Des témoignages de parents ou d’enfants/adultes dys

Des témoignages de parents d’enfants dys-fférents ou d’enfants/adultes dys, qui ont énormément souffert mais qui nous donnent beaucoup d’espoir pour l’avenir !

Témoignage de monsieur Hugues Aufray
hugues
Ce message s’adresse aux petits garçons et aux petites filles qui ont le sentiment d’être inférieurs aux autres, parce que simplement ils ont une tendance naturelle à inverser les signes….
Il faut leur …dire et qu’ils sachent que l’on peut parler et raconter des histoires magnifiques sans savoir ni lire ni écrire… Il faut leur dire et qu’ils sachent que l’on peut jouer de la musique, chanter et danser, sans savoir déchiffrer le solfège…

Il faut leur dire et qu’ils sachent que dans certains pays on écrit de droite à gauche, dans d’autres, de gauche à droite ou de haut en bas… et que tout cela n’est que convention culturelle!
Ces petits garçons et petites filles que l’on appelle « dyslexiques » et qui ont de grandes difficultés pour apprendre la technique de la lecture et de l’écriture, ont des qualités que les autres n’ont pas…
Ils mettront plus de temps à entrer dans le système de la Société qui les environne… mais pendant la période de ce dur apprentissage, ils auront acquis un regard très profond et ils sauront développer l’instinct qui permet de faire face aux réalités de la vie.

Il faut enfin qu’ils sachent qu’ils ne sont pas inférieurs aux autres, mais simplement et momentanément différents..
J’ai été un petit garçon qui a connu de telles difficultés… Je les ai surmontées avec le temps… et notamment grâce à des facultés d’adaptation à de nombreux sports, qui précisément ne demandent pas de connaître « lecture » et « écriture »… ainsi que par des disciplines artistiques..

Tout comme moi, ils réussiront sur le chemin qu’ils choisiront…
Enfin, je souhaite à tous les enfants qui auront mon message, de ne jamais se décourager…

A tous affectueusement.
HUGUES AUFRAY

Témoignagne de Papa Fantadys

papa fantadys

Voilà, je suis un papa qui vient faire un témoignage sur les enfants dys-fférents. Lorsque mon épouse me l’a demandé j’avoue avoir hésité un peu, je n’aime pas faire part de mes sentiments, je n’aime pas être jugé, je n’aime pas que l’on puisse voir en moi, je préfère garder ma carapace et montrer que je suis fort, que je suis un MALE…. Je ne crois pas être dys-fférent de beaucoup de papas. On surveille d’un peu loin, on suit du coin de l’oeil, on essaie de protéger mais surtout ON AIME.
Si j’écris ce mot c’est à la fois par amour pour mon épouse et pour mon fils car moi aussi j’ai un enfant qui est dys-fférent. Depuis la naissance de notre 1er fils, bien que j’étais un peu jeune, je ne suis plus le même. Je ne sais pas comment le dire avec des mots… alors je vais reprendre les paroles d’une de ses chansons préférées :
« J’ai voulu dormir, et j’ai fermé les yeux,
Sans même voir que le ciel était bleu.
Je me suis réveillée sous un nouveau soleil
Et depuis ce jour-là rien n’est pareil. »

J’ai l’impression d’être connecté avec lui depuis son 1er jour. Je ressens ses douleurs aussi bien physiques que psychiques, je n’ai pas besoin de lui parler pour le comprendre.
Est-ce d’avoir passé des heures à m’inquiéter pendant la grossesse, d’avoir passé des heures à le voir en couveuse branché, ou bien, d’avoir passé des heures debout à jouer à la console avec mon petit bébé dans le creux de mon bras pour qu’il dorme, qui font que nous avons aujourd’hui cette complicité ? Je ne sais pas, peut-être la conjugaison de tout cela ou peut être encore le fait d’avoir senti très vite qu’il avait besoin qu’on l’aide, qu’on le protège plus qu’un autre car il était dys-fférent. Parfois, c’était sûrement trop, mais en fait-on trop pour ses enfants ?
Chaque difficulté de mon fils me crève le cœur, chaque réussite me remplit de bonheur. J’aimerais lui éviter tous les malheurs. J’aimerais avoir le handicap à sa place. Combien de fois, je l’ai grondé pour des maladresses où il rétorquait « je n’ai pas fait exprès » avec ses petits yeux.
Il n’a rien demandé, ce n’est pas lui qui a choisi de venir au monde et pourtant, il est là, présent et il a sa place.
Je suis fier de lui car il doit plus qu’un autre redoubler d’efforts pour réussir certains apprentissages, certains gestes, c’est un battant, et ça il ne le perdra jamais. Il est dys-fférent, il est courageux, parfois j’aimerai même qu’il me transmette ce courage et je crois que c’est ce qu’il a fait pour que j’arrive à écrire ce mot.
« Même dans le ciel qui se voile,
Il y a toujours une étoile, qui scintille
Et nous guide sur le chemin de nos rêves
Et quand on y croit, un nouveau jour se lève »
Je m’arrête là car j’ai peur que cela soit déjà trop. Le message est un peu confus. J’espère que certains, voire certaines, se reconnaîtront en moi.

Je ne crois pas être si dys-fférent, je pense être juste un papa qui aime par-dessus tout son fils et sa famille. Finalement nous ne sommes pas si dys-fférents des mamans, nous le montrons juste d’une autre manière, nous sommes complémentaires…
Avoir un enfant ensemble, même dys-fférent, c’est fantadystique !

Papa Fantadys, 08/08/2013

Texte de W. Livingstone Larned

« Ecoute-moi, mon fils, Tandis que je te parle, tu dors la joue dans ta menotte et tes boucles blondes collées sur ton front moite. Je me suis glissé seul dans ta chambre. Tout à l…’heure, tandis que je lisais mon journal dans le bureau, j’ai été envahi par une vague de remords. Et, me sentant coupable, je suis venu à ton chevet.

Et voilà à quoi je pensais, mon fils : je me suis fâché contre toi aujourd’hui. Ce matin, tandis que tu te préparais pour l’école, je t’ai grondé parce que tu te contentais de passer la serviette humide sur le bout de ton nez; je t’ai réprimandé parce que tes chaussures n’étaient pas cirées; j’ai crié quand tu as jeté tes jouets par terre.
Pendant le petit-déjeuner, je t’ai encore rappelé à l’ordre : tu renversais le lait; tu avalais les bouchées sans mastiquer; tu mettais les coudes sur la table; tu étalais trop de beurre sur ton pain. Et quand, au moment de partir, tu t’es retourné en agitant la main et tu m’as dit : « Au revoir, papa! », je t’ai répondu en fronçant les sourcils : « Tiens-toi droit ! »
Le soir, même chanson. En revenant de mon travail, je t’ai guetté sur la route. Tu jouais aux billes, à genoux dans la poussière; tu avais déchiré ton pantalon. Je t’ai humilié en face de tes camarades, en te faisant marcher devant moi jusqu’à la maison…
 » Les pantalons coûtent cher; si tu devais les payer, tu serais sans doute plus soigneux ! » Tu te rends compte, mon fils ? De la part d’un père !
Te souviens-tu ensuite ? Tu t’es glissé timidement, l’air malheureux, dans mon bureau, pendant que je travaillais. J’ai levé les yeux et je t’ai demandé avec impatience : « Qu’est-ce que tu veux ? »
Tu n’as rien répondu, mais, dans un élan irrésistible, tu as couru vers moi et tu t’es jeté à mon cou, en me serrant avec cette tendresse touchante que Dieu a fait fleurir en ton cœur et que ma froideur même ne pouvait flétrir… Et puis, tu t’es enfui, et j’ai entendu tes petits pieds courant dans l’escalier.
Et bien! mon fils, c’est alors que le livre m’a glissé des mains et qu’une terrible crainte m’a saisi. Voilà ce qu’avait fait de moi la manie des critiques et des reproches : un père grondeur ! Je te punissais de n’être qu’un enfant. Ce n’est pas que je manquais de tendresse, mais j’attendais trop de ta jeunesse. Je te mesurais à l’aune de mes propres années.
Et pourtant, il y a tant d’amour et de générosité dans ton âme. Ton petit cœur est vaste comme l’aurore qui monte derrière les collines. Je n’en veux pour témoignage que ton élan spontané pour venir me souhaiter le bonsoir. Plus rien d’autre ne compte maintenant, mon fils. Je suis venu à ton chevet, dans l’obscurité, et je me suis agenouillé là, plein de honte.
C’est la piètre réparation, je sais que tu ne comprendrais pas toutes ces choses si tu pouvais les entendre. Mais, demain, tu verras, je serai un vrai papa; je deviendrai ton ami; je rirai quand tu riras, je pleurerai quand tu pleureras. Et, si l’envie de te gronder me reprend, je me mordrai la langue, je ne cesserai de me répéter, comme une litanie :  » Ce n’est qu’un garçon… un tout petit garçon ! »
J’ai eu tort. Je t’ai traité comme un homme. Maintenant que je te contemple dans ton petit lit, las et abandonné, je vois bien que tu n’es qu’un bébé. Hier encore, tu étais dans les bras de ta mère, la tête sur son épaule… J’ai trop exigé de toi… Beaucoup trop…Pardonnes moi!

W. Livingstone Larned

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1 maman, 2 blogs, 3 enfants ! Fantadys est un blog pour venir en aide à toutes personnes en lien avec des enfants dys (apprendre autrement via le mind-mapping, le jeu...) et Ma Vie de Special Mother est un blog sur ma vie de maman, axé sur la maternité, la petite enfance, l'éducation bienveillante et positive.

3 réflexions au sujet de « Des témoignages de parents ou d’enfants/adultes dys »

  1. Cher lecteur fantadystique ,
    Pour commencer merci d’être là !
    Mes mots et mes phrases vont peut-être paraitre difficile à comprendre , mais je suis quelqu’un qui n’écrit jamais.

    Je suis papa d’un garçon de 8 ans et dyspraxique .
    Nous l’avons su au mois de juillet 2013 .ce qui m’a étonné c’est que mon fils l’a compris et accepté avant moi .
    Je ne voulais pas admettre son handicap , que cela ne pouvais pas arriver chez moi , il m’a fallu beaucoup de temps pour bien comprendre et surtout l’accepter . Avec pas mal de difficultés je me dit « je suis l’homme de la famille et père , je n’ai pas le droit de faillir  » ; puis avec les jours qui se suivent j’ai compris les difficultés de mon fils dû à sa dyspraxie et maintenant je l’ai pris comme une quête , une mission que l’on m’a donnée .
    J’accepte mieux ses humeurs , ses crises de colères enfin toutes les difficultés qu’il peut avoir . Oui avec quand même du mal à les gérer , mais avec plus de compréhension et de calme envers lui .
    Voila quelques mots que je préfère vous confier à vous et non à un psy , qui de toutes façon ne comprendrait pas . Encore merci à vous d’être ici et là .
    Un papa qui aime son enfant plus que lui – même .

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    • Bonjour Papa fantastique !
      Merci pour ce mot, merci pour tous ces papas qui se reconnaîtront peut-être dans votre témoignage, en tout cas Papa fantadys a eu les mêmes ressentis, les mêmes questionnements jusqu’à l’acceptation et le chemin a été long…
      Merci de suivre Fantadys 🙂

      J'aime

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