Encore des angles, des mesures et une perception qui peut être parfaite … ou non ….. Et si on jouait avec les angles ?

Encore des « surprises » avec ces angles ….. Même si parfois cela est très simple pour Léo, à d’autres moments , « quelque chose » entrave sa perception. Comment compenser ? Plusieurs pistes …..

Une question de vocabulaire et de méthode

On revient à la base de la leçon (que l’on revoit en ce moment systématiquement pour chaque cours) :

  • reconnaître les angles
  • savoir les nommer (souvent plusieurs choix)
  • ne pas oublier leur codage écrit (le chapeau)
  • connaître de façon précise le vocabulaire lié aux angles
  • repérer le sommet ( soit pour le trouver sur une figure : sa lettre est toujours au milieu de son « nom » , soit pour le nommer)
  • reconnaître un angle droit ( 90 °), aigu, obtus, plat (180°) et nul (0°)
  • révision quotidienne avec une petite fiche de ce type :

Mesurer un angle

Cela a été très vite compris et semble « automatisé » avec l’utilisation du rapporteur d’ALEPH . (Moi qui suis une « matheuse » , je me demande pourquoi tous les collégiens n’ont pas cet outil , au même titre que la règle-équerre [réquerre] d’ailleurs …. Je les trouve d’une telle simplicité à utiliser )

  • Si nécessaire , on rappelle : « Où poses-tu le repère ?  » sur le sommet et « es-tu dans le bon sens ?  » Sinon , on tourne le rapporteur de l’autre côté , on suit donc les flèches qui « accompagnent » notre regard ou un geste
  • On peut aussi se questionner sur la mesure de l’angle avant de commencer : « Cet angle, penses-tu qu’il est droit ? plus grand que l’angle droit? plus petit que l’angle droit ? ….. »
  • S’il y a plusieurs angles (notamment issus d’un même sommet) , c’est là que ça se complique et qu’il faut redoubler d’attention . L’utilisation de la couleur est un bon appui
  • Penser à rallonger les côtés pour une meilleure lecture

Tracer un angle

Un peu d’ordre là aussi :

  1. Je repère le « sommet » de l’angle
  2. Je trace un côté de l’angle , j’indique le nom du sommet et de la 1/2 droite (le côté de l’angle)
  3. Je place le repère du rapporteur sur le sommet , je vérifie que le côté est bien sur le 0°
  4. Je trace un petit trait à la bonne mesure
  5. Je trace le 2ème côté et je le nomme

Reproduire des figures (triangles ou losanges en vraie grandeur) : rapporteur, règle, compas parfois

Là aussi , trouver la « procédure » , la marche à suivre qui convient : exemple pour tracer un triangle dont on connaît la mesure d’un côté et des 2 angles

  1. J’observe la figure
  2. Je trace le côté connu, je le nomme
  3. Je place le rapporteur sur le sommet du 1er angle , je mesure l’angle, je trace
  4. De même pour le 2ème angle
  5. Les 2 côtés ainsi tracés se coupent et on obtient le triangle demandé

S’il s’agit d’un losange , on utilisera le compas aussi

Des calculs « simples » avec les angles

Oui mais à condition que la perception de l’enfant soit exacte ….. Comment s’y prendre là aussi ?

Nous sommes passés par les ciseaux … Encore faut-il voir / percevoir en premier le « tout » pour voir (et donc calculer) une « partie » . Nous avons découpé pour « enlever » l’angle de 40° de l’angle plat de 180°.

Une démarche possible où on écrit tout :

  • L’angle AOB est un angle plat . AOB = 180°
  • AOB= AOC + COB
  • 180° = AOC + 40°
  • AOC = 180 – 40 = 140°

Même démarche pour un angle de 90° :

  • EDF est un angle droit . EDF = 90°
  • EDF = EDG + GDF
  • 90 = EDG + 30
  • EDG = 90 – 30 = 60°

C’est à mon avis une démarche à retravailler pour Léo , surtout dans la perception du tout .Il me semble que pour automatiser cette démarche, le passage par « l’écrit » lui rend service . Ne pas hésiter aussi à varier la place de l’angle à chercher (côté droit ou côté gauche) …. puis à faire ce travail avec des mesures dont l’unité n’est pas 0….

Nous allons faire une sorte de « collection » pour s’entraîner à des repérages plus rapides (un angle plat c’est aussi 2 angles droits ….) avec des cartes de ce type , sous forme de jeux sur les angles (complémentaires ou supplémentaires, ou simplement des additions d’angles : ciseaux à prévoir ?) :

   

à télécharger sous Word fichier calculs d angles

Il ne reste qu’à trouver du temps et à travailler ceci aussi avec l’ergo pour toujours se concentrer sur  cette perception ……

Remarque personnelle : dans les manuels, les figures sont parfois faites « à main levée » pour la recherche des angles : actuellement il me semble qu’il est nécessaire de fixer la démarche de recherche avec des figures au tracé « parfait » ….. car c’est une difficulté supplémentaire qui s’ajoute …..

 

Sur la route des périmètres : quelques outils

Même si la petite fourmi utilisée les années précédentes ne semble plus indispensable pour percevoir le périmètre d’une figure, nous avons besoin de temps pour arriver à nous passer des fiches « formules » de périmètres « classiques »

Mémoriser les « formules »

Il nous est encore nécessaire de lutter comme une certaine « impulsivité » du périmètre du carré qui arrive toujours en tête …. donc , on reprend tranquillement …

On a mis ensemble le carré et le losange, on a vu le « tri » de triangle quand on parlait de triangle équilatéral et pour le rectangle ce sont les mots « longueurs et largeurs » qui y sont associés dans les exercices. Le cercle est à part : 2 formules selon si on connaît le rayon ou le diamètre mais  nous regarderons aussi de près le demi-cercle ( manipulation aussi pour bien intégrer cette figure dans l’espace [« penchée » , « horizontale, verticale » …]). Donc déjà tout un programme pour mémoriser efficacement et sur la durée …. quelque chose qui peut apparaître simple et peu coûteux ….

Voici la fiche d’aide à la mémorisation :

à télécharger sous Word Formules de calcul de périmètres

Utiliser les formules

Dans les exercices , on peut faire surligner et/ou verbaliser :

  • Que te demande -t-on ?
  • Quelle image vois-tu dans ta tête pour cette figure ? ( un rectangle, ton bureau, ….)
  • Ecris maintenant la formule pour calculer le périmètre
  • Attention : une question à se poser : les mesures sont-elles dans la même unité ? (plusieurs possibilités : utilisation du tableau de conversion des mesures de longueurs plastifié ou du ruban Word du cartable fantastique ou tracer son tableau sur une feuille à la main (On peut dire que Léo en est à ce niveau [ ce qui est une grande victoire] MAIS cela reste plus coûteux en énergie, plus long avec des risques d’erreurs et surtout de fatigue qui risque de le pénaliser sur la longueur d’une évaluation ou sur le moment de la journée où elle est faite)

Une petite fiche méthode :

à télécharger sous Word methode adaptée

pour rappel : le tableau de conversion des mesures de longueurs plastifié

trouver le périmètre d’une  figure composée

Là aussi , une question de méthode avant tout : décomposer la figure et écrire ce que l’on observe . Ensuite seulement, on démarre les calculs.

Nous avons aussi « manipulé » , « construit » , « surligné » les différentes parties du périmètre …. notamment avec les figures qui ont des demi-cercles …..

Remarque personnelle : Il me semble que là une fiche-guide « à trous » aurait été nécessaire pendant quelque temps car c’est assez long à écrire et on fait appel à plusieurs formules …. qui peuvent à un moment « le perdre »

une  fiche-méthode (réalisée à partir du cours) [qui pourrait facilement être modifiée en fiche-guide] :

à télécharger sous Word (dessin à ajouter) : Formules de calcul de périmètres

Trouver la longueur d’un côté d’une figure quand on connaît son périmètre (pour l’instant sur les figures suivantes :  carré, losange, triangle équilatéral)

Là aussi , une question de méthode. Nous avons repris « la recherche du 1 » quand on connaît le tout avec le « geste d’œillère » (lié à la division : recherche de la valeur d’une part) .On ne doit « regarder, zoomer » qu’une mesure, celle d’un côté alors qu’il y a un certain nombre de côtés (égaux).

Voici la fiche méthode que nous avons utilisée :

à télécharger sous Word Fiche méthode calculer un cote avec P connu

OUPS une petite erreur de calcul …. Merci Sandy ! (c’est corrigé dans la fiche à télécharger sous Word)

Il reste encore cette partie à travailler , et toujours prendre le temps au départ en se questionnant : Qu’est-ce que je cherche ? Qu’est-ce que je connais ? Et c’est seulement quand j’ai ces réponses que je peux démarrer …..

Heure et nombres en anglais : une question de méthode ? quelques réflexions …..

En faisant réviser Léo sur les heures et les nombres en anglais et en observant ce qui était parfois difficile , j’ai essayé de trouver une astuce ( une méthode?) sur laquelle il peut s’appuyer .

pour les heures

Voici les documents que j’avais préparés au premier trimestre :

  ( on a beaucoup manipulé cette horloge  et on s’en sert à chaque révision !)

Léo a très bien compris le système des heures en anglais . Mais en français , il ne les dit pas avec « les moins » ( il ne dit pas 6h -25 mais 5h35 ) . Il a donc fallu travailler sur l’heure en anglais (il y a déjà pas mal de temps , au 1er trimestre) en tenant compte de cette difficulté (ou du moins de cette particularité…..) .

Une astuce « méthodologique » :

  • tout d’abord l’anglais s’occupe des minutes donc on colorie la « grande aiguille » en bleue (comme cela avait été fait pour l’heure en français) et c’est celle que l’on observe en premier . [o’clock : associé au geste vers le chiffre 12, quarter past et to sont compris, half past aussi …]
  • on s’occupe ensuite  des heures indiquées par la petite aiguille coloriée en rouge qui sont les chiffres du cadran.
  • Voici la fiche « méthode » en 3 étapes que l’on va conserver et qu’on réutilisera sûrement pour « revoir, relancer, corriger si nécessaire » : dans un exercice, on commencera toujours par colorier les 2 aiguilles

pour les nombres

Les nombres en anglais sont bien assimilés mais il subsiste un « doute » quand il s’agit d’écrire de grands nombres (avec des milliers car nous n’en sommes pas aux millions) . Là aussi , on est parti sur une astuce visuelle en traçant un trait au niveau des milliers (dans l’espace) . J’ai remarqué que Léo n’avait pas envie de tracer ce trait mais j’ai insisté pour qu’au moins, sans le tracer, il fasse une démarche « mentale » . D’autant plus que sa relation avec « le nombre » n’a jamais été bien simple ( encore un « cadeau » de la dyspraxie!) .

(Vous pouvez voir aussi l’article fait en début d’année « une astuce pour les nombres en anglais »)


Remarque : malgré cela, la « dyspraxie » nous rappelle à l’ordre car ,même si ces notions sont parfaitement comprises et  « automatisées », il subsiste une nécessité de contrôle permanent de l’enfant (une « lutte »  qui est très consommatrice d’énergie et d’attention pour le dyspraxique).           

Par exemple , un moment d' »inattention » (dira-t-on, pensera-t-on ….????) et ça bascule [ le 49 : « forty-nine » peut à un moment devenir four nine OU « twenty past six » peut se transformer en twenty past half  OU bien encore, au niveau de l’orthographe, le « hundred » parfaitement orthographié plusieurs fois et d’un coup oubli du « d » final (ou thousand, oubli du « h »)et puis vite être corrigé ….

MAIS parfois dans la « lancée » et « pressé » par la tâche suivante (plus complexe par exemple), par la fatigue ou le stress , Léo aura besoin d’une relecture pour voir son erreur : il est persuadé d’avoir écrit juste. Or, la relecture, non dirigée , est souvent oubliée …. et certainement coûteuse aussi…. et ceci d’autant plus que le travail sera réalisé à la main . Même si cela ne résout pas tout ( la dyspraxie reste « coriace » ) , le fait d’écrire à l’ordinateur est moins fatigant et libère ainsi de l' »attention » , facilite un retour visuel  accompagné souvent d’une correction immédiate …..

les 5 W en anglais ….. qui posent question …..

Après avoir joué avec notre boîte à questions (voir article ici), en manipulant les cartes, des tas de remarques apparaissent . Ainsi , en images :

1ère question tirée par Léo : demander ce que tu aimes .Il la fabrique avec les cartes : « What do you like ? »

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Avec le dé, il tombe sur « change ce que tu veux » :  il change le « do » en « does » et obtient : « What does you like ? »

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Mais quelque chose ne va pas … Changement de la carte sujet , là ça marche ! avec explication …. un petit entraînement quotidien me semble intéressant pour manipuler la langue , réfléchir, observer ce qui se passe….. tout en jouant ….

Une synthèse (incomplète sans doute mais qui permet de visualiser rapidement l’utilisation des mots interrogatifs) en carte mentale sur les WH questions ( je pense qu’elle nous sera utile pour quelques années ….. et elle est « volontairement » simple ….); Rappel des couleurs déjà utilisées : mot interrogatif , auxiliaire en vert, sujet en bleu, verbe en rouge

wh-questions-f

Il nous faudra encore quelque temps pour tout assimiler et surtout y revenir fréquemment …. on est sur le bon chemin …..

 

Poser des questions en anglais …. quand la 3ème personne s’en mêle (s’emmêle ?)

Poser des questions en anglais , ce n’est déjà pas si simple quand il faut déjà choisir « be », « have got », « can » …. puis s’ajoute le « do » et là ….. la 3ème personne s’invite avec son « does » ….. sans que le fameux « s » du verbe à la 3ème personne (au présent simple) ne soit réellement acquis …… C’est là , pour Léo, que tout s’emmêle ….. et qu’il ne retrouve plus ses repères …. Un peu de ménage s’avère nécessaire …..

Nous repartons donc sur un essai de clarification « de type grammatical » …

d’abord , une reprise de la conjugaison au présent simple à partir de like, love, don’t like, hate

petite synthèse en carte mentale n°1 ( les questions sont indiquées pour les revoir en même temps, formuler des réponses affirmatives ou négatives ….) [ je suis partie de la carte de Troublesneurovisuels ici , on trouve d’ailleurs plein d’autres idées sur l’anglais et autres disciplines – une mine!- ]

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Un autre tableau de conjugaison plus simple (trouvé dans le livre « L’anglais pour les dyslexiques« , p 92, d’autres astuces très intéressantes dans cet ouvrage …..) :

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Puis, plus précisément , comment fonctionnent les phrases au présent simple (aux formes affirmative, négative et interrogative )

Là , j’ai utilisé le même site de Troublesneurovisuels et celui de Natacha Gousserey-Bénard ( à consulter car plein d’astuces … pour tous finalement )

Schéma(s) de construction de phrases au présent simple : (j’ai utilisé le travail déjà proposé avec de petits ajouts)

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finalement un exemple de 2 tableaux récapitulatifs pour poser des questions au présent simple sans oublier la  mémorisation de l’ordre des différents termes avec l’aide des couleurs

  1. poser une question (en image tableau avec be et have got)
  2. poser une WH question (what, how well, how much)

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Tableaux : à télécharger sous Word questions-tableau-1  questions-tableau-3

et des (jeux de ) cartes maison (c ‘est peut être par là que j’aurais dû commencer !)

  • Fabrication de cartes plastifiées :

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  • Reprise de l’ordre des termes (comme dans les tableaux ci-dessus) : on peut d’ailleurs travailler les « yes-no questions » comme les « WH questions ».Nous garderons sous les yeux ce schéma tant que ce sera nécessaire (du moins à la maison ….)

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  • écriture de phrases :

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reprise des cartes « je dis, je demande, je réponds » et préparation d’une boîte à questions

Nous avons continué les cartes « je dis, je demande, je réponds » présentées ici ou  .En voici d’autres (en lien avec ce qui est étudié en classe) :

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Certaines sont découpées et utilisées avec la boîte à questions : jeu dont  on inventera la(les)  règle(s) : par exemple : Je tire une carte , trouver sa forme (affirmative, négative, interrogative ) … Si on tire une phrase interrogative , on doit inventer la réponse par exemple (courte ou complète….,), changer le sujet ,changer le verbe , trouver les cartes qui vont ensemble (et justifier son choix car plusieurs possibilités …. Histoire de travailler là aussi la flexibilité ……

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Remarques :

  1. « la boîte à questions » :  une activité que nous allons essayer de mettre en pratique pendant les prochaines vacances… J’ai essayé de préparer une boîte qui donne envie de jouer !!!!! peut être un dé qui donnera l’action à effectuer aussi … dans un second temps …. à suivre donc …. voici le « prototype  » en images , plus qu’à essayer …

– la boîte avec son dé (une boite de dragées recouverte )

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– d’ autres faces de la boîte (images prises chez Stylo rouge et crayon gris)

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2. beaucoup de choses sont présentées ici , certaines se recoupent, on verra à l’usage ce qui convient le mieux [et ce sera sûrement différent pour les uns ou les autres ….. ], ce ne sont que des pistes ….

 

 

 

 

Comment lutter contre une perception parfois/souvent incomplète en géographie, géométrie …. et dans d’autres domaines …..

Cette dyspraxie visuo-spatiale continue de nous questionner concernant la perception (que ce soit à l’ordinateur ou sur une feuille) et ce dans plusieurs (toutes?) les disciplines.

Voici quelques exemples qui continuent à m’interpeler avec  des essais de « contournement » , notés en couleur sous chaque remarque :

En géographie, au niveau des cartes

  •  difficultés de perception des océans par rapport aux continents , des fleuves par rapport à d’autres codages (style pointillés très fins qui délimitent une région proche des fleuves) , et bien sûr difficultés ( parfois impossibilité ?) à transposer d’un planisphère de taille A3 ou A4 à des dimensions inférieures (voire très inférieures).
  • Proposition « technique » de contournement ( et oui , il faut essayer , chercher, inventer …… et surtout ne jamais baisser les bras ….. plus facile à dire qu’à mettre en œuvre parfois ……) :
  1. choisir un planisphère vierge qui sert toute l’année (en format A4 paysage) aussi bien  en cours, en apprentissage qu’ en évaluation pour limiter la perte de repères qui commencent ( peut-être….) à s’installer. Ce planisphère (à défaut d’être en couleur ce qui serait idéal) doit être contrasté : on doit pouvoir directement percevoir au moins les continents et les océans , et quand c’est nécessaire les fleuves ( rôle premier de la couleur bien sûr)
  2. demander à l’enseignant  de faire remplir la carte par l’AVS ou par l’enfant  (avec beaucoup de risques d’erreurs en ce qui nous concerne) mais surtout lui donner une fiche de travail « exacte » sur clé ou papier  ou sur le manuel ….  Remarque personnelle : finalement , le faire faire à l’élève est une perte de temps, d’énergie et d’attention considérable . Plusieurs autres possibilités : il peut observer par exemple à partir d’une carte « interactive » ce qui se passe ou bien travailler la même carte avec Géogébra (déplacements d’étiquettes) , colorier avec le stylet sous OneNote (si le document est fourni en amont  on gagnera en temps de mémorisation ….. ) MAIS toujours avec le même planisphère de base . Bien sûr lorsqu’il s’agit d’un « zoom » sur une partie du planisphère , essayer de conserver les repères  et surtout ne pas descendre à une dimension inférieure à un 1/2 A4.
  3. lors de la mémorisation , se servir de l’ordre de repérage de l’enfant (même si on a besoin de le guider au départ et surtout d’observer comment il s’y prend), on essaiera de conserver cet ordre ou de l’adapter à la nouvelle recherche sur un planisphère (avec des critères « dictés » par la leçon mais en conservant une certaine cohérence et en s’appuyant sur ce qui est déjà connu / mémorisé)
  4. GARDER EN TETE que c’est un travail très difficile , fatiguant pour ces enfants particulièrement , qu’ils vont y passer beaucoup de temps et d’énergie, énergie qu’ils ne vont pas pouvoir mettre  parfois sur la mémorisation de la leçon et COMPRENDRE leur réaction lorsqu’en évaluation ils se retrouvent avec un planisphère ou une carte différents de leur outil de mémorisation : ils essaient (mais ce n’est pas toujours dans leur capacité) de transposer leurs connaissances mais tout peut basculer très rapidement ….. parfois pour un détail (ou du moins ce qui peut NOUS apparaître comme un détail) ……

En géométrie , codages et organisation dans l’espace

Là aussi , dans un premier temps (et ce jusqu’en CM2 compris) , nous avons dû lutter avec les codages « de base » : segment [AB] , droite (AB) mais aussi droite (d) : changement de graphie (passage en minuscule) qui pouvait amener Léo à coder ensuite, sur sa lancée, un segment [ab] , mélange parenthèses ou crochets ….. : comment lever cette contrainte graphique ? (des pistes dans cet article publié l’an dernier ) . Ceci semble « rentrer dans l’ordre » cette année mais une petite piqûre de rappel est souvent indispensable …..

Cette année, sont apparues les demi-droites . La notion est comprise , mais une première difficulté qu’il a fallu surmonter est le « sens » de cette demi-droite . La lecture [AC ) : demi-droite AC , emmène souvent Léo de C vers A ( peut-être parce que C est le dernier son qu’il entend) et il peut vite faire une erreur pour colorier la demi-droite demandée .

On s’est repéré avec le crochet qui nous donne l’origine de la droite mais il a fallu ajouter le geste et une petite question «  d’où démarre cette droite et où va-t-elle ? »  (un geste d’ailleurs qui va vers l’infini) . On a essayé de réduire cette « impulsivité » par exemple en  demandant de poser le doigt sur l’origine, ici le point A (le départ de la droite) et de la suivre en finissant son geste au-delà du point C. ça a l’air de fonctionner MAIS cela reste « fragile » et dans une figure complexe Léo pourra se tromper (comme « happé » par sa première façon de faire). Là aussi, donnons lui un peu de temps et revenons-y (si le temps le permet car tout avance très vite ……)

En géométrie encore : la reproduction de figure

Nous sommes actuellement sur les cercles et la reproduction de figures qui en contiennent .

Nous travaillons à partir de l’écriture des étapes de construction et avec le plus de précision possible . Néanmoins, parfois un obstacle auquel je n’ai pas du tout pensé perturbe la perception de Léo et là, il n’y a plus qu’à chercher ….. cela demande du temps mais on s’en sort …… Refaire un exercice demande toujours de chercher à comprendre l’erreur (ou du moins d’essayer avant de conclure trop hâtivement ….)

Des exemples en image :

reproduction de 3 figures sur une même page : on a « plié  » pour n’en avoir chaque fois qu’ une seule à observer (détail peut être ? mais utile !)

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Constat : Ce sont 2 triangles rectangles et Léo l’a bien vu mais le 1er triangle est juste, le 2ème : erreur de sommet de l’angle droit : pourquoi ? je n’ai pas de réponse …..

img20170108_08293580_0030 Nous avons repris à la maison pour vérifier comment Léo s’y prenait et je lui ai demandé de décrire la figure qu’il devait reproduire : c’est un triangle rectangle, oui Mais en quel sommet ? Et là, Léo a compris son erreur …..

Donc, un conseil :  code cet angle droit AVANT de reproduire la figure (il n’était pas codé sur la fiche donnée) . En fait c’est cette « procédure » qu’il faut travailler : « Quand j’ai une figure à reproduire, j’observe et j’écris les indices , je code les angles droits, les côtés égaux …..  » . On en revient toujours à réfléchir au « comment je m’y prends? » . Léo a beaucoup progressé sur ce sujet en maths , on doit continuer peut être par ce passage par l’écrit (l’oral ne fixant pas vraiment les choses pour lui). Finalement travail refait en 2 secondes, relativement parfaitement

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Pour la 3ème figure plus complexe : erreur dans les angles droits du carré

img20170108_08305309_0031 Nous avons repris avec une description du travail à faire : les 3 étapes sont écrites puis démarrage ( Finalement je vais réutiliser la fiche méthode donnée à la fin de  l’article sur les programmes de construction ici .)

img20170108_08320801_0032 La difficulté a été le placement de la règle équerre au sommet H où le codage de l’angle droit du rectangle « gênait » la perception de l’angle H du carré d’où cette hésitation pour placer son équerre en utilisant GH (une oblique) alors qu’il était « happé » par la verticale HL (utilisée pour le rectangle) . De même difficulté graphique dans ce contexte pour coder cet angle droit (2 codages qui se chevauchent) .

Même en refaisant ce travail, on peut tout de même observer que lorsque la figure se complique avec des lignes obliques et des « sommets qui s’emboîtent »  par exemple, la « dyspraxie visuo-spatiale » nous rappelle qu’elle est toujours présente et qu’il nous faudra lutter encore pour compenser , que ce n’est pas par manque de travail ni de compréhension et qu’une note parfois n’évaluera qu’une partie de la compétence de l’élève MAIS aussi son handicap ……

Au fait , c’est le premier article de 2017 , commencé il y a bien longtemps ….. Alors bonne année à tous !

 

Le monde habité : densité de population, foyer de peuplement, contraintes …. : vocabulaire et carte de géographie … tout un programme ….

Premiers pas en géographie en 6ème à la mi-octobre et déjà deux « obstacles » que l’on va essayer de contourner :

  1. le plus important : les cartes (et surtout la perception qu’en a Léo , ce qu’il va pouvoir retenir …. et pour quelle durée ?…. ce qui explique peut être en partie la difficulté de cette discipline et par là-même le fait que Léo n’aime pas la géo ….)
  2. et bien sûr le vocabulaire « spécifique »

Les cartes

  • Nous allons ressortir toutes les cartes déjà utilisées en CM (comme par exemple celle de la répartition de la population mondiale pour ce sujet) .
  • Chaque fois qu’on le pourra , nous passerons par des cartes agrandies et en couleur  :

exemple :

  1. un minimum c’est du A4 ( mais mieux en A3)
  2. les mers et océans coloriés (en bleu) ou au minimum « contrastés » (gris clair pour les distinguer des continents)

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un autre exemple : trouvé chez Troublesneurovisuels ici (répartition de la population mondiale grands foyers de peuplement et foyers secondaires un peu plus détaillée) avec des petits volets qui se soulèvent (elle n’est pas terminée , nous y ajouterons les déserts humains lorsque ce sera abordé en cours et surtout quand cette première carte aura été mémorisée ….)

carte-pop-1 carte-pop-2

Voici finalement la carte que nous avons utilisée après avoir visionné une carte interactive du bimanuel MAGNARD (2016) [présenté ici]. L’avantage de la carte interactive a été pour nous de partir d’un fond de carte « vierge » et d’y apporter par étapes les foyers de peuplement , puis les déserts (chauds ou froids) , les montagnes …. jusqu’aux grandes villes . Bien sûr , à la fin, cela restait « un peu chargé visuellement » , mais cette « dynamique » a bien aidé Léo.  Nous sommes ensuite passés aux 2 cartes suivantes ( en respectant les couleurs données en cours) et commencé la mémorisation par les foyers de peuplement :

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On repère les différents emplacements dans l’ordre [ ou plutôt dans l’ordre choisi par Léo]: d’une part les 3 plus grands foyers dans l’ordre de « taille », tout en précisant les 2  pays les plus peuplés au fur et à mesure, puis les 3 foyers secondaires ( Léo est parti d’en bas , du Sud Est du Brésil et a remonté par le golfe de Guinée pour finir au Nord Est des Etats-Unis ) .

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C’est ensuite au tour des déserts humains le repérage s’est d’abord fait avec ce dont Léo se souvenait : l’Amazonie, le Sahara, puis un « bloc de 3 noms » : Sibérie, Groenland et Canada tout en haut  …. Je verrai comment il s’y prend quand on y reviendra pour installer une « façon de faire » qui lui facilite la mémorisation (on part du haut et on descend , ou bien les déserts chauds, les froids, les montagnes, la forêt ….).

Nous terminerons par les métropoles en précisant dans quel foyer de population elles se trouvent, dans quel pays ou continent aussi (MAIS tout cela n’est pas gagné pour un enfant dyspraxique visuo-spatial, qu’en restera-t-il pour l’évaluation ? et surtout pour la suite du programme et de ses compétences en géographie au niveau des cartes ????)

le vocabulaire

  • au fur et à mesure de l’avancement de la leçon, création d’un vocabulaire « visuel » (si possible) : exemple fiche 1 « Un monde habité, la population mondiale »
  • s’entraîner à utiliser un vocabulaire précis en utilisant cette fiche
  • des récapitulatifs « visuels » pour mieux comprendre :  forte densité de population ou faible densité ? quelles explications ? (ceux-ci sont extraits de manuels ou de sites dont je ne me souviens plus le nom et que j’ai légèrement « modifiés »)

img137 img136

img103(extrait de  Histoire géographie EMC 6ème,bimanuel de MAGNARD)

fiche 1 de vocabulaire en image :

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à télécharger sous Word vocabulaire-geo-1-ok

Mais aussi les cartes mentales pour aider à la mémorisation

  • à créer , au fur et à mesure (essayer de ne pas se laisser « dépasser / déborder » par la vitesse du cours (les 3 heures de géo ont lieu 3 jours consécutifs donc cela avance très vite et peu de temps pour « digérer » les nombreuses infos….)
  • au brouillon , sur une double feuille de classeur et à la main dans un premier temps
  • à piocher aussi dans certains manuels qui « s’y mettent » comme le bimanuel Magnard (dont nous avions parlé ici) pour ensuite créer sa propre carte en lien avec le cours bien sûr ….

carte sur la population mondiale n°1( celle qui avait été faite en CM1) :

la-population-mondialefant

celle de cette année :

la-population-mondiale-6eme-f

Remarques : ce sont nos pistes de travail mais l’obstacle « temps / rythme très (trop?) soutenu » est toujours présent et ce quelles que soient les disciplines …….

On aimerait avoir le temps de regarder les documents , une lecture et une analyse guidées seraient si « profitables »

  • travailler régulièrement avec des documents du livre sous les yeux
  • essayer de travailler avec méthode , MAIS quelle méthode  ? que doit-on privilégier ? (ou du moins en chercher une : analogie avec les Sciences, l’histoire ? pour une automatisation plus facile ?)
  • se servir de phrases « toute prêtes » (utiles aussi en histoire)  du type : Ce document est ……(nature) intitulé …… extrait de …… [ document à « essayer » , à « retravailler » ….. c’est encore un travail « en cours d’essai / d’expérimentation et tâtonnement  » ….. ] MAIS CE TEMPS DIMINUE jusqu’à disparaître au fil des jours ….. on aura déjà changé de chapitre ……

Remarque/questionnement  personnel : et pourquoi ce type de travail , cette recherche de « méthodologie » ne fait-elle pas totalement partie du travail fait en classe ( en histoire, géo ou sciences ) ? Doit-on privilégier les connaissances à tout prix ou prendre le temps d’apprendre à LIRE un document  ? pourquoi n’est-ce pas un créneau spécifique établi dans l’emploi du temps en 6ème (et avec quelques piqûres de rappel les années suivantes ….) un manque de temps là aussi ? ……

There is … there are …. there isn’t …. is there …… ? et le « any » dans tout ça ?

Le travail sur le « Il y a » en anglais n’a pas été du plus simple pour Léo .

Un premier obstacle  « auditif / langagier » : cette prononciation « there is, there are, there aren’t , is there, ….. » est très loin d’être fluide [ce qui n’a pas été le cas pour la prononciation de tous les mots de vocabulaire ou phrases de ce début d’année] et ne « sonne » sûrement pas très bien aux oreilles de Léo.

Le contournement que j’ai trouvé pour l’instant a été de travailler :

  1. avec des étiquettes
  2. puis en tapant les phrases à l’ordinateur ( c’est bien sûr Léo qui tape directement)

Un deuxième obstacle : un manque de flexibilité pour passer directement à la forme interrogative et à la forme négative de cette expression [ il faut dire que tant que l’obstacle n° 1 n’est pas surmonté, il est difficile d’installer les 2 autres formes ]. En fait , beaucoup de choses doivent se mettre en place si on analyse bien cette expression « Il y a » et , sans doute, si on n’installe pas « par palier » ça coince très vite donc nous avons repris tout cela sur 3 fois pendant les vacances et nous avons jusqu’à ce week-end pour espérer être au point !

La prononciation avec « there is …. » et « there are ….. » et le choix : « is » ou « are » ?

Avec des étiquettes , on a seulement travaillé l’expression Il y a + singulier et il y a + pluriel car finalement le « There is » prenait tout de suite le dessus …. certainement en lien avec notre « Il y a » qui ne change pas …..

  • à l’oral , avec sous les yeux les étiquettes écrites (+ dessin )
  • en décomposant lentement puis en essayant de dire un peu plus vite
  • en tapant de courtes phrases sur l’ordinateur
  • Rappel : pense d’abord à « regarder » ce qu’il y a : même si c’est au bout de la phrase il faut savoir si c’est au singulier ou au pluriel

La forme négative : Il n’y a pas …. There isn’t  ….There aren’t any ….

  • utilisation des étiquettes  « isn’t / is not , aren’t / are not » : Léo a choisi les étiquettes avec le « not » écrit en entier pour bien insister sur la négation , on reprendra ensuite les 2 formes ….
  • introduction de « any » avec un groupe nominal au pluriel
  • même démarche : à l’oral avec la manipulation des étiquettes et le « no » installé en début de phrase puis en tapant à l’ordinateur
  • alternance d’une phrase affirmative et d’une phrase négative , transformation de phrases dans les 2 sens
  • Remarque : nous avons tout de même présenté quelques cas où l’on utilise « any » avec un groupe singulier (les fameux « indénombrables »  – que l’on ne peut pas compter , comme le pain, le beurre , le lait : on dira du pain, du beurre , du lait par exemple) : nous préciserons qu’on les verra plus tard ….

La forme interrogative : y a -t-il … ? Is there  a ……. ? Are there any ….. ?

  • Travail avec le geste de changement de place du verbe qui va commencer la phrase
  • 2 ou 3  choses qui vont ensemble dans une question : changement de place du verbe et le point d’interrogation et , au pluriel, le « any » (et aussi chez les « indénombrables » comme expliqué ci-dessus, dans la négation)

les étiquettes en images : p1080680

quelques exemples :

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yesnotarot p1080688

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et quelques « indénombrables » à la forme interrogative :

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J’ai aussi corrigé la petite fiche question pour faire apparaître le « any » dans la réponse négative :

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Remarques :

  • majuscule et ponctuation (hormis le point d’interrogation qui est un repère visuel indispensable ici) ne sont pas notées , on y pensera après …..
  • Et merci à Miss T du blog Sorry what’s up qui nous a « éclairés » sur cette difficulté du « any » sachant qu’on a simplifié et qu’on a pris des situations adaptées au niveau 6ème …. 
  • L’entraînement permet aussi l’amélioration de la prononciation mais il faudra « s’y tenir » encore quelque temps …..

Retour sur les premiers éléments de géométrie : vocabulaire, codage, définition, propriétés

La géométrie a démarré mi-octobre et nous avons ressorti notre petit carnet de codage/vocabulaire (réalisé en CM2 ici et qui a été le bienvenu en ce début de 6ème pour repartir sur de bonnes bases ….) .

Quelques ajouts pour nous aligner avec le cours et mémoriser les premières définitions et/ou propriétés :

  • au niveau des segments : définition du milieu d’un segment, les extrémités du segment, appartenance ou non à un segment (symbole), noter la longueur d’un segment
  • au niveau des droites : une droite est infinie, par un point (infinité de droites) , par 2 points distincts (une seule droite)

J’ai donc créé une page supplémentaire (n° 4 )et j’ai ensuite collé les éléments aux endroits correspondants. Voici quelques images du carnet maintenant modifié :

img108 img109

à télécharger sous Word (n°4 memo-geom-couv4) [les 3 premières sont ici memo-geom-couv memo-geom-couv2 memo-geom-couv3 ]

le carnet en photo page par page :

p1080676 p1080677 p1080678 p1080679

Il ne nous reste plus qu’à apprendre et s’entraîner !!!!!

 

le CDI : le classement des livres

Une carte pour essayer de résumer le classement des livres et mémoriser  le cours :

cdi-2

Il n’y a plus qu’à s’entraîner à écrire des cotes, à deviner , à associer les ouvrages et leur cote …… comme dans le cours ….