Et si, à l’école, l’intelligence ne suffisait pas …. un essai de compte-rendu en images ….

Jeudi 3 mars, nous avons été informées d’une conférence qui se déroulait à St Jean de Bournay (Nord Isère) avec pour intitulé :  » Et si, à l’école, l’intelligence ne suffisait pas …. » . Bien sûr, nous y sommes allées ….

conf st jean

Cette conférence était proposée par le LEAP, Lycée de Vallon Bonnevaux de St Jean de Bournay [très investi dans la problématique DYS] et animée par Mme Catherine Quilici, enseignante pédagogique des écoles du Cerene, diplômée de neuropsychologie clinique du développement. Elle est également vice-présidente de la FEED (Fédération des Etablissements scolarisant des Enfants Dyslexiques) [ une association au service des enfants dyslexiques …et autres DYS  , investie dans la formation continue des enseignants et autres éducateurs…]

C’est avec un grand intérêt que nous l’avons suivie, et que nous avons encore une nouvelle fois entendu l’importance de la réponse pédagogique adaptée pour tous ces enfants DYS ( et ça nous le savions …. MAIS ça fait du bien de l’entendre …)

Voici quelques « images » en carte mentale bien sûr  de ce que l’on a retenu :

Etre parent d’un enfant DYS

être parents d'un enfant DYS F

Qui sont les DYS ? 4 idées reçues

Qui sont les DYS 4 idées reçues F

Définitions DYS ou NON DYS

définitions  DYS ou NON DYS new

Le langage , ennemi numéro 1 des DYS

LE LANGAGE ennemi n°1 des DYS F

Quelques phrases à cogiter

quelques phrases à cogiter ....F

Quelques pistes pour les pédagos

quelques pistes pour les pédagos F

PS : pour les pédagos, on a aussi quelques pistes sur le blog …..

Encore merci au LEAP Vallon Bonnevaux de nous avoir offert une conférence d’une telle qualité

 

 

 

Publicités

Et si on voyait la Dyspraxie différemment ?

Voici un article trouvé sur un blog qui est très intéressant, pour une autre vision de la Dyspraxie et de ce que l’on considère comme « normal »…

Attention vous risquez d’être surpris !

« Est-ce que le problème ne serait pas plutôt dans la relation que notre système scolaire entretient avec un mode d’apprentissage spécifique, qui créerait Dyspraxie de toutes pièces ? Force est de constater que c’est un système entièrement basé sur l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, sans lesquelles il n’est point de salut scolaire. » 

LILAS ET DYSPRAXIE par Catherine Mengelle

Ce qui serait intéressant c’est d’avoir vos retours en commentaires à la suite de cet article car je suis curieuse de connaître vos réactions !

 

« Mercredi dys » : Les crises de nos fantadys, trucs et astuces

2014-02-04 17.46.09

Crises et émotions fortes…La décharge émotionnelle est un processus naturel qui aide à libérer les tensions. On comprend dès lors pourquoi nos petits fantastiques sont peut-être plus sujets aux « crises » que les autres enfants. Cette Hypersensibilité à leur environnement et aux émotions des autres qui les caractérise souvent rend la gestion de leurs émotions difficile chez une grande majorité d’entre eux (colères brusques, pleurs faciles qui s’arrêtent d’un coup …). Si l’on rajoute à cela les efforts au quotidien pour contrôler leurs gestes, faire de leur mieux à l’école, se concentrer, faire face aux situations de dévalorisation et d’échecs…on arrive à la fin de la journée à des cocktails explosifs !!

Je suis sûre que vous êtes entrain de vous dire : « oui, oui c’est bien ça » et c’est fatiguant, usant au quotidien. Donc l’idée pour ce mercredi dys c’est de mettre en commun tous nos trucs et astuces pour gérer les crises de nos enfants. Evidemment ils sont tous différents et ne réagiront pas de la même manière mais il est intéressant de voir ce que, vous, parents mettez en place pour pallier à ces crises, les anticiper et les gérer. Si des professionnels veulent intervenir et apporter leur expertise ça sera avec grand plaisir !

QUELQUES TRUCS ET ASTUCES AU QUOTIDIEN

  • La communication bienveillante

Je vous avais parlé il y a quelques temps d’une façon de communiquer autrement avec ses enfants grâce aux ateliers « Parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent », vous pouvez relire l’article ici pour voir comment j’arrive à désamorcer quelques crises grâce notamment à l’écoute active.

Cependant, je me suis rendu compte d’une chose il y a quelques jours. Nous avons fêté l’anniversaire d’Eliott en famille. Mes deux enfants étaient donc excités avec le monde, le bruit…Léo a commencé à jouer à la console avec mon cousin et au fur et à mesure de l’avancée du jeu, il a commencé à se fatiguer, à perdre…et là ce fut le drame…Il s’est mis à insulter un des joueurs de la console, puis s’est mis à hurler, à pleurer, il s’est effondré par terre et s’est tapé la tête contre le carrelage. Et là tout le monde m’a regardée avec des grands yeux tous ronds, l’air de dire mais qu’est-ce qui se passe, mais tu fais rien ?!? bon ok il perd quoi ! c’est énervant de perdre non ? J’ai l’habitude, je les connais ces crises, je sais plus ou moins les gérer d’habitude…mais là devant tout le monde, devant ces regards perplexes, je n’ai pas su, j’ai senti la tension monter, la colère m’envahir…De son côté, Eliott faisait aussi trop de bruits et cela faisait peur à une petite cousine…et le pire du pire c’est à la fin de la journée, quand les invités sont partis, Eliott n’a pas voulu leur dire « au-revoir », s’est retourné et leur a dit « mede »…LA TOTALE, trop pour moi, trop de colères, trop de jugements, je me suis sentie mauvaise mère et du coup je n’ai pas réagi comme j’aurais dû…la peur du jugement des autres ! C’est fou comme nos réactions changent sous le regard des autres…bien sûr je m’en suis voulue, énormément…

  • Conseil d’une amie : après une crise, faire des mandalas

2014-02-04 19.24.27 2014-02-04 19.24.14 2014-02-04 19.24.04 Mandalas de Léo, 10 ans, dyspraxique

Qu’est ce qu’un mandala ? « Un chemin pour trouver son propre milieu, le centre en soi ». 

Suite à cet épisode, j’ai envoyé un sms à une amie (qui a 4 enfants dont 1 enfant dys) car je me sentais très mal, honte de moi et du comportement « hors-norme » de mes enfants. Je lui ai demandé comment elle faisait pour gérer ce genre de comportements, elle m’a répondu « nous ne faisons plus de fêtes déjà pour les anniversaires ! » (ça au moins c’est radical !) puis elle m’a conseillé de leur faire faire une activité tranquille et notamment des mandalas. C’est ce qu’elle fait généralement avec ses enfants après les crises. Alors voilà nous avons fait des mandalas (et moi aussi !), tout le monde s’est apaisé et je pense que ça nous a permis de nous recentrer sur nous-mêmes. C’était un moment très agréable et nécessaire.

  • Un outil pour apprendre à reconnaître et gérer ses émotions

A la recherche d’une aide pour mes enfants qui ont donc de la difficulté à gérer leurs émotions, que ce soit la colère, l’anxiété, la peur ou la peine, j’ai trouvé un super outil qui s’appelle « le volcan des émotions ». Il s’agit d’affiches à base de pictogrammes qui aident les enfants à prendre conscience de leurs émotions et à prévenir les crises avant qu’elles ne vous explosent à la figure. Ces affiches leur montrent qu’il existe des solutions qui s’offrent à eux pour éviter « l’explosion du volcan ».

Nous les avons affichées au frigo, ce qui permet d’y faire référence rapidement en cas de crises.

2014-02-04 18.35.28 2014-02-04 18.35.35  2014-02-04 18.35.49 Le volcan des émotions

En bas de l’affiche, tout va bien.
Puis, un problème se présente mais l’enfant a la possibilité de le régler immédiatement en trouvant une solution.
À la 3ème phase, se présente l’anxiété. L’affiche lui suggère de se calmer en respirant profondément.
A la dernière phase, le volcan explose, l’enfant doit se retirer. À chacune de ces étapes, une solution est proposée afin de lui permettre de retrouver son calme.

L’affiche « Ma valise de solutions » permet à l’adulte d’exposer et de proposer des choix d’actions, par exemple, je frappe dans un coussin, je vais chercher l’adulte, je change de jeu…

Si l’enfant a perdu le contrôle, ces affiches aideront également à faire un retour sur l’évènement et choisir avec l’enfant la solution qui aurait pu régler le problème

  • Un bon moyen pour aider un enfant à gérer sa colère c’est d’abord et avant tout lui permettre de l’exprimer

Eliott, mon petit dernier, s’exprime en criant : il est content, il crie, son frère l’embête, il crie. C’est très désagréable et parfois ça donne aussi envie de crier ! Mais évidemment on le sait tous : ce n’est pas la solution ! Dernièrement je suis tombée sur une idée de fabrication (mission transmise à Mamie Sylvia et en cours de réalisation):

La boîte à cris, pour lui permettre d’exprimer son mécontentement de manière cadrée disons. Donc l’idée c’est de permettre à ses enfants de crier dans la boîte puis de refermer rapidement le couvercle pour éviter que ces cris n’envahissent toute la maison.

Je me disais même que ça serait une bonne idée de l’utiliser pour moi, quand je sens que la colère monte et que je risque de crier sur mes enfants.

Ne pas oublier que quand la boîte est « pleine », il faut sortir la boite dehors et libérer les cris pour ne plus qu’ils reviennent dans la maison.

Voici donc quelques trucs et astuces pour gérer les crises de mes enfants mais je suis certaine que vous, les « special mother » vous avez un tas d’idées qui pourraient servir à d’autres « special mother ».

P.S. : j’oubliais, actuellement Papa fantadys teste une nouvelle méthode éducative et je viens de comprendre pourquoi : il est tombé sur Super Nanny ! Je vous laisse deviner…au secours ! Pour l’instant les punitions tombent, plus de console pendant 1 jours, 2 jours, 3 jours…je lui laisse faire sa propre expérience punitive mais j’ai juste envie de lui crier : STOP !!!

Donc voilà racontez-nous comment vous faites pour gérer les crises de vos enfants, qu’avez-vous mis en place ? qu’est-ce qui marche ? 

A vos claviers !!!

 

« Mercredi dys » : les dys et le sommeil, trucs et astuces

2013-12-03 06.52.10

Difficultés perpétuelles à s’endormir, réveils nocturnes voire terreurs nocturnes, cauchemars à répétition…les troubles du sommeil chez les dys sont fréquents.

Chez Fantadys c’est toute une histoire de famille. Mes deux fantastiques ont des troubles du sommeil depuis tout petits et forcément la conséquence est un trouble chez moi aussi ! Oui car je suis la personne officiellement désignée pour me lever la nuit, toutes les nuits !

Léo est né prématurément, une grossesse anxieuse, un accouchement qui ne s’est pas déroulé sereinement. Une séparation douloureuse, la couveuse, la néonat…un enfant qui a souffert d’importants reflux gastriques (RGO) donc un enfant qui ne dormait pas. Des mois, des années sans dormir une nuit complète !

Puis plus tard des angoisses, des insomnies…l’empêchant d’accéder au sommeil de manière paisible. J’ai passé des heures à ses côtés, j’ai craqué souvent, très souvent…démunie devant tant d’anxiété…Mais pendant toutes ces années nous étions à la recherche d’un diagnostic sur ses troubles d’apprentissage. Du coup, petit à petit, il a perdu confiance en lui, en ce qu’il était capable de faire, il s’est senti comme un moins que rien et tout cela entretenait cette anxiété intense.

Il nous a fallu 6 ans pour envisager un autre enfant…et à mon grand désespoir, grossesse identique, alitée…un jour j’ai dû partir dans la nuit en urgence à cause de contractions très fortes et là au petit matin Léo ne m’a pas trouvée, je n’était plus à la maison…mais à l’hôpital et j’y suis restée 1 mois. Un mois c’est une éternité loin de mon fils qui avait tellement besoin de moi. Pendant tout ce temps, il a dormi avec son papa, main dans la main pour s’endormir, il avait de grosses angoisses…

Son petit-frère est né…et il a continué à dormir avec nous de longs mois, impossible pour lui de regagner sa chambre. Et bien sûr son petit frère passait son temps à hurler jour et nuit, reflux gastriques également, logique ! même moule de fabrication…Encore un enfant angoissé, qui m’appelle toutes les nuits pendant des mois, des années aussi…

Tout ça pour vous dire que les problèmes de sommeil je connais ! Donc il a fallu trouver des trucs et astuces parce que sinon je serais déjà à l’asile à cette heure là…

Même chambre, lit côte à côte

La première chose que nous avons tentée quand Eliott a été en âge d’être dans un grand lit, c’est de mettre nos deux enfants dans la même chambre avec des lits côte à côte. Les deux ayant besoin d’une présence du coup, les angoisses du soir ont diminué et les endormissements sont devenus un peu plus paisibles.

2014-01-05 14.04.51

Les rituels indyspensables

Les rituels font partie de la vie de mes enfants. Léo ayant un grand besoin de se rassurer nous avons instauré beaucoup de rituels. Chaque soir, avant de se coucher, mes enfants racontent leur journée du lendemain à l’aide de cartes mentales réalisées pour l’occasion (je vous en avais déjà parlé ici)

2014-01-05 19.22.20-2 Chaque enfant a sa propre carte collée au mur, adaptée selon son planning de la journée, pour le plus petit il y a même des vraies visages et les voitures de chacun pour savoir qui l’ emmène et qui vient le chercher chaque jour de la semaine. Une fois le planning du lendemain bien intégré, nous nous installons tous les trois dans leur chambre pour la lecture du soir, souvent réalisée par Léo à son petit frère. Quand il fatigue je prends le relais. Puis vient le moment tant redouté où nous éteignons les lumières enfin presque…

Une veilleuse pour rassurer

Mes deux enfants ont peur du noir, comme beaucoup me direz-vous, donc il a fallu trouver une solution : facile ! une veilleuse mais pas n’importe quelle veilleuse ! Mon choix s’est porté sur la veilleuse super nomade Pabobo. Il nous fallait quelque chose de pratique, léger, facile à prendre en main et qui s’adapte à mes deux enfants puisqu’ils sont dans la même chambre.

2014-01-03 21.07.50Cette veilleuse émet une lumière douce et très apaisante

2014-01-03 21.08.15on peut régler le niveau d’éclairage plus ou moins intense et il y a un indicateur de charge qui nous permet de voir s’il faut recharger la veilleuse afin éviter le drame collectif ! Ce que j’aime aussi c’est qu’on n’a pas besoin de l’allumer ou de l’éteindre, elle gère ça toute seule en s’adaptant à la luminosité de la pièce. Et surtout elle ne se fatigue jamais, on la recharge partout grâce à un chargeur USB universel et elle tient vraiment longtemps (jusqu’à 200 heures).

2014-01-03 21.03.58 Quand mon grand se lève pour aller aux toilettes la nuit, il prend donc sa petite veilleuse et trouve son chemin sans se cogner de partout comme avant et surtout sans nous appeler parce que le couloir lui fait peur ! Et mon petit n’est plus effrayé lorsqu’il se réveille en pleine nuit car ce n’est pas « tout noir » !

Les massages pour détendre

Malgré tout, il arrive quand même parfois que Léo ait du mal à s’endormir, s’angoisse, comme souvent avant la reprise de l’école suite aux vacances scolaires. Mon astuce dans ce cas-là, le masser avec de l’huile. J’aime bien celle de Weleda au calendula car Léo a la peau hypersensible. Je lui masse tout le corps de la pointe des pieds au bout des doigts en passant par le sommet du crâne ! Cela lui permet de rentrer dans un état de relaxation pour accéder plus facilement au sommeil. Au bout d’un moment il me demande d’arrêter et là je sais qu’il est prêt à s’endormir.

Les traitements naturels

J’ai tenté beaucoup de médecines « parallèles » : ostéopathie, kinésiologie, magnétiseur et dernièrement l’homéopathie et je dois dire que c’est pour l’instant le plus efficace surtout sur mon mini fantadys. L’homéopathe le soigne en fonction de son tempérament, mon petit est un enfant « cinna », pour ceux qui connaissent un peu en gros c’est une petite terreur ! On le soigne donc en utilisant le remède « cinna » mais aussi des granules de « stramonium » principalement pour les cauchemars.  Pour Léo nous sommes en train de tester deux remèdes pour trouver celui qui lui convient le mieux. Nous utilisons aussi beaucoup les fleurs de bach à la maison qui ont un effet bluffant sur Léo. Le magnétiseur lui prescrit un flacon adapté à ses propres besoins. Et quand il est vraiment en crise le soir et que je ne sais plus quoi faire c’est RESCUE ! Je prends la version Kids qui est sans alcool et pour moi c’est la solution pour lutter efficacement et en douceur contre les émotions fortes et le stress ressentis par les enfants ! 3 petites gouttes et hop ça va mieux. Alors oui il s’agit peut-être de l’effet placebo mais après tout on s’en fout, l’essentiel c’est que ça marche et il me les réclame quand il sent qu’il en a besoin !

Malgré ces petits trucs et astuces on est bien d’accord parfois c’est compliqué, souvent nos enfants viennent se réfugier à nos côtés. Nous n’avons jamais refusé qu’ils viennent dormir dans notre chambre quand ils ont besoin. Il y a un matelas à disposition. Le plus souvent je les accompagne dans leur sommeil, oui c’est parfois fatiguant, mais je ne conçois pas de faire autrement. Je n’adhère pas à l’approche comportementale qui consiste en laisser pleurer les bébés progressivement tout en les laissant se calmer sans les prendre dans les bras surtout ! Le genre de comportement qui ne marche pas du tout avec mes enfants mais qui ne fait qu’empirer les choses et augmenter leurs angoisses mais cela reste ma vision personnelle. 

Et vous quels sont vos trucs et astuces pour faciliter le sommeil de vos fantastiques ? Comment gérez-vous les troubles du sommeil de vos enfants ?

Le théâtre, une autre façon de discuter en famille !

Et si le théâtre en famille était un lieu pouvant susciter de vraies discussions ?

Le théâtre, non ce n’est pas ringard ! Surtout quand on peut le découvrir en famille et partager un bon moment coloré d’émotions intenses…

image_théatre_dunois Le théâtre Dunois à Paris, vous connaissez ? C’est un théâtre pour l’enfance et la jeunesse (labellisé jeune public par le Ministère de la Culture), qui permet aux plus jeunes de découvrir tout l’éventail des disciplines qui composent l’art vivant. Aux tout petits, aux adolescents, ainsi qu’à leurs parents, le théâtre offre une programmation variée : on peut assister à des pièces invitant au rêve et à l’exotisme, à des spectacles colorés de marionnettes, à des représentations de danse ou encore à des numéros de cirque…des spectacles riches en créativité et où la musique a une place importante.

Pour vous donner une idée de la programmation 2013/14, suivez ce lien !

1461607_231388983689220_687118135_n
Du 11 au 22 décembre, « LE VOYAGE ou une histoire de deux petits vieux » s’invite au Théâtre Dunois, à voir à partir de 4 ans.

Il s’agit d’une histoire qui avance lentement. Elle parle d’un amour antique au parfum de romarin. Ca commence un jour d’octobre : un couple de petits vieux arpente ses souvenirs au gré d’un singulier voyages de noces, un voyage entrepris des années après le mariage…Ils ont 90 ans et s’apprêtent à rendre hommage à la vie qui fut la leur. Un monde d’objets émerge du fleuve de la mémoire (un vieux soulier, une poignée de tabac, trois cailloux, deux bouts de bois…), autant de surprises qui font resurgir les moments tendres du quotidien enfui.

Nos deux petits-vieux nous apprennent à prendre la vie comme elle va, sans ordre, sans continuité, mais le coeur chargé de désir et de curiosité. Une balade qui nous donne envie de vieillir et d’aimer nos lendemains. 

Une belle histoire simple mais qui nous amène à se questionner sur la vieillesse, sur ce temps qui passe si vite, sur les relations que nous entretenons avec les autres et sur la communication au sein d’une famille…de beaux sujets à discuter ensemble, parents et enfants, à la sortie du théâtre.

http://www.theatredunois.org/site/content/le-voyage-ou-une-histoire-de-deux-petits-vieux

Et comme chez Fantadys on aime les sorties en famille propices à la discussion et au partage, le théâtre Dunois vous offre une invitation ! Pour cela un petit concours express est organisé sur la page facebook Fantadys. Et si vous ne gagniez pas mais que vous souhaitez vraiment assister au spectacle, les lectrices de Fantadys bénéficient d’un super tarif préférentiel : Une Place achetée = Une place offerte. Cette offre est valable sur les deux weekends. Pour cela merci d’envoyer un mail à : fantadys@yahoo.fr.

Notre gagnante est Joyeuse Chacha ! Bravo à toi tu gagnes une invitation, merci de m’envoyer tes coordonnées. 

Association Les Rois du Monde : apporter des instants de bonheur aux enfants

mum-rois-du-monde1

Dans quelques jours, le 04 décembre précisément, je prends le train pour me rendre à la Capitale pour assister au Spot des « e-Fluent Mums 2 » organisé par Parole de Mamans, « the place to be » quand tu as un blog ! Une journée pour rencontrer d’autres mamans blogueuses, échanger, rencontrer des partenaires, l’occasion aussi de participer à des débats…Le Spot des e-fluent Mums sera placé cette année, sous le thème de la parentalité inscrite dans la modernité à travers cette grande question : « Qu’est ce qu’être parent en 2013, en France et ailleurs ?». Pour cette deuxième édition, le spot des e-Fluent Mums parraine l’association Les Rois du Monde.

Cette association est née d’une belle rencontre entre Stéphanie Robert (Présidente), maman de 2 enfants qui a entrepris cette démarche humanitaire suite à l’hospitalisation de son fils aîné, et Richard Orlinski (Vice-Président), papa de 4 enfants et artiste d’art contemporain reconnu.

Les Rois du Monde c’est avant tout une grande mobilisation pour récolter des fonds et des jouets pour les enfants défavorisés ou hospitalisés, soutenue par des célébrités comme Bruno Solo, Patrick Bruel, Cyril Hanouna ou encore Kev Adams. Chaque évènement suscite une grande mobilisation comme par exemple le 25 novembre prochain au VIP ROOM à Paris pour une Zumba gigantesque où chaque participant offre un jouet neuf.

zumba

A l’occasion du Spot des e-Fluent Mums, une grande tombola en faveur des enfants sera organisée et un gros chèque (j’espère !) pourra être remis à l’association !

Aujourd’hui l’association a pu réunir 10 000 cadeaux pour les fêtes de fin d’année, qui seront distribués dans des hôpitaux, des orphelinats et de nombreuses associations.L’association propose aussi aux enfants de multiples activités : spectacles, sorties, colonies de vacances, places pour des matchs de foot…

« Offrir une parenthèse enchantée aux enfants… » tel est le but de l’association Les Rois du Monde pour leur redonner le sourire et embellir leur quotidien.

Je vous invite à aller faire un tour sur leur site : www.roisdumonde.org, à aimer leur page Facebook !

Et parce que ça peut arriver à chacun d’entre nous d’avoir un jour son enfant hospitalisé, vous pouvez faire un don à l’association ici, 2 euros ce n’est pas grand chose mais cela peut apporter des instants de bonheur aux enfants et peut-être un jour à votre enfant.

Les « mercredi dys » : Dialoguer, communiquer, collaborer sur la durée avec l’école

Il y a quelques jours un petit débat a eu lieu entre une enseignante maman d’enfant dys et moi, suite au partage sur ma page Facebook de la lettre d’une enseignante en classe ULIS et le commentaire suivant fait par Perle de Prof : » juste parce que des fois au milieu de tous les autres qui……….. hé bien il y a un prof qui est une perle !!! bravo à cette maîtresse et merci à elle de nous donner un peu d’espoir !!! »

lettre enseignante

Je vous invite à lire le débat en entier ici dyscussion_enseignante (c’est un peu long mais ça vaut le coup pour bien comprendre le sens de la discussion) et/ou sinon voici les principales idées résumées :

BG. est une instit de CE1-CE2 et maman d’un garçon de 11 ans dyscalculique :

  1. Les choses changent chez les enseignants MAIS peu de recul, pas facile, problème d’effectifs, programmes surchargés, différents type de « dys » à connaître, problème de temps pris sur le temps personnel (bénévolat)
  2. Rôle des parents : rencontrer l’enseignant / expliquer de manière diplomate les particularités de l’enfant
  3. bien réfléchir à la façon de présenter les choses à l’enseignant : celui-ci a un rôle fondamental à jouer
  4. préparer des outils d’aide concrets pour faire gagner du temps à l’enseignant

mes réponses :

  1.  rappeler que j’ai partagé ce lien pour le texte écrit par l’enseignante et non pas pour les commentaires déjà présents sur ce site
  2. mon objectif n’est pas de mettre en avant une quelconque  incompétence des enseignants MAIS de rechercher des solutions en commun sur des situations souvent très complexes qui nécessitent une collaboration forte et durable et bien sûr du TEMPS . Que la diplomatie est nécessaire mais que si l’on veut préserver l’enseignant il ne faut pas oublier que nous devons préserver aussi notre enfant car c’est son avenir qui est en jeu.

Cette discussion entre cette enseignante et moi m’a donné l’envie d’ouvrir le débat à tous et d’avoir vos avis sur les différentes interrogations qu’il soulève, c’est pourquoi j’ai ouvert cette nouvelle rubrique sur le blog : les « mercredi dys« .

Je vous invite donc à venir débattre, réagir, apporter votre éclairage en vous basant sur les questions ci-dessous :

images

  • Quelle est la légitimité des parents dans les aides qu’ils peuvent/veulent apporter ?
  • Comment ne pas “empiéter” sur les plate-bandes scolaires? Qui est en mesure de déterminer cette frontière ? Est-on autorisé à la traverser ?
  • Quels moyens ont les parents d’intervenir sur le fait que tout ce temps de concertation, dialogue, PPS, ESS, adaptations, formation …. soit sur la base du bénévolat car toujours effectué hors du temps de travail des enseignants ? Nous en sommes tout à fait conscients ,mais que faire ?
  • Qui peut remettre sur la route du dialogue quand on sent que ce chemin se referme?
  • Et l’enfant , là au milieu, surtout quand il est tout à fait sensible à la situation , quand il sent que les discours sont divergents, quand il respecte profondément l’enseignant (ce qui est tout à fait normal), comment va-t-il pouvoir exprimer son potentiel ?
Alors n’hésitez pas à mettre des commentaires sous cet article pour entamer la dyscussion !
discussion
Charte d’engagement : Le « mercredi dys » a pour objectif principal “la construction positive de solutions” dans le respect de tous et avec tous ! Il ne s’agit pas d’un mur de lamentations , c’est la recherche collective de solutions qui peut permettre à tous d’avancer ensemble !

Communiquer autrement : des ateliers qui m’ont sauvée !

Avoir un enfant différent c’est aussi agir différemment dans toutes les circonstances, apprendre à décoder des attitudes, à déchiffrer des émotions, c’est tout simplement apprendre à communiquer autrement.

Pourquoi ?

Parce que quand ton enfant rentre de l’école et que direct à sa tête tu vois que quelque chose ne va pas mais que si, par malheur, tu commences ta phrase par : « ça s’est bien passé à l’école » tu sais que ta soirée est foutue ! Mais ça c’était avant, avant que je parte à la recherche de solutions.

Et comme rien n’arrive par hasard (du moins c’est ce que je crois) j’ai eu un deuxième enfant et avec lui j’ai découvert une autre façon d’être parent : ce tout petit-être, un BABI comme on les appelle (bébé aux besoins intenses) a été collé à moi jour et nuit, impossible de le faire dormir dans un lit, (certainement à cause de son reflux gastro œsophagien), il passait des heures à hurler jour et nuit…

Je me suis tout naturellement tournée vers une association de maternage où on est venu à ma rescousse (merci Laurence) et on m’a appris à me servir d’une écharpe de portage. Là ce tout petit bébé se trouvait bien, ne pleurait plus, était apaisé…un vrai bonheur. Et dans cette association, on parlait aussi d’allaitement, de signer avec bébé, de bienveillance et surtout d’ateliers de communication avec les enfants. Cela m’a tout de suite interpellée puisque clairement la communication avec mon grand ne passait plus et on ne se comprenait pas. Crises, pleurs voire hurlements étaient notre quotidien insupportable…

C’est donc là que j’ai croisé la route de Sandrine de S Comm C,  qui proposait pour l’association des ateliers pour apprendre à mieux communiquer avec ses enfants, des ateliers « Faber et Mazlish » :

parler-pour-que-les-enfants-ecoutent-ecouter-pour-que-les-enfants-parlent Parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent.

Ecouter, c’est quoi ?

Je me rappelle d’un texte d’un auteur inconnu transmis par Sandrine lors des ateliers, le voici :

ECOUTER

communication-aprents-enfants-asso-lacle-vergt

Ecouter un enfant c’est écouter vraiment, j’arrête de faire ce que je fais et j’écoute, je regarde cet enfant qui me parle car la communication commence par le regard.

Ecouter, c’est accueillir les émotions sans les juger pour permettre l’apaisement.

J’ai donc appris à écouter, exercice difficile au final car le but n’est pas d’apporter des réponses toutes prêtes aux questions ou juger les sentiments mais il s’agit plutôt de reformuler ce que notre enfant est en train de nous dire afin de bien lui montrer que, d’une, on écoute et que, de deux, on a compris son problème. Ensuite seulement vient la phase de discussion où l’on trouve une solution au problème ensemble.

Une écoute attentive pour réagir à la détresse d’un enfant

photo_leo_attente

La semaine dernière Léo attendait constamment son père sur la murette de notre maison. Quand je rentrais (toujours avant son père bien sûr), je trouvais Léo en train d’attendre, debout, statique, juste sa tête dépassait de loin. Il était capable d’attendre de longues, très longues minutes (voire heures), son père ne rentrant pas avant 19h30/20h parfois, je vous laisse imaginer. Il était évidemment furieux quand il me voyait car je rentrais avant son père et il me disait qu’il ne voulait pas me voir. Très vexant j’avoue mais il faut arriver à dépasser ce stade pour pouvoir se dire : que se cache-t-il derrière ses paroles ? De la déception tout simplement. Léo était déçu et le manifestait par de la colère envers moi. Alors un jour je me suis approchée de lui, il ne me regardait même pas, le regard toujours fixé en direction de la route pour voir si son père arrivait, et je lui ai dit : tu es déçu que je rentre avant papa, tu aimerais tant qu’il rentre avant moi…et là j’ai eu à peine le temps de terminer ma phrase qu’il éclata en sanglots et me dit « oui papa rentre toujours trop tard ». Je lui ai dit que moi aussi j’aimerais qu’il rentre plus tôt et je lui ai proposé qu’il lui en parle immédiatement dès qu’il arriverait. Je voulais que cette situation se règle entre eux deux uniquement et je ne voulais pas intervenir en prévenant mon mari. Dès que son père est arrivé, Léo lui a parlé (je ne sais pas ce qu’ils se sont dit) mais 2 min après ils jouaient tous les deux au foot et Léo était aux anges. Le lendemain son papa est rentré beaucoup plus tôt du travail 😉

Des émotions à fleur de peau

La vie de Léo est émotionnellement intense, tout procure chez lui des réactions démesurées comme une joie ou une colère excessive. C’est dans ces moments-là que j’aurais besoin d’un décodeur, heureusement avec les ateliers de communication j’ai appris à décoder moi-même ces états et je sais de mieux en mieux les gérer, quoique parfois, selon mon état de fatigue j’avoue que je n’y arrive pas toujours !

Cet été Léo a suivi un stage de foot qui durait une semaine tous les jours de 8h30 à 17h30. Même si c’est sa passion, cela lui a demandé des efforts énormes : être en collectivité toute la journée, pratiquer du sport de manière intensive, rester concentrer un max de temps.

Un soir il est rentré à la maison très énervé, il s’en est pris à son frère, il était très agressif et disait que son petit frère se moquait tout le temps de lui alors que rien de particulier ne s’était passé. Le ton est monté, il a fini par claquer la porte (là je boue intérieurement) en me disant : « personne ne se préoccupe de moi et même pas toi ». J’ai pris une grande inspiration et comme je commence à bien décoder je me suis dis qu’il avait dû se passer quelque chose au stage de foot et qu’il reportait l’agressivité qu’il avait dû subir sur son frère. Je lui ai juste dit qu’il avait l’air contrarié puis je l’ai laissé venir à moi pour qu’il me dise ce qu’il s’était passé. J’ai fini par apprendre qu’il y avait eu un conflit avec un autre enfant du stage. Un évènement qui serait passé inaperçu pour la plupart des enfants, une banale altercation, un peu d’eau lancée et un coup qui dérape. Léo m’a dit que ce garçon n’avait pas compris la plaisanterie.

Léo est maladroit dans sa relation avec les autres…et pour lui cet évènement a été très mal vécu. A partir du moment où il a pu poser des mots sur son mal-être, il allait beaucoup mieux !

Ces ateliers ont donc sauvé ma relation avec mon fils : j’ai appris à écouter, à accueillir les sentiments de mon enfant, quels qu’ils soient, à les respecter ce qui ne veut pas forcément dire que j’accepte ce qui s’est passé.  Comme le dit le Dr Haim Ginott : « tous les sentiments sont légitimes, tous les comportements ne sont pas acceptables ». Quand Léo est agressif avec son petit frère je n’oublie pas de lui rappeler «  tu as le droit d’être en colère mais tu n’as pas le droit de frapper ton frère ».

Ces ateliers m’ont également appris à toujours garder à l’esprit que quand je rentre du travail il est préférable de commencer sa phrase par : « Coucou je suis contente de te voir » et mettre de côté  les « comment ça s’est passé à l’école ? ».

Bien sûr j’ai appris beaucoup d’habiletés dont je me sers tous les jours et qui permettent de susciter la coopération, de remplacer la punition, d’encourager l’autonomie, d’utiliser les compliments d’une certaine façon, d’aider les enfants à se dégager des rôles qui les empêchent de s’épanouir, et je vous parlerai de toutes ces habilités dans un prochain article…Je vois vraiment la différence entre mon aîné avec qui j’ai appliqué ces habiletés tardivement et mon dernier pour qui je l’applique depuis tout petit. Eliott sait qu’il est écouté et met facilement des mots sur ses sentiments.

J’ai finalement tout simplement  parler pour que mes enfants écoutent et écouter pour que mes enfants parlent !

Un seul regard suffit…

regard Qu’est-ce qu’un regard ?

  1. Manière de diriger les yeux vers quelque chose afin de voir.
  2. Expression des yeux, quant aux sentiments, aux états d’âme de la personne qui regarde.

Exemples : regard doux, d’approbation, regard tendre, amoureux, timide, regard fier, sombre, menaçant, foudroyant.

On comprend tout de suite l’importance du regard dans la relation avec autrui. Un regard d’approbation et de fierté pousse un  individu à se surpasser par contre si quelqu’un nous regarde de travers, le doute s’installe, on se questionne, l’estime de soi n’est plus la même.

Lorsque l’on est en contact avec des enfants, ce regard est d’autant plus important.

Il est bon de se rappeler le premier regard  celui que l’on porte à son enfant à la naissance, ce regard si intense, émouvant, bienveillant, un regard tellement important pour l’épanouissement de la maman et de son nouveau-né. Puis, plus tard, le regard que l’on pose sur son enfant pour chacune de ses grandes réussites : premier sourire, premiers mots, premiers pas…un regard plein d’encouragement, d’émerveillement, qui lui permet de faire des efforts exceptionnels.

Pourquoi ce regard change- t-il au fil du temps, quand par exemple un enfant rencontre des difficultés et qu’il ne correspond plus à un idéal, à un « standard ».

Pourtant, les enfants différents, plus que les autres, sont sensibles au regard que l’on porte sur eux.

« Ce que la voix peut cacher, le regard le livre » Georges Bernanos

L’orthophoniste de Léo m’expliquait qu’elle se faisait souvent « violence » pour garder ce regard de confiance et de positivisme auquel elle tient tant. Lors d’une séance de tests avec Léo, il avait démarré totalement de travers et elle aurait très bien pu se dire « bon on laisse tomber là, on passe à autre chose, c’est trop compliqué pour lui » mais elle a persévéré, a continué à l’encourager et bizarrement quand la tâche est devenue plus complexe, c’est là que Léo a été le plus performant.

Tous les enseignants devraient se « faire violence » ! autrement dit : voir l’élève sous un angle positif, vouloir sa réussite, espérer sans cesse le meilleur tout en acceptant le pire, avoir confiance en cet élève.

Pourquoi ?

  • parce que sans estime de soi, il ne peut y avoir de projet d’apprentissage de l’élève
  • parce que la confiance en soi est sérieusement endommagée si l’élève ressent que l’adulte ne lui fait pas confiance.

« C’est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c’est notre regard aussi qui peut les libérer » Amin Maalouf

Malgré tout, l’enfant en difficulté ou en échec scolaire est troublant pour l’enseignant.

Pourquoi ce qui marche avec les autres élèves ne fonctionne pas sur lui ? Pourquoi cet élève n’arrive pas à se concentrer, semble peu motivé, n’arrête pas de bouger ? Qu’est-ce qui l’empêche d’apprendre ?

Il faut se questionner sans cesse avec les enfants dys-fférents et toujours chercher à comprendre pourquoi il donne telle ou telle réponse, car cette réponse n’est ni fausse ni juste, elle correspond simplement à sa vision des choses, une vision certes plus complexe…

L’enseignant, le plus souvent en échec devant ces enfants, peut être amené à penser qu’il faut minimiser les exigences scolaires puisque cet élève cumulant les handicaps : « Il est logique qu’il échoue » et « il est humain de le laisser tranquille », or laisser un élève tranquille c’est tout simplement l’abandonner et donc contribuer à son échec.

C’est en lisant l’excellent livre « Apprendre autrement avec la pédagogie positive » d’Audrey Akoun et Isabelle Pailleau que j’ai découvert « l’effet pygmalion ».

L’effet pygmalion : késako ?

C’est la mise en conformité des comportements d’une personne avec les attentes à son égard. Autrement dit, « je pense donc tu es » et en croyant qu’une chose est vraie, on peut la rendre réelle ! Non vous ne rêvez pas !

Si un élève est étiqueté d’ « élève en difficultés » et si je crois qu’il est logique que cet élève échoue, il est fort probable que cet élève ne réussisse pas. Si au contraire, je porte un regard positif sur cet enfant et que je crois en lui, cet élève sera capable d’accomplir des progrès fulgurants.

C’est en tout cas ce que révèlent les travaux de R. Rosenthal et L. Jacobson avec l’expérience suivante :

« Ils choisissent, pour leur expérience, un quartier pauvre, délaissé par les politiques et où habite un nombre important de familles immigrées vivant dans des conditions très difficiles. Ils se présentent dans une école de ce quartier et prétendent qu’ils dirigent une vaste étude à Harvard sur l’éclosion tardive des élèves. Rosenthal et Jacobson font passer un test de QI à l’ensemble des élèves, puis s’arrangent pour que les enseignants prennent connaissance des résultats qu’ils ont préalablement tronqués (20% des élèves se sont vus attribuer un résultat surévalué). A la fin de l’année, Rosenthal et Jacobson font repasser le test de QI aux élèves. Le résultat de l’expérience démontre qu’une année après le premier test, les 20% des élèves aux résultats surévalués…ont amélioré de 5 à plus de 25 points leurs performances au test d’intelligence. Et ce, grâce au regard qu’ont pu porter les enseignants sur eux. » (Extrait de Apprendre autrement avec la pédagogie positive, Audrey Akoun et Isabelle Pailleau)

Bien sûr il existe des détracteurs de l' »effet pygmalion » mais personnellement je l’ai constaté pour mon fils et dans un tout autre domaine que l’école, le sport.

foot

Mon fils Léo, dyspraxique, est un passionné de foot, depuis tout petit il a un ballon dans les pieds et pourtant avec sa dyspraxie nous étions loin de nous douter qu’il puisse pratiquer ce sport. Malgré tout, aux yeux de son père, un ancien footballeur passionné, il était loin d’être aussi bon que les autres. Depuis tout petit, Léo a une façon particulière de jouer, il se démarque. Vous allez me dire logique ? Et bien non, puisque à 6 ans, généralement que font les enfants ? Ils se jettent TOUS sur le ballon, tous sauf Léo, lui il attendait qu’on lui fasse une passe. Et il a attendu, longtemps, j’ai même entendu dire « il ramasse des pâquerettes » (no comment !). Alors voilà il a passé quelques années à attendre des passes qu’on ne lui a jamais faites et il s’en plaignait « on ne me fait jamais de passe », « les enfants sont perso ils courent seuls avec le ballon pour aller marquer des buts ». Dans son équipe, il était bien évidemment en retrait. Ma mère et moi nous nous disions qu’il avait tout simplement déjà compris comment on devait jouer mais que ça ne lui servirait que plus tard. Son père riait en pensant que nous n’y connaissions rien au foot. Cette année nous avons changé de club et depuis c’est la révélation. Pourquoi ? Parce que son père a tout simplement changé de regard et a vu le potentiel de son fils grâce à ses démarcations. Je me rappelle d’une veille de match où il proposa à Léo de l’entraîner et de lui apprendre quelques techniques. Vous auriez vu la capacité avec laquelle Léo a réussi ses exercices ! Son père n’en revenait pas et il me disait « viens voir, il est trop fort », ce regard de fierté qui pousse tout simplement Léo à se surpasser. Et ça a marché, premier match de la saison, je reçois un premier sms de mon mari disant : « Incroyable Léo c’est le meilleur !!! » et quelques secondes plus tard « But de Léo !!!! » et je lui ai bien sûr répondu : « Yesss ! c’est ton regard qui le pousse à faire de son mieux ». Aujourd’hui Léo joue attaquant et son père est fier de lui.

En allant chercher Léo au foot un soir de cette semaine, j’ai écouté avec attention une chanson très connue, je vous laisse méditer les paroles….

Ne me dites pas que ce garçon était fou
Il ne vivait pas comme les autres, c’est tout
Et pour quelles raisons étranges
Les gens qui n’sont pas comme nous,
Ça nous dérange

Ne me dites pas que ce garçon n’valait rien
Il avait choisi un autre chemin
Et pour quelles raisons étranges
Les gens qui pensent autrement
Ça nous dérange
Ça nous dérange !

Témoignages d’enseignants, ceux qui s’interrogent et qui finissent par comprendre

Voilà un texte envoyé ce matin par la marraine de Léo, enseignante à la retraite, merci Tatie Acacia !!

tata fantadys

Institutrice de CP et de CE1 (également de maternelle) , à la retraite depuis 2005, je suis aussi ! la marraine de Léo, et de la maman de Léo .

J’ai toujours travaillé pour aider les élèves « en difficulté scolaire  », comme l’on dit dans le milieu des enseignants en essayant de trouver des stratégies de remédiation, de remise en cause de notre enseignement …mais ce n’est que depuis que la dyspraxie a été reconnue chez Léo que j’ai réalisé combien nous, les enseignants , nous sommes loin de trouver des solutions , nous sommes loin de comprendre leur intelligence, nous sommes loin de nous adapter à leurs façons de penser, de réfléchir  … et pourtant c’est notre rôle, ce n’est pas à l’enfant de s’adapter à notre enseignement …

Plus je lis sur ce blog (et sur d’autres bien sûr) tout ce que des parents ou membres de la famille d’enfants DYS proposent comme adaptations , plus je me dis : si j’étais encore en activité, je foncerais sur cette approche globale pour donner du sens à tout ce que nous enseignons, j’utiliserais les cartes mentales  et aiderais les enfants à les constuire  car ce sont vraiment des outils que l’enfant peut s’approprier  et ce pour tous les enfants d’une classe car nous avons tous dans nos classes des enfants DYSfférents même s’ils n’ont pas été détectés !

Mon souhait serait de faire connaître ce blog aux instit et autres personnes qui cherchent des solutions pour aider des enfants , aux supérieurs hiérarchiques aussi pour qu’enfin les instit fassent confiance aux enfants et à tous ceux qui ont compris ou qui essaient de comprendre comment avancer et non stagner ..

Tatie Acacia

TÉMOIGNAGE D’ENSEIGNANTE. Lausanne, le 17 février 2013 – Extrait du site du Dr Alain Pouhet.
Dans ma pratique, j’ai eu la chance d’accompagner des enfants de différents âges,
présentant des troubles praxiques. Impossible de décrire un “enfant type”; chaque situation est différente, chaque enfant réagissant, se construisant, apprenant, …en fonction de sa personnalité, de son histoire, de son passé scolaire et de ses éventuels troubles associés.
Je trouve que la problématique de la dyspraxie n’est pas facile à cerner. Quand j’ai
commencé à enseigner il y a une quinzaine d’années, on n’en parlait pas du tout. Pas plus
d’ailleurs que de dyscalculie, de haut potentiel ou d’hyperactivité, de déficit d’attention…
C’est toute une diversification de notre métier, de l’observation, des adaptations, qui, il faut
bien l’avouer ne sont pas toujours simples. Sur une classe d’une vingtaine d’élèves, nous
trouverons toujours plusieurs situations particulières différentes. Elles vont tour à tour nous déstabiliser, nous irriter, nous remettre en question, nous mettre en route, nous rendre créatifs. Mais cela rend notre travail riche et nous avons beaucoup à apprendre avec ces enfants!
Dans le cas de la dyspraxie, pour moi, reviennent souvent les mêmes interrogations :
Au moment de faire connaissance, la première chose qui me frappe est la difficulté
d’organisation, et cela dès le vestiaire ; dans l’habillage pour les petits et dans l’organisation dans les affaires, cahiers, agendas, pour les plus grands.
Puis vient l’aspect scolaire; je remarque souvent une grande lenteur dans l’organisation et
l’exécution des tâches. La tenue du crayon et le graphisme sont compliqués, et ceci n’est pas limité aux petites classes.
L’enfant est aussi en difficulté d’imitation ; il semble comprendre ce que je lui dis, mais ne
parvient pas à reproduire un mouvement, une position, un dessin. De ce fait, ses
coordinations sont maladroites à la gym, à la piscine ou au bricolage.
L’enfant semble perdu face à son travail, c’est comme s’il n’avait pas de repères; il ne sait
pas par où commencer ni comment continuer. Il a de la difficulté à faire deux choses à la
fois, si je parle pendant que les élèves écrivent, soit il s’arrête pour m’écouter, soit il
continue son travail, mais n’a aucune idée de ce que je viens de dire. De même, il aura du
mal à gérer deux contraintes simultanées : “soigne ton écriture et vérifie l’orthographe”.
J’ai le sentiment de répéter toujours les mêmes consignes, encore et encore. L’enfant a beau écouter (la plupart du temps, c’est le cas), on dirait que les choses ne s’impriment pas. C’est comme s’il ne retrouve pas le chemin pour y arriver.
Dans ces situations, un sentiment d’agacement peut rapidement émerger, avec l’envie de
bousculer l’enfant. Pourquoi cet élève, qui semble intelligent, ne parvient-il pas à retenir et
restituer ce que je lui enseigne? Le fait-il exprès? Est-il flemmard? Est-il à ce point assisté à la maison qu’il n’a aucune autonomie?”
Irritation. Impuissance. Ce sont des sentiments à dépasser si l’on veut comprendre et aider.
De son côté, l’enfant se sent probablement aussi perdu.
Intelligent, il a pleinement conscience de ses difficultés à faire face aux tâches demandées, mais ne peut pas décrire ce qui ne va pas.
Je me souviens d’un enfant de 10 ans sortant d’un entretien avec son enseignante, qui l’avait convoqué au bureau et lui avait sincèrement demandé “s’il la prenait pour une idiote”.
N’ayant rien trouvé à répondre sur le moment, il s’était écrié en sortant : “si je la prends
pour une idiote, et bien elle, elle me prend pour un demeuré!”
Pour éviter à l’enfant et l’enseignant de s’enfermer dans une incompréhension mutuelle,
pour trouver un soutien et des pistes,il est alors important pour lui comme pour moi d’avoir un regard extérieur. Dès que les troubles évoqués ci-dessus durent plus de quelques semaines, qui sont de l’ordre de la mise en route, je n’hésite plus à voir les parents, puis à faire appel aux spécialistes. Ensemble nous pouvons trouver des pistes, développer des stratégies, adapter le matériel, les exigences, les évaluations.
Pour l’enseignant que je suis, ce dernier point est souvent difficile ; adapter les exigences,
n’est-ce pas injuste pour les autres enfants? À l’école, nous sommes si souvent attachés à cette idée : ne pas faire de différences! Je me suis laissé remettre en question par cette
remarque d’un spécialiste “La véritable injustice n’est-elle pas de lutter avec une dyspraxie, une dyslexie, un trouble d’attention (…), de travailler plus que les autres pour un moins bon résultat, de ne pas pouvoir montrer ce qu’on sait, ni restituer ce qu’on a appris?”
J’ai déjà pu constater qu’un enfant “dys-” qui se sent compris, aidé, et que l’on valorise, peut développer des stratégies et devenir acteur de ses apprentissages. Il ne faut pas minimiser la capacité d’un enfant de trouver ses propres façons de faire, efficaces et innovantes! Ses difficultés ne disparaissent pas, mais il sait qu’il peut apprendre, se construire et connaître des situations de réussite. Et c’est si gratifiant pour tout le monde!