Quand la nécessité de phrases se fait sentir dans une carte mentale ….

Comment faire ? Voilà le problème auquel nous sommes confrontés et que nous tentons de résoudre ….. Celui-ci ne se pose d’ailleurs que dans certains cas (heureusement !!!!). Ce n’est peut-être qu’une étape dont nous sentons actuellement la nécessité … mais cela me perturbe de « dénaturer » le sens premier d’une carte mentale …. à moi de m’adapter donc ….

En amont, quand nous avons le temps (et c’est surtout ça qui nous manque en raison du rythme de « fou » ….), nous reprenons le sac à propriétés

[ voir article ici , d’après Eric Gaspard] Ainsi, Léo a pu prendre conscience de ce qu’il avait déjà retenu , cahier fermé ….

img20170204_16584172_0097

Pourquoi des phrases dans une carte mentale ?

  1. Pour Léo , cela lui permet de mémoriser directement sans réfléchir à la formulation d’une phrase (donc avec moins d’efforts) . De plus, une fois le début de la phrase mémorisé, il me semble que le reste lui « revient » plus facilement.
  2. De plus, c’est lui maintenant qui commence à « taper » ou remplir les différentes branches de la carte et j’ai remarqué qu’il écrivait des phrases . Il faut dire aussi , qu’en classe, il faut toujours faire des « phrases complètes » quand on répond aux questions sur un document par exemple . Le fait de ne mémoriser « visuellement » que des mots clés semble actuellement le gêner lorsqu’il passe ensuite à un devoir .

Pourquoi des questions dans une carte mentale ?

Là aussi, j’ai remarqué que les questions aident beaucoup à la mémorisation . Au fur et à mesure je vais essayer de varier les questions ( notamment leur forme : comment fonctionne la République ? Quel est le rôle des citoyens romains ? Quels sont les magistrats les plus importants ……)

Dans la carte , quelques questions « clés » de type où ? quand ? comment ? …. et on en ajoutera , si nécessaire, en cours de mémorisation ….

Et un mélange de tout ça , que peut-il donner ?

un exemple en histoire

p1080705

quelques détails : le plan et les 4 branches 

p1080706p1080707p1080709p1080710p1080712

une carte et une frise accompagnent le tout :

p1080708p1080713

Remarque : c’est un peu « encombrant » ( 2 feuilles de classeurs) mais c’est moins fatiguant à lire !

la carte mentale de départ  :

rome-du-mythe-a-lhistoire

 

Maths et Histoire , espace et temps, dates ? durée ou âge ?

trousse-dates-histoire-de-france

Les problèmes de situations dans le temps, de dates , de durée, d’âge restent encore pour Léo un obstacle  à franchir , une espèce de méli-mélo avec des fils difficiles à démêler … Nous sommes  à la recherche d’un outil « efficace » …… on va donc reprendre cette notion afin de cerner de plus près sa procédure et ce qui pose question ??? [Sans ignorer qu’on est bien sûr au coeur du « handicap » …. ]

Nous allons revoir ce sujet en 5 étapes : 4 étapes d’abord pour cerner 4 questions puis une dernière étape où on « mixera » les questions , mais

AVANT de commencer, nous allons prendre le problème à l’envers : c’est-à-dire s’interroger sur « que peut-on calculer avec les données que l’on a? »

  • Exemple de textes (ou problèmes, possibilité de présenter sous forme de tableau ou ligne du temps ….) présentés sur une étiquette (que l’on pourra déplacer):
  1. Louis XIV est né en 1638 et mort en 1715. Que peux-tu calculer ? Faire écrire ( ou écrire)  la question et la mettre de côté [ accepter les questions pour lesquelles la réponse est dans le texte en faisant préciser que , pour ces questions, aucun calcul n’est nécessaire] 
  2. Louis XIV est mort à l’âge de 77 ans  en 1715 .
  3. Louis XIV est né en 1638 . Il est devenu roi en 1643 .
  4. Louis XIV est devenu roi en 1643 . Il avait alors 5 ans .
  5. Louis XIV est né en 1638. Il a vécu 77 ans .
  6. Louis XIV a régné de 1643 jusqu’à sa mort en 1715.
  • Mélanger ensuite les questions (seulement celles qui demandent un calcul) ,
  • tirer un texte et faire associer la question
  • faire trouver la réponse .
  • Remarques : Léo utilise directement une ligne du temps qu’il trace : je lui ai fait ajouter 0 an au-dessus de l’année de naissance (idée trouvée chez Troublesneurovisuels et qui me semble très intéressante, nous en avions déjà parlé avec Léo lors de la fabrication de sa ligne du temps : naissance à 0 mois ou 0 an ), j’ai aussi demandé de mettre les années au-dessous de la ligne et les âges au-dessusLéo écrit aussi et mort.

textes et modèle de frise à télécharger sous Word textes pour méthode et frise

Les 4 premières étapes :  4 types de questions

Documents utilisés : des petits problèmes trouvés chez le petitroi ici et chez Troublesneurovisuels  que j’ai ensuite « adaptés » à ce que je voulais travailler , avec, dans un premier temps, une seule question.

  1. Combien de temps (ou d’années) a vécu ce personnage ?
  2. En quelle année ce personnage est-il mort ?
  3. En quelle année ce personnage est-il né ?
  4. A quelle date (en quelle année) a eu lieu un évènement (de la vie de ce personnage) ?

Voici la « marche » que j’ai suivie pour ces 4 types de questions . Nous avons ensuite refait un problème en changeant le personnage et ceci dans chaque type de questions .

sylvia516

sylvia517

sylvia518

sylvia519

à télécharger sous Word Fiches methodes année, ans, date ( avec un 2ème problème du même type)

J’en ai déduit une « procédure » , des étapes qui fonctionnent dans tous (ou presque) les cas de figures . Elle fera partie de son outil « Histoire » ou « Maths » …..  , nous l’essaierons la semaine prochaine :

sylvia520

à télécharger sous Word fiche methode situation dans le temps

Remarques :

  • Je ne note pas une place pour la phrase réponse car ceci est entièrement automatisé pour Léo (mais elle aurait sa place bien sûr).
  • Je laisse tracer la ligne du temps à Léo ( et placer toutes les données) car d’une part c’est son choix et sans doute aussi une obligation pour faire cheminer sa réflexion
  • Nous allons insister aussi sur le « geste » pour passer d’une date à une autre , soit de gauche à droite , soit de droite à gauche ce qui nous aidera à trouver l’opération à faire et aussi voir comment se « déplacer » sur cette droite, les relations entre les différents évènements , avant ou après ….. Léo indique ce déplacement à l’écrit par une courbe au-dessus de la ligne
  • Voici une ligne du temps faite par Léo (avant d’utiliser la fiche procédure)

sylvia521 sylvia522

Passage à la 5ème étape : même travail mais avec des situations dans le temps comprenant plus de données (3 en général) , plus compliquées et avec 2 ou 3 questions au lieu d’une seule

J’ai « pioché » les types de problèmes prêts chez Troublesneurovisuels (niveau 2) pour l’instant. Ensuite, il me semble intéressant , selon les sujets et personnages qui vont être étudiés en histoire , de revenir sur ce sujet ….comme une petite « piqûre de rappel » …. Finalement avec ce travail sur la perception du temps, on travaille aussi simultanément la mobilité, la flexibilité et la réversibilité addition/soustraction…..

la symétrie axiale sans quadrillage : une aide méthodologique

La symétrie axiale sans quadrillage est peut être plus « facile » à réaliser par Léo qu’avec des quadrillages. Tout simplement car :

  1. il n’y a pas cette surcharge visuelle des carreaux  
  2. le comptage des carreaux est toujours « coûteux » , lent : il en est toujours au même point et maintient qu’il y a par exemple une distance de 5 carreaux du point à l’axe quand il y en a 6 ou le contraire ….( la dyspraxie est bien tenace sur ce sujet chez lui) . De plus, au niveau « gestuel et spatial », Léo fait des « ponts » avec le doigt . Il a choisi de partir du point vers l’axe (et non le contraire) car ainsi il continue sur sa lancée (sur la même ligne …. ), système D sans doute …..
  3. tracer en gris (crayon à papier) sur le gris du quadrillage : il faudrait peut être aussi travailler en couleur …..

Nous avions donc une fiche méthode pour tracer le symétrique d’une figure dans un quadrillage (ici) et maintenant une nouvelle fiche pour faire ce tracer mais sans quadrillage .

J’ai repris le départ car Léo a toujours ce besoin (quadrillage ou pas) : avant de démarrer, comment je m’y prends ? et ,s’il saute cette étape, il peut oublier sa « méthode » :

  1. repasser les points (en couleur)
  2. choisir le point de départ pour construire le 1er symétrique

Nous utilisons la règle-équerre pour tracer la perpendiculaire à l’axe qui passe par le point puis le compas et enfin la règle pour tracer les traits. J’insiste auprès de Léo sur les outils nécessaires,l’ordre des actions car la semaine dernière en classe il a tenté une symétrie axiale sans quadrillage avec seulement l’aide du compas ( et ce n’était pas si mal finalement ….!!!! ).Voici donc la 2ème fiche méthode sur la symétrie axiale sans quadrillage :

sylvia480

Remarque : Il est vrai qu’il nous faut toujours « relancer » ces petits rappels lorsque l’activité n’a pas été reconduite depuis longtemps (comme ici depuis l’an dernier). Je vais essayer de réfléchir sur le « comment retrouver seul une procédure » sur des choses simples d’abord puis plus compliquées [peut-être est-ce « utopique » tant que la procédure n’est pas automatisée complètement ? Une procédure qui « paraît » automatisée à un moment T , résistera-t-elle au temps qui passe aussi ????? Un seul mot : faisons-leur confiance …..]

 

Convertir des durées : une fiche méthode pour organiser ses calculs

En CM1, nous avions déjà mis en place quelques outils sur la conversion de durée.

Cette année, lorsque Léo a redémarré cette activité, les difficultés ont réapparu et je l’ai senti « perdu » .En réfléchissant et avec l’aide de son orthophoniste, on a mis au point une « procédure ».

1er point : je cherche le nombre d’unités de temps (dans le nombre à convertir) et je les coche, cela me donne le nombre d’étapes

Les étapes sont indiquées et Léo doit compléter :1- je convertis ……. en …… , puis écrit son opération (il peut alors se servir de l’outil présenté en n°1 ci-dessus), 2- et ainsi de suite ….

Puis l’outil présenté ci-dessus pour la conversion de durées a été simplifié [une seule fiche déjà proposée ici MAIS nous n’avons plus utilisé la soustraction ni la calculatrice et opté pour la division qui est maintenant bien dominée] et un gabarit pour la division :

outil simplifié pour la conversion (à avoir sous les yeux) et gabarit division pour les heures:

img440 sylvia463

En images : exercice avec les étapes à compléter :

sylvia471

Remarque : pour la division, un petit gabarit permettant de mieux voir les unités m’a semblé utile : ainsi côté dividende ce sont des secondes donc le reste sera des secondes , côté quotient ce sont des minutes

sylvia472

Un exemple à 2 étapes :

sylvia473

Il me semble que Léo a encore besoin de s’entraîner avec cette nouvelle procédure mais nous manquons un peu de temps ….

Nature ou fonction ?

Un gros morceau en grammaire cette reconnaissance entre la nature et la fonction des mots …. Nous avions déjà pas mal avancé sur le sujet (porte-clés des natures et porte-clés des fonctions ici) …..

Cette année, il y a eu un travail régulier sur ce sujet et il me semble que, depuis le départ, Léo avait besoin d’avoir toutes les fonctions « à disposition » pour que tous les groupes de mots d’une phrase aient leur fonction. Nous avons demandé à l’enseignant de mettre des couleurs et des signes qui ne changent pas de l’année (même si cela n’était pas nécessaire ni utilisé par les autres élèves ) : ainsi le verbe a été encadré en rouge, le sujet entouré, les CO dans un plateau vert , les CC dans un plateau noir et les Attributs du sujet dans un plateau bleu (avec quand possible une flèche bleue vers le sujet et un rond rouge sous le verbe d’état). Ces « codes » n’empêchent pas Léo d’écrire la fonction sous chacun des groupes (c’est un besoin pour lui de voir / de poser les choses par écrit ).

Lors des exercices d’entraînement où il fallait trouver la fonction et la nature des mots ou groupes de mots dans des phrases, nous avons installé toujours la même procédure :

  1. Léo cherche d’abord la fonction (dans un ordre précis : le verbe, le sujet, les CO (ou les attributs du sujet si verbe d’état) et les CC en repérant et en écrivant dessous
  2. puis la nature . Matériellement , on travaille sur 2 lignes , donc en 2 étapes : la consigne est claire et ce sont les mêmes aides que celles données aux autres enfants de la classe. Ci-dessous en image l’adaptation proposée cette année :

sylvia474 sylvia475

J’ai proposé à Léo un petit récapitulatif de dernière minute avec lequel on a cherché oralement des articles définis, des adverbes , des pronoms démonstratifs ….. On a dû parfois revenir à la carte mentale détaillée pour certaines natures (les pronoms par exemple et se pencher à nouveau sur les adverbes qui ont été vus dernièrement) . Il reste encore à bien prendre le temps de réfléchir à la consigne sans se précipiter : on me demande la Nature ( N comme Nom, Pr, … ) ou la fonction ? ou les 2 ?

sylvia481

Remarque 1: verbe d’état EPSDDRA : pour se souvenir être, paraître, sembler, demeurer, devenir, rester, avoir l’air

Remarque 2: un petit oubli : Verbe est à la fois fonction et nature  … Mais ça c’est bien intégré !

carte à télécharger sous Word NF

Donner du sens aux consignes … OU les formuler dans un autre sens ?

Un problème auquel nous sommes confrontés régulièrement est celui du sens que Léo donne à ce qui lui est demandé et, comment on peut vite arriver à « Il n’a pas compris » …. Ce qui nous oblige à reprendre à la maison certains exercices pour lesquels une correction recopiée n’est pas vraiment « la solution » …..

Une consigne négative

Un exemple précis : « Barre les verbes qui ne sont pas conjugués à l’imparfait » (mais on peut trouver des tas d’exemples de ce type dans d’autres matières)

On penserait qu’en CM2 cette consigne n’est un « piège » pour aucun élève …..On se trompe ….Dans le barre il y a déjà une idée d’erreur, de quelque chose de faux mais le plus « gênant » vient de la négation . En regardant le résultat proposé par Léo , on a l’impression que  la compréhension semble comme « s’effriter » tout au long de l’exercice pour terminer par barrer les verbes conjugués à l’imparfait , temps pourtant relativement bien connu et reconnu . Lutter contre son cerveau fait partie aussi de la surcharge de travail que cela demande à ces enfants au fonctionnement différent et ils vont devoir ici par exemple « gaspiller de l’attention » pour effectuer ce type d’exercice.

Si on réfléchit bien, la consigne aurait pu être « surligne (entoure, encadre ..)uniquement les verbes conjugués à l’imparfait  » pas de négation , ni de barre , car de toutes façons, quel était l’objectif de l’exercice ? reconnaître l’imparfait . Là, il suffit de lire et comprendre la consigne sans avoir besoin de la « traduire » …..

Demander à ce que les consignes soient formulées autrement est difficile au niveau des adaptations (sauf si TOUS les élèves ont la même consigne – ce qui finalement résoudrait directement le problème- )mais le constat est là : il nous reste à nous « entraîner » pour répondre à ce type d’exercice , bien sûr on pourra nous dire que c’est un bon type d’entraînement pour la flexibilité mentale mais l’essentiel est-il VRAIMENT là ?

On « s’adaptera » donc …. On  va d’abord « jouer » à « traduire » les consignes de ce type en observant quand l’exercice est terminé ce qu’il s’est passé .On  reformulera alors l’énoncé de la consigne dans un sens « positif  » …… Il faudra donc penser à cette « vigilance » sur la consigne quand même AVANT de démarrer l’exercice et y revenir si on a un doute …..

Une consigne « claire » mais pour quelle logique ?

En regardant l’exercice fait  par Léo (pourtant adapté à l’ordi ….) où il fallait remplacer un CO par un pronom personnel , on est en mesure de se poser des questions :

sylvia329

On ne peut en conclure (hâtivement ?) qu’il n’a effectivement pas compris ce qu’on lui demandait de faire …… ET/OU qu’il ne connaît pas les COD (puisqu’il a remplacé des sujets par un pronom sauf dans la 1ère phrase où la maîtresse l’a aidé) …ET/OU se questionner : Pourquoi a-t-il changé les verbes , le temps parfois ,ce n’était pas dans la consigne ?

Finalement ( ou plutôt en AMONT) : peut-on AUSSI s’interroger sur la consigne ? Pourquoi remplacer un COD par un pronom alors que cette nouvelle phrase sous la 1ère n’a aucune utilité ? On a même un renseignement de moins car  » Mon chien la mord » c’est mon chien mord sa laisse ou la petite fille, la dame ….. On peut inventer plusieurs phrases qui conviendraient (ce qui serait bien plus intéressant et on verrait que mon chien la mord ne peut pas convenir à « Mon chien mord le facteur » par exemple ….)

Un pronom remplace un nom par définition , mais encore faut-il que ce soit utile : par exemple pour éviter une répétition . Nous avons donc repris ce type d’exercice mais d’une autre manière :

  1. pour donner du sens , on a commencé par une 1ère phrase pour avoir ,dans la 2ème phrase à étudier, une répétition : un exemple ci-dessous :

P1080429

2. J’ai demandé tout d’abord d’analyser les 2 phrases ( les fonctions : V, S, CO ….): on pose les choses et on observe ….

3. Dans la 2ème phrase, pour éviter la répétition de « leur match » on va remplacer le COD par un pronom.

4. Il a fallu se « débarrasser » physiquement de ce COD (avec des ciseaux) et relire la phrase « Les footballeurs gagnèrent …. leur match « … OUI mais on n’en veut plus du COD …. Autre proposition  » Ils gagnèrent « …. NON on garde toutes les autres étiquettes de la phrase : dans la consigne on te demande de remplacer le CO seulement par un pronom ….

C’est là qu’on peut comprendre la démarche de Léo dans l’exercice quand il a remplacé les sujets par des pronoms …. perdu dans ce qu’il fallait remplacer

5. Léo a pioché dans la liste des pronoms et a pris « les » . Il a également coupé l’étiquette du verbe pour avoir la place de poser son « les » . En relisant , automatiquement , Léo a transformé (d’abord oralement) leur match en leurs matchs .

P1080435

P1080430P1080431

6. J’ai ensuite placé le pronom la à la place de les et demandé à Léo ce que cela aurait pu donner : réponse immédiate « Les footballeurs gagnèrent la coupe » (oui, on est dans son domaine mais peu importe !!!!)

P1080433

Le lendemain, quand nous avons repris ce même genre d’activités toujours avec les ciseaux, Léo a tout de suite demandé : « tu les as les étiquettes des pronoms ? » Il a encore bien besoin de manipuler la langue avec les mains ……et les ciseaux ! On passera au type d’exercice demandé une fois que cette manipulation sera « intégrée » mais déjà quand on a repris une nouvelle phrase, c’était compris ….

Nous regarderons à nouveau notre carte sur les pronoms (ci-dessous) et pourrons ajouter / discuter la fonction des pronoms personnels  (au moins pour les principaux : je,tu,il … pronoms personnels sujets, le,la,les,l’ pronoms personnels COD , voir que le nous peut avoir l’une ou l’autre des fonctions ….. Il reste encore de quoi observer …. et peut-être écrire quelques « règles » autour de ces pronoms ….)

carte sur les pronoms :

les pronoms 2016

 

 

Conjugaison et transposition de textes : une tâche à adapter ?automatiser ? surmonter ?

Cette année la transposition de textes fait partie du travail quotidien . Et pourtant ce n’est pas un exercice si facile ….. quand on ne l’a pas pratiqué les années précédentes et que l’on se trouve face à un texte dont il faut modifier soit le temps, soit la personne , les deux parfois … Cela demande une grande mobilité d’esprit et une capacité à mettre en lien tout ce que l’on sait déjà ….et que l’on doit retrouver dans sa tête …. Est-ce donc cela dont il faut tenir compte dans  l’adaptation du travail ?

Dans un premier temps, je me suis heurtée à l’adaptation du support : texte long, aller à la ligne à chaque phrase ? comment conserver , en même temps le sens du texte ? Ne fallait-il pas passer par une procédure ( ou une mise en couleur , ou une recherche …) avant de réaliser le travail ? bref, j’avais des tas de questions en tête pour pouvoir faire réaliser ce type d’exercice sans pénaliser Léo par l’adaptation que j’allais en faire ….

( Remarque : les exemples ne sont que des extraits d’exercices , provenant de la méthode Picot, CM2)

1er essai à l’ordinateur : La consigne était de récrire un texte au présent (on a procédé ainsi durant les 3 premières semaines)

Exemple 1 : récrire un texte au présent

1-Travail  à l’ordinateur, à la ligne pour chaque phrase, et une flèche introduit la transposition avec des crochets pour taper le verbe . Les verbes sont donc déjà repérés puisque les crochets sont préparés dans la phrase , au bon endroit. (a-t-on seulement adapté ou trop aidé ?????)

img688

2- Le travail a ensuite été proposé à la main : le texte est écrit en allant à la ligne à chaque phrase (puis en entier directement) et une ligne est prête pour écrire la réponse . J’ai ajouté  une consigne supplémentaire : pour que Léo repère le verbe et le sujet (au milieu de ces phrases qui maintenant ne sont plus séparées ) : en réalité c’est pour limiter les  tâches multiples : lire ,ne pas oublier de verbe en route, tout en conservant en mémoire la consigne de l’exercice ….. sans se précipiter aussi ….

img689

3- Même travail adapté pour être fait à la main MAIS sans la consigne supplémentaire : Léo aura-t-il déjà automatisé la démarche ( ou mis dans sa tête : comment je vais m’y prendre ? J’encadre le verbe et souligne le sujet …) Ce n’est pas gagné ….

img692

Exemple 2 : récrire un texte en changeant le sujet (sous entendu sans changer le temps : cela a besoin d’être spécifié pour Léo car en faisant ce travail il lui est arrivé de changer le temps en cours de route …..)

1- On a commencé là aussi par adapter le travail à l’ordinateur : phrase par phrase, sujet et verbe soulignés …. mais ce n’était pas vraiment satisfaisant … Il lui est arrivé parfois d’oublier d’écrire le verbe …. et comme la relecture ( d’un exercice avant de passer au suivant ) n’est pas son fort …..

img693

2- On est ensuite passé à la main : j’ai spécifié « Les verbes restent au présent  » mais cela n’a pas empêché Léo de finir l’exercice au …. passé composé ….

img691

Puis la question se pose , pour tout nouvel exercice : à la main ou à l’ordinateur ?

  • selon la quantité d’écrit à fournir d’une part ,
  • de la difficulté de la consigne ( demande-t-elle plus d’attention ? une même consigne  peut demander plusieurs tâches …. ou changements à chaque phrase….. ),
  • de la longueur du texte …..

Un exemple ici (incomplet donc on a l’impression qu’il est court) : le même exercice présenté à faire à la main ou à l’ordinateur  …. C’est parfois difficile de choisir …. sachant que c’est encore plus difficile de demander à Léo de choisir au moment de faire l’exercice … à voir en amont ….. prendre le temps …..

img690

Après avoir encore réfléchi, il me semble qu’il faudrait passer par des étapes :

  1. Je lis le texte et je dis à quel temps il est ( globalement : passé, présent, futur)
  2. Que dois-je faire ? je dois le mettre au ………… : qu’est-ce qui va changer ? C’est le verbe (mais aussi un peu l’histoire parfois)  ou bien si je dois utiliser un autre sujet ( deux personnages au lieu d’un, s’adresser au narrateur ….. ) ce seront le sujet et le verbe qui changeront  :
  3. Comment m’y prendre ? par exemple :
  • pour chaque phrase, j’encadre le verbe et j’entoure le sujet ( ou ce qu’on a l’habitude de faire mais là les éléments liés sont mis en valeur )
  • j’écris (dessous, sur la ligne prête ou dans les crochets si c’est à l’ordinateur) le verbe avec son sujet ( le nouveau si on m’a demandé de le changer ou celui du texte s’il s’agit de changer seulement le temps) , au temps demandé

Remarques :

  • le fait de mettre aussi le sujet en valeur sera utile pour travailler sur d’autres transpositions
  • Mais ne pas oublier aussi qu’on demande à l’enfant de s’adapter au type d’adaptation qu’on a pensé pour lui et ce n’est pas forcément toujours le « bon » …. ,
  • d’être facilement « adaptable et réactif » puisqu’on change aussi la forme de son exercice ( ce n’est pas vraiment la qualité principale d’un enfant dyspraxique…)
  • Peut-être faudrait-il un peu plus de temps en amont pour qu’on lui explique et/ou  montre le type d’adaptation … qu’il le comprenne
  • sans oublier de lui demander de se parler « Comment ça fonctionne ? Comment je vais m’y prendre ?  » avant de démarrer l’exercice ….

Voilà où nous en sommes des adaptations à la fin de cette 1ère période de classe pour ce type de travail :

  • J’ai demandé à Léo d’encadrer le verbe et de souligner son sujet lors de transpositions (récris ….), je ne suis pas certaine qu’il le fasse de lui-même en classe si non indiqué dans la consigne …..
  • On privilégiera le support papier (écriture uniquement du verbe et du sujet) MAIS si l’exercice est trop long, la réalisation à l’ordinateur sera encore nécessaire .
  • Par ailleurs, en regardant à nouveau le travail adapté à l’ordinateur sur des exercices complémentaires de cette même méthode Picot ( sur le cartable fantastique pour le CM1 et le CM2, à télécharger ici) une seule phrase est donnée à la fois à l’écran et il me semble  que c’est peut être aussi une façon de régler le problème …. ( peut être en alternant ce type d’entraînement et la transposition de texte ….)

à suivre donc sur la prochaine période …..

English puissance Dys ou comment voler au secours des Dys quand on est prof d’anglais

anglais

Nous vous avions recommandé depuis le début de la création de notre blog, celui d’une prof d’anglais Sorrywhat , un blog plein d’idées, pour aborder l’anglais de manière ludique (vidéos, chants, exercices en lignes ….)

Cette enseignante, consciente des difficultés d’apprentissage d’une langue étrangère pour certains dys (et d’autres élèves non Dys d’ailleurs) vient de se lancer dans un nouveau blog « English puissance Dys » pour apporter de l’aide et des encouragements à tous ces enfants qui, lorsqu’on leur présente les choses sous un autre angle , avec des supports différents sont tout à fait capables de réussir. Dans sa page d’accueil , on peut d’ailleurs lire :

« Tous les ans j’enseigne l’anglais à des élèves dys, qui malheureusement, arrivent parfois dans la classe déjà perdants. Cependant, nombre d’élèves parviennent à des résultats tout à fait honorables sans que je n’intervienne outre mesure ; d’autres ont besoin de plus d’explications, de reformulations, ou simplement de répétition ; chez d’autres encore, le regard doit être redirigé au bon endroit ; certains ont besoin d’aménagements ; tous ont besoin d’encouragements. »

ou encore :

« Apprendre l’anglais en étant dyslexique n’est pas une fatalité. YES YOU CAN! »

Quant aux dyspraxiques, ils peuvent eux aussi rencontrer certaines difficultés donc inspirons-nous de toutes ces idées qui ne peuvent qu’apporter une aide (pour tous d’ailleurs!) !

Alors , faites comme nous et rendez-vous sur le blog English puissance Dys sans oublier son excellent blog de départ en complément .

Encore BRAVO à Miss T. de se lancer sur cette route ! et à très bientôt pour suivre cette aventure …..

Lecture : comment adapter une évaluation « diagnostique » ?

En ces temps de rentrée, l’évaluation diagnostique est bien sûr sur tous les tableaux (dans tous les sens du terme!) MAIS COMMENT FAIRE ?

Nous nous retrouvons tout de suite dans le vif du sujet et plusieurs obstacles (souvent prévisibles) sont à surmonter (ou du moins à essayer de surmonter) en tenant compte d’une part :

  • du changement d’enseignant et de la priorité donnée dans le projet d’école au niveau de la lecture (sur l’apprentissage des stratégies de lecteur et l’amélioration de celles-ci)

une évaluation diagnostique _examen_s pour comprendre et améliorer les qW4tCMvTgnt7Jzdnirq31MAcUcs                                                  (image trouvée sur le blog de Sanleane)

  • du « poids de la 6ème » au bout de l’année avec ses demandes également en stratégies de lecture  …. compétences nécessaires pour le collège et au-delà

et d’autre part :

  • des constats faits en fin de CM1 et notés dans le PPS (quelques précisions en français, notamment en lecture ci-dessous)

img607

  • des « habitudes » d’adaptations (présentation, police , couleurs, consigne ….) déjà mises en place (Texte en 3 couleurs, police Arial 18 , et double interligne). Ainsi , le passage de la police arial 18 à l’ arial 16 n’est pas si facile que ça.
  • des modifications à apporter en « accord » avec Léo (sachant que l’on devra encore tâtonner , qu’on peut se tromper aussi …. / qu’il faudra lui montrer et lui expliquer les changements …. et tout ça en très peu de temps )
  • du souci de ne pas « suraider » mais aussi de ne pas « surhandicaper » l’enfant
  • de l’objectif que l’on se fixe (et qui soit réalisable) pour ce travail

Voici donc quelques difficultés qu’il a fallu résoudre :

  1. On pensait qu’un texte aéré dans une autre police mais en 14 avec interligne un peu plus « large » fonctionnerait : MAIS au bout de 2 textes lus ainsi, Léo a redemandé son texte « adapté » en arial , 3 couleurs ….. (je suis passée en arial 16 et ça a l’air de fonctionner en lecture, c’est moins le cas en dictée ou expression écrite où le 18 est nécessaire : Léo le modifie directement ou met le zoom … bref , il gère ce que l’adulte (en l’occurrence moi-même) essaie de modifier sans son accord !)
  2. La longueur des textes : jusqu’à présent, les lectures à la maison, se sont faites très souvent à 2 .Cela permet à Léo de « souffler » tout en continuant à comprendre le texte et garder l’histoire en mémoire. Il me semble que l’on va poursuivre ainsi en allongeant progressivement sa quantité de lecture « continue » . Un premier problème se pose : Comment faire pour adapter l’évaluation du point de vue de la longueur du texte ?

Propositions :

  • Si on conserve le même texte, peut -être le couper en 2 parties (pas forcément égales) pour faciliter la compréhension et permettre de « souffler » (matériellement des crochets [mot de départ  ….. mot de fin])
  • et/ou avoir recours à l’AVS (lecture à tour de rôle ) ?
  • Objectif : Installer progressivement une lecture en continue plus « longue » , en douceur si possible car cela demande beaucoup d’efforts …..

      3. Les questions sur les textes : Comment faire pour adapter l’évaluation du point de vue des questions ? J’ai repris ce qui avait fonctionné :

  • les questions sont données en amont et lues par l’enfant
  • éviter un trop grand nombre de questions à la fois
  • le texte (adapté) est alors donné avec la consigne écrite sous les questions : « lis le texte de [ …. jusqu’à ….] puis réponds aux questions »
  • nouveauté cette année : à la demande de Léo, les réponses aux questions seront faites sur papier , donc à la main ….. En fait, l’an dernier, les questions étaient présentées à l’ordinateur et il tapait les réponses. Cela l’obligeait à un aller-retour permanent feuille (texte) / écran (questions et frappe des réponses). On avait donc l’avantage de réponses lisibles mais l’inconvénient du coût « repérage spatial » . Cette année , nous verrons à l’usage (de toutes façons, le goût du papier est toujours présent chez Léo) ….  
  • un exemple (incomplet) en image :

img608

Finalement , malgré tout, plusieurs questions se posent et les réponses restent en suspens …. Nous faisons de notre mieux …..

  • est-il possible de faire une évaluation diagnostique (ici en lecture) en partant du même travail que celui demandé à la classe ?
  • Pourra-t-on en tirer des éléments fiables ?
  • Ou bien ne connaît-on pas le résultat d’avance ?
  • Peut-être aussi devra-t-on déterminer si une partie du « handicap » n’a pas été testée en même temps ?
  • Que doit-on privilégier dans ce type d’adaptation ?

En discutant avec mon frère (prof de Bio, qui est confronté à des élèves dys dans ses classes de lycée) , je retiens sa phrase : le problème est d’adapter le sujet en testant uniquement ce qui est à tester tout en compensant / réduisant / supprimant le handicap …… tout un programme!

Géographie : des cartes … encore des cartes …… à la recherche d’une carte unique ?

Toujours sur l’Europe, je suis à la recherche d’idées sur « comment faire en géographie ? » …. j’y ai passé une grande partie du week-end !

le climat

Après avoir fait une carte en couleurs avec les notions à connaître qui reprenait la leçon,je trouvais que cela faisait beaucoup d’informations sur un même support

CARTE CLIMAT

le relief

Nous avons repris comme en classe les 2 cartes du relief : celle des plaines d’une part, celle des montagnes d’autre part. Là aussi, 2 documents pour un même « sujet ».

RELIEF CARTE 1 RELIEF CARTE 2 RELIEF TEXTE

Finalement , une carte unique ?

J’ai donc trouvé sur internet une carte où l’Europe était dessinée d’un bloc et coloriée en jaune (on la distingue ainsi au moins des océans)

CARTE UNIQUE

Je l’ai plastifiée  et nous avons procédé par ordre pour reprendre les notions de climat et relief en Europe.

1-  les 3 zones des climats :

  • 3 couleurs (vert, bleu, rouge car pas de jaune en effaçable)
  • On a d’abord repéré l’Océan pour le climat océanique ( à l’ouest) , dessiné une ligne verte pour limiter les régions concernées le long des côtes , puis colorié cette partie en vert.
  • Ensuite, au sud , au bord de la  Méditerranée  on a tracé une ligne rouge pour le climat méditerranéen  et colorié les espaces concernés
  • Enfin, le reste c’est le climat continental ( du centre jusqu’à l’Est): la plus grande partie
  • Nous avons essayé en même temps de retrouver les pays connus pour donner leur climat ( Italie ? France ( à l’Ouest, au Sud ….) ? Allemagne ? )
  • Une fois la carte finie, j’ai demandé à Léo de me redire oralement ce qu’il avait retenu sur le climat européen.
  • Une fois effacée, Léo a retracé la ligne verte du climat océanique et la ligne rouge du climat méditerranéen.

Voilà ce que cela a donné sur la carte plastifiée :

CARTE CLIMAT LEOOK

Remarques :

  • On a commencé par mettre un gros point (repère) sur la France
  • un détail : les précipitations abondantes côté climat océanique sont représentées au-dessus du Royaume Uni !
  • Léo a souhaité tout colorier (au gros feutre effaçable ça va vite !) et s’est appliqué à ne pas dépasser ( il l’a dit lui-même!). J’ai essayé de lui dire de ne pas colorier les océans (ici en blanc : on ne s’occupe que du climat qu’il fait dans les différents pays, on ne colorie donc que sur la partie jaune qui représente le continent européen )

2- les 3 types de relief :

  • Là aussi , nous allons procéder (demain seulement ! ) dans un ordre précis ( du Nord au Sud) : Au Nord , les montagnes arrondies et anciennes des monts Scandinaves. Puis au centre ,de l’Ouest à l’Est , les plaines et les plateaux . Enfin, au Sud de l’Europe, les hautes montagnes.
  • Quelques noms à retenir dans les montagnes ( Les Alpes …., à essayer de situer … peut-être ), dans les plaines ( celles d’Allemagne, de Pologne, de Russie….)

Remarque : bien entendu , il nous est impossible de faire tout cela d’un seul coup, il nous faut bien plus de temps ….. pour éviter aussi tous les mélanges ( même entre relief et climat ) car il faut déjà tant d’ « attention » pour entrer et rester dans le support « carte de géographie » que les réserves s’épuisent rapidement et on voit d’un coup que les résultats ne sont plus là si on insiste.

Pour Léo, c’est aussi une difficulté de ne pas avoir utilisé ces supports ( cette carte d’Europe unique) dès le départ pour commencer la mémorisation , je viens seulement de les faire et l’évaluation arrive. Voilà aussi une des problématiques de l’adaptation : comment être synchro avec l’école ? ….. Je me dis seulement que ce type de carte et de réflexion sur la démarche servira pour les années à venir au même titre que le planisphère préparé l’an dernier a été utilisé cette année … DONC prenons le temps ……. Peut-être aussi ne faudrait-il qu’apprendre et comprendre les notions sans carte , se fixer des objectifs moins ambitieux en géographie , prendre plus de temps mais mieux installer les notions…. J’avoue que je n’ai pas encore de réponse ….. mais je continue à chercher!