Des témoignages de parents ou d’enfants/adultes dys

Des témoignages de parents d’enfants dys-fférents ou d’enfants/adultes dys, qui ont énormément souffert mais qui nous donnent beaucoup d’espoir pour l’avenir !

Témoignage de monsieur Hugues Aufray
hugues
Ce message s’adresse aux petits garçons et aux petites filles qui ont le sentiment d’être inférieurs aux autres, parce que simplement ils ont une tendance naturelle à inverser les signes….
Il faut leur …dire et qu’ils sachent que l’on peut parler et raconter des histoires magnifiques sans savoir ni lire ni écrire… Il faut leur dire et qu’ils sachent que l’on peut jouer de la musique, chanter et danser, sans savoir déchiffrer le solfège…

Il faut leur dire et qu’ils sachent que dans certains pays on écrit de droite à gauche, dans d’autres, de gauche à droite ou de haut en bas… et que tout cela n’est que convention culturelle!
Ces petits garçons et petites filles que l’on appelle « dyslexiques » et qui ont de grandes difficultés pour apprendre la technique de la lecture et de l’écriture, ont des qualités que les autres n’ont pas…
Ils mettront plus de temps à entrer dans le système de la Société qui les environne… mais pendant la période de ce dur apprentissage, ils auront acquis un regard très profond et ils sauront développer l’instinct qui permet de faire face aux réalités de la vie.

Il faut enfin qu’ils sachent qu’ils ne sont pas inférieurs aux autres, mais simplement et momentanément différents..
J’ai été un petit garçon qui a connu de telles difficultés… Je les ai surmontées avec le temps… et notamment grâce à des facultés d’adaptation à de nombreux sports, qui précisément ne demandent pas de connaître « lecture » et « écriture »… ainsi que par des disciplines artistiques..

Tout comme moi, ils réussiront sur le chemin qu’ils choisiront…
Enfin, je souhaite à tous les enfants qui auront mon message, de ne jamais se décourager…

A tous affectueusement.
HUGUES AUFRAY

Témoignagne de Papa Fantadys

papa fantadys

Voilà, je suis un papa qui vient faire un témoignage sur les enfants dys-fférents. Lorsque mon épouse me l’a demandé j’avoue avoir hésité un peu, je n’aime pas faire part de mes sentiments, je n’aime pas être jugé, je n’aime pas que l’on puisse voir en moi, je préfère garder ma carapace et montrer que je suis fort, que je suis un MALE…. Je ne crois pas être dys-fférent de beaucoup de papas. On surveille d’un peu loin, on suit du coin de l’oeil, on essaie de protéger mais surtout ON AIME.
Si j’écris ce mot c’est à la fois par amour pour mon épouse et pour mon fils car moi aussi j’ai un enfant qui est dys-fférent. Depuis la naissance de notre 1er fils, bien que j’étais un peu jeune, je ne suis plus le même. Je ne sais pas comment le dire avec des mots… alors je vais reprendre les paroles d’une de ses chansons préférées :
« J’ai voulu dormir, et j’ai fermé les yeux,
Sans même voir que le ciel était bleu.
Je me suis réveillée sous un nouveau soleil
Et depuis ce jour-là rien n’est pareil. »

J’ai l’impression d’être connecté avec lui depuis son 1er jour. Je ressens ses douleurs aussi bien physiques que psychiques, je n’ai pas besoin de lui parler pour le comprendre.
Est-ce d’avoir passé des heures à m’inquiéter pendant la grossesse, d’avoir passé des heures à le voir en couveuse branché, ou bien, d’avoir passé des heures debout à jouer à la console avec mon petit bébé dans le creux de mon bras pour qu’il dorme, qui font que nous avons aujourd’hui cette complicité ? Je ne sais pas, peut-être la conjugaison de tout cela ou peut être encore le fait d’avoir senti très vite qu’il avait besoin qu’on l’aide, qu’on le protège plus qu’un autre car il était dys-fférent. Parfois, c’était sûrement trop, mais en fait-on trop pour ses enfants ?
Chaque difficulté de mon fils me crève le cœur, chaque réussite me remplit de bonheur. J’aimerais lui éviter tous les malheurs. J’aimerais avoir le handicap à sa place. Combien de fois, je l’ai grondé pour des maladresses où il rétorquait « je n’ai pas fait exprès » avec ses petits yeux.
Il n’a rien demandé, ce n’est pas lui qui a choisi de venir au monde et pourtant, il est là, présent et il a sa place.
Je suis fier de lui car il doit plus qu’un autre redoubler d’efforts pour réussir certains apprentissages, certains gestes, c’est un battant, et ça il ne le perdra jamais. Il est dys-fférent, il est courageux, parfois j’aimerai même qu’il me transmette ce courage et je crois que c’est ce qu’il a fait pour que j’arrive à écrire ce mot.
« Même dans le ciel qui se voile,
Il y a toujours une étoile, qui scintille
Et nous guide sur le chemin de nos rêves
Et quand on y croit, un nouveau jour se lève »
Je m’arrête là car j’ai peur que cela soit déjà trop. Le message est un peu confus. J’espère que certains, voire certaines, se reconnaîtront en moi.

Je ne crois pas être si dys-fférent, je pense être juste un papa qui aime par-dessus tout son fils et sa famille. Finalement nous ne sommes pas si dys-fférents des mamans, nous le montrons juste d’une autre manière, nous sommes complémentaires…
Avoir un enfant ensemble, même dys-fférent, c’est fantadystique !

Papa Fantadys, 08/08/2013

Texte de W. Livingstone Larned

« Ecoute-moi, mon fils, Tandis que je te parle, tu dors la joue dans ta menotte et tes boucles blondes collées sur ton front moite. Je me suis glissé seul dans ta chambre. Tout à l…’heure, tandis que je lisais mon journal dans le bureau, j’ai été envahi par une vague de remords. Et, me sentant coupable, je suis venu à ton chevet.

Et voilà à quoi je pensais, mon fils : je me suis fâché contre toi aujourd’hui. Ce matin, tandis que tu te préparais pour l’école, je t’ai grondé parce que tu te contentais de passer la serviette humide sur le bout de ton nez; je t’ai réprimandé parce que tes chaussures n’étaient pas cirées; j’ai crié quand tu as jeté tes jouets par terre.
Pendant le petit-déjeuner, je t’ai encore rappelé à l’ordre : tu renversais le lait; tu avalais les bouchées sans mastiquer; tu mettais les coudes sur la table; tu étalais trop de beurre sur ton pain. Et quand, au moment de partir, tu t’es retourné en agitant la main et tu m’as dit : « Au revoir, papa! », je t’ai répondu en fronçant les sourcils : « Tiens-toi droit ! »
Le soir, même chanson. En revenant de mon travail, je t’ai guetté sur la route. Tu jouais aux billes, à genoux dans la poussière; tu avais déchiré ton pantalon. Je t’ai humilié en face de tes camarades, en te faisant marcher devant moi jusqu’à la maison…
 » Les pantalons coûtent cher; si tu devais les payer, tu serais sans doute plus soigneux ! » Tu te rends compte, mon fils ? De la part d’un père !
Te souviens-tu ensuite ? Tu t’es glissé timidement, l’air malheureux, dans mon bureau, pendant que je travaillais. J’ai levé les yeux et je t’ai demandé avec impatience : « Qu’est-ce que tu veux ? »
Tu n’as rien répondu, mais, dans un élan irrésistible, tu as couru vers moi et tu t’es jeté à mon cou, en me serrant avec cette tendresse touchante que Dieu a fait fleurir en ton cœur et que ma froideur même ne pouvait flétrir… Et puis, tu t’es enfui, et j’ai entendu tes petits pieds courant dans l’escalier.
Et bien! mon fils, c’est alors que le livre m’a glissé des mains et qu’une terrible crainte m’a saisi. Voilà ce qu’avait fait de moi la manie des critiques et des reproches : un père grondeur ! Je te punissais de n’être qu’un enfant. Ce n’est pas que je manquais de tendresse, mais j’attendais trop de ta jeunesse. Je te mesurais à l’aune de mes propres années.
Et pourtant, il y a tant d’amour et de générosité dans ton âme. Ton petit cœur est vaste comme l’aurore qui monte derrière les collines. Je n’en veux pour témoignage que ton élan spontané pour venir me souhaiter le bonsoir. Plus rien d’autre ne compte maintenant, mon fils. Je suis venu à ton chevet, dans l’obscurité, et je me suis agenouillé là, plein de honte.
C’est la piètre réparation, je sais que tu ne comprendrais pas toutes ces choses si tu pouvais les entendre. Mais, demain, tu verras, je serai un vrai papa; je deviendrai ton ami; je rirai quand tu riras, je pleurerai quand tu pleureras. Et, si l’envie de te gronder me reprend, je me mordrai la langue, je ne cesserai de me répéter, comme une litanie :  » Ce n’est qu’un garçon… un tout petit garçon ! »
J’ai eu tort. Je t’ai traité comme un homme. Maintenant que je te contemple dans ton petit lit, las et abandonné, je vois bien que tu n’es qu’un bébé. Hier encore, tu étais dans les bras de ta mère, la tête sur son épaule… J’ai trop exigé de toi… Beaucoup trop…Pardonnes moi!

W. Livingstone Larned

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Sortez vos mouchoirs ! ces textes qui nous font pleurer…

mais ça nous fait du bien de pleurer ! quand je lis ces textes, je pleure pour toutes les fois où je n’ai pas pu pleurer, tu sais les fois où tu te retrouves devant un enseignant ou pire une « équipe éducative » (mot barbare qui veut dire « on n’est plus intelligent à plusieurs que seul ») et que tu te sens juste seul au monde, incompris…Tu ne veux qu’une chose : sortir de cette pièce où tu étouffes pour arrêter de ravaler cette boule que tu as au fond de la gorge et laisser exploser ta colère, ta déception et tes larmes…ces larmes que tu laisses couler le temps de rentrer à la maison et que tu essuies rapidement avant d’ouvrir la porte de chez toi, oui parce que chez toi, tu n’as pas le droit de pleurer devant un enfant qui lui ne peut pas pleurer quand il veut, en classe par exemple quand il voit qu’il n’y arrive pas malgré tous ces efforts (tu pourrais t’appliquer quand même), ou quand il a trop mal à la tête pour continuer à écouter la voix de la maîtresse ou celle de ses camarades (dis-donc tu pourrais écouter quand je te parle), ou quand il tombe 15 fois par jour (allez c’est rien relève toi vite)…je m’arrête là, je vous laisse lire ces textes et laissez-vous aller, ça fait tellement du bien…

L’ANGE ET L’ENFANT DIFFERENT 
(écrit par la maman d’un enfant différent)
Texte extrait de www.carpediego.be
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Le jour de sa naissance, l’Ange s’approche du berceau de l’enfant…
L’enfant le regarde, comprend qu’il sait et lui dit :
« Alors je suis malade ? Je ne vais pas marcher comme tout le monde ? Je ne vais pas parler comme tout le monde ? Mais comment vais-je vivre avec ma différence ? »L’Ange lui dit :
« Tu as choisi une vie… d’amour. Ton chemin ne sera pas celui de tout le monde mais tu seras entouré de personnes riches et généreuses de leur cœur qui seront là pour t’aider, pour t’aimer tel que tu es. Ta différence fera de toi un être exceptionnel, profondément humain et tu rayonneras d’amour.»« Et ma maman ? Elle ne sait pas encore ? Elle a l’air si heureuse de me croire en bonne santé… je vais la faire souffrir ? »« Tu l’as choisie car elle est la seule qui saura déplacer des montagnes pour te faire avancer ; oh, bien sûr elle aura des moments de faiblesse, de tristesse, car elle aimerait te voir courir et parler comme les enfants de ton âge, mais il lui suffira de te voir heureux pour s’apaiser. Elle donnerait sa vie pour prendre tes difficultés. Elle se demandera parfois qui tu aurais été sans cette maladie, mais elle apprendra à accepter et ne voudrait pas d’un autre enfant que TOI. La patience, bien que mise à l’épreuve, sera sa meilleure alliée et sa plus grande vertu.
Tantôt graves, tantôt pétillants de joie, ses yeux seront le miroir de tes obstacles et de tes réussites. De tes difficultés naîtra l’espoir, tes progrès seront des victoires. Elle ne soupçonne pas encore l’amour qu’elle a en elle, tu seras sa merveille, vous serez votre plus belle histoire d’amour. »Cet amour, une renaissance.L’Ange attendit que l’enfant s’endorme et chuchota :
« Je serai là, chaque seconde… »
 
MERES ET MONDE PARALLELE
Texte de Mylen Vigneault
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Vous les rencontrez un peu partout.
Au marché, dans le métro, chez le médecin…
Parfois, vous assistez aux crises de leurs enfants au parc ou au supermarché.
Vous les trouvez très patientes ou trop peu.
Quand vous les regardez de …près, vous trouvez peut-être qu’elles sont particulièrement cernées, essoufflées.
À certains moments, vous vous faites la réflexion qu’elles ont le dos un peu courbé.
Pas toujours facile, d’être une maman.
Vous comprenez, la plupart du temps.Malgré tout, il peut vous arriver de vous demander pourquoi elles s’absentent si souvent du travail? Pourquoi elles ne font pas de bénévolat à l’école? Pourquoi, il y a cette lueur dans leur regard qui semble parfois plongé vers un ailleurs, un invisible…
Si vous les connaissez un peu intimement, vous êtes peut-être parfois irrité de les entendre parler si souvent des mêmes sujets. De vous expliquer le pourquoi du comment et le peut-être au sujet du comportement de leur enfant.
Ces femmes, qui sont des parents comme vous, vous laissent un peu interrogatifs.Pourquoi sont-elles si souvent fatiguées?
Pourquoi vous semblent-elles si souvent désorganisées?
Pourquoi sont-elles éventuellement en dépression, en processus de séparation?
Qu’est-ce qui est si différent chez elles?Ce sont des mères presque comme les autres.
Des mères d’enfants différents.Elles vous ressemblent beaucoup. Elles ont porté un enfant, souhaitant le plus beau des avenirs pour lui. Elles ont mangé des légumes frais, bu du lait, passé des échographies, évité l’alcool, lu des bouquins…
Elles ont mis leur bébé au monde et puis un jour, rapidement ou sur le tard, une petite alarme a sonné et il leur a fallu partir à la chasse au diagnostic.
C’est là qu’elles ont commencé à se différencier de vous.Oh! Tout comme vous, elles ont continué de faire de leur mieux, concoctant des purées, stimulant l’apprentissage de la marche et du langage. Craquant devant de belles bottines et achetant trop de peluches. Elles ont continué d’aimer leur enfant de toute leur âme, comme vous.
La différence, c’est qu’elles ont dû ouvrir la porte d’un monde parallèle et franchir le seuil que tous ne doivent pas franchir. Elles ont découvert ce « ailleurs » vers lequel leur regard se tourne parfois et les rend « lunatiques ».Depuis ce jour-là, elles vivent une expédition quotidienne, une aventure qu’aucun agent de voyage ne met en vitrine.
La vie avec un enfant différent. La vie d’une mère d’enfant différent.
Dyspraxie, dysphasie, Asperger, TED, dysgnosie, dysfonction non-verbale, trouble attentionnel, dysmnésie, paralysie… Les différences sont trop nombreuses pour êtres toutes énumérées…

Peu importe la différence, le handicap, le défi de l’enfant. Ces mères se sont vu un jour remettre la clef de ce monde parallèle avec un choix tout simple :
« Tu t’impliques à fond pour trouver les meilleurs outils pour ton enfant »
ou
« Tu ne t’impliques pas et tu lui fermes presque toutes les portes »
Alors elles ont pris la clef et elles ont foncé.
Que faire d’autre?

Depuis, elles accumulent les kilomètres qui les mènent souvent dans des directions diamétralement opposées, vers des cliniques, des centres, des bureaux, des écoles.
Elles traînent une grosse sacoche, remplie de rapports, de prescriptions, de documentation, de jouets pour patienter, de craquelins, de monnaie pour les stationnements ou l’autobus.
Elles motivent des absences à l’école et au bureau, elles griffonnent dans des agendas et des calendriers, jonglant avec le temps pour tout entrer dans les cases qu’on leur offre. Souvent, elles mettent fin à leur carrière…
Elles attendent aussi. Beaucoup. Attendent qu’on inscrive leur enfant sur une liste d’attente. Attendent que le téléphone sonne pour annoncer qu’une place se libère. Attendent dans des salles d’attente, souvent beiges, parfois sommairement décorées pour faire « on aime les enfants ici ». Elles attendent des résultats de prises de sang, de tests psychologiques et physiques.
Elles attendent un diagnostic. Puis des pistes de solutions.
Elles racontent leur vie de long en large à divers intervenants. C’est à se demander si elles ne devraient pas tout enregistrer ou mettre en PowerPoint pour résumer les tenants et aboutissants qui motivent leurs démarches.
Elles posent des questions. Trop de questions. « Vous demanderez à la personne qui vous contactera pour poursuivre le dossier ».
Elles se font parfois dire que c’est trop compliqué à comprendre. Qu’elles doivent simplement suivre les indications et que ça ira.
Elles se sentent souvent coupables. « Mais non Madame, ce n’est pas de votre faute. Mais qu’avez-vous mangé déjà enceinte? Vous sentiez-vous déprimée? Avez-vous allaité? »
Elles se font souvent dire qu’elles doivent travailler sur elles pour ainsi influencer positivement l’enfant, la famille, la société.
« Prenez soin de vous, Madame, c’est important. »
« Mais n’oubliez pas le rendez-vous du 18, les prises de sang du 20, l’évaluation en ergothérapie le 21. Faites les exercices tous les soirs à 18 : 00. Pensez à acheter le tableau de motivation. Fabriquez des pictogrammes. Téléphonez à l’école. Contactez votre médecin de famille – Quoi? Vous n’avez pas de médecin de famille? Inscrivez votre enfant à une activité parascolaire, c’est important. Travaillez son estime personnelle. Faites comprendre à votre ex que Junior a un handicap. Achetez des tomates bios… Restez calme, votre enfant est une éponge. »
« Les kleenex sont à votre gauche. On se voit le mois prochain. Prenez soin de vous! »
Les mères d’enfants différents sont, par la force des choses, des mères différentes.
Elles pleurent plus souvent dans les stationnements. Elles analysent des détails de la journée à s’en étourdir comme ça ne se peut pas.
Elles parlent un langage méconnu. Peuplé de termes généralement utilisés par les psys, les docs et tous les autres diplômés en santé et en relation d’aide.
Elles tentent d’expliquer ces termes à leur conjoint, à leur famille. Fréquemment, elles se butent à un mur d’incompréhension. « Yé pas malade, yé paresseux. » « Arrête de t’inquiéter, ça va passer tout seul avec le temps ». « Tu le gâtes trop! »

Les mères différentes ne veulent pas qu’on les plaigne.
Elles ne se voient pas comme des Mères Courage.

Pour faire preuve de courage, il faut avoir le choix de se défiler…
Une mère, ça ne veut pas se défiler…
Appelez-les Mères Espoir…

Texte écrit par JULIE CUSSET VAKANAS au nom de son fils MATTEO, Présidente de DMF13.
« J’ai 9 ans et je voudrais rire. Rire sans faille….ne pas être toujours celui qui baille …
La maîtresse me toise, j’ai l’impression que le tableau va m’avaler avec son grand habit tout noir…Elle me donne le tournis à écrire tous ces m…ots qui ne veulent rien dire, et je m’applique de toutes mes forces…Ces lettres que je m’épuise a tracer ne ressemblent à rien…je le sais, je le sens…m…on copain Arthur dit que c’est dans ma tête que ça ne tourne pas rond…en fait, je sais pas si c’est un vrai copain? Parfois je me pose la question…La maîtresse se lève , j’entends mon cœur battre si fort que je suis sûr qu’elle va m’entendre. Elle annonce une dictée. Je cherche son regard mais j’ose pas lui dire.Elle ne me croirait pas. C’est ma main qui ne veut pas! J’ai mal à la tête, j’ai mal au poignet .Elle va trop vite sa dictée…c’est sur je vais encore me faire disputer…
Il paraît que tous les enfants sont dans leur monde mais le mien semble inquiéter Maman. Elle dit parfois tout doucement qu’elle me trouve un peu différent.’.
Un jour je lui ai dit que j’étais forcément différent puisque je suis un super Héros.Mais ça ne se verra que quand je serai grand, c’est pour ça qu’elle ne voit pas…Elle a sourit mais c’était triste…
Pourtant un jour , je serai Superman…parce que j’ai une supermaman…elle ne le sait pas ma mère comme elle est belle, elle ne sait pas comme j’aimerai tant ne jamais la fâcher,ne jamais l’inquiéter,ni l’attrister…
Parfois je pleure tout seul dans ma chambre , parfois j’en ai marre de moi même, de faire tout de travers, de mettre tout à l’envers .Je voudrais que ça cesse, je voudrais tellement ….
Je l’entends arriver pour me consoler, elle me souffle d’être patient et je sens comme elle m’aime passionnément .
J’ai de la chance qu’elle soit ainsi ma Maman, mais elle ne le sait pas. Elle s’en veut souvent que je bataille autant, elle croit que c’est de sa faute, elle pleure elle aussi la nuit dans son lit….Quand je serai Superman ,elle verra ce que peut faire la puissance de son amour pour son fils. Elle sera fière de moi.
Pour l’heure ,la maîtresse passe sans cesse dans les rangs…je ne sais pas si j’ai passé un petit ou un long moment à me perdre dans mes pensées, je ne sais pas si la dictée est finie ou pas commencée…je ne sais plus quelle heure il est…
J’essaye d’écouter…oui c’est bien à moi qu’elle parle d’un ton sec et agacé…elle me parle de tête en l’air ,ou de pas assez concentré…. J’ai peur de ne jamais réussir à l’écrire cette dictée…et j’en peux plus de me faire réprimander…je voudrais que ça cesse ….Alors je prends mon stylo et ce combat infernal entre lui et moi s’enchaîne pendant des minutes qui me semblent interminables…je sors vainqueur…ce soir je le dirai a Maman, elle sera fière de moi…je suis allé jusqu’au bout des lignes, j’ai presque pas débordé, j’ai gagné!
Puis je sens une main qui saisit ma feuille , la dechire… »la prochaine fois tu feras la dictée en même temps que les autres au lieu de regarder les mouches! Tu la recopieras donc deux fois a la place de la récré, tu bailleras donc pour quelque chose »…..
Maman….j’avais gagné…je t’assure que j’avais gagné…dis moi que ce soir tu ne vas pas me gronder si je ne te ramène pas la vraie dictée. Mes mains sont fatiguées, je n’y arriverai jamais….j’entend la sonnerie de la récréation, et mes copains qui se moquent encore de ma retenue…Mais je pleurerai pas Maman, parce qu’ils savent pas qu’en vrai je suis un savant hein? Tu me le dis tout le temps…

Un petit mot de papa Fantadys

Aujourd’hui c’est l’anniversaire du papa de Léo et nous avons 100 fans sur la page facebook !! Autant dire que je sautille de joie depuis ce matin et encore plus à l’idée de vous dévoiler ma surprise !!

Il y a quelques jours je diffusais un magnifique texte intitulé « L’ange et l’enfant » sur la page facebook de Fantadys, écrit par la maman d’un enfant différent. Un commentaire d’un papa (« Et les papas ? ») m’a fait prendre conscience qu’on parlait souvent des mamans, que les textes s’adressaient aux mamans ou encore les témoignages faits par des mamans. Me voilà donc partie à la recherche de textes ou témoignages pour les papas mais rien ou du moins pas quelque chose qui corresponde vraiment…

Alors j’ai lancé l’idée à mon mari en lui demandant : « et toi tu n’en ferais pas un de texte pour les papas ? »…là je vous avoueque je m’attendais à un « ça va pas non » ou une phrase dans ce genre mais quelle ne fût ma surprise lorsqu’il me répondit ok je vais le faire »….heu tu peux répéter stp, tu as dit quoi là ? je n’en revenais pas, je suis restée scotchée, heureusement j’étais assise dans la voiture !

Et voilà qu’un soir il s’est mis à taper un texte, un texte sincère et vrai, un texte touchant qui m’a fait pleurer pendant de longues minutes (et qui me fait toujours pleurer quand je le relis !).

J’espère qu’il vous plaira, bon la mise en forme c’est de moi bien sûr, un peu féminin mais j’aime 😉 et si vous aimez je compte sur vous pour diffuser !!!

P.S. : Merci mon amour pour ce texte magnifique, un jour Léo le lira et sera fier de toi ❤

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Fantadys en vacances

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La famille FANTADYS était en vacances, des vacances extraordinaires, dépaysement total, détente, joie de vivre…nous avions vraiment besoin de ça après une année de changements malgré tout une année bénéfique pour notre petit fantastique ! Je l’ai déjà expliqué sur la page facebook donc je ne vais pas revenir dessus…

Le retour à la maison est difficile, la routine ne va pas tarder à reprendre et nous profitons de cette dernière semaine de vacances en famille donc pas de révisions au programme (j’avoue je ne suis pas assez motivée !). Léo aura été 3 semaines tranquille et finalement je pense que c’est mieux comme ça, une déconnexion totale plus que nécessaire vu les efforts fournis pendant toute l’année. Malgré tout il va falloir s’y remettre et nous allons utiliser les cartes mentales créées tout au long de l’année pour faire des retours sur des notions vues cette année. Puis il fera quelques exercices sur un cahier de vacances spécial créé par Mamie Sylvia avec des fiches adaptées à sa dyspraxie.

L’activité du blog a donc tourné au ralenti ces dernières semaines mais ça y est l’équipe est au complet et nous reprenons du service pour continuer à vous présenter ce que l’on a utilisé pour Léo tout au long de l’année ou encore des nouvelles idées que l’on va essayer de mettre en place prochainement.

Nous avons ouvert une rubrique « Dyscussion » où je souhaiterais aborder des thématiques afin de pouvoir discuter entre parents d’enfants DYS car il est toujours intéressant de voir que l’on n’est pas seul dans certaines situations et aussi permettre au blog d’être plus vivant avec des témoignages. N’hésitez pas à me faire part de suggestions sur les thèmes que vous souhaiteriez voir dans cette rubrique.

A très bientôt !