Encore des angles, des mesures et une perception qui peut être parfaite … ou non ….. Et si on jouait avec les angles ?

Encore des « surprises » avec ces angles ….. Même si parfois cela est très simple pour Léo, à d’autres moments , « quelque chose » entrave sa perception. Comment compenser ? Plusieurs pistes …..

Une question de vocabulaire et de méthode

On revient à la base de la leçon (que l’on revoit en ce moment systématiquement pour chaque cours) :

  • reconnaître les angles
  • savoir les nommer (souvent plusieurs choix)
  • ne pas oublier leur codage écrit (le chapeau)
  • connaître de façon précise le vocabulaire lié aux angles
  • repérer le sommet ( soit pour le trouver sur une figure : sa lettre est toujours au milieu de son « nom » , soit pour le nommer)
  • reconnaître un angle droit ( 90 °), aigu, obtus, plat (180°) et nul (0°)
  • révision quotidienne avec une petite fiche de ce type :

Mesurer un angle

Cela a été très vite compris et semble « automatisé » avec l’utilisation du rapporteur d’ALEPH . (Moi qui suis une « matheuse » , je me demande pourquoi tous les collégiens n’ont pas cet outil , au même titre que la règle-équerre [réquerre] d’ailleurs …. Je les trouve d’une telle simplicité à utiliser )

  • Si nécessaire , on rappelle : « Où poses-tu le repère ?  » sur le sommet et « es-tu dans le bon sens ?  » Sinon , on tourne le rapporteur de l’autre côté , on suit donc les flèches qui « accompagnent » notre regard ou un geste
  • On peut aussi se questionner sur la mesure de l’angle avant de commencer : « Cet angle, penses-tu qu’il est droit ? plus grand que l’angle droit? plus petit que l’angle droit ? ….. »
  • S’il y a plusieurs angles (notamment issus d’un même sommet) , c’est là que ça se complique et qu’il faut redoubler d’attention . L’utilisation de la couleur est un bon appui
  • Penser à rallonger les côtés pour une meilleure lecture

Tracer un angle

Un peu d’ordre là aussi :

  1. Je repère le « sommet » de l’angle
  2. Je trace un côté de l’angle , j’indique le nom du sommet et de la 1/2 droite (le côté de l’angle)
  3. Je place le repère du rapporteur sur le sommet , je vérifie que le côté est bien sur le 0°
  4. Je trace un petit trait à la bonne mesure
  5. Je trace le 2ème côté et je le nomme

Reproduire des figures (triangles ou losanges en vraie grandeur) : rapporteur, règle, compas parfois

Là aussi , trouver la « procédure » , la marche à suivre qui convient : exemple pour tracer un triangle dont on connaît la mesure d’un côté et des 2 angles

  1. J’observe la figure
  2. Je trace le côté connu, je le nomme
  3. Je place le rapporteur sur le sommet du 1er angle , je mesure l’angle, je trace
  4. De même pour le 2ème angle
  5. Les 2 côtés ainsi tracés se coupent et on obtient le triangle demandé

S’il s’agit d’un losange , on utilisera le compas aussi

Des calculs « simples » avec les angles

Oui mais à condition que la perception de l’enfant soit exacte ….. Comment s’y prendre là aussi ?

Nous sommes passés par les ciseaux … Encore faut-il voir / percevoir en premier le « tout » pour voir (et donc calculer) une « partie » . Nous avons découpé pour « enlever » l’angle de 40° de l’angle plat de 180°.

Une démarche possible où on écrit tout :

  • L’angle AOB est un angle plat . AOB = 180°
  • AOB= AOC + COB
  • 180° = AOC + 40°
  • AOC = 180 – 40 = 140°

Même démarche pour un angle de 90° :

  • EDF est un angle droit . EDF = 90°
  • EDF = EDG + GDF
  • 90 = EDG + 30
  • EDG = 90 – 30 = 60°

C’est à mon avis une démarche à retravailler pour Léo , surtout dans la perception du tout .Il me semble que pour automatiser cette démarche, le passage par « l’écrit » lui rend service . Ne pas hésiter aussi à varier la place de l’angle à chercher (côté droit ou côté gauche) …. puis à faire ce travail avec des mesures dont l’unité n’est pas 0….

Nous allons faire une sorte de « collection » pour s’entraîner à des repérages plus rapides (un angle plat c’est aussi 2 angles droits ….) avec des cartes de ce type , sous forme de jeux sur les angles (complémentaires ou supplémentaires, ou simplement des additions d’angles : ciseaux à prévoir ?) :

   

à télécharger sous Word fichier calculs d angles

Il ne reste qu’à trouver du temps et à travailler ceci aussi avec l’ergo pour toujours se concentrer sur  cette perception ……

Remarque personnelle : dans les manuels, les figures sont parfois faites « à main levée » pour la recherche des angles : actuellement il me semble qu’il est nécessaire de fixer la démarche de recherche avec des figures au tracé « parfait » ….. car c’est une difficulté supplémentaire qui s’ajoute …..

 

Sur la route des périmètres : quelques outils

Même si la petite fourmi utilisée les années précédentes ne semble plus indispensable pour percevoir le périmètre d’une figure, nous avons besoin de temps pour arriver à nous passer des fiches « formules » de périmètres « classiques »

Mémoriser les « formules »

Il nous est encore nécessaire de lutter comme une certaine « impulsivité » du périmètre du carré qui arrive toujours en tête …. donc , on reprend tranquillement …

On a mis ensemble le carré et le losange, on a vu le « tri » de triangle quand on parlait de triangle équilatéral et pour le rectangle ce sont les mots « longueurs et largeurs » qui y sont associés dans les exercices. Le cercle est à part : 2 formules selon si on connaît le rayon ou le diamètre mais  nous regarderons aussi de près le demi-cercle ( manipulation aussi pour bien intégrer cette figure dans l’espace [« penchée » , « horizontale, verticale » …]). Donc déjà tout un programme pour mémoriser efficacement et sur la durée …. quelque chose qui peut apparaître simple et peu coûteux ….

Voici la fiche d’aide à la mémorisation :

à télécharger sous Word Formules de calcul de périmètres

Utiliser les formules

Dans les exercices , on peut faire surligner et/ou verbaliser :

  • Que te demande -t-on ?
  • Quelle image vois-tu dans ta tête pour cette figure ? ( un rectangle, ton bureau, ….)
  • Ecris maintenant la formule pour calculer le périmètre
  • Attention : une question à se poser : les mesures sont-elles dans la même unité ? (plusieurs possibilités : utilisation du tableau de conversion des mesures de longueurs plastifié ou du ruban Word du cartable fantastique ou tracer son tableau sur une feuille à la main (On peut dire que Léo en est à ce niveau [ ce qui est une grande victoire] MAIS cela reste plus coûteux en énergie, plus long avec des risques d’erreurs et surtout de fatigue qui risque de le pénaliser sur la longueur d’une évaluation ou sur le moment de la journée où elle est faite)

Une petite fiche méthode :

à télécharger sous Word methode adaptée

pour rappel : le tableau de conversion des mesures de longueurs plastifié

trouver le périmètre d’une  figure composée

Là aussi , une question de méthode avant tout : décomposer la figure et écrire ce que l’on observe . Ensuite seulement, on démarre les calculs.

Nous avons aussi « manipulé » , « construit » , « surligné » les différentes parties du périmètre …. notamment avec les figures qui ont des demi-cercles …..

Remarque personnelle : Il me semble que là une fiche-guide « à trous » aurait été nécessaire pendant quelque temps car c’est assez long à écrire et on fait appel à plusieurs formules …. qui peuvent à un moment « le perdre »

une  fiche-méthode (réalisée à partir du cours) [qui pourrait facilement être modifiée en fiche-guide] :

à télécharger sous Word (dessin à ajouter) : Formules de calcul de périmètres

Trouver la longueur d’un côté d’une figure quand on connaît son périmètre (pour l’instant sur les figures suivantes :  carré, losange, triangle équilatéral)

Là aussi , une question de méthode. Nous avons repris « la recherche du 1 » quand on connaît le tout avec le « geste d’œillère » (lié à la division : recherche de la valeur d’une part) .On ne doit « regarder, zoomer » qu’une mesure, celle d’un côté alors qu’il y a un certain nombre de côtés (égaux).

Voici la fiche méthode que nous avons utilisée :

à télécharger sous Word Fiche méthode calculer un cote avec P connu

OUPS une petite erreur de calcul …. Merci Sandy ! (c’est corrigé dans la fiche à télécharger sous Word)

Il reste encore cette partie à travailler , et toujours prendre le temps au départ en se questionnant : Qu’est-ce que je cherche ? Qu’est-ce que je connais ? Et c’est seulement quand j’ai ces réponses que je peux démarrer …..

dyspraxique ….. vous avez dit dyspraxique ?

ou comment réussir en géométrie quand on est dyspraxique MAIS très motivé par cette « science » ?

La preuve en image : 1er février 2017

img20170201_20412914_0071

Un devoir maison réalisé en moins de 20 minutes avec l’ application du « bon » (très bon?) élève (mais avec certainement un coût supérieur !) mais surtout un tel plaisir à le réaliser ! Il y a longtemps que je connais la motivation de Léo pour les maths et surtout pour la géométrie (toujours à la main en classe et à la maison mais aussi sur géogébra avec l’ergo sans que le logiciel soit en « concurrence » avec le travail à la main choisi par Léo) et ce désir de perfection …..

Mais en même temps, je revois des « images » lorsque Léo était en CE1 et qu’aucun trait n’était droit, cette règle qui « bougeait » malgré les « picots » ou la « poignée » pour la tenir (d’ailleurs ,pour être comme tout le monde, il ne sortait JAMAIS sa règle avec la grosse poignée, c’était pour la maison), un travail rempli de coups de « gomme » car déjà cet esprit « perfectionniste » qui combattait sa main …..

C’était il y a déjà 5 ans ….. et nous mesurons le chemin parcouru grâce à sa volonté de réussir, sa motivation, son travail …. et aussi grâce à son ergo !

Un seul mot donc : faisons leur confiance , à un moment ou un autre ils nous surprendront ……

Remarque : on pouvait colorier son travail …. Mais Léo sait que le coloriage n’est toujours pas son fort (non pour le choix des couleurs mais pour le geste en lui-même malgré les progrès effectués) Il a donc décidé de le rendre sans le colorier ….

Multiple , divisible, diviseur ? un peu de ménage …..

Le vocabulaire en mathématiques est très souvent lié à des questions d' »inverse », de « flexibilité » bref des relations entre les mots à utiliser dans le bon sens et à savoir manipuler afin de ne pas dire le contraire de ce que l’on a observé ….

Les multiples et diviseurs en sont un exemple « simple » (?) mais qui a demandé pour Léo une petite révision . Nous avons donc repris les jeux Multiwizz utilisés dans différents articles (multiples et diviseurs quelques règles ici , ou encore ) : une petite piqûre de rappel en jouant ….

Nous avons ajouté cette année une petite fiche plastifiée toute simple pour placer, trouver, lire les nombres concernés dans tous les sens avec des phrases correctes :

img20170119_15532971_0052

à télécharger sous Word vocabulaire

Ajout ce soir d’un petit « détail » visuel qui m’est venu alors qu’on abordait ce travail avec Léo : le « signe diviser » qui « encadre » le diviseur donc voici la nouvelle fiche pour ceux à qui elle conviendrait mieux ! Ainsi quand on part du diviseur (case orange) on le « voit à sa place habituelle …..

img20170119_19073497_0054

version 2 à télécharger sous Word vocabulaire2

ex : 45 est un multiple de 5 OU 45 est divisible par 5 OU 5 est un diviseur de 45 . On prendra un nombre qu’on placera dans une des cases , il faudra trouver l’autre case , faire toutes les lectures possibles. On n’oubliera pas d’ajouter l’explication (ici car 45 se termine par 5 )

On finira par les mandalas des multiples déjà proposés en CM1 que l’on peut retrouver ici et ce dernier :img20170119_16000852_0053

Comment lutter contre une perception parfois/souvent incomplète en géographie, géométrie …. et dans d’autres domaines …..

Cette dyspraxie visuo-spatiale continue de nous questionner concernant la perception (que ce soit à l’ordinateur ou sur une feuille) et ce dans plusieurs (toutes?) les disciplines.

Voici quelques exemples qui continuent à m’interpeler avec  des essais de « contournement » , notés en couleur sous chaque remarque :

En géographie, au niveau des cartes

  •  difficultés de perception des océans par rapport aux continents , des fleuves par rapport à d’autres codages (style pointillés très fins qui délimitent une région proche des fleuves) , et bien sûr difficultés ( parfois impossibilité ?) à transposer d’un planisphère de taille A3 ou A4 à des dimensions inférieures (voire très inférieures).
  • Proposition « technique » de contournement ( et oui , il faut essayer , chercher, inventer …… et surtout ne jamais baisser les bras ….. plus facile à dire qu’à mettre en œuvre parfois ……) :
  1. choisir un planisphère vierge qui sert toute l’année (en format A4 paysage) aussi bien  en cours, en apprentissage qu’ en évaluation pour limiter la perte de repères qui commencent ( peut-être….) à s’installer. Ce planisphère (à défaut d’être en couleur ce qui serait idéal) doit être contrasté : on doit pouvoir directement percevoir au moins les continents et les océans , et quand c’est nécessaire les fleuves ( rôle premier de la couleur bien sûr)
  2. demander à l’enseignant  de faire remplir la carte par l’AVS ou par l’enfant  (avec beaucoup de risques d’erreurs en ce qui nous concerne) mais surtout lui donner une fiche de travail « exacte » sur clé ou papier  ou sur le manuel ….  Remarque personnelle : finalement , le faire faire à l’élève est une perte de temps, d’énergie et d’attention considérable . Plusieurs autres possibilités : il peut observer par exemple à partir d’une carte « interactive » ce qui se passe ou bien travailler la même carte avec Géogébra (déplacements d’étiquettes) , colorier avec le stylet sous OneNote (si le document est fourni en amont  on gagnera en temps de mémorisation ….. ) MAIS toujours avec le même planisphère de base . Bien sûr lorsqu’il s’agit d’un « zoom » sur une partie du planisphère , essayer de conserver les repères  et surtout ne pas descendre à une dimension inférieure à un 1/2 A4.
  3. lors de la mémorisation , se servir de l’ordre de repérage de l’enfant (même si on a besoin de le guider au départ et surtout d’observer comment il s’y prend), on essaiera de conserver cet ordre ou de l’adapter à la nouvelle recherche sur un planisphère (avec des critères « dictés » par la leçon mais en conservant une certaine cohérence et en s’appuyant sur ce qui est déjà connu / mémorisé)
  4. GARDER EN TETE que c’est un travail très difficile , fatiguant pour ces enfants particulièrement , qu’ils vont y passer beaucoup de temps et d’énergie, énergie qu’ils ne vont pas pouvoir mettre  parfois sur la mémorisation de la leçon et COMPRENDRE leur réaction lorsqu’en évaluation ils se retrouvent avec un planisphère ou une carte différents de leur outil de mémorisation : ils essaient (mais ce n’est pas toujours dans leur capacité) de transposer leurs connaissances mais tout peut basculer très rapidement ….. parfois pour un détail (ou du moins ce qui peut NOUS apparaître comme un détail) ……

En géométrie , codages et organisation dans l’espace

Là aussi , dans un premier temps (et ce jusqu’en CM2 compris) , nous avons dû lutter avec les codages « de base » : segment [AB] , droite (AB) mais aussi droite (d) : changement de graphie (passage en minuscule) qui pouvait amener Léo à coder ensuite, sur sa lancée, un segment [ab] , mélange parenthèses ou crochets ….. : comment lever cette contrainte graphique ? (des pistes dans cet article publié l’an dernier ) . Ceci semble « rentrer dans l’ordre » cette année mais une petite piqûre de rappel est souvent indispensable …..

Cette année, sont apparues les demi-droites . La notion est comprise , mais une première difficulté qu’il a fallu surmonter est le « sens » de cette demi-droite . La lecture [AC ) : demi-droite AC , emmène souvent Léo de C vers A ( peut-être parce que C est le dernier son qu’il entend) et il peut vite faire une erreur pour colorier la demi-droite demandée .

On s’est repéré avec le crochet qui nous donne l’origine de la droite mais il a fallu ajouter le geste et une petite question «  d’où démarre cette droite et où va-t-elle ? »  (un geste d’ailleurs qui va vers l’infini) . On a essayé de réduire cette « impulsivité » par exemple en  demandant de poser le doigt sur l’origine, ici le point A (le départ de la droite) et de la suivre en finissant son geste au-delà du point C. ça a l’air de fonctionner MAIS cela reste « fragile » et dans une figure complexe Léo pourra se tromper (comme « happé » par sa première façon de faire). Là aussi, donnons lui un peu de temps et revenons-y (si le temps le permet car tout avance très vite ……)

En géométrie encore : la reproduction de figure

Nous sommes actuellement sur les cercles et la reproduction de figures qui en contiennent .

Nous travaillons à partir de l’écriture des étapes de construction et avec le plus de précision possible . Néanmoins, parfois un obstacle auquel je n’ai pas du tout pensé perturbe la perception de Léo et là, il n’y a plus qu’à chercher ….. cela demande du temps mais on s’en sort …… Refaire un exercice demande toujours de chercher à comprendre l’erreur (ou du moins d’essayer avant de conclure trop hâtivement ….)

Des exemples en image :

reproduction de 3 figures sur une même page : on a « plié  » pour n’en avoir chaque fois qu’ une seule à observer (détail peut être ? mais utile !)

img20170108_08264659_0029

Constat : Ce sont 2 triangles rectangles et Léo l’a bien vu mais le 1er triangle est juste, le 2ème : erreur de sommet de l’angle droit : pourquoi ? je n’ai pas de réponse …..

img20170108_08293580_0030 Nous avons repris à la maison pour vérifier comment Léo s’y prenait et je lui ai demandé de décrire la figure qu’il devait reproduire : c’est un triangle rectangle, oui Mais en quel sommet ? Et là, Léo a compris son erreur …..

Donc, un conseil :  code cet angle droit AVANT de reproduire la figure (il n’était pas codé sur la fiche donnée) . En fait c’est cette « procédure » qu’il faut travailler : « Quand j’ai une figure à reproduire, j’observe et j’écris les indices , je code les angles droits, les côtés égaux …..  » . On en revient toujours à réfléchir au « comment je m’y prends? » . Léo a beaucoup progressé sur ce sujet en maths , on doit continuer peut être par ce passage par l’écrit (l’oral ne fixant pas vraiment les choses pour lui). Finalement travail refait en 2 secondes, relativement parfaitement

img20170108_08333238_0033

Pour la 3ème figure plus complexe : erreur dans les angles droits du carré

img20170108_08305309_0031 Nous avons repris avec une description du travail à faire : les 3 étapes sont écrites puis démarrage ( Finalement je vais réutiliser la fiche méthode donnée à la fin de  l’article sur les programmes de construction ici .)

img20170108_08320801_0032 La difficulté a été le placement de la règle équerre au sommet H où le codage de l’angle droit du rectangle « gênait » la perception de l’angle H du carré d’où cette hésitation pour placer son équerre en utilisant GH (une oblique) alors qu’il était « happé » par la verticale HL (utilisée pour le rectangle) . De même difficulté graphique dans ce contexte pour coder cet angle droit (2 codages qui se chevauchent) .

Même en refaisant ce travail, on peut tout de même observer que lorsque la figure se complique avec des lignes obliques et des « sommets qui s’emboîtent »  par exemple, la « dyspraxie visuo-spatiale » nous rappelle qu’elle est toujours présente et qu’il nous faudra lutter encore pour compenser , que ce n’est pas par manque de travail ni de compréhension et qu’une note parfois n’évaluera qu’une partie de la compétence de l’élève MAIS aussi son handicap ……

Au fait , c’est le premier article de 2017 , commencé il y a bien longtemps ….. Alors bonne année à tous !

 

Retour sur les premiers éléments de géométrie : vocabulaire, codage, définition, propriétés

La géométrie a démarré mi-octobre et nous avons ressorti notre petit carnet de codage/vocabulaire (réalisé en CM2 ici et qui a été le bienvenu en ce début de 6ème pour repartir sur de bonnes bases ….) .

Quelques ajouts pour nous aligner avec le cours et mémoriser les premières définitions et/ou propriétés :

  • au niveau des segments : définition du milieu d’un segment, les extrémités du segment, appartenance ou non à un segment (symbole), noter la longueur d’un segment
  • au niveau des droites : une droite est infinie, par un point (infinité de droites) , par 2 points distincts (une seule droite)

J’ai donc créé une page supplémentaire (n° 4 )et j’ai ensuite collé les éléments aux endroits correspondants. Voici quelques images du carnet maintenant modifié :

img108 img109

à télécharger sous Word (n°4 memo-geom-couv4) [les 3 premières sont ici memo-geom-couv memo-geom-couv2 memo-geom-couv3 ]

le carnet en photo page par page :

p1080676 p1080677 p1080678 p1080679

Il ne nous reste plus qu’à apprendre et s’entraîner !!!!!

 

Gestion de données : passer d’une représentation graphique à une autre

Après avoir réussi (à peu près ou en étant parfois guidé pour ne louper aucune étape) :

  • à lire des tableaux à double entrée , à les compléter, à en construire (ce qui est un peu plus difficile : il faut toujours une colonne de plus et une ligne de plus pour écrire les « titres » , c’est un ajout que j’ai fait dans la fiche méthode car ça coinçait à ce niveau et ça coincera de la même façon à l’ordinateur -qui ne fait que ce qu’on lui demande de faire ! -)
  • à lire un diagramme , le compléter, le construire
  • à lire un graphique cartésien , le compléter, le construire

C’est le passage d’une représentation à l’autre qui nous tend les bras (ou un piège ?? ) .

Quelques conseils :

  1. prendre le temps de lire et comprendre les informations,
  2. de se poser des questions AVANT la lecture des questions de l’exercice ( du type  « que représente le nombre …. ?, où trouves-tu …. )
  3. de retrouver (en général) les 2 paquets
  4. et d’écrire (du moins c’est ce dont Léo a besoin) , de surligner ….

Un exemple en images :

  • énoncé de l’exercice (extrait du cahier d’exercices 2016 I-parcours Maths 6ème)

capture-tout On s’intéresse ici à la question c

capture-quest-samir à partir du tableau suivant

capture-tab-samir

Remarque très importante  que je me suis faite concernant la présentation de cet exercice et qui a posé un problème à Léo : pour répondre aux questions a et b pas de difficultés en se référant au graphique cartésien « performances d’Aurélie » qui se trouve tout au début de l’exercice. MAIS , dans la lancée, après la lecture de la question c , Léo ne « trouvait » pas  dans l’exercice le tableau de données concernant Samir « Mais il est où Samir ? « ?????

Cela m’a interpelée et je me suis dit que finalement on en revient toujours à la nécessité de séparer ces 2 tâches , c’est comme si on était dans 2 énoncés différents. Le problème ne se serait donc pas posé de la même façon si la disposition avait été différente : le graphique des performances d’Aurélie suivi des questions a et b PUIS (une place d’aération du texte) le tableau des données de Samir suivi de la question c .. C’est aussi ça adapter un exercice …. 

  • les étapes en suivant la fiche méthode :

Une fiche méthode à essayer : « Passer d’un tableau à double entrée à un diagramme en bâtons ou un graphique cartésien »

img037

à télécharger sous Word modifiable fiche-methode-2-passer-dun-tableau-a-diagramme-batons

Quelques images :

img_2127 img_2129

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et le graphique terminé :

img038

Rappel : fiche méthode 1 (dans l’article Gestion de données : accompagner la construction d’un tableau à double entrée) construire un tableau à double entrée modifiée

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à télécharger sous Word (modifiable) fiche-methode-1construire-un-tableau

Il ne nous reste plus qu’à s’entraîner !

 

 

Une astuce en anglais pour les nombres …. ou quand les maths s’en mêlent (….ou s’emmêlent ? )

Les nombres jusqu’à 20 sont connus .

Nous avons la 1ère liste de 0 à 12 , puis la famille des « teen » et celle des « ty » pour les dizaines à partir de 20. C’est comme ça que Léo les a mémorisés en CM2 ( Nous avions utilisé les astuces de Miss T ….. thank you !- d’autres exercices sur les nombres ici ) jusqu’à 100 .

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Pour les nombres au-dessus de 20 (de 21 à 99), nous avons bien observé comment  ça marchait car, parfois dans la vitesse et « trompé » par sa mémoire (lorsqu’il dissocie le visuel de l’auditif) , le nombre 25 pouvait devenir  « two five » .

  • On revient donc à la verbalisation et décomposition du nombre :  vingt cinq c’est 20 et 5 donc twenty – five
  • et on ajoute un tiret entre les deux .
  • pour aider à ce repérage, nous avons repris les couleurs utilisées en maths : rouge pour les dizaines (en somme le rouge des dizaines est associé au « ty »)

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Pour les nombres de 100 à 999, même démarche

  • la centaine s’écrit en vert
  • et on écrit le mot and juste avant d’indiquer les dizaines ( on a même tracé un petit trait rouge juste avant le chiffre des dizaines)

img024

Pour les nombres au-dessus de 1 000, on utilise tout ce qui a été fait ci-dessus

  • le chiffre des milliers en bleu
  • on écrit le nombre de milliers puis celui des centaines
  • et on écrit le mot and (comme indiqué ci-dessus) et enfin le bloc dizaines unités

img025 et ainsi de suite …..

Toute cette démarche a permis de mémoriser facilement , il reste encore à « réviser » mais le support couleur n’a servi qu’à comprendre le fonctionnement de la formation et de l’écriture des nombres en anglais , étape indispensable pour Léo AVANT d’attaquer la mémorisation . Comme d’habitude , on voit là encore un fonctionnement différent, qui demande plus de temps certes mais qui s’appuie sur sa logique .Bien entendu ce support disparaît lors des différents exercices en classe ou à la maison , nous y reviendrons tant que cela sera nécessaire à la maison . Il ne reste plus qu’à s’entraîner …. en jouant si possible !!!!

La fiche complète ici ou à télécharger (modifiable sous Word)numbers-apres-20

img027

Gestion de données : accompagner la construction d’ un tableau à double entrée

La lecture de tableaux (qui avait été longtemps une difficulté « spatiale » pour Léo avec ses troubles du regard) fonctionne relativement bien , voire sans adaptation [même si c’est généralement plus coûteux attentionnellement  mais bon ….. difficile de faire comprendre toutes ces petites (et pourtant pas si petites pour un enfant dyspraxique ….) choses …..].

Par contre, la construction de tableaux reste encore un travail pour lequel Léo a besoin d’être guidé , d’autant plus qu’il ne souhaite toujours pas prendre son ordinateur pour les exercices de Maths .

Quelle procédure mettre en place pour compenser les différents obstacles ?

Après avoir regardé différentes propositions de méthodologie pour construire un tableau sur différentes sites (pédagogie SVT Lorraine, Académie de Lyon …. ), j’ai construis une fiche que j’essaierai dès demain avec Léo .

En la plastifiant, il pourra préparer la construction de son tableau :

  •  dans un ordre précis,
  • en cochant chacune des étapes afin de les automatiser
  • et en écrivant les informations après l’analyse des données de l’énoncé .

C’est là la difficulté et non celle de remplir les cases (même s’il y a quelques calculs intermédiaires – la calculatrice étant la bienvenue tout de même pour ne pas s’éloigner de la tâche demandée qui nécessite toute son attention- ).

Il me semble qu’il serait quand même souhaitable de reprendre cette méthode avec l’ordinateur même si on continue de lui laisser le choix en Maths pour voir s’il gagnerait en vitesse tout en produisant un travail encore « meilleur » à la vue et moins consommateur d’énergie . Nous en parlerons avec l’ergo cette semaine .

fiche méthode (modifiée en bas de page)

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 fiche modifiée le 20/09

à télécharger sous Word (modifiable) fiche-methode-1construire-un-tableau

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Maths et Histoire , espace et temps, dates ? durée ou âge ?

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Les problèmes de situations dans le temps, de dates , de durée, d’âge restent encore pour Léo un obstacle  à franchir , une espèce de méli-mélo avec des fils difficiles à démêler … Nous sommes  à la recherche d’un outil « efficace » …… on va donc reprendre cette notion afin de cerner de plus près sa procédure et ce qui pose question ??? [Sans ignorer qu’on est bien sûr au coeur du « handicap » …. ]

Nous allons revoir ce sujet en 5 étapes : 4 étapes d’abord pour cerner 4 questions puis une dernière étape où on « mixera » les questions , mais

AVANT de commencer, nous allons prendre le problème à l’envers : c’est-à-dire s’interroger sur « que peut-on calculer avec les données que l’on a? »

  • Exemple de textes (ou problèmes, possibilité de présenter sous forme de tableau ou ligne du temps ….) présentés sur une étiquette (que l’on pourra déplacer):
  1. Louis XIV est né en 1638 et mort en 1715. Que peux-tu calculer ? Faire écrire ( ou écrire)  la question et la mettre de côté [ accepter les questions pour lesquelles la réponse est dans le texte en faisant préciser que , pour ces questions, aucun calcul n’est nécessaire] 
  2. Louis XIV est mort à l’âge de 77 ans  en 1715 .
  3. Louis XIV est né en 1638 . Il est devenu roi en 1643 .
  4. Louis XIV est devenu roi en 1643 . Il avait alors 5 ans .
  5. Louis XIV est né en 1638. Il a vécu 77 ans .
  6. Louis XIV a régné de 1643 jusqu’à sa mort en 1715.
  • Mélanger ensuite les questions (seulement celles qui demandent un calcul) ,
  • tirer un texte et faire associer la question
  • faire trouver la réponse .
  • Remarques : Léo utilise directement une ligne du temps qu’il trace : je lui ai fait ajouter 0 an au-dessus de l’année de naissance (idée trouvée chez Troublesneurovisuels et qui me semble très intéressante, nous en avions déjà parlé avec Léo lors de la fabrication de sa ligne du temps : naissance à 0 mois ou 0 an ), j’ai aussi demandé de mettre les années au-dessous de la ligne et les âges au-dessusLéo écrit aussi et mort.

textes et modèle de frise à télécharger sous Word textes pour méthode et frise

Les 4 premières étapes :  4 types de questions

Documents utilisés : des petits problèmes trouvés chez le petitroi ici et chez Troublesneurovisuels  que j’ai ensuite « adaptés » à ce que je voulais travailler , avec, dans un premier temps, une seule question.

  1. Combien de temps (ou d’années) a vécu ce personnage ?
  2. En quelle année ce personnage est-il mort ?
  3. En quelle année ce personnage est-il né ?
  4. A quelle date (en quelle année) a eu lieu un évènement (de la vie de ce personnage) ?

Voici la « marche » que j’ai suivie pour ces 4 types de questions . Nous avons ensuite refait un problème en changeant le personnage et ceci dans chaque type de questions .

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à télécharger sous Word Fiches methodes année, ans, date ( avec un 2ème problème du même type)

J’en ai déduit une « procédure » , des étapes qui fonctionnent dans tous (ou presque) les cas de figures . Elle fera partie de son outil « Histoire » ou « Maths » …..  , nous l’essaierons la semaine prochaine :

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à télécharger sous Word fiche methode situation dans le temps

Remarques :

  • Je ne note pas une place pour la phrase réponse car ceci est entièrement automatisé pour Léo (mais elle aurait sa place bien sûr).
  • Je laisse tracer la ligne du temps à Léo ( et placer toutes les données) car d’une part c’est son choix et sans doute aussi une obligation pour faire cheminer sa réflexion
  • Nous allons insister aussi sur le « geste » pour passer d’une date à une autre , soit de gauche à droite , soit de droite à gauche ce qui nous aidera à trouver l’opération à faire et aussi voir comment se « déplacer » sur cette droite, les relations entre les différents évènements , avant ou après ….. Léo indique ce déplacement à l’écrit par une courbe au-dessus de la ligne
  • Voici une ligne du temps faite par Léo (avant d’utiliser la fiche procédure)

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Passage à la 5ème étape : même travail mais avec des situations dans le temps comprenant plus de données (3 en général) , plus compliquées et avec 2 ou 3 questions au lieu d’une seule

J’ai « pioché » les types de problèmes prêts chez Troublesneurovisuels (niveau 2) pour l’instant. Ensuite, il me semble intéressant , selon les sujets et personnages qui vont être étudiés en histoire , de revenir sur ce sujet ….comme une petite « piqûre de rappel » …. Finalement avec ce travail sur la perception du temps, on travaille aussi simultanément la mobilité, la flexibilité et la réversibilité addition/soustraction…..