La démarche expérimentale en SVT : un essai d’une fiche guide


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Nous avions déjà parlé de ce sujet au niveau du lycée ( Spécial bio au lycée : les capacités expérimentales ici) et finalement la démarche expérimentale fait entièrement partie du programme SVT de 6ème . Et ce n’est pas une question si simple à traiter .

Je me suis servie de différents documents trouvés sur internet ainsi que de la démarche « OPHERIC » présentée au lycée afin de créer une fiche qui permettrait de guider cette fameuse démarche en termes clairs .

Voici donc 2 livrets didapages ici et sur l’Académie de Clermont Ferrand que j’ai trouvés, très bien faits pour analyser petit à petit ce qui était proposé et avancer dans une démarche. Et un autre site ici avec possibilité de télécharger un document sur la démarche expérimentale .

Puis , en image, le petit guide :

téléchargeable sous Word (modifiable) Fiche methode resumé

A l’aide de ce petit guide ( volontairement simple/ simplifié ) , nous avons rempli une démarche expérimentale avec une des hypothèses vues en classe sur la transformation du lait en yaourt.

Quelques remarques :

  • C’est vrai qu’il nous faudra du temps pour installer (automatiser) cette démarche
  • c’est encore un peu tôt pour faire des analyses seul et en plus sans aucun guide sous les yeux. Mais ce sera tout de même un angle d’approche « cadré » avec des débuts de phrase prêts , tout cela permettant d’accompagner la réflexion .
  • Il faudra aussi partir sur d’ autres pistes s’il faut sélectionner l’hypothèse correspondant à l’expérience donnée , ou proposer une expérience, ou analyser des documents , présenter les résultats dans un tableau ……bref , tout un programme
  • Je pense  quand même que l’on « grille » quelques étapes car on est déjà passé à autre chose …… Et la « méthodologie » , ça se construit et ça s’apprend …… (cela n’engage que moi bien sûr , ce sont mes réflexions actuelles!) …. et il faut du temps ….. en tous cas il en faut pour Léo!

Simplifier une fraction avec méthode …..OU une méthode pour simplifier une fraction ?

Est-ce nécessaire ? Il me semble que oui .

  • en présentant toujours de la même façon,
  • en décomposant toujours de la même façon,
  • en ajoutant parfois un geste pour ne pas commettre d’inversion

CAR même si la règle est comprise, apprise, connue ….. Il se peut qu’une fois le travail « installé » dans l’espace (- feuille) , il y ait une inversion soit dans le choix à faire ( un des facteurs), soit dans la lecture (inversion du numérateur et du dénominateur)

Avant de parler de « méthode » ou « démarche » , on prend du temps pour rappeler ce que signifie simplifier une fraction et travailler sur des exemples très simples. Ci-dessous un petit récapitulatif qui est dans le classeur d’outils de Léo :

une présentation possible

Il faut prévoir de la place pour pouvoir décomposer en un produit de 2 facteurs et pour indiquer les « opérateurs » .

Dans un premier temps, je préparerai les « schémas » et progressivement je laisserai faire …. à voir ….. Si la contrainte « graphique et spatiale » ne prend pas le dessus sur la réflexion ni sur l’automatisation de la démarche….. [si Léo utilise bien l’espace, si ses « ronds » sont assez grands pour qu’on lise bien le signe  et l’opérateur « : …. » ]

une démarche

une démarche précise, ordonnée ….

  • Je dois trouver un nombre qui divise à la fois le numérateur et le dénominateur , je cherche dans les tables d’abord (les tables étant quelque chose de « sûr » chez Léo)

ex : fraction à simplifier 24/26

  • 24 c’est 2 X 12  , il est dans la table de 2 ET 26 est aussi dans la table de 2
  • Je complète les opérateurs  : 2
  • J’écris donc au numérateur : 2 X 12 et au dénominateur 2 X 13 : Penser à écrire « dans le bon ordre » ce sera plus facile à l’étape suivante

Attention : si le premier facteur trouvé « ne marche pas », penser au 2ème (toujours cette flexibilité qui demande un petit « effort »)

ex simplifier la fraction 15/12 : Ainsi 15 = 5 X 3 mais si 5 ne marche pas pour le dénominateur 12 , on essaie 3 ( 5 X 3 = 3 X 5 ) et 3 ça marche car 12 = 3 X 4

un geste

  • Je cache avec les doigts les 2 facteurs « identiques » ( ici 2) pour faire apparaître la fraction simplifiée : il ne reste plus qu’à la recopier ….

un résultat

et voilà, même si c’est un peu plus long …… On peut alors passer à une simplification à plusieurs étapes (simplifier le plus possible)

Bon travail !

 

 

Elaborer un contrat entre l’élève et le prof ….. un outil pour dialoguer ?

Comment mettre en place des adaptations qui correspondent au besoin de l’élève ? Comment éviter la passivité de l’élève ( après l’avoir comprise et / ou constatée) ? Comment l’aider dans son autonomie personnelle pour qu’il se « débrouille » quel que soit le prof ? Comment lui donner des clés ? Comment accepter qu’on puisse se tromper, qu’on puisse essayer autre chose, qu’on puisse inventer aussi ?….. Les questions se bousculent mais les réponses ….. Ne pourraient-elles pas aussi être multiples ? et finalement est-ce que l’on prend le problème dans le bon sens ?

J’ai essayé de réfléchir en construisant un petit livret ( ici seulement une première approche ) qui ne peut se rédiger qu’en dialoguant :

  • en partant de 4 mots-clés indispensables à mes yeux  : RESPECT , DIALOGUE, CONFIANCE et …. BIENVEILLANCE : 1ère page du contrat pour réussir ENSEMBLE
  • en partant de l’élève, de ses besoins, de ses souhaits : qu’il pourrait cocher, annoter, modifier : il s’agit d’une trame …. [et pourquoi ne pas faire réfléchir ces élèves dys dans un petit groupe … Peut-être nous apprendraient-ils certaines choses sur leurs attentes, sur ce qui les dérange, les blesse aussi parfois …. ça c’est quelque chose qui m’intéresserait de mettre en place !…..]
  • en mettant en parallèle les besoins de l’élève et la/les proposition(s) des professeurs  [des différences entre eux existent et nous les respectons mais , à un moment donné, il faudra une cohérence pour que l’élève s’y retrouve …. « s’adapter » en permanence à chaque professeur est / risque d’être coûteux  ….]

    

Un petit carnet qui se veut à la fois un accueil de l’élève dys mais aussi un contrat pour travailler « ensemble » . J’ai aussi parlé d’une « fiche navette » , d’un « prof référent » afin de faire le point régulièrement , de faire évoluer  ce document toujours dans un respect et une confiance mutuels …… qui ne peut s’installer (là aussi à mes yeux) que dans la bienveillance ……

Une piste à explorer ? …..

l’esquisse à télécharger sous word(modifiable)  Contrat pour réussir ensemble 1

Encore des angles, des mesures et une perception qui peut être parfaite … ou non ….. Et si on jouait avec les angles ?

Encore des « surprises » avec ces angles ….. Même si parfois cela est très simple pour Léo, à d’autres moments , « quelque chose » entrave sa perception. Comment compenser ? Plusieurs pistes …..

Une question de vocabulaire et de méthode

On revient à la base de la leçon (que l’on revoit en ce moment systématiquement pour chaque cours) :

  • reconnaître les angles
  • savoir les nommer (souvent plusieurs choix)
  • ne pas oublier leur codage écrit (le chapeau)
  • connaître de façon précise le vocabulaire lié aux angles
  • repérer le sommet ( soit pour le trouver sur une figure : sa lettre est toujours au milieu de son « nom » , soit pour le nommer)
  • reconnaître un angle droit ( 90 °), aigu, obtus, plat (180°) et nul (0°)
  • révision quotidienne avec une petite fiche de ce type :

Mesurer un angle

Cela a été très vite compris et semble « automatisé » avec l’utilisation du rapporteur d’ALEPH . (Moi qui suis une « matheuse » , je me demande pourquoi tous les collégiens n’ont pas cet outil , au même titre que la règle-équerre [réquerre] d’ailleurs …. Je les trouve d’une telle simplicité à utiliser )

  • Si nécessaire , on rappelle : « Où poses-tu le repère ?  » sur le sommet et « es-tu dans le bon sens ?  » Sinon , on tourne le rapporteur de l’autre côté , on suit donc les flèches qui « accompagnent » notre regard ou un geste
  • On peut aussi se questionner sur la mesure de l’angle avant de commencer : « Cet angle, penses-tu qu’il est droit ? plus grand que l’angle droit? plus petit que l’angle droit ? ….. »
  • S’il y a plusieurs angles (notamment issus d’un même sommet) , c’est là que ça se complique et qu’il faut redoubler d’attention . L’utilisation de la couleur est un bon appui
  • Penser à rallonger les côtés pour une meilleure lecture

Tracer un angle

Un peu d’ordre là aussi :

  1. Je repère le « sommet » de l’angle
  2. Je trace un côté de l’angle , j’indique le nom du sommet et de la 1/2 droite (le côté de l’angle)
  3. Je place le repère du rapporteur sur le sommet , je vérifie que le côté est bien sur le 0°
  4. Je trace un petit trait à la bonne mesure
  5. Je trace le 2ème côté et je le nomme

Reproduire des figures (triangles ou losanges en vraie grandeur) : rapporteur, règle, compas parfois

Là aussi , trouver la « procédure » , la marche à suivre qui convient : exemple pour tracer un triangle dont on connaît la mesure d’un côté et des 2 angles

  1. J’observe la figure
  2. Je trace le côté connu, je le nomme
  3. Je place le rapporteur sur le sommet du 1er angle , je mesure l’angle, je trace
  4. De même pour le 2ème angle
  5. Les 2 côtés ainsi tracés se coupent et on obtient le triangle demandé

S’il s’agit d’un losange , on utilisera le compas aussi

Des calculs « simples » avec les angles

Oui mais à condition que la perception de l’enfant soit exacte ….. Comment s’y prendre là aussi ?

Nous sommes passés par les ciseaux … Encore faut-il voir / percevoir en premier le « tout » pour voir (et donc calculer) une « partie » . Nous avons découpé pour « enlever » l’angle de 40° de l’angle plat de 180°.

Une démarche possible où on écrit tout :

  • L’angle AOB est un angle plat . AOB = 180°
  • AOB= AOC + COB
  • 180° = AOC + 40°
  • AOC = 180 – 40 = 140°

Même démarche pour un angle de 90° :

  • EDF est un angle droit . EDF = 90°
  • EDF = EDG + GDF
  • 90 = EDG + 30
  • EDG = 90 – 30 = 60°

C’est à mon avis une démarche à retravailler pour Léo , surtout dans la perception du tout .Il me semble que pour automatiser cette démarche, le passage par « l’écrit » lui rend service . Ne pas hésiter aussi à varier la place de l’angle à chercher (côté droit ou côté gauche) …. puis à faire ce travail avec des mesures dont l’unité n’est pas 0….

Nous allons faire une sorte de « collection » pour s’entraîner à des repérages plus rapides (un angle plat c’est aussi 2 angles droits ….) avec des cartes de ce type , sous forme de jeux sur les angles (complémentaires ou supplémentaires, ou simplement des additions d’angles : ciseaux à prévoir ?) :

   

à télécharger sous Word fichier calculs d angles

Il ne reste qu’à trouver du temps et à travailler ceci aussi avec l’ergo pour toujours se concentrer sur  cette perception ……

Remarque personnelle : dans les manuels, les figures sont parfois faites « à main levée » pour la recherche des angles : actuellement il me semble qu’il est nécessaire de fixer la démarche de recherche avec des figures au tracé « parfait » ….. car c’est une difficulté supplémentaire qui s’ajoute …..

 

Quand la nécessité de phrases se fait sentir dans une carte mentale ….

Comment faire ? Voilà le problème auquel nous sommes confrontés et que nous tentons de résoudre ….. Celui-ci ne se pose d’ailleurs que dans certains cas (heureusement !!!!). Ce n’est peut-être qu’une étape dont nous sentons actuellement la nécessité … mais cela me perturbe de « dénaturer » le sens premier d’une carte mentale …. à moi de m’adapter donc ….

En amont, quand nous avons le temps (et c’est surtout ça qui nous manque en raison du rythme de « fou » ….), nous reprenons le sac à propriétés

[ voir article ici , d’après Eric Gaspard] Ainsi, Léo a pu prendre conscience de ce qu’il avait déjà retenu , cahier fermé ….

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Pourquoi des phrases dans une carte mentale ?

  1. Pour Léo , cela lui permet de mémoriser directement sans réfléchir à la formulation d’une phrase (donc avec moins d’efforts) . De plus, une fois le début de la phrase mémorisé, il me semble que le reste lui « revient » plus facilement.
  2. De plus, c’est lui maintenant qui commence à « taper » ou remplir les différentes branches de la carte et j’ai remarqué qu’il écrivait des phrases . Il faut dire aussi , qu’en classe, il faut toujours faire des « phrases complètes » quand on répond aux questions sur un document par exemple . Le fait de ne mémoriser « visuellement » que des mots clés semble actuellement le gêner lorsqu’il passe ensuite à un devoir .

Pourquoi des questions dans une carte mentale ?

Là aussi, j’ai remarqué que les questions aident beaucoup à la mémorisation . Au fur et à mesure je vais essayer de varier les questions ( notamment leur forme : comment fonctionne la République ? Quel est le rôle des citoyens romains ? Quels sont les magistrats les plus importants ……)

Dans la carte , quelques questions « clés » de type où ? quand ? comment ? …. et on en ajoutera , si nécessaire, en cours de mémorisation ….

Et un mélange de tout ça , que peut-il donner ?

un exemple en histoire

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quelques détails : le plan et les 4 branches 

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une carte et une frise accompagnent le tout :

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Remarque : c’est un peu « encombrant » ( 2 feuilles de classeurs) mais c’est moins fatiguant à lire !

la carte mentale de départ  :

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Maths et Histoire , espace et temps, dates ? durée ou âge ?

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Les problèmes de situations dans le temps, de dates , de durée, d’âge restent encore pour Léo un obstacle  à franchir , une espèce de méli-mélo avec des fils difficiles à démêler … Nous sommes  à la recherche d’un outil « efficace » …… on va donc reprendre cette notion afin de cerner de plus près sa procédure et ce qui pose question ??? [Sans ignorer qu’on est bien sûr au coeur du « handicap » …. ]

Nous allons revoir ce sujet en 5 étapes : 4 étapes d’abord pour cerner 4 questions puis une dernière étape où on « mixera » les questions , mais

AVANT de commencer, nous allons prendre le problème à l’envers : c’est-à-dire s’interroger sur « que peut-on calculer avec les données que l’on a? »

  • Exemple de textes (ou problèmes, possibilité de présenter sous forme de tableau ou ligne du temps ….) présentés sur une étiquette (que l’on pourra déplacer):
  1. Louis XIV est né en 1638 et mort en 1715. Que peux-tu calculer ? Faire écrire ( ou écrire)  la question et la mettre de côté [ accepter les questions pour lesquelles la réponse est dans le texte en faisant préciser que , pour ces questions, aucun calcul n’est nécessaire] 
  2. Louis XIV est mort à l’âge de 77 ans  en 1715 .
  3. Louis XIV est né en 1638 . Il est devenu roi en 1643 .
  4. Louis XIV est devenu roi en 1643 . Il avait alors 5 ans .
  5. Louis XIV est né en 1638. Il a vécu 77 ans .
  6. Louis XIV a régné de 1643 jusqu’à sa mort en 1715.
  • Mélanger ensuite les questions (seulement celles qui demandent un calcul) ,
  • tirer un texte et faire associer la question
  • faire trouver la réponse .
  • Remarques : Léo utilise directement une ligne du temps qu’il trace : je lui ai fait ajouter 0 an au-dessus de l’année de naissance (idée trouvée chez Troublesneurovisuels et qui me semble très intéressante, nous en avions déjà parlé avec Léo lors de la fabrication de sa ligne du temps : naissance à 0 mois ou 0 an ), j’ai aussi demandé de mettre les années au-dessous de la ligne et les âges au-dessusLéo écrit aussi et mort.

textes et modèle de frise à télécharger sous Word textes pour méthode et frise

Les 4 premières étapes :  4 types de questions

Documents utilisés : des petits problèmes trouvés chez le petitroi ici et chez Troublesneurovisuels  que j’ai ensuite « adaptés » à ce que je voulais travailler , avec, dans un premier temps, une seule question.

  1. Combien de temps (ou d’années) a vécu ce personnage ?
  2. En quelle année ce personnage est-il mort ?
  3. En quelle année ce personnage est-il né ?
  4. A quelle date (en quelle année) a eu lieu un évènement (de la vie de ce personnage) ?

Voici la « marche » que j’ai suivie pour ces 4 types de questions . Nous avons ensuite refait un problème en changeant le personnage et ceci dans chaque type de questions .

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à télécharger sous Word Fiches methodes année, ans, date ( avec un 2ème problème du même type)

J’en ai déduit une « procédure » , des étapes qui fonctionnent dans tous (ou presque) les cas de figures . Elle fera partie de son outil « Histoire » ou « Maths » …..  , nous l’essaierons la semaine prochaine :

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à télécharger sous Word fiche methode situation dans le temps

Remarques :

  • Je ne note pas une place pour la phrase réponse car ceci est entièrement automatisé pour Léo (mais elle aurait sa place bien sûr).
  • Je laisse tracer la ligne du temps à Léo ( et placer toutes les données) car d’une part c’est son choix et sans doute aussi une obligation pour faire cheminer sa réflexion
  • Nous allons insister aussi sur le « geste » pour passer d’une date à une autre , soit de gauche à droite , soit de droite à gauche ce qui nous aidera à trouver l’opération à faire et aussi voir comment se « déplacer » sur cette droite, les relations entre les différents évènements , avant ou après ….. Léo indique ce déplacement à l’écrit par une courbe au-dessus de la ligne
  • Voici une ligne du temps faite par Léo (avant d’utiliser la fiche procédure)

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Passage à la 5ème étape : même travail mais avec des situations dans le temps comprenant plus de données (3 en général) , plus compliquées et avec 2 ou 3 questions au lieu d’une seule

J’ai « pioché » les types de problèmes prêts chez Troublesneurovisuels (niveau 2) pour l’instant. Ensuite, il me semble intéressant , selon les sujets et personnages qui vont être étudiés en histoire , de revenir sur ce sujet ….comme une petite « piqûre de rappel » …. Finalement avec ce travail sur la perception du temps, on travaille aussi simultanément la mobilité, la flexibilité et la réversibilité addition/soustraction…..

la symétrie axiale sans quadrillage : une aide méthodologique

La symétrie axiale sans quadrillage est peut être plus « facile » à réaliser par Léo qu’avec des quadrillages. Tout simplement car :

  1. il n’y a pas cette surcharge visuelle des carreaux  
  2. le comptage des carreaux est toujours « coûteux » , lent : il en est toujours au même point et maintient qu’il y a par exemple une distance de 5 carreaux du point à l’axe quand il y en a 6 ou le contraire ….( la dyspraxie est bien tenace sur ce sujet chez lui) . De plus, au niveau « gestuel et spatial », Léo fait des « ponts » avec le doigt . Il a choisi de partir du point vers l’axe (et non le contraire) car ainsi il continue sur sa lancée (sur la même ligne …. ), système D sans doute …..
  3. tracer en gris (crayon à papier) sur le gris du quadrillage : il faudrait peut être aussi travailler en couleur …..

Nous avions donc une fiche méthode pour tracer le symétrique d’une figure dans un quadrillage (ici) et maintenant une nouvelle fiche pour faire ce tracer mais sans quadrillage .

J’ai repris le départ car Léo a toujours ce besoin (quadrillage ou pas) : avant de démarrer, comment je m’y prends ? et ,s’il saute cette étape, il peut oublier sa « méthode » :

  1. repasser les points (en couleur)
  2. choisir le point de départ pour construire le 1er symétrique

Nous utilisons la règle-équerre pour tracer la perpendiculaire à l’axe qui passe par le point puis le compas et enfin la règle pour tracer les traits. J’insiste auprès de Léo sur les outils nécessaires,l’ordre des actions car la semaine dernière en classe il a tenté une symétrie axiale sans quadrillage avec seulement l’aide du compas ( et ce n’était pas si mal finalement ….!!!! ).Voici donc la 2ème fiche méthode sur la symétrie axiale sans quadrillage :

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Remarque : Il est vrai qu’il nous faut toujours « relancer » ces petits rappels lorsque l’activité n’a pas été reconduite depuis longtemps (comme ici depuis l’an dernier). Je vais essayer de réfléchir sur le « comment retrouver seul une procédure » sur des choses simples d’abord puis plus compliquées [peut-être est-ce « utopique » tant que la procédure n’est pas automatisée complètement ? Une procédure qui « paraît » automatisée à un moment T , résistera-t-elle au temps qui passe aussi ????? Un seul mot : faisons-leur confiance …..]

 

Convertir des durées : une fiche méthode pour organiser ses calculs

En CM1, nous avions déjà mis en place quelques outils sur la conversion de durée.

Cette année, lorsque Léo a redémarré cette activité, les difficultés ont réapparu et je l’ai senti « perdu » .En réfléchissant et avec l’aide de son orthophoniste, on a mis au point une « procédure ».

1er point : je cherche le nombre d’unités de temps (dans le nombre à convertir) et je les coche, cela me donne le nombre d’étapes

Les étapes sont indiquées et Léo doit compléter :1- je convertis ……. en …… , puis écrit son opération (il peut alors se servir de l’outil présenté en n°1 ci-dessus), 2- et ainsi de suite ….

Puis l’outil présenté ci-dessus pour la conversion de durées a été simplifié [une seule fiche déjà proposée ici MAIS nous n’avons plus utilisé la soustraction ni la calculatrice et opté pour la division qui est maintenant bien dominée] et un gabarit pour la division :

outil simplifié pour la conversion (à avoir sous les yeux) et gabarit division pour les heures:

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En images : exercice avec les étapes à compléter :

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Remarque : pour la division, un petit gabarit permettant de mieux voir les unités m’a semblé utile : ainsi côté dividende ce sont des secondes donc le reste sera des secondes , côté quotient ce sont des minutes

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Un exemple à 2 étapes :

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Il me semble que Léo a encore besoin de s’entraîner avec cette nouvelle procédure mais nous manquons un peu de temps ….

Nature ou fonction ?

Un gros morceau en grammaire cette reconnaissance entre la nature et la fonction des mots …. Nous avions déjà pas mal avancé sur le sujet (porte-clés des natures et porte-clés des fonctions ici) …..

Cette année, il y a eu un travail régulier sur ce sujet et il me semble que, depuis le départ, Léo avait besoin d’avoir toutes les fonctions « à disposition » pour que tous les groupes de mots d’une phrase aient leur fonction. Nous avons demandé à l’enseignant de mettre des couleurs et des signes qui ne changent pas de l’année (même si cela n’était pas nécessaire ni utilisé par les autres élèves ) : ainsi le verbe a été encadré en rouge, le sujet entouré, les CO dans un plateau vert , les CC dans un plateau noir et les Attributs du sujet dans un plateau bleu (avec quand possible une flèche bleue vers le sujet et un rond rouge sous le verbe d’état). Ces « codes » n’empêchent pas Léo d’écrire la fonction sous chacun des groupes (c’est un besoin pour lui de voir / de poser les choses par écrit ).

Lors des exercices d’entraînement où il fallait trouver la fonction et la nature des mots ou groupes de mots dans des phrases, nous avons installé toujours la même procédure :

  1. Léo cherche d’abord la fonction (dans un ordre précis : le verbe, le sujet, les CO (ou les attributs du sujet si verbe d’état) et les CC en repérant et en écrivant dessous
  2. puis la nature . Matériellement , on travaille sur 2 lignes , donc en 2 étapes : la consigne est claire et ce sont les mêmes aides que celles données aux autres enfants de la classe. Ci-dessous en image l’adaptation proposée cette année :

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J’ai proposé à Léo un petit récapitulatif de dernière minute avec lequel on a cherché oralement des articles définis, des adverbes , des pronoms démonstratifs ….. On a dû parfois revenir à la carte mentale détaillée pour certaines natures (les pronoms par exemple et se pencher à nouveau sur les adverbes qui ont été vus dernièrement) . Il reste encore à bien prendre le temps de réfléchir à la consigne sans se précipiter : on me demande la Nature ( N comme Nom, Pr, … ) ou la fonction ? ou les 2 ?

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Remarque 1: verbe d’état EPSDDRA : pour se souvenir être, paraître, sembler, demeurer, devenir, rester, avoir l’air

Remarque 2: un petit oubli : Verbe est à la fois fonction et nature  … Mais ça c’est bien intégré !

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Donner du sens aux consignes … OU les formuler dans un autre sens ?

Un problème auquel nous sommes confrontés régulièrement est celui du sens que Léo donne à ce qui lui est demandé et, comment on peut vite arriver à « Il n’a pas compris » …. Ce qui nous oblige à reprendre à la maison certains exercices pour lesquels une correction recopiée n’est pas vraiment « la solution » …..

Une consigne négative

Un exemple précis : « Barre les verbes qui ne sont pas conjugués à l’imparfait » (mais on peut trouver des tas d’exemples de ce type dans d’autres matières)

On penserait qu’en CM2 cette consigne n’est un « piège » pour aucun élève …..On se trompe ….Dans le barre il y a déjà une idée d’erreur, de quelque chose de faux mais le plus « gênant » vient de la négation . En regardant le résultat proposé par Léo , on a l’impression que  la compréhension semble comme « s’effriter » tout au long de l’exercice pour terminer par barrer les verbes conjugués à l’imparfait , temps pourtant relativement bien connu et reconnu . Lutter contre son cerveau fait partie aussi de la surcharge de travail que cela demande à ces enfants au fonctionnement différent et ils vont devoir ici par exemple « gaspiller de l’attention » pour effectuer ce type d’exercice.

Si on réfléchit bien, la consigne aurait pu être « surligne (entoure, encadre ..)uniquement les verbes conjugués à l’imparfait  » pas de négation , ni de barre , car de toutes façons, quel était l’objectif de l’exercice ? reconnaître l’imparfait . Là, il suffit de lire et comprendre la consigne sans avoir besoin de la « traduire » …..

Demander à ce que les consignes soient formulées autrement est difficile au niveau des adaptations (sauf si TOUS les élèves ont la même consigne – ce qui finalement résoudrait directement le problème- )mais le constat est là : il nous reste à nous « entraîner » pour répondre à ce type d’exercice , bien sûr on pourra nous dire que c’est un bon type d’entraînement pour la flexibilité mentale mais l’essentiel est-il VRAIMENT là ?

On « s’adaptera » donc …. On  va d’abord « jouer » à « traduire » les consignes de ce type en observant quand l’exercice est terminé ce qu’il s’est passé .On  reformulera alors l’énoncé de la consigne dans un sens « positif  » …… Il faudra donc penser à cette « vigilance » sur la consigne quand même AVANT de démarrer l’exercice et y revenir si on a un doute …..

Une consigne « claire » mais pour quelle logique ?

En regardant l’exercice fait  par Léo (pourtant adapté à l’ordi ….) où il fallait remplacer un CO par un pronom personnel , on est en mesure de se poser des questions :

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On ne peut en conclure (hâtivement ?) qu’il n’a effectivement pas compris ce qu’on lui demandait de faire …… ET/OU qu’il ne connaît pas les COD (puisqu’il a remplacé des sujets par un pronom sauf dans la 1ère phrase où la maîtresse l’a aidé) …ET/OU se questionner : Pourquoi a-t-il changé les verbes , le temps parfois ,ce n’était pas dans la consigne ?

Finalement ( ou plutôt en AMONT) : peut-on AUSSI s’interroger sur la consigne ? Pourquoi remplacer un COD par un pronom alors que cette nouvelle phrase sous la 1ère n’a aucune utilité ? On a même un renseignement de moins car  » Mon chien la mord » c’est mon chien mord sa laisse ou la petite fille, la dame ….. On peut inventer plusieurs phrases qui conviendraient (ce qui serait bien plus intéressant et on verrait que mon chien la mord ne peut pas convenir à « Mon chien mord le facteur » par exemple ….)

Un pronom remplace un nom par définition , mais encore faut-il que ce soit utile : par exemple pour éviter une répétition . Nous avons donc repris ce type d’exercice mais d’une autre manière :

  1. pour donner du sens , on a commencé par une 1ère phrase pour avoir ,dans la 2ème phrase à étudier, une répétition : un exemple ci-dessous :

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2. J’ai demandé tout d’abord d’analyser les 2 phrases ( les fonctions : V, S, CO ….): on pose les choses et on observe ….

3. Dans la 2ème phrase, pour éviter la répétition de « leur match » on va remplacer le COD par un pronom.

4. Il a fallu se « débarrasser » physiquement de ce COD (avec des ciseaux) et relire la phrase « Les footballeurs gagnèrent …. leur match « … OUI mais on n’en veut plus du COD …. Autre proposition  » Ils gagnèrent « …. NON on garde toutes les autres étiquettes de la phrase : dans la consigne on te demande de remplacer le CO seulement par un pronom ….

C’est là qu’on peut comprendre la démarche de Léo dans l’exercice quand il a remplacé les sujets par des pronoms …. perdu dans ce qu’il fallait remplacer

5. Léo a pioché dans la liste des pronoms et a pris « les » . Il a également coupé l’étiquette du verbe pour avoir la place de poser son « les » . En relisant , automatiquement , Léo a transformé (d’abord oralement) leur match en leurs matchs .

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6. J’ai ensuite placé le pronom la à la place de les et demandé à Léo ce que cela aurait pu donner : réponse immédiate « Les footballeurs gagnèrent la coupe » (oui, on est dans son domaine mais peu importe !!!!)

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Le lendemain, quand nous avons repris ce même genre d’activités toujours avec les ciseaux, Léo a tout de suite demandé : « tu les as les étiquettes des pronoms ? » Il a encore bien besoin de manipuler la langue avec les mains ……et les ciseaux ! On passera au type d’exercice demandé une fois que cette manipulation sera « intégrée » mais déjà quand on a repris une nouvelle phrase, c’était compris ….

Nous regarderons à nouveau notre carte sur les pronoms (ci-dessous) et pourrons ajouter / discuter la fonction des pronoms personnels  (au moins pour les principaux : je,tu,il … pronoms personnels sujets, le,la,les,l’ pronoms personnels COD , voir que le nous peut avoir l’une ou l’autre des fonctions ….. Il reste encore de quoi observer …. et peut-être écrire quelques « règles » autour de ces pronoms ….)

carte sur les pronoms :

les pronoms 2016