réalise les tests par des personnes compétentes et que surtout toutes les informations obtenues se recoupent et sont analysées par un neuropsy…il ne devrait pas y avoir de sur-diagnostic. Sachant que l’enfant évolue et que son diagnostic peut évoluer aussi. Mais attention on naît dyspraxique et on le reste ! même si les stratégies et les compensations vont permettre d’avoir une scolarité correcte.

 *** les spécificités des enfants DYS

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– C’est quoi la vie d’un enfant – ou d’un adulte – atteint de ce type de troubles ?

Les principales atteintes de la dyspraxie

Ces enfants sont plus maladroits que les autres. Et la maturité motrice ne se fait pas chez eux, malgré les mois qui passent. Un geste mobilise plusieurs actions simultanées, or l’enfant dyspraxique ne peut pas faire deux actions simultanées :

 Impacts sur les habitudes de vie

Alimentation

Mouvements de la bouche et des mâchoires : très difficiles car beaucoup de muscles, la langue et la mâchoire, nombre de muscles en fonctionnement simultané

  • Mâche la bouche ouverte. Se mord les doigts ou la langue en mangeant ou s’étouffe en buvant son verre d’eau
  • Est malhabile avec les ustensiles qu’il apprend tardivement à utiliser.
  •  Renverse fréquemment les liquides et la nourriture.

Habillement

Assemblage, symétrie, perception de l’espace impossible 

  • Acquiert lentement son autonomie.
  • Éprouve de la difficulté avec les attaches et à apprendre à faire les noeuds et les boucles.
  • Localise mal la manche d’un vêtement
  • Peut mettre les 2 jambes dans la même jambe de pantalon.
  • Mêle l’avant et l’arrière des vêtements.
  • Ne sait pas dans quel ordre mettre ses vêtements
  • Enfile difficilement les bas et les chaussures.

 Hygiène

L’action complexe est difficile

  • A de la difficulté à apprendre à se brosser les dents.

(exemple : se laver les dents implique : prendre la brosse à dent, mettre le dentifrice dessus (ouvrir le bouchon, presser le tube, déplacer le tube), amener la brosse à sa bouche (lever le bras, plier le coude, tourner la main pour amener la brosse en face des dents, avancer la brosse au niveau des dents), se brosser les dents (mouvements de gauche à droite A.R., mouvement du poignet haut, bas), remettre sa main à sa place.

  • Apprend difficilement à se moucher.

Déplacements

  • Peut éprouver de la difficulté dans les escaliers.
  • Peut tomber ou se frapper aux objets.

Ces enfants sont verbalement performants mais il existe un problème de lenteur, d’élocution .

=> Risque d’arrêt de la communication à cause des frustrations liées à la rapidité des autres élèves à répondre (lève le doigt en classe puis plus rien)

=> Risque d’arrêt de la communication par l’enseignant qui doit lui laisser le temps de répondre en empêchant les autres de le faire

– Quels sont les spécificités de ces enfants ? leurs difficultés particulières ?

La première chose à traiter c’est la confiance en soi. Les personnes dys n’ont pas d’atteintes intellectuelles et l’atteinte est la plupart du temps invisible.

Les conséquences se traduisent par :

  • Des difficultés sur l’ensemble des apprentissages dans une société de l’écriture
  • Des difficultés de mémorisation qui gênent l’apprentissage des bases
  • Des troubles du comportement
  • Une mise à l’écart

PORTRAIT DE L’ENFANT DYSPRAXIQUE

dyspraxie (1) L’enfant dyspraxique :

  • A une pauvre estime de lui-même.
  • Vit régulièrement des frustrations.
  • Apparaît entêté.
  • Se désorganise facilement et régulièrement.
  • N’aime pas les changements soudains dans la routine et s’y adapte mal.
  • Évite les nouvelles situations et les défis.
  • Présente un comportement parfois immature.
  • Paraît maladroit, dans la lune.
  • Bute contre les personnes, les objets.
  • Est maladroit dans les jeux moteurs.
  • Démontre de pauvres habiletés de motricité fine, échappe souvent des objets.
  • Développe plus lentement l’autonomie aux activités de la vie quotidienne.
  • Éprouve de la difficulté à comprendre et à suivre des consignes.
  •  A des difficultés dans les apprentissages scolaires.

Mais il est intéressant de pointer les forces de nos enfant dys car ce sont grâce à leurs forces que ces enfants vont s’en sortir : voir carte mentale.

La théorie d’ intelligences multiples de Howard Gardner permet à chaque individu de s’appuyer sur des capacités naturellement plus développées pour augmenter les autres car tout le monde dispose de plusieurs types d’intelligence.

 – Comment accompagner un enfant DYS au quotidien ?

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Ce qu’il ne faut pas faire en classe comme à la maison :

  • Nier l’échec
  • Culpabiliser l’enfant en classe ou à la maison (le traiter de paresseux, lui dire que c’est de sa faute)
  • Le mettre face à son échec systématiquement
  • Le forcer à faire ce qu’il ne peut pas faire et ne pourra peut-être jamais faire

Abandonner les clichés :

  • Fais un effort !
  • Il ne fait pas attention, c’est pour ça !
  • Applique-toi ! quand tu t’appliques, il n’y a pas de problème !
  • Il faut travailler régulièrement !
  • De toute façon, il ne travaille que quand il a envie !
  • Il fait tout à la va vite
  • Tu vois quand tu veux, tu peux !

Alors que … « il veut toujours, mais ne peut pas toujours…. »

Il est inutile de répéter plusieurs fois la même chose. Si ce n’est pas compris, il est préférable de reformuler et/ou présenter différemment.

Donner aux parents la place qui leur revient : Ils doivent être partenaires à part entière dans le dialogue qui s’instaure, ils doivent être écoutés et respectés, leur avis a autant de valeur que celui des autres.

QUELQUES CONSEILS

  •  Enseigner aux gens que la dyspraxie n’est pas dûe à un manque de stimulation ou d’entraînement mais bien à une immaturité neurologique.
  • Préparer l’entrée scolaire en rencontrant l’enseignant avant le début des classes. Ce geste permet de rassurer l’enseignant sur les capacités de son futur élève.
  • Favoriser l’intégration de l’enfant auprès de ses pairs. Au besoin, leur expliquer ce qu’est la dyspraxie en faisant ressortir les forces et les difficultés des enfants qui en sont atteints.
  • Permettre à l’enfant de verbaliser ses émotions et ses frustrations et reconnaître que celles-ci sont justifiées. Aider l’enfant à gérer le stress des diverses situations de la vie
  • Voir l’enfant de façon positive et croire à sa réussite, pour qu’il fasse de même. Féliciter l’enfant lorsqu’il réussit bien quelque chose même si la réussite semble banale pour quelqu’un qui n’a aucun trouble moteur.
  • Accepter que l’enfant ait besoin de plus de temps pour faire divers apprentissages.
  • Faire des jeux utilisant les sens : toucher, vue, audition et faisant appel aux mouvements de leur corps dans l’espace.
  • Commencer par enseigner à l’enfant des tâches motrices simples plutôt que complexes; de plus, décortiquer les tâches complexes en de multiples petites actions qui pourront être décrites verbalement et démontrées.
  • S’assurer que quelqu’un demeure près de l’enfant pour le diriger dans ses actions, surtout lors d’un nouvel apprentissage. Graduellement, cette personne pourra prendre ses distances et laisser l’enfant agir seul.

– comment accompagner dans la classe ?

Dyspraxique

Pour la dyspraxie visuo-spatiale par exemple on peut mettre en place des aménagements. On va augmenter l’espacement entre les mots et les lignes. On va aussi surligner une ligne d’une couleur et alterner. L’idée c’est de mettre en place des repères dans l’espace.
Concernant le reste des dyspraxiques qui ont du mal avec le geste on peut prendre la décision d’avoir recours à l’ordinateur à l’école. Car l’écriture est un geste très compliqué pour eux. Taper sur la lettre A est une tâche moins complexe que l’écrire.

Pour la dyslexie, on peut envisager la synthèse vocale. Cette technique informatique de reconnaissance automatique de la parole permet d’analyser la parole captée au moyen d’un microphone pour la transcrire sous la forme d’un texte exploitable. Bien utilisée, cette technologie se révèle efficace et peut soulager l’élève de la contrainte de l’orthographe des mots pour qu’il se concentre uniquement sur la rédaction du texte.

Et surtout écouter l’intervention de Mamie Sylvia lors de l’émission !

Les dys ont des talents qui ne s’expriment pas ou peu ou mal selon les normes communément établies. Ces personnes ont besoin de prendre confiance en elles pour dépasser les situations de handicap occasionnées par leur trouble et révéler leurs capacités.

Sandrine du blog S comm C vous donnera d’ailleurs des pistes pour mieux aider un enfant en difficulté autour de sa confiance en lui dans son article Comment accompagner un enfant en difficulté ?

Ne pas oublier l’approche magique qui fonctionne avec nos dys et avec tous les enfants: LA BIENVEILLANCE

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Les médecines parallèles au secours de nos enfants dys

Sur mon nouveau blog, Ma vie de « special mother », je vous parle de médecine parallèle et de compléments alimentaires pour aider nos enfants dys. Venez partager vos astuces santé !

Ma Vie de Special Mother

Je crois qu’il existe quasi toujours un ou des moyens de soigner ses enfants le plus naturellement possible dans beaucoup de cas voire de maladies. Or la seule solution proposée par la médecine traditionnelle est  la prescription de médicaments potentiellement dangereux ou entraînant des effets secondaires.

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Dans le cas des troubles dys et notamment de l’attention, je pense bien évidement à la rétaline. On me l’a proposé pour Léo, je l’ai refusé. C’est un choix, comme certains parents feront le choix inverse pour de multiples raisons et je le respecte. Choisir de ne pas donner ce médicament, c’est partir à la recherche de solutions parallèles.

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Ma vie de « special mother » : vivre avec un enfant différent

« Vivre avec un enfant différent » c’est la thématique du nouveau magazine Grandir Autrement avec un dossier entièrement consacré aux enfants différents, « c’est-à-dire porteurs de handicap ou dotés d’une sensibilité particulière qui les rend « hors normes », inadaptés aux attentes de la société. »

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J’aime la façon dont le magazine aborde la différence, sous un autre angle et en se posant les bonnes questions :

qu’est-ce qu’être différent ?, différent par rapport à quoi ? à qui ? car finalement nous sommes tous différents ! Le monde est rempli de personnes « différentes » et si l’on trouve des différences, c’est que l’on a d’abord défini une normalité mais

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qu‘est-ce qu’être normal ? la normalité c’est finalement une image de base donnée pour définir un idéal, un modèle. Or, comme le précise très justement le magazine « alors quand on parle de différence en voulant souligner celle-ci, c’est qu’on le fait en référence à une norme, arbitrairement – ou argumentairement, mais quels que soient les arguments, ceux-ci sont toujours discutables – définie, fondée sur des règles de fonctionnement établies dans une société donnée ».

Alors comment faire pour accompagner ces enfants qui ne rentrent pas dans les cases en tenant compte du fonctionnement de la société dans laquelle on vit ? Nous vivons tous avec des « enfants différents » mais que faire quand la différence est telle qu’elle a des répercussions importantes sur le quotidien ? Comment accueillir un diagnostic ?

Le magazine s’interroge d’ailleurs sur la nécessité du diagnostic. Est-il indispensable ? Avons-nous vraiment besoin de savoir pourquoi notre enfant est différent ou pouvons-nous accueillir cette différence sans diagnostic ?

Dans notre cas, le diagnostic a été nécessaire. D’un côté, pour le papa, qui était complètement dans le déni et d’un autre côté, pour moi, afin de mettre des mots sur sa différence. Depuis tout petit, je savais qu’il n’était pas comme les autres et je commettais malgré tout beaucoup d’erreurs d’interprétation de ses comportements. Mettre un nom sur sa différence nous a aidés à prendre conscience que NON il ne faisait pas exprès de renverser son verre à chaque repas, que ses colères ne nous étaient pas forcément destinées, que ses nombreuses chutes n’étaient pas liées au fait qu’il ne fasse pas attention…Le diagnostic nous a permis également de pouvoir demander une reconnaissance de handicap à la MDPH et ainsi pouvoir bénéficier d’ aides financières pour la prise en charge des rééducations de notre enfant mais aussi obtenir des aménagements à l’école (enfin sur le papier…).

8k00r5a7Mais attention parfois le diagnostic peut enfermer l’enfant dans un rôle, lui donner peut-être une étiquette dont il a du mal à se défaire. Cette année nous avons changé d’école et nous avons présenté Léo en tant qu’enfant « dyspraxique » mais le plus difficile est d’expliquer et de faire comprendre toutes les nuances du handicap. Ce n’est pas parce qu’il est dyspraxique qu’il ne pourra pas faire de géométrie par exemple ou encore qu’il ne pourra pas faire un exercice tout seul, sans aide et en plus tout juste ! Oui car on s’étonne quand ces enfants réussissent. Pourquoi ? Est-on voué à l’échec quand on a une étiquette d’enfant différent ? Les enfants différents qui réussissent c’est étrange, ça dérange, ce n’est pas normal !

Une fois le diagnostic établi et l’acceptation faite, l’idée est donc de ne pas rester figé sur les points négatifs car Il est vrai que les différences pointées du doigt lors d’un diagnostic ne révèlent souvent que les faiblesses de ces enfants.

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Comme  le souligne très justement le magazine, « Leurs différences, plutôt que d’être reconnues comme faisant partie d’un tout, de tout ce qui fait la richesse de leur personnalité, sont montrées du doigt, à tel point que l’on finit par ne plus voir qu’elles, ce qui est pour le moins réducteur ». Il faut effectivement tenir compte de leurs forces, du fait qu’ils évoluent et qu’ils ont beaucoup d’autres capacités à exploiter (cf carte mentale Les forces de nos dys).

Selon le magazine, « on peut tout à fait accepter que son enfant soit particulier, différent, et avancer coûte que coûte, même sans « la preuve » qu’apporte un diagnostic » et que « l’acceptation se révèle parfois longue et difficile, avec ou sans diagnostic ». Finalement, « seul un amour inconditionnel permet aux parents de cheminer auprès de leur enfant ».

bienveillanceJe pense que l’amour des parents malheureusement ne suffit pas toujours, il faut également s’entourer de personnes bienveillantes, pour nous aider lors des moments d’épuisement mais aussi pour un bon accompagnement de nos enfants en dehors de la cellule familiale.

 Le magazine donne la parole aux parents de ces enfants « hors norme ».

On retrouve le témoignage émouvant d’une maman belge de deux garçons porteurs de handicap qui raconte son parcours mouvementé et pour qui « être dans la norme n’a jamais été une priorité », ou encore le témoignage d’un papa sur la découverte de la maladie de sa fille, l’apprentissage de la patience et de la tolérance, la force des liens fraternels et l’amour qui unit sa famille autour de cette enfant « pas comme les autres ». Une maman nous raconte également son combat au quotidien pour apprendre à vivre avec un enfant atteint d’autisme sévère.

Quand on parle d’enfants différents, il est nécessaire également de s’intéresser aux enfants précoces car au final est-ce une chance ou un handicap ?

Dans le magazine, la précocité est abordée via l’interview d’un pyschologue spécialisé en neuropsychologie qui explique comment reconnaître les enfants dits à haut potentiel, en quoi ils sont différents et comment le système scolaire français les accueille.

Grandir Autrement nous présente également des méthodes qui visent à aider nos enfants :

  • Le Yoga pour enfants différents qui vise le bien-être, la confiance en soi mais aussi l’attitude positive et la connexion avec la nature.
  • La méthode Padovan pour s’ancrer dans sa vie, apprendre à gérer son stress, prendre confiance en soi. On découvrira sur quelles bases s’appuie cette méthode, comment se déroulent les séances et pour quels résultats.

Je vous laisse le plaisir de découvrir d’autres articles très intéressants de ce numéro spécial que vous pouvez vous procurer soit directement sur le site de Grandir Autrement soit dans les kiosques en France et en Belgique (liste ici).

P.S. : si vous l’achetez, regardez page 49, je crois qu’on parle de Fantadys 😉