dyspraxique ….. vous avez dit dyspraxique ?

ou comment réussir en géométrie quand on est dyspraxique MAIS très motivé par cette « science » ?

La preuve en image : 1er février 2017

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Un devoir maison réalisé en moins de 20 minutes avec l’ application du « bon » (très bon?) élève (mais avec certainement un coût supérieur !) mais surtout un tel plaisir à le réaliser ! Il y a longtemps que je connais la motivation de Léo pour les maths et surtout pour la géométrie (toujours à la main en classe et à la maison mais aussi sur géogébra avec l’ergo sans que le logiciel soit en « concurrence » avec le travail à la main choisi par Léo) et ce désir de perfection …..

Mais en même temps, je revois des « images » lorsque Léo était en CE1 et qu’aucun trait n’était droit, cette règle qui « bougeait » malgré les « picots » ou la « poignée » pour la tenir (d’ailleurs ,pour être comme tout le monde, il ne sortait JAMAIS sa règle avec la grosse poignée, c’était pour la maison), un travail rempli de coups de « gomme » car déjà cet esprit « perfectionniste » qui combattait sa main …..

C’était il y a déjà 5 ans ….. et nous mesurons le chemin parcouru grâce à sa volonté de réussir, sa motivation, son travail …. et aussi grâce à son ergo !

Un seul mot donc : faisons leur confiance , à un moment ou un autre ils nous surprendront ……

Remarque : on pouvait colorier son travail …. Mais Léo sait que le coloriage n’est toujours pas son fort (non pour le choix des couleurs mais pour le geste en lui-même malgré les progrès effectués) Il a donc décidé de le rendre sans le colorier ….

Multiple , divisible, diviseur ? un peu de ménage …..

Le vocabulaire en mathématiques est très souvent lié à des questions d' »inverse », de « flexibilité » bref des relations entre les mots à utiliser dans le bon sens et à savoir manipuler afin de ne pas dire le contraire de ce que l’on a observé ….

Les multiples et diviseurs en sont un exemple « simple » (?) mais qui a demandé pour Léo une petite révision . Nous avons donc repris les jeux Multiwizz utilisés dans différents articles (multiples et diviseurs quelques règles ici , ou encore ) : une petite piqûre de rappel en jouant ….

Nous avons ajouté cette année une petite fiche plastifiée toute simple pour placer, trouver, lire les nombres concernés dans tous les sens avec des phrases correctes :

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à télécharger sous Word vocabulaire

Ajout ce soir d’un petit « détail » visuel qui m’est venu alors qu’on abordait ce travail avec Léo : le « signe diviser » qui « encadre » le diviseur donc voici la nouvelle fiche pour ceux à qui elle conviendrait mieux ! Ainsi quand on part du diviseur (case orange) on le « voit à sa place habituelle …..

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version 2 à télécharger sous Word vocabulaire2

ex : 45 est un multiple de 5 OU 45 est divisible par 5 OU 5 est un diviseur de 45 . On prendra un nombre qu’on placera dans une des cases , il faudra trouver l’autre case , faire toutes les lectures possibles. On n’oubliera pas d’ajouter l’explication (ici car 45 se termine par 5 )

On finira par les mandalas des multiples déjà proposés en CM1 que l’on peut retrouver ici et ce dernier :img20170119_16000852_0053

Comment lutter contre une perception parfois/souvent incomplète en géographie, géométrie …. et dans d’autres domaines …..

Cette dyspraxie visuo-spatiale continue de nous questionner concernant la perception (que ce soit à l’ordinateur ou sur une feuille) et ce dans plusieurs (toutes?) les disciplines.

Voici quelques exemples qui continuent à m’interpeler avec  des essais de « contournement » , notés en couleur sous chaque remarque :

En géographie, au niveau des cartes

  •  difficultés de perception des océans par rapport aux continents , des fleuves par rapport à d’autres codages (style pointillés très fins qui délimitent une région proche des fleuves) , et bien sûr difficultés ( parfois impossibilité ?) à transposer d’un planisphère de taille A3 ou A4 à des dimensions inférieures (voire très inférieures).
  • Proposition « technique » de contournement ( et oui , il faut essayer , chercher, inventer …… et surtout ne jamais baisser les bras ….. plus facile à dire qu’à mettre en œuvre parfois ……) :
  1. choisir un planisphère vierge qui sert toute l’année (en format A4 paysage) aussi bien  en cours, en apprentissage qu’ en évaluation pour limiter la perte de repères qui commencent ( peut-être….) à s’installer. Ce planisphère (à défaut d’être en couleur ce qui serait idéal) doit être contrasté : on doit pouvoir directement percevoir au moins les continents et les océans , et quand c’est nécessaire les fleuves ( rôle premier de la couleur bien sûr)
  2. demander à l’enseignant  de faire remplir la carte par l’AVS ou par l’enfant  (avec beaucoup de risques d’erreurs en ce qui nous concerne) mais surtout lui donner une fiche de travail « exacte » sur clé ou papier  ou sur le manuel ….  Remarque personnelle : finalement , le faire faire à l’élève est une perte de temps, d’énergie et d’attention considérable . Plusieurs autres possibilités : il peut observer par exemple à partir d’une carte « interactive » ce qui se passe ou bien travailler la même carte avec Géogébra (déplacements d’étiquettes) , colorier avec le stylet sous OneNote (si le document est fourni en amont  on gagnera en temps de mémorisation ….. ) MAIS toujours avec le même planisphère de base . Bien sûr lorsqu’il s’agit d’un « zoom » sur une partie du planisphère , essayer de conserver les repères  et surtout ne pas descendre à une dimension inférieure à un 1/2 A4.
  3. lors de la mémorisation , se servir de l’ordre de repérage de l’enfant (même si on a besoin de le guider au départ et surtout d’observer comment il s’y prend), on essaiera de conserver cet ordre ou de l’adapter à la nouvelle recherche sur un planisphère (avec des critères « dictés » par la leçon mais en conservant une certaine cohérence et en s’appuyant sur ce qui est déjà connu / mémorisé)
  4. GARDER EN TETE que c’est un travail très difficile , fatiguant pour ces enfants particulièrement , qu’ils vont y passer beaucoup de temps et d’énergie, énergie qu’ils ne vont pas pouvoir mettre  parfois sur la mémorisation de la leçon et COMPRENDRE leur réaction lorsqu’en évaluation ils se retrouvent avec un planisphère ou une carte différents de leur outil de mémorisation : ils essaient (mais ce n’est pas toujours dans leur capacité) de transposer leurs connaissances mais tout peut basculer très rapidement ….. parfois pour un détail (ou du moins ce qui peut NOUS apparaître comme un détail) ……

En géométrie , codages et organisation dans l’espace

Là aussi , dans un premier temps (et ce jusqu’en CM2 compris) , nous avons dû lutter avec les codages « de base » : segment [AB] , droite (AB) mais aussi droite (d) : changement de graphie (passage en minuscule) qui pouvait amener Léo à coder ensuite, sur sa lancée, un segment [ab] , mélange parenthèses ou crochets ….. : comment lever cette contrainte graphique ? (des pistes dans cet article publié l’an dernier ) . Ceci semble « rentrer dans l’ordre » cette année mais une petite piqûre de rappel est souvent indispensable …..

Cette année, sont apparues les demi-droites . La notion est comprise , mais une première difficulté qu’il a fallu surmonter est le « sens » de cette demi-droite . La lecture [AC ) : demi-droite AC , emmène souvent Léo de C vers A ( peut-être parce que C est le dernier son qu’il entend) et il peut vite faire une erreur pour colorier la demi-droite demandée .

On s’est repéré avec le crochet qui nous donne l’origine de la droite mais il a fallu ajouter le geste et une petite question «  d’où démarre cette droite et où va-t-elle ? »  (un geste d’ailleurs qui va vers l’infini) . On a essayé de réduire cette « impulsivité » par exemple en  demandant de poser le doigt sur l’origine, ici le point A (le départ de la droite) et de la suivre en finissant son geste au-delà du point C. ça a l’air de fonctionner MAIS cela reste « fragile » et dans une figure complexe Léo pourra se tromper (comme « happé » par sa première façon de faire). Là aussi, donnons lui un peu de temps et revenons-y (si le temps le permet car tout avance très vite ……)

En géométrie encore : la reproduction de figure

Nous sommes actuellement sur les cercles et la reproduction de figures qui en contiennent .

Nous travaillons à partir de l’écriture des étapes de construction et avec le plus de précision possible . Néanmoins, parfois un obstacle auquel je n’ai pas du tout pensé perturbe la perception de Léo et là, il n’y a plus qu’à chercher ….. cela demande du temps mais on s’en sort …… Refaire un exercice demande toujours de chercher à comprendre l’erreur (ou du moins d’essayer avant de conclure trop hâtivement ….)

Des exemples en image :

reproduction de 3 figures sur une même page : on a « plié  » pour n’en avoir chaque fois qu’ une seule à observer (détail peut être ? mais utile !)

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Constat : Ce sont 2 triangles rectangles et Léo l’a bien vu mais le 1er triangle est juste, le 2ème : erreur de sommet de l’angle droit : pourquoi ? je n’ai pas de réponse …..

img20170108_08293580_0030 Nous avons repris à la maison pour vérifier comment Léo s’y prenait et je lui ai demandé de décrire la figure qu’il devait reproduire : c’est un triangle rectangle, oui Mais en quel sommet ? Et là, Léo a compris son erreur …..

Donc, un conseil :  code cet angle droit AVANT de reproduire la figure (il n’était pas codé sur la fiche donnée) . En fait c’est cette « procédure » qu’il faut travailler : « Quand j’ai une figure à reproduire, j’observe et j’écris les indices , je code les angles droits, les côtés égaux …..  » . On en revient toujours à réfléchir au « comment je m’y prends? » . Léo a beaucoup progressé sur ce sujet en maths , on doit continuer peut être par ce passage par l’écrit (l’oral ne fixant pas vraiment les choses pour lui). Finalement travail refait en 2 secondes, relativement parfaitement

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Pour la 3ème figure plus complexe : erreur dans les angles droits du carré

img20170108_08305309_0031 Nous avons repris avec une description du travail à faire : les 3 étapes sont écrites puis démarrage ( Finalement je vais réutiliser la fiche méthode donnée à la fin de  l’article sur les programmes de construction ici .)

img20170108_08320801_0032 La difficulté a été le placement de la règle équerre au sommet H où le codage de l’angle droit du rectangle « gênait » la perception de l’angle H du carré d’où cette hésitation pour placer son équerre en utilisant GH (une oblique) alors qu’il était « happé » par la verticale HL (utilisée pour le rectangle) . De même difficulté graphique dans ce contexte pour coder cet angle droit (2 codages qui se chevauchent) .

Même en refaisant ce travail, on peut tout de même observer que lorsque la figure se complique avec des lignes obliques et des « sommets qui s’emboîtent »  par exemple, la « dyspraxie visuo-spatiale » nous rappelle qu’elle est toujours présente et qu’il nous faudra lutter encore pour compenser , que ce n’est pas par manque de travail ni de compréhension et qu’une note parfois n’évaluera qu’une partie de la compétence de l’élève MAIS aussi son handicap ……

Au fait , c’est le premier article de 2017 , commencé il y a bien longtemps ….. Alors bonne année à tous !

 

Retour sur les premiers éléments de géométrie : vocabulaire, codage, définition, propriétés

La géométrie a démarré mi-octobre et nous avons ressorti notre petit carnet de codage/vocabulaire (réalisé en CM2 ici et qui a été le bienvenu en ce début de 6ème pour repartir sur de bonnes bases ….) .

Quelques ajouts pour nous aligner avec le cours et mémoriser les premières définitions et/ou propriétés :

  • au niveau des segments : définition du milieu d’un segment, les extrémités du segment, appartenance ou non à un segment (symbole), noter la longueur d’un segment
  • au niveau des droites : une droite est infinie, par un point (infinité de droites) , par 2 points distincts (une seule droite)

J’ai donc créé une page supplémentaire (n° 4 )et j’ai ensuite collé les éléments aux endroits correspondants. Voici quelques images du carnet maintenant modifié :

img108 img109

à télécharger sous Word (n°4 memo-geom-couv4) [les 3 premières sont ici memo-geom-couv memo-geom-couv2 memo-geom-couv3 ]

le carnet en photo page par page :

p1080676 p1080677 p1080678 p1080679

Il ne nous reste plus qu’à apprendre et s’entraîner !!!!!

 

Gestion de données : passer d’une représentation graphique à une autre

Après avoir réussi (à peu près ou en étant parfois guidé pour ne louper aucune étape) :

  • à lire des tableaux à double entrée , à les compléter, à en construire (ce qui est un peu plus difficile : il faut toujours une colonne de plus et une ligne de plus pour écrire les « titres » , c’est un ajout que j’ai fait dans la fiche méthode car ça coinçait à ce niveau et ça coincera de la même façon à l’ordinateur -qui ne fait que ce qu’on lui demande de faire ! -)
  • à lire un diagramme , le compléter, le construire
  • à lire un graphique cartésien , le compléter, le construire

C’est le passage d’une représentation à l’autre qui nous tend les bras (ou un piège ?? ) .

Quelques conseils :

  1. prendre le temps de lire et comprendre les informations,
  2. de se poser des questions AVANT la lecture des questions de l’exercice ( du type  « que représente le nombre …. ?, où trouves-tu …. )
  3. de retrouver (en général) les 2 paquets
  4. et d’écrire (du moins c’est ce dont Léo a besoin) , de surligner ….

Un exemple en images :

  • énoncé de l’exercice (extrait du cahier d’exercices 2016 I-parcours Maths 6ème)

capture-tout On s’intéresse ici à la question c

capture-quest-samir à partir du tableau suivant

capture-tab-samir

Remarque très importante  que je me suis faite concernant la présentation de cet exercice et qui a posé un problème à Léo : pour répondre aux questions a et b pas de difficultés en se référant au graphique cartésien « performances d’Aurélie » qui se trouve tout au début de l’exercice. MAIS , dans la lancée, après la lecture de la question c , Léo ne « trouvait » pas  dans l’exercice le tableau de données concernant Samir « Mais il est où Samir ? « ?????

Cela m’a interpelée et je me suis dit que finalement on en revient toujours à la nécessité de séparer ces 2 tâches , c’est comme si on était dans 2 énoncés différents. Le problème ne se serait donc pas posé de la même façon si la disposition avait été différente : le graphique des performances d’Aurélie suivi des questions a et b PUIS (une place d’aération du texte) le tableau des données de Samir suivi de la question c .. C’est aussi ça adapter un exercice …. 

  • les étapes en suivant la fiche méthode :

Une fiche méthode à essayer : « Passer d’un tableau à double entrée à un diagramme en bâtons ou un graphique cartésien »

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à télécharger sous Word modifiable fiche-methode-2-passer-dun-tableau-a-diagramme-batons

Quelques images :

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et le graphique terminé :

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Rappel : fiche méthode 1 (dans l’article Gestion de données : accompagner la construction d’un tableau à double entrée) construire un tableau à double entrée modifiée

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à télécharger sous Word (modifiable) fiche-methode-1construire-un-tableau

Il ne nous reste plus qu’à s’entraîner !

 

 

Une astuce en anglais pour les nombres …. ou quand les maths s’en mêlent (….ou s’emmêlent ? )

Les nombres jusqu’à 20 sont connus .

Nous avons la 1ère liste de 0 à 12 , puis la famille des « teen » et celle des « ty » pour les dizaines à partir de 20. C’est comme ça que Léo les a mémorisés en CM2 ( Nous avions utilisé les astuces de Miss T ….. thank you !- d’autres exercices sur les nombres ici ) jusqu’à 100 .

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Pour les nombres au-dessus de 20 (de 21 à 99), nous avons bien observé comment  ça marchait car, parfois dans la vitesse et « trompé » par sa mémoire (lorsqu’il dissocie le visuel de l’auditif) , le nombre 25 pouvait devenir  « two five » .

  • On revient donc à la verbalisation et décomposition du nombre :  vingt cinq c’est 20 et 5 donc twenty – five
  • et on ajoute un tiret entre les deux .
  • pour aider à ce repérage, nous avons repris les couleurs utilisées en maths : rouge pour les dizaines (en somme le rouge des dizaines est associé au « ty »)

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Pour les nombres de 100 à 999, même démarche

  • la centaine s’écrit en vert
  • et on écrit le mot and juste avant d’indiquer les dizaines ( on a même tracé un petit trait rouge juste avant le chiffre des dizaines)

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Pour les nombres au-dessus de 1 000, on utilise tout ce qui a été fait ci-dessus

  • le chiffre des milliers en bleu
  • on écrit le nombre de milliers puis celui des centaines
  • et on écrit le mot and (comme indiqué ci-dessus) et enfin le bloc dizaines unités

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Toute cette démarche a permis de mémoriser facilement , il reste encore à « réviser » mais le support couleur n’a servi qu’à comprendre le fonctionnement de la formation et de l’écriture des nombres en anglais , étape indispensable pour Léo AVANT d’attaquer la mémorisation . Comme d’habitude , on voit là encore un fonctionnement différent, qui demande plus de temps certes mais qui s’appuie sur sa logique .Bien entendu ce support disparaît lors des différents exercices en classe ou à la maison , nous y reviendrons tant que cela sera nécessaire à la maison . Il ne reste plus qu’à s’entraîner …. en jouant si possible !!!!

La fiche complète ici ou à télécharger (modifiable sous Word)numbers-apres-20

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Gestion de données : accompagner la construction d’ un tableau à double entrée

La lecture de tableaux (qui avait été longtemps une difficulté « spatiale » pour Léo avec ses troubles du regard) fonctionne relativement bien , voire sans adaptation [même si c’est généralement plus coûteux attentionnellement  mais bon ….. difficile de faire comprendre toutes ces petites (et pourtant pas si petites pour un enfant dyspraxique ….) choses …..].

Par contre, la construction de tableaux reste encore un travail pour lequel Léo a besoin d’être guidé , d’autant plus qu’il ne souhaite toujours pas prendre son ordinateur pour les exercices de Maths .

Quelle procédure mettre en place pour compenser les différents obstacles ?

Après avoir regardé différentes propositions de méthodologie pour construire un tableau sur différentes sites (pédagogie SVT Lorraine, Académie de Lyon …. ), j’ai construis une fiche que j’essaierai dès demain avec Léo .

En la plastifiant, il pourra préparer la construction de son tableau :

  •  dans un ordre précis,
  • en cochant chacune des étapes afin de les automatiser
  • et en écrivant les informations après l’analyse des données de l’énoncé .

C’est là la difficulté et non celle de remplir les cases (même s’il y a quelques calculs intermédiaires – la calculatrice étant la bienvenue tout de même pour ne pas s’éloigner de la tâche demandée qui nécessite toute son attention- ).

Il me semble qu’il serait quand même souhaitable de reprendre cette méthode avec l’ordinateur même si on continue de lui laisser le choix en Maths pour voir s’il gagnerait en vitesse tout en produisant un travail encore « meilleur » à la vue et moins consommateur d’énergie . Nous en parlerons avec l’ergo cette semaine .

fiche méthode (modifiée en bas de page)

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 fiche modifiée le 20/09

à télécharger sous Word (modifiable) fiche-methode-1construire-un-tableau

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Maths et Histoire , espace et temps, dates ? durée ou âge ?

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Les problèmes de situations dans le temps, de dates , de durée, d’âge restent encore pour Léo un obstacle  à franchir , une espèce de méli-mélo avec des fils difficiles à démêler … Nous sommes  à la recherche d’un outil « efficace » …… on va donc reprendre cette notion afin de cerner de plus près sa procédure et ce qui pose question ??? [Sans ignorer qu’on est bien sûr au coeur du « handicap » …. ]

Nous allons revoir ce sujet en 5 étapes : 4 étapes d’abord pour cerner 4 questions puis une dernière étape où on « mixera » les questions , mais

AVANT de commencer, nous allons prendre le problème à l’envers : c’est-à-dire s’interroger sur « que peut-on calculer avec les données que l’on a? »

  • Exemple de textes (ou problèmes, possibilité de présenter sous forme de tableau ou ligne du temps ….) présentés sur une étiquette (que l’on pourra déplacer):
  1. Louis XIV est né en 1638 et mort en 1715. Que peux-tu calculer ? Faire écrire ( ou écrire)  la question et la mettre de côté [ accepter les questions pour lesquelles la réponse est dans le texte en faisant préciser que , pour ces questions, aucun calcul n’est nécessaire] 
  2. Louis XIV est mort à l’âge de 77 ans  en 1715 .
  3. Louis XIV est né en 1638 . Il est devenu roi en 1643 .
  4. Louis XIV est devenu roi en 1643 . Il avait alors 5 ans .
  5. Louis XIV est né en 1638. Il a vécu 77 ans .
  6. Louis XIV a régné de 1643 jusqu’à sa mort en 1715.
  • Mélanger ensuite les questions (seulement celles qui demandent un calcul) ,
  • tirer un texte et faire associer la question
  • faire trouver la réponse .
  • Remarques : Léo utilise directement une ligne du temps qu’il trace : je lui ai fait ajouter 0 an au-dessus de l’année de naissance (idée trouvée chez Troublesneurovisuels et qui me semble très intéressante, nous en avions déjà parlé avec Léo lors de la fabrication de sa ligne du temps : naissance à 0 mois ou 0 an ), j’ai aussi demandé de mettre les années au-dessous de la ligne et les âges au-dessusLéo écrit aussi et mort.

textes et modèle de frise à télécharger sous Word textes pour méthode et frise

Les 4 premières étapes :  4 types de questions

Documents utilisés : des petits problèmes trouvés chez le petitroi ici et chez Troublesneurovisuels  que j’ai ensuite « adaptés » à ce que je voulais travailler , avec, dans un premier temps, une seule question.

  1. Combien de temps (ou d’années) a vécu ce personnage ?
  2. En quelle année ce personnage est-il mort ?
  3. En quelle année ce personnage est-il né ?
  4. A quelle date (en quelle année) a eu lieu un évènement (de la vie de ce personnage) ?

Voici la « marche » que j’ai suivie pour ces 4 types de questions . Nous avons ensuite refait un problème en changeant le personnage et ceci dans chaque type de questions .

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à télécharger sous Word Fiches methodes année, ans, date ( avec un 2ème problème du même type)

J’en ai déduit une « procédure » , des étapes qui fonctionnent dans tous (ou presque) les cas de figures . Elle fera partie de son outil « Histoire » ou « Maths » …..  , nous l’essaierons la semaine prochaine :

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à télécharger sous Word fiche methode situation dans le temps

Remarques :

  • Je ne note pas une place pour la phrase réponse car ceci est entièrement automatisé pour Léo (mais elle aurait sa place bien sûr).
  • Je laisse tracer la ligne du temps à Léo ( et placer toutes les données) car d’une part c’est son choix et sans doute aussi une obligation pour faire cheminer sa réflexion
  • Nous allons insister aussi sur le « geste » pour passer d’une date à une autre , soit de gauche à droite , soit de droite à gauche ce qui nous aidera à trouver l’opération à faire et aussi voir comment se « déplacer » sur cette droite, les relations entre les différents évènements , avant ou après ….. Léo indique ce déplacement à l’écrit par une courbe au-dessus de la ligne
  • Voici une ligne du temps faite par Léo (avant d’utiliser la fiche procédure)

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Passage à la 5ème étape : même travail mais avec des situations dans le temps comprenant plus de données (3 en général) , plus compliquées et avec 2 ou 3 questions au lieu d’une seule

J’ai « pioché » les types de problèmes prêts chez Troublesneurovisuels (niveau 2) pour l’instant. Ensuite, il me semble intéressant , selon les sujets et personnages qui vont être étudiés en histoire , de revenir sur ce sujet ….comme une petite « piqûre de rappel » …. Finalement avec ce travail sur la perception du temps, on travaille aussi simultanément la mobilité, la flexibilité et la réversibilité addition/soustraction…..

Préparer l’entrée en 6ème : quels outils en maths ? français ? et ailleurs ?

Je profite des vacances pour préparer principalement 2 outils un en Maths, l’autre en français et commencer ( ou surtout ranger) des fiches méthodes en Histoire/Géo.

But : avoir à disposition (si les profs l’acceptent ….) un genre de mémo et/ou plutôt de procédures qui fonctionnent avec Léo . Une fois les documents prêts , je les testerai avec Léo au mois d’Août pour en faire une version « définitive » même si elle reste incomplète et provisoire , modifiable bien sûr .

L’objectif aussi est de rendre Léo totalement autonome avec ses outils, qu’il soit par exemple en mesure de se poser des questions AVANT de commencer un travail (Exemple en Maths : Je reconnais que c’est un problème de mesures de longueurs , attention je vérifie si les mesures sont ou non dans la même unité …. ou plus simplement prendre les gabarits pour certaines opérations …… . Nous essaierons de nous entraîner à partir d’un type de problème par jour .)

L’outil (au niveau matériel) :

  • pour les Maths un porte-vues Viquel maxi Géode A4 (idée piochée sur un groupe de discussion) qui tient parfaitement bien plié en 2 , dont les pochettes sont repositionnables facilement et s’ouvrent du coin (en haut et à gauche ce qui facilite le rangement mais il vaut mieux y mettre des fiches A4 car cela évite qu’elles ne glissent)
  • idem pour le français .
  • pour l’histoire : (pour l’instant matériel qui restera à la maison, nous verrons comment il peut être utilisé en classe : les fiches méthodes pourraient alors faire partie du porte-vues de français) : un casier avec les fiches méthodes plastifiées, des exemples faits et classés dans un porte-vues ordinaire, les fiches de vocabulaire, les frises historiques et cartes [déjà faites en primaire]
  • idem pour la géographie
  • à voir pour les sciences ……

en MATHS

  • Par rapport aux chapitres au programme de 6ème et selon les notions vues en CM2
  • Fiches plastifiées ou non selon l’utilisation « prévisible »

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  1. Numération :
  • tableaux de numération (grands nombres, nombres décimaux),
  • méthode : passage de l’écriture décimale à l’écriture fractionnaire et le contraire, calculer une fraction d’un nombre,
  • gabarits d’opérations posées (multiplication, additions et soustractions de décimaux, division )

      2.  Problèmes : procédure générale (à la maison : classeur de problèmes résolus à poursuivre), problème à 1 transformation, une fiche « vocabulaire » (correspondance : addition / somme, multiplication / produit …..) que l’on complète au fur et à mesure

      3.  Mesures  (et problèmes de mesures) :

Mesures 1 :

  • tableaux de conversion longueur, capacités, masse
  • méthode : pour les problèmes et opérations sur les mesures
  • la monnaie : tableau et quelques rappels

Mesures 2 : heure et durées

  • rappel des unités de mesure du temps
  • conversion d’h / min / s / jour (tableau type proportionnalité)
  • addition d’heures (problèmes)
  • schéma pour calculs de durée (problèmes)

Mesures 3 : périmètres / aires (tableau de conversion non utilisé à ce jour)

     4.  Géométrie  :

Géométrie 1 :

  • vocabulaire, codage [ un carnet Sesamath 6ème adapté téléchargeable ici, (trouvé chez Troubles neurovisuels) me semble très utile , à avoir sous la main à la maison, consultable aussi en ligne à partir du sommaire] ,
  • méthodologie : le milieu d’un segment, reproduction de figures , différents programmes de construction (triangle rectangle ou triangle dont on connaît la longueur des 3 côtés / les droites parallèles ou perpendiculaires (les tracer, les reconnaître) / le symétrique d’une figure sans quadrillage )

Géométrie 2 :

  •  les quadrilatères,
  • les triangles,
  • le cercle

en Français

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  1. en expression écrite : des cartes mentales à retrouver dans l’article suivant « 6 cartes … pour écrire à toutes les sauces (ou presque) » ou dans la rubrique « Cartes pour Expression écrite » (cartes n° 12 à 16) :
  •  le soleil de mes idées (illustration dans l’article « un plan en carte mentale »),
  • donner son avis (avec fiche « arguments pour ou contre »),
  • écrire un compte-rendu,
  • écrire un récit ou « je raconte »
  • lire une image (carte qui nous sert en français mais aussi dans les autres matières comme ci-dessous : lire un paysage, lire et étudier un texte en histoire ….)

sans oublier le paquet de post-it à disposition …… pour respecter le fonctionnement de Léo

      2. en orthographe : relire sa dictée (même si nous n’avons pas encore trouvé ce qui convient réellement à Léo …. à revoir donc )

      3.  en grammaire : nature / fonction , les pronoms, le Nom et ses expansions, phrase simple/ complexe

4. en lecture : carte « Lire un roman »

      5. en conjugaison : une carte mentale de chacun des temps étudiés à ce jour , distinction temps simples et temps composés

6. en vocabulaire : rappel de quelques termes ( connecteurs de temps, homonymes, synonymes, mot générique, préfixe, suffixe, radical, champ lexical…) en une seule carte mentale

Remarque : nous verrons cet outil de français de plus près : il sera peut être uniquement composé de la partie expression écrite , la carte de lecture, la fiche de « relecture » , toutes les autres notions se trouvant dans le porte-clés mémo Français …. à réfléchir donc …. avant de proposer à l’enseignant …..

en Histoire / Géographie

  1. Lire une image (exemple : un paysage) : voir  l’article « Lire une image en géographie » et carte ci-dessous :

lire une image géographie un paysageF

  1. un document « méthode » en histoire à partir d’un exemple : « lire et étudier un texte  » je me suis fortement inspirée d’un document très bien fait « Mon guide au collège » (des méthodes en histoire, géographie,éducation civique … pour tous) téléchargeable ici : voilà ce que cela a donné avec un texte (j’ai repris l’exemple donné) :

sylvia497 sylvia498

3. en s’inspirant de cette « méthode », voilà ce que cela a donné avec une image :

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(téléchargement possible : Etats généraux (et serment du Jeu de Paume) images )

Ce sont des exemples et on pourra utiliser la carte « lire une image » , nous verrons en septembre comment l’enseignant abordera ce côté « méthodologie » et il sera encore temps de préparer une nouvelle carte mentale pour l’histoire .

4. Fiches de vocabulaire en histoire (travail commencé ici puis , encore ici et …. et qui sera poursuivi) . Nous verrons quand cela sera nécessaire de réaliser des fiches de vocabulaire de ce type en géographie et/ou sciences …. [Le vocabulaire étant un point toujours aussi important à travailler pour Léo]

5. Des méthodes (encore à revoir et/ou construire) en lien avec les mathématiques : par exemple le calcul de durée (d’un règne, d’un évènement) , ……des aides très intéressantes chez lepetitroi ici (un petit dossier pour s’entraîner avec le travail sur les heures et les durées en Maths ….)

Il reste encore de nombreuses questions :

  • accord ou non des enseignants ? quand pourrons nous en discuter ? et comment fonctionner avant ce rendez-vous ?
  • nombre d’outils trop important en Français ou en Maths  : transport des outils au fur et à mesure de l’avancement des notions ? Fiches constantes à déterminer si possible …
  • Nous travaillons avec une idée en tête : faire prendre conscience à Léo qu’il va devoir prendre des décisions rapides en classe pour être efficace avec ses outils, qu’il « a le droit » de les utiliser (et ça, c’est pas gagné!) et que, malgré son désir de toujours faire comme les autres, le rythme allant s’accélérer, ses choix vont être importants ….

 

 

Les maths en 6ème : nouveau programme 2016 chez Génération 5 dans la collection i-Parcours

Nous avons reçu très récemment le nouveau manuel de Maths de la collection i-Parcours pour la classe de 6ème édité par Génération 5. Un manuel de cycle 3 avec son environnement numérique . Déjà on a travaillé sur des problèmes avec des nombres décimaux….. histoire de voir ce que cela donnait !

manuel_iparcours_maths6eme Manuel iParcours Cycle 3 – Maths (6ème)

Manuel Maths 6ème, cycle 3, collection i-Parcours, nouveau programme 2016

Tout d’abord, pour présenter cet ouvrage, j’ai commencé par la fin : le lexique (avec l’essentiel des notions) et le formulaire .

  1. Le lexique donne des définitions (exemple celle de l’hypoténuse dans un triangle rectangle) mais aussi des « explications » : comme faire une figure à « main levée », à « vraie grandeur » ou « intercaler » ou bien « convertir » …. Bref , ces mots sur lesquels on ne revient peut-être pas assez souvent, pensant qu’ils font partie du lexique « mathématique » de l’élève ……
  2. Le formulaire , dernière page de l’ouvrage , comporte 5 parties : tableau de numération, préfixes, notations en géométrie, périmètres, aires, volumes et patrons : le minimum à avoir dans ses « outils mathématiques » sans doute

Le sommaire rappelle celui des cahiers d’exercices i-Parcours

On retrouve donc les 4 grandes parties : nombres et calcul, gestion de données, géométrie et grandeurs et mesures avec des chapitres identiques à ceux du cahier( présenté ici )

Les rubriques de chaque chapitre

Chaque chapitre est construit de la même façon , comme illustrée dans cette carte mentale avec de nombreux problèmes à résoudre , dans la continuité du CM2 , des exercices variés permettant à chacun d’avancer à son rythme :

manuel 6ème i-parcours MATHS rubriques de chaque chapitre

Un livre agréable, tout en couleur, clair, avec des personnages amusants qui présentent chaque chapitre (bravo aux illustrateurs !) et , si en plus, on peut éviter de le transporter à chaque cours grâce à la version numérique …..

Voici notre première utilisation la semaine dernière pour préparer une évaluation sur les opérations avec des nombres décimaux : la résolution de problèmes page 63 : un QCM (sauf que ….. Léo n’avait pas noté que les problèmes portaient sur …. les durées ….. d’où la cata à l’évaluation ….. ce n’est pas grave, ce n’est pas du temps perdu !! on reprendra les durées …. pendant les vacances ) .

Plusieurs possibilités :

  • un travail directement à partir du livre

qcm n°39

  • Mais pour limiter la quantité de données de la page, on a utilisé la version numérique : sur le manuel numérique en ligne , on a pris le même exercice et, avec l’outil « capture » nous l’avons mis sous OneNote : là, un seul exercice à l’écran, réponse avec le stylet ou au clavier directement ….. DONC plusieurs atouts : on peut sélectionner l’exercice voulu et en plus, on allège le poids du cartable …….
  • D’autres atouts de ce manuel numérique : des aides animées , des exercices interactifs (QCM pour se préparer au test et voir où on en est, activités sur tableur …) et le lexique et les formulaires toujours à disposition

Rappel : Nous avions déjà parlé des cahiers de Maths 6ème (CM1 et CM2 également)de cette collection i-Parcours ici et un nouveau cahier 2016 Maths 6ème sera disponible en septembre .Une collection très complète qui , pour le cycle 3 , tisse des liens entre les 3 niveaux concernés (CM1 , CM2 et 6ème)