Et si, à l’école, l’intelligence ne suffisait pas …. un essai de compte-rendu en images ….

Jeudi 3 mars, nous avons été informées d’une conférence qui se déroulait à St Jean de Bournay (Nord Isère) avec pour intitulé :  » Et si, à l’école, l’intelligence ne suffisait pas …. » . Bien sûr, nous y sommes allées ….

conf st jean

Cette conférence était proposée par le LEAP, Lycée de Vallon Bonnevaux de St Jean de Bournay [très investi dans la problématique DYS] et animée par Mme Catherine Quilici, enseignante pédagogique des écoles du Cerene, diplômée de neuropsychologie clinique du développement. Elle est également vice-présidente de la FEED (Fédération des Etablissements scolarisant des Enfants Dyslexiques) [ une association au service des enfants dyslexiques …et autres DYS  , investie dans la formation continue des enseignants et autres éducateurs…]

C’est avec un grand intérêt que nous l’avons suivie, et que nous avons encore une nouvelle fois entendu l’importance de la réponse pédagogique adaptée pour tous ces enfants DYS ( et ça nous le savions …. MAIS ça fait du bien de l’entendre …)

Voici quelques « images » en carte mentale bien sûr  de ce que l’on a retenu :

Etre parent d’un enfant DYS

être parents d'un enfant DYS F

Qui sont les DYS ? 4 idées reçues

Qui sont les DYS 4 idées reçues F

Définitions DYS ou NON DYS

définitions  DYS ou NON DYS new

Le langage , ennemi numéro 1 des DYS

LE LANGAGE ennemi n°1 des DYS F

Quelques phrases à cogiter

quelques phrases à cogiter ....F

Quelques pistes pour les pédagos

quelques pistes pour les pédagos F

PS : pour les pédagos, on a aussi quelques pistes sur le blog …..

Encore merci au LEAP Vallon Bonnevaux de nous avoir offert une conférence d’une telle qualité

 

 

 

Les DYS, rééduquer ? contourner ? Se poser les bonnes questions au bon moment ,Conférence du 26 Mars , DFD 01

IMG_1090

Nous avons eu le plaisir d’assister à une conférence préparée par DFD 01 à Bourg , le jeudi 26 mars dernier.

Docteur S.Gonzales à gauche, Mr et Mme Brohard à droite :

IMG_1092

  1. Elise Brohard, la présidente de l’association DFD 01 a présenté la FFDYS et DFD.
  2. Puis c’est Manon, une ado dyspraxique qui a parlé de sa dyspraxie « rééduquée » : un témoignage très touchant et aussi plein d’espoir !

IMG_1094

3.  Nous avons eu la surprise de voir (en avant première) un petit film Dyspraxie, le parcours du combattant (téléchargé sur le site de DFD) :« Ce film que l’association DFD a fait réaliser présente la dyspraxie au travers du regard de spécialistes et de personnes porteuses de ce trouble. Le fil rouge en est le parrain de Dyspraxie France Dys, le chanteur Renan Luce. »

4.  Le Docteur Sybille Gonzales nous a livré quelques réflexions autour de la rééducation. Difficile pour moi de faire un compte-rendu mais j’ai noté quelques points  : se poser les bonnes questions au bon moment ???????

  • rééduquer / remédier / restaurer ?
  • les troubles de la cognition : lorsque la prise en charge est nécessaire pour plusieurs fonctions : quel( s) choix ? quelle priorité ?
  • quand et comment (s’) arrêter en rééducation ?
  • comment évaluer l’efficacité des traitements : à quel niveau ? répercussion dans la vie personnelle et sociale….
  • Pour traiter, il faut une meilleure compréhension des pathologies, de la physiopathologie des dys

5.  Enfin, ce fut le tour du Docteur Alain Pouhet, qu’on ne présente plus ( médecin en SESSAD et formateur , son site est à regarder « sans modération » – une mine de renseignements et d’aides – ) et il est  passionnant à écouter.Là aussi, je suis tellement à l’écoute que je ne peux faire un compte-rendu .Et même après avoir visité son site maintes fois, c’est un plaisir de l’écouter « en vrai » !

IMG_1091

Pour Mr Pouhet, il y a une note d’espoir dans la situation des écoles actuellement mais  un travail de formation est encore à faire : des enseignants aux maîtres référents, IEN ASH , AVS, en passant par les médecins scolaires pour bien faire comprendre les troubles spécifiques des DYS . Expliquer comment , en dépit des attentions , des aides, ces troubles sévères et persistants mettent l’enfant en situation de « handicap scolaire ».

Quelques problèmes ou questions abordés :

  • mesurer la rentabilité de la prise en charge : L’enfant doit disposer d’emblée d’outils efficaces pour compenser les siens défaillants. Un projet thérapeutique évolutif est nécessaire (bilan initial, bilan diagnostique / rééducation puis bilan d’évolution / compensation ). se poser la bonne question au bon moment : la rentabilité de la prise en charge?

Une remarque d’Alain Pouhet à ce sujet (après sa lecture de l’article) : J’ai oublié de vous parler de la double tâche ( illustration dans la vidéo « C’est pas sorcier » par exemple ): au cours du bilan d’évolution, on peut mesurer la non -rentabilité de la rééducation si la situation de handicap perdure car l’enfant reste en situation de double tâche en permanence quand il doit utiliser des outils qui ne sont toujours pas fiables et non automatisés. La compensation va permettre de lui donner des outils rentables pour compenser les siens.

 

  • renseigner les enseignants : donner les infos utiles, les partager( les points forts, les points faibles) , connaître le profil cognitif de l’enfant , définir quel est « l’outil scolaire » qui ne va pas …..
  • et si on mettait en place une différenciation pédagogique inclusive ? c’est-à-dire finalement une sorte de « facilitateur pour tous » .Voilà ce que j’ai lu en retournant  sur le site d’Alain Pouhet  :« Celui qui a besoin de photocopies des cours , d’oralisation des consignes écrites, de pouvoir lire les consignes oralisées par le professeur, de consignes plus courtes et simplifiées, d’un cadre d’enseignement favorisant l’attention, de supports visuels plus clairs, d’un tiers-temps supplémentaire, d’un temps de réflexion avant de composer… peut bénéficier, qu’il soit un élève dys- OU PAS d’une différenciation pédagogique inclusive., utile à TOUS. » et j’ai glané encore quelques informations sur un document canadien que l’on peut télécharger  à la suite de son article ici ou directement ici sur Alberta Education « Faire une différence, la différenciation pédagogique » . On peut lire en tout début d’ouvrage :  « La différenciation pédagogique offre la possibilité de créer un milieu d’apprentissage qui permet de maximiser cet apprentissage et d’augmenter les chances de réussite pour tous les élèves, peu importe leur niveau d’habileté ou leur base de connaissances »  (traduction libre) McQuarrie, McRae et Stack-Cutler, Differentiated Instruction: Provincial Research review  …… « La différenciation pédagogique permet aux enseignants de rejoindre tous les élèves…. et tous les élèves tirent profit des stratégies de différenciation … »  Et ça c’est une chose à laquelle je crois très profondément et que je continue à comprendre chaque jour !

Voici donc quelques idées que Mr Pouhet  nous a proposées  :

– code couleur pour les différentes matières (pour tous les enseignants, dans les différentes matières)

– faciliter la compréhension orale (donner la consigne écrite aussi)

– faciliter la compréhension écrite ( oraliser les énoncés)

– rédiger les énoncés scientifiques/mathématiques sans complication de phrases

– donner des supports (tables …)

ordinateurs dans les classes à disposition des élèves

cahier/classeur de référence

45 minutes pour un contrôle par exemple pour tous

instaurer un temps de réflexion de 5 minutes avant de démarrer un travail

plus de temps : le bac en 2 ans ….

……

Les mêmes en carte mentale …..( pour ceux qui s’y retrouvent mieux !)

outils pour tous

  • Un  ouvrage très intéressant S’adapter à tous les élèves DYS ( nous en avions déjà parlé ici « Ressources livres n° 5 » car c’est un livre que j’ai beaucoup lu et relu) , un autre petit ouvrage Le cerveau de l’apprenant ( rubrique : « Ressources livres n° 9 » téléchargeable ici) .Enfin un autre à paraître chez Retz « Difficultés scolaires ou troubles DYS, repérer, comprendre, aider «  ( co-écrit avec son épouse Mme Michèle Cerisier-Pouhet) dans peu de temps (on surveille !)

Difficultés scolaires ou troubles dys ? : repérer, comprendre, aider - Michèle Cerisier-Pouhet

Encore merci à Elise Brohard (et sa famille si investie que je salue au passage) et DFD 01 pour cette très belle soirée !

Intervention de Fantadys à la Journée des Dys de l’Ecole d’Orthophonie de Lyon

Le 04 octobre dernier, nous avons assisté à la Journée des Dys organisée par l’Ecole d’Orthophonie de Lyon en collaboration avec DFD01 (Dyspraxie France Dys)

IMG_5670 sur le thème de LA DYSPRAXIE

IMG_5671 IMG_5666

Plusieurs conférences  ont eu lieu le matin avec notamment la présence d’une neuropsychologue qui a présenté les troubles dys et la dyspraxie,

IMG_5674

mais aussi un orthoptiste qui a présenté son rôle dans la prise en charge de la dyspraxie.

IMG_5679

Nous avons également découvert l’existence de la fondation Ove Delta 01, qui est un service d’évaluation, de soins et d’accompagnement pour des enfants et adolescents de 4 à 16 ans présentant des troubles spécifiques des apprentissages multiples et/ou sévères (dysphasie, dyspraxie, déficit de l’attention, trouble de la mémoire, dyslexie, dysorthographie,dyscalculie).
IMG_5680

puis nous avons pu écouter les témoignages de jeunes dyspraxiques, comme Romain Blachier, 37 ans et Manon, 15 ans, accompagnée de sa sœur Caroline qui ont parlé de la dyspraxie et de ses conséquences dans la vie quotidienne.

IMG_5689IMG_5684

Des moments riches en émotions mais aussi des messages porteurs d’espoir et de réussite comme le prouvent Romain Blachier, avec son statut d’Ajoint au Maire à la Mairie de Lyon 7ème, sa carrière dans le numérique et ses cours de communication dans une école de marketing, ou encore Manon qui a vraiment assuré pour venir nous parler de son handicap, avec assurance et détermination !

L’après-midi, des ateliers interactifs ont été mis en place avec l’intervention d’ ergothérapeutes, de psychomotriciennes, de l’association Dyspraxie France Dys et de Fantadys !

Toutes les 30 minutes, nous avons donc accueilli différents groupes (étudiants, parents, enseignants…) et nous avons présenté le travail que Mamie Sylvia réalise pour l’adaptation de livres et exercices . Nous avons mis en avant l’importance des adaptations pour l’élève dyspraxique. Ce qui nous a été difficile, c’est de tenir « le timing » car on en avait toujours plus à dire que ce qui pouvait tenir dans la 1/2 heure  et nous n’avons pas pu vraiment faire des « échanges » avec les participants. Finalement , c’était notre 1ère intervention avec un public …..

Voici la présentation complète en format .pdf :

journée_des_dys presentation_conf_orthoCOMPLETE

Merci encore aux étudiantes pour leur accueil et l’organisation de cette journée mais aussi à Elise Brohard de DFD01 pour nous avoir permis de participer et de présenter notre travail.