Happy Week, quand le quotidien devient un VRAI jeu d’enfant !

En cette rentrée, le mot d’ordre dans la famille Fantadys c’est ORGANISATION et s’organiser doit aussi rimer avec libérer et économiser…du TEMPS ! Cette sensation de toujours courir après le temps, d’être débordée, de vouloir passer plus de temps avec les enfants mais de ne pas y arriver… je veux absolument m’en débarrasser !  Et j’ai trouvé une solution ludique et pédagogique…

IMG_5129Happy Week, c’est l’idée révolutionnaire d’un papa sociologue, Nathan Stern, qui a pris conscience du temps passé pour faire réaliser les tâches quotidiennes rébarbatives à ses deux enfants. Un jour, il affiche une feuille sur le mur de la cuisine. Il note les tâches accomplies spontanément par ses enfants et les informe que le temps gagné sera du temps passé à profiter ensemble. L’ambiance de la maison est alors transformée ! C’est le début d’une grande aventure avec Claude Van Leeuwen, son associée, et une vingtaine de familles testeuses, qui a donné naissance à un jeu collaboratif où tout le monde est gagnant :  HAPPY WEEK.

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Nos enfants dys ont besoin d’organisation. Les plannings pour visualiser ce qui les attend dans la semaine sont très utiles. Plus le quotidien est prévisible, plus l’enfant se sent en sécurité. De même, les rituels les rassurent.Cependant, les enfants dys n’arrivent pas à automatiser ces rituels. La mise en place de routines est importante mais malgré cela nous passons notre temps à répéter, à demander à l’enfant de réaliser les tâches du quotidien : se laver les dents, ranger sa chambre, s’habiller, débarrasser la table et j’en passe…

L’ objectif principal est donc d’obtenir une coopération de l’enfant pour qu’il réalise lui-même les gestes du quotidien, qu’il soit plus autonome et ainsi transformer les temps ingrats en temps partagés.

Happy Week est un jeu qui nous aide à relever ce défi et qui donne envie aux enfants d’être plus autonomes.

Comment ? Le jeu se joue dans la « vraie vie » pendant plusieurs jours.

Voici le plateau de jeu  IMG_5180, l’idéal est de trouver une place fixe, facile d’accès pour les enfants pendant toute la durée du jeu. Nous avons choisi de l’installer dans la chambre des enfants sur le plateau de leur bibliothèque, légèrement en hauteur pour que le jeu reste bien en place mais accessible.

IMG_5262 A côté nous avons installé un tableau magnétique géant où j’ai fixé avec des aimants leurs cartes « action » pour qu’ils les aient tout le temps à portée de vue.

IMG_5259 Les cartes « action » sont choisies par les parents en fonction de l’âge, du caractère de l’enfant et des actions qu’il ne réalise pas spontanément. Nous en avons discuté avec les enfants avant de faire un choix arbitraire car l’idée c’est quand même qu’ils coopèrent.

Voici les cartes actions de notre aîné, Léo, 10 ans 1/2 :

IMG_5260J’ai fait mes devoirs / j’ai mis la table / j’ai débarrassé la table / une journée sans rivalité (avec son frère) / je me suis brossé les dents. Il y a également des cartes vierges qui permettent de noter des actions adaptées à notre quotidien, ici nous avons rajouté « faire 5 min d’exercices avec appareil dentaire » (Léo a une gouttière et tous les jours, pendant 5 min, il doit réaliser des exercices spécifiques)

Pour mini fantadys (3 ans 1/2), nous avons opté pour :

IMG_5261 J’aide à ranger les courses (ici il s’agit d’une action qu’il fait spontanément mais que je voulais valoriser) / je suis resté à table j’ai rangé mes jouets (mini fantadys n’est pas un adepte du rangement) / je n’ai dit que des jolis mots (c’est la période des gros mots en ce moment…) / je me suis habillé (pour gagner du temps le matin) et Léo a rajouté une action pour son frère : je range mes chaussures.

Ce que j’aime : au dos de chaque carte, un petit texte explique comment et pourquoi accomplir cette action.

IMG_5501 Exemple : je me suis brossé les dents

Chaque validation d’une action est l’occasion d’expliciter les règles de la maison, de discuter de la manière dont on peut procéder…on est dans le cadre d’un jeu, c’est donc plus facile à aborder.

Chaque action est un défi à relever chaque jour pour faire avancer son pion d’un pas mais aussi celui de la famille ! Quand les enfants arrivent sur les cases « étoiles », ils gagnent un « bon moment » allant de 15 min à 30 min. Nous n’avons pas toujours respecté ce timing, tout dépendait de notre disponibilité à ce moment-là, nous pouvions soit prolonger soit réduire le temps de jeu. Par contre, les enfants supportent mal lorsque nous mettons fin à ce moment privilégié alors je propose d’utiliser un Timer pour que la fin du jeu soit déterminée par cet objet plutôt que par le parent. Il permettra aussi à l’enfant de visualiser le temps qui passe et de mieux le quantifier.

IMG_5263 Les cartes « bons moments » sont installées sur des socles à côté du plateau de jeu. Ces cartes sont faites pour motiver les enfants en leur proposant de passer un moment inédit ensemble. Nous avons choisi ces cartes avec les enfants pour voir ce qui leur plairait le plus mais également pour être certains que les moments choisis soient réalisables au quotidien car cela demande un engagement de la part des parents. Nos choix se sont portés sur « on fait une bataille de polochons« , « on joue à la console« , « on joue au ballon« , « on regarde un dessin animé« , « on fait du vélo« .

Quand l’enfant gagne un bon moment, il choisit parmi ces cartes celle qui lui fait le plus envie !

A l’arrivée du pion famille, c’est le « bon moment de la famille », une carte choisie au démarrage du jeu, un moment à partager en famille comme par exemple : « aller au cinéma ». Il suffit alors de planifier ce moment et de profiter tous ensemble !

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 Comment ont réagi mes enfants ? 

Au départ, Léo était sceptique, les cartes « actions » ne l’emballaient pas plus que ça mais quand il a dû choisir les cartes « bon moment », son attitude a peu à peu changé et il a vite compris le fonctionnement du jeu.

Dès le premier jour, il m’appelait au bureau en me disant d’une voix toute enjouée : « maman j’ai mis la table chez Papy et Mamie et j’ai débarrassé, ce soir je vais donc pouvoir avancer mon pion de deux pas ! »

happy_week Il a tellement intégré le jeu qu’un jour j’ai débarrassé quelques éléments de la table par réflexe alors qu’il m’avait prévenu qu’il s’en chargerait et cela l’a vraiment contrarié ! Il m’a dit : « maman, j’avais dit que je débarrassais tout ! c’est énervant quand on promet quelque chose et qu’on ne le fait pas ! ».

Léo prend vraiment du plaisir à avancer dans le jeu, parfois il n’attend même pas le soir pour faire le point sur ses actions et faire avancer son pion. Il réalise l’action et va immédiatement le bouger de place. Puis il compte combien il lui reste de pas à faire pour arriver à la prochaine étoile, c’est-à-dire au « bon moment ». Il n’y a pas de compétition avec son frère puisqu’ ils ont chacun des départs différents sur le plateau de jeu. Chaque fois qu’un enfant réalise une action, il fait avancer le pion de la famille donc les objectifs sont communs : le mieux-vivre ensemble.

Mini fantadys de son côté n’a pas complètement intégré les règles du jeu et c’est encore un peu flou pour lui mais je pense qu’il est encore petit. Je n’hésite pas cependant à valoriser ses actions positives mais le jeu est donné à partir de 5 ans et je pense que c’est effectivement à peu près le bon âge pour débuter. En tout cas, il profite quand même des « bons moments » en famille et je lui rappelle parfois que c’est grâce au temps gagné par les actions spontanées de son frère que nous pouvons profiter ensemble. Je suis certaine qu’il ne tardera pas à comprendre le fonctionnement !

Ce jeu a donc permis à Léo d’intégrer sa routine du soir, il sait maintenant quelles actions il doit réaliser le soir une fois rentré de l’école mais surtout il est motivé pour le faire. Et nous ne répétons plus 50 fois les mêmes choses !

Petites astuces :

  • changer chaque semaine les cartes « bon moment » pour que la motivation des enfants soit toujours au rendez-vous
  • une fois que chaque « action » est bien intégrée par l’enfant, on peut choisir une nouvelle carte afin de continuer à le stimuler

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Ce que j’aime c’est que l’on s’approprie complètement le jeu en tant que parents et je n’hésite pas à modifier les règles du jeu pour tester les réactions de mes enfants. Un soir je suis rentrée du travail et j’ai regardé combien de pas Léo devait faire pour arriver à la case « étoile ». Il lui restait 4 pas à faire et il gagnait son « bon moment », ce qui correspondait à ses 4 actions du soir.

Je lui ai dit : « Léo il te reste 4 cases avant d’arriver à l’étoile et de profiter de ton « bon moment ». Je te propose quelque chose : réaliser ton « bon moment » là tout de suite, en revanche je compte sur toi tout à l’heure pour réaliser tes 4 actions. »

Et là j’ai eu droit au grand sourire, au regard qui pétille quand je lui ai annoncé qu’on partait faire une ballade à vélo en famille. Il était déjà assez tard et notre planning risquait d’être chamboulé mais tant pis j’avais besoin de m’aérer l’esprit et de partager ce moment en famille. Quand nous sommes rentrés, Léo a mis la table puis l’a débarrassée, s’est brossé les dents et a mis son appareil. Challenge réussi ! Soirée plus que réussie ! Le soir les enfants se sont endormis en moins de 10 minutes, tout le monde était heureux 🙂

En résumé : Mon quotidien s’est transformé grâce à ce jeu collaboratif inspiré des principes de la communication bienveillante, qui valorise les actions positives des enfants ! Happy Week donne les bases d’un meilleur échange parent-enfant et une écoute sincère sur les sentiments et les besoins de chacun. Les enfants découvrent le plaisir d’agir par eux-mêmes et de devenir plus autonomes. Ils deviennent acteurs du bon fonctionnement de la maison et de la sérénité au sein de la famille. 

Enfin un jeu qui incarne pour la première fois les principes de la parentalité positive et on se demande vraiment pourquoi personne n’y avait pensé avant ! Alors un grand bravo et un grand merci à toute l’équipe de Happy Week ! 

Pour moi sans hésiter le jeu de l’année, à offrir ou à s’offrir. Transformer votre quotidien pour un prix vraiment raisonnable, en vente sur le site Happy Week , sur le site Oxybul.com et chez Hop’Toys. Retrouvez également l’équipe sur la page facebook Happy Week.

 Avec Happy Week devenez des Happy Parents !

happy_week2Un petit aperçu du jeu Happy Week en vidéo :

 

 

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Ma vie de « special mother » : portrait de ma grand-mère, une leçon de vie

Aujourd’hui est un jour spécial et j’avais envie de vous parler d’une maman, d’une grand-mère, d’une arrière-grand-mère formidable : la maman de Mamie Sylvia, ma grand-mère et l’arrière-grand-mère de mes enfants, une femme exceptionnelle.

51464498dc6eb« Une maman formidable donne toujours une

grand-mère exceptionnelle. » Jean Gastaldi

J’ai beaucoup d’admiration pour elle et il y a quelques jours j’ai décidé que je devais TOUT savoir sur sa vie car je me suis rendu-compte que je ne connaissais pas grand-chose au final, juste quelques anecdotes…

Je l’ai appelé et je lui ai demandé de tout me raconter. Nous sommes restés longtemps au téléphone. Je suis passée par différentes phases : à la fois admirative, fière, heureuse mais aussi gênée, peinée, attristée avec la désagréable sensation de boule dans la gorge, celle qui t’empêche de pleurer.

Je n’ai pas pleuré car elle n’était pas triste de me raconter sa vie, je crois même qu’elle était contente. Je vais donc vous parler de sa vie avec ses propres mots, de son naturel bienveillant envers les enfants et de sa philosophie de vie positive que j’admire tellement.

Un peu de sa vie : les guerres, fuir pour rester vivant

Mon « abuelita » est né en Espagne, de parents espagnols. C’est la petite dernière d’une famille de 4 enfants. Alors qu’elle n’est âgée que de 5 ans, ils doivent fuir l’Espagne à cause de la guerre civile. Ils réussissent à embarquer dans un bateau de marchandises anglais à destination du Mexique. Elle me raconte qu’elle est la dernière personne à être montée à bord de ce bateau dans les bras de son père. C’est avec émotion qu’elle se rappelle encore des tirs sur le bateau, des morts aussi…Le bateau n’est jamais arrivé au Mexique, leur route s’arrêtera bien avant. Les voilà réfugiés en Algérie.

Quelques temps après leur arrivée, elle perd l’un de ses frères dans ce pays où sa maman ne parle pas la langue. Un jour, alors qu’il est malade, elle l’emmène à l’hôpital. Le lendemain elle le retrouve mort. Terrible nouvelle qui plongera sa maman dans le silence et le refus de vivre pendant de longs mois.

Ses parents finissent par trouver du travail chez des gens très riches qui ont une grande et belle propriété. Son papa devient le jardinier, sa maman, la cuisinière et son autre frère, le chauffeur. Elle, s’occupe du bébé de la famille, une petite fille. Elle n’a alors que 12 ans : donner le biberon, changer les couches, promener le bébé dans la propriété devient son quotidien. Plus tard, elle s’occupe également du petit-frère. Elle me raconte que ce petit garçon a du mal à s’endormir le soir. Alors elle lui lit des histoires, reste à ses côtés et s’endort souvent dans la  même chambre pour le rassurer.

C’est en Algérie qu’elle rencontre son mari, mon Papy, un espagnol d’origine qui a fui par le même bateau (drôle de coïncidence).  A 19 ans, elle se marie et devient maman de 2 jumelles (Mamie Sylvia et sa sœur Acacia).

Rapidement la situation se complique dans le pays, l’Algérie veut son indépendance. Encore une guerre, des bombes partout, aux arrêts de bus, dans les bars, le terrorisme s’installe…ils ne sont plus en sécurité. Ils doivent fuir à nouveau, tout laisser sur place. Leur appartement, les meubles. Ils prennent juste les jouets des enfants, du linge et des outils. Elle me dit : « nous avons tout perdu mais nous étions vivants ! C’était le plus important. »

En France, ils sont accueillis par des amis des gens riches chez qui ils travaillaient en Algérie. Ils leur prêtent leur logement pendant qu’ils sont en vacances, le temps pour eux de s’installer dans le pays…

Ma grand-mère n’a jamais travaillé, elle a appris à parler le français dans la rue. Elle n’a jamais pu aller à l’école, à son grand regret « j’aurais tellement aimé aller à l’école » me dit-elle, « je sais bien lire mais je ne sais pas bien écrire. Je n’ai pas eu d’instruction mais je ne suis pas bête ! ». Il est vrai qu’on se moque souvent de ses prononciations ou de ses expressions farfelues !

Une bienveillance innée avec les enfants

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Depuis l’âge de 12 ans, ma grand-mère s’est donc toujours occupée d’enfants.

Ce qui est incroyable c’est qu’elle n’a jamais lu de livres sur l’éducation. Et sa philosophie ne correspond pas aux modèles d’éducation de son époque mais s’approche plus du modèle d’éducation bienveillante que je suis obligée d’apprendre dans les livres !

Elle me dit qu’elle a tout simplement appris en étant aux côtés des enfants. Voilà comment elle considère les enfants : « Je dis toujours que les enfants, il faut tenir compte de ce qu’ils disent. Un enfant c’est une personne. Il faut leur parler et les écouter. Je les ai toujours écoutés. J’ai été avec eux, j’ai étudié sur eux-mêmes. Peut-être que c’est parce que j’étais jeune donc je me mettais plus à leur portée. »

Et elle continue « Ce n’est pas la peine dire à un enfant, c’est la règle et c’est tout, c’est comme ça… non il faut les écouter, qu’ils m’expliquent pourquoi ils font telle ou telle chose. S’ils ne savent pas faire, tu leurs montres comment il faut faire. Il faut les comprendre les enfants, il ne faut pas dire que c’est parce qu’ils sont plus petits qu’ils n’ont pas raison. »

Ma grand-mère ne crie pas, n’a jamais levé la main sur un enfant, d’ailleurs elle rajoute « Ce n’est pas parce que tu es grand que tu vas prendre le droit sur lui ».

Et elle continue dans sa lancée : « Les enfants viennent toujours vers moi. Je raconte toujours des histoires inventées et ils adorent ça. Un jour on m’a dit : vous devriez aller dans les hôpitaux pour les enfants malades », me dit-elle en rigolant.

Sans le savoir, elle pratique le « jeu libre » à sa façon. « Il faut le laisser jouer l’enfant, c’est lui qui joue, c’est son esprit ». Souvent elle lance le jeu avec un « et si tu jouais à… ? », puis elle le laisse faire, tout en l’observant, attentive et en étant là si besoin.

Quand je lui parle des disputes, elle me dit : « chacun son tour les enfants me racontent ce qui s’est passé, y en a un qui parle, ensuite c’est l’autre, et on trouve une solution », de la résolution de problèmes tout naturellement.

Ma grand-mère a une patience à toute épreuve. Mais elle me dit : « Quand j’ai les enfants, je ne fais pas autre chose. Il faut avoir du temps aussi. Vous, vous n’avez pas le temps ».

Et quand on parle du respect, voilà ce qu’elle me dit : « Quand on promet aux enfants, il faut le faire. Il faut avoir du respect vis-à-vis d’eux et il te respecteront aussi ».

Ce grand-père que j’aurais aimé connaître plus…

Lors de cette conversation, nous avons inévitablement parlé de mon grand-père que j’ai perdu à l’âge de 10 ans. J’ai peu de souvenirs de lui, pourtant je me rappelle de sa disparition comme si c’était hier. J’ai toujours l’image d’une personne calme et attentionnée. Je lui demande alors de me raconter un peu plus sur lui. Elle me dit qu’elle a beaucoup appris de choses avec lui et qu’il était très apaisant. Selon lui, il fallait expliquer aux enfants comment ça marche, par exemple si l’enfant veut les ciseaux, il ne faut pas lui dire non mais il faut lui apprendre pour ne pas qu’il se fasse mal. Papy avait beaucoup de patience. Sa devise : ne pas crier, ne pas tout interdire, expliquer les choses. Il parlait beaucoup aux enfants et ils les comprenaient.

En France, ils ont eu deux autres enfants, deux garçons, qui ont un grand écart d’âge avec les jumelles. Elle me raconte que Papy endormait toujours l’un de ses fils en se couchant à ses côtés jusqu’à ce qu’il s’endorme puis il le mettait dans son lit. Drôle de scène quand on imagine qu’elle se déroule il y a plus de 40 ans !

Je crois que ma grand-mère avait beaucoup d’admiration pour mon grand-père. « Il était très intelligent » me dit-elle. « Il a appris l’anglais tout seul, il lisait beaucoup, aimait beaucoup apprendre ». Tout ce qui touchait à la santé, le médical le passionnait. Il était doué d’une logique implacable : « il cherchait toujours le pourquoi des choses et il savait tout faire : utiliser la machine à coudre, travailler le bois… »  Au musée des tissus de Lyon, c’est lui qui a fait les parquets, les boiseries…(et dire que je n’y ai jamais mis les pieds !)

Le positivisme de ma grand-mère

Elle me raconte également que mon grand-père était quelqu’un de positif et qu’elle a énormément appris de lui. Ma grand-mère est également toujours dans le positivisme. Elle remonte le moral de toute la famille et nous aide beaucoup à relativiser.

Si des pensées négatives lui viennent, elle m’explique qu’elle les chasse en disant « il ne faut pas que je pense comme ça » ou encore « y a des choses plus délicates, tout ceux qui perdent tout, des choses plus graves » et elle finit par « à quoi ça sert de toutes façons de penser négatif».

« Il faut toujours chercher le bon, par exemple si tu es privé de manger certaines choses et bien il faut penser je peux manger ça et ça et ne pas penser à ce que je ne peux pas manger ».

« Il faut chercher le positif dans les choses bonnes, c’est comme avec les enfants il faut chercher le positif. »

Quand mon grand-père est décédé, elle m’avoue qu’elle a passé 1 an sans dormir mais n’a jamais pris de médicaments.

Elle ne se plaint jamais car « il faut toujours espérer que ça va passer » me dit-elle.

« Mais tu sais j’ai appris avec l’âge » finit-elle par me dire comme pour me rassurer.

Toujours là quand on a besoin

Ma grand-mère c’est le pilier de la famille, une femme dynamique à qui tu ne donnerais pas ses 80 ans. Toujours active, jamais fatiguée, si elle vient chez toi, elle te fait tout : le repas, le ménage, le repassage. Ma grand-mère a toujours été là dans les moments difficiles. Pour mes deux grossesses, j’ai été hospitalisée et j’ai dû rester alitée de nombreux mois. C’est elle qui s’est occupée de moi comme une vraie mère. Elle venait tous les jours à l’hôpital, prenait le bus, marchait à pied, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, elle était là. Elle passait des heures assise à côté de moi, parfois en silence pour me laisser me reposer mais aussi avec ses paroles positives pour me remonter le moral. C’est elle qui me massait les jambes, les pieds tous les jours pour me soulager et me relaxer. Elle m’amenait régulièrement des bonnes petites choses à manger qu’elle avait préparée parce qu’elle savait que je ne mangeais rien à l’hôpital. Elle m’encourageait tous les jours pour que je tienne le coup car chaque jour passé était un jour gagné pour mon bébé. Et quand mon petit dernier est né, c’est encore elle qui était présente. C’est elle qui est venue me soutenir à la maison quand j’étais à la limite du « burn-out » parce qu’il passait son temps à pleurer, à hurler de jour comme de nuit. J’étais complètement épuisée. Elle a quitté son appartement pendant de nombreux mois pour me venir en aide, y retournait de temps en temps le week-end. C’était la seule à pouvoir apaiser mon bébé de ses pleurs si intenses, la seule à pouvoir l’endormir en le berçant dans un fauteuil.

Voilà elle m’a tout donné, son amour, son temps, sa patience, sa joie de vivre. Et elle fait de même avec chacun de ses enfants, de ses petits-enfants et de ses arrière-petits-enfants. Elle a une relation unique avec mes deux enfants, c’est juste indescriptible.

J’ai appris beaucoup auprès d’elle et maintenant que je connais mieux sa vie, je comprends tellement de choses.

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Aujourd’hui est un jour spécial, au moment où vous lirez ce message, ma grand-mère sera à l’hôpital en train de se faire opérer. Une opération grave puisque l’on a découvert qu’elle était atteinte de myélopathie, maladie qui touche la moelle épinière. Sans opération, c’est la paralysie assurée de tous ses membres, du jour au lendemain. Avec l’opération, il y a des chances qu’elle ne le soit pas mais il y a aussi 35% de (mal)chances pour qu’elle sorte de l’opération complètement paralysée, alors que pour le moment elle se porte très bien. Le pire que la vie puisse lui réserver : ne plus pouvoir être autonome, ne plus pouvoir rendre service, être assistée, tout ce qu’elle déteste !

A nous maintenant de la soutenir, d’être près d’elle, de l’encourager, de l’accompagner dans cette épreuve que la vie lui inflige à nouveau. Et comme dit Mamie Sylvia « tout va bien se passer, il faut penser positif comme mamie ».

Je terminerai ce portrait par la fin de notre conversation, une conversation qui restera à jamais gravée dans ma mémoire :

« On m’a dit que je pouvais être paralysée du jour au lendemain alors ça je ne voudrais pas ! moi je vais me faire opérer car je cherche à avoir la chance de mon côté, parce que sinon je vais dire j’aurais dû me faire opérer. Mais même si je suis paralysée, tout s’arrange, y a pire ! donc ça c’est rien. »

Quelle philosophie de vie…

photo_mel_1 (shooting photo pour Zoé Bonbon)

 

On t’aime fort Mamie fantastique et on croise les doigts très très forts doigts-croises-3

 

Ma vie de « special mother » : interview d’un papa fantastique

Il y a peu de temps, j’ai fait la rencontre virtuelle d’un papa fantastique, un papa chanteur, ou plutôt rappeur ! La plupart de ses textes parlent de son vécu, de sa souffrance et de celle de son fils, tous les deux TDA. Si on interroge ses proches, on dit de lui que c’est « un papa hyper attentif aux troubles et d’une patience hors du commun, un vrai TDA, un électron libre dans sa tête. Un personne avide de conseils, qui les entend et les met en pratique. Il est capable d’analyser les gens, surtout avec des troubles et les met en musique ». Et pour finir « c’est un papa d’une grande sensibilité qu’il ne montre pas trop ». Alors si vous voulez en savoir plus et découvrir son univers, c’est par là :
Parle nous un peu de toi…qui es-tu ?
Que dire? sinon que je suis un spécimen appelé TDA (lol) père de deux enfants dont un TDAH sevère avec suspicion de dyspraxie, diagnostiqué et sous traitement. J’ai 37 ans, je suis originaire de la banlieue parisienne (Villiers-Le-Bel) et je vis aujourd’hui dans la ville rose, Toulouse. Je suis un passionné de poésie et d’écriture, ce qui m’a d’ailleurs emmené vers la musique, mon nom d’artiste (amateur) est Laplume.
D’où te vient cette passion pour la musique et plus particulièrement pour le RAP ?
Disons que j’ai toujours plus ou moins écrit, déjà petit j’écrivais des poèmes en cachette, ou bien je m’amusais à inventer des chansons. J’ai toujours aimé les mots, la sonorité du langage….je me souviens que, gamin, j’adorais regarder les discours politiques ou philosophiques à la télé, je n’y comprenais évidemment rien, mais j’étais fasciné par le vocabulaire employé, la sonorité des mots, c’était pour moi comme de la musique.
J’ai été très tôt à l’aise avec le langage, enfant, à 3,4 ans j’utilisais un langage soutenu que j’ai hélas perdu en grandissant (par contre en ce qui concerne les chiffres, distance et repérages dans l’espace, c’est la cata, un psy  me suspectait une dyscalculie avec le forfait TDA, mais je n’ai pas donné suite aux tests, peut être par peur du résultat…).
Ensuite, fin 80 début 90 est arrivé le hip hop et surtout le rap, ce fut pour moi une grosse claque!! enfin la langue française était utilisée différemment, les textes étaient poussés, fini les « je t’aime moi non plus » de la variété française, il y avait un message derrière chaque texte! Les thèmes abordés étaient différents et parlaient surtout de nous et de notre quotidien, hélas l’esprit d’aujourd’hui n’est plus le même, mais ça c’est une autre histoire…Un jour j’ai commencé à rapper, toujours en cachette,pour m’amuser, puis j’ai commencé à faire mes morceaux jusqu’à aujourd’hui où j’en suis carrément dépendant!lol!
Dirais-tu que la musique c’est TA thérapie ?
Carrément! d’ailleurs je travaille sur un projet qui s’appelle « ThéraPeuZic »! projet qui traite du TDAH et de ses dommages collatéraux. La musique, et l’écriture en particulier est une sorte d’exécutoire, un défouloir où les seules règles imposées sont les tiennes. Le fait de coucher sur papier et de mettre en musique certaines choses que j’ai vécues ou que je ressens me permets quelque part de les exorciser.
Tes textes ont un style d’écriture personnel. Peux-tu nous parler de ta façon d’écrire et de tes sources d’inspiration ?
Ceux qui écrivent savent bien que l’inspiration est une chose fragile, incontrôlable, qui a la fâcheuse tendance à venir et s’en aller comme bon lui semble…Mais j’aime fixer d’abord le fond, c’est pour moi le socle d’un titre, je le puise dans mes émotions, même les plus sombres, c’est mon moteur. Ensuite la trame se met en place, puis manque plus qu’à mettre le tout en forme, c’est comme un jeu, un puzzle qui vient se greffer pièce par pièce. Autant certains titres, comme « l’enfant des étoiles », se font quasiment d’un seul trait autant pour d’autres la mise en forme peut vite devenir une torture cérébrale!! C’est pour ça que le fond reste le socle du morceau, ça me permet de ne pas m’éparpiller, quand j’m’égare, le fond me rappelle à l’ordre! lol !
D’ailleurs beaucoup de mamans se retrouveront dans ton titre « une maman fantastique », s’agit-il d’une dédicace en particulier ?
Oui, bien sûr. Je voulais faire un petit clin d’oeil à toutes ces mères de famille qui savent à quel point c’est difficile d’élever un enfant TDAH ou Dys. Ayant moi même un enfant concerné ,je connais cette douleur et ce combat perpétuel. Interpelé par la profondeur de certains témoignages  de groupes sur réseaux sociaux, « maman fantastique » était plus qu’une évidence, ma façon de les mettre à l’honneur.
Dans tes chansons, tu parles beaucoup de la différence et des souffrances qui en découlent, penses-tu pouvoir aider nos fantastiques à travers tes textes ?
Pour être honnête, ce n’est pas une chose à laquelle j’pense quand j’écris un titre, la démarche initiale est plus égoïste, c’est ma façon de vider mon sac. Mais à l’écoute de certain morceaux, surtout « l’enfant des étoiles », je me suis rendu compte que des personnes concernées ou pas étaient touchées par le morceau. Certains se reconnaissent dedans, et le fait que quelqu’un parle de ce que vous vivez et le comprenne peut faire du bien, même si ça dure que 3 mn, c’est toujours ça de pris! C’est d’ailleurs suite à l’accueil de « l’enfant des étoiles » que je suis parti sur ThéraPeuZic, on peut dire qu’il a été le morceau précurseur de l’idée du projet.
Je n’ai pas la prétention de changer la face du monde avec ma musique, mais si 1 personne sur 1000 peut être interpelée par mes morceaux et leurs messages alors ça vaut le coup, même si ça reste qu’une goutte dans l’océan…
Je me sens proche et concerné par ce que peuvent ressentir certains enfants atteints de TDA avec ou sans H parce que je connais que trop bien ce sentiment d’être inutile, bon à rien, d’être un fardeau et d’avoir toujours un train de retard tout en sentant ce potentiel bouillir au fond de soi mais se voir incapable de l’exploiter….
Comme dit oxmo puccino « personne ne guérit de son enfance » et c’est vrai! Ces enfants ont besoin d’être rassurés et de beaucoup d’affection, il faut leur donner les clés pour avoir confiance en soi et aux autres sinon la vie d’adulte peut devenir un réel cauchemar fait de souffrances et d’impasses continuelles…il est difficile d’aimer les autres quand on a du mal à s’aimer soi-même!
Et pour terminer, que peut-on te souhaiter pour la suite?
de l’inspi!! et que ThéraPeuZic voit le jour. Il aurait du déjà être en téléchargement libre….j’espère pourvoir le finaliser pour cet été. J’espère avoir un max d’écoute aussi, pas pour ma gloire personnelle mais pour le message, vraiment, c’est très important pour moi. J’ai toujours été discret en c’qui concerne ma zic, j’ai toujours hésité à l’exposer, à la mettre en avant, sûrement par manque de confiance, mais aujourd’hui je suis prêt à défendre le projet et de le mener à bien. Affaire a suivre !!
Pour découvrir tout ses titres: SoundCloud

Ma vie de « special mother » : Les Monkies, des funky shoes bien pratiques #test

La famille Fantadys a pu tester la première basket à dessiner pour enfant !

Des baskets originales et pratiques pour nos fantastiques !

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Comment ça marche ?

Il s’agit d’une paire de baskets montantes blanches qui ont un revêtement magique comme les tableaux blancs. Tu écris, tu effaces et tu recommences !

Dans la Monkies box, il y a 7 feutres spéciaux pour dessiner et colorier !IMG_4300

mais aussi une éponge pour effacer et recommencer les dessins pour changer de style tous les jours selon son humeur !

shoes2Les baskets existent du 28 au 38 et elles ont des scratchs (oui même en taille 38 !) ça c’est pour le côté pratique de la chaussure 😉

Nous avons testé les chaussures pour Léo en taille 38. Quand nous avons reçu la box, les enfants se sont jetés sur les feutres et ont commencé à dessiner sur les chaussures. Bon le graphisme de Léo n’est pas sensationnel mais il était content et c’est le principal ! Il a tout de suite voulu écrire : Allez l’OL ! (son équipe de foot préférée)

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Puis mini fantadys a pris le relai et a fait des gribouillis jolis dessins

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Et quand les petits se sont couchés, qui c’est qui s’est amusée à dessiner ?

c’est moi !!! oui j’avoue…j’ai adoré customiser ces baskets…Et voici le résultat :

IMG_4326 IMG_4327 IMG_4328IMG_4329 plutôt fun non ?

Et autre chose…je les ai même essayées (mais chut ! Léo ne le sait pas…)IMG_4535  bon ok c’est pas pour les mamans…

Sur la page facebook de Monkies, il y a plein d’idées pour customiser les chaussures.

Il y a quelque temps, Monkies organisait un concours pour sa nouvelle collection Bubble.

La collection Bubble 

collection bubble

Voici notre participation avec les loulous

:IMG_4338 bon on n’a pas gagné mais je crois que c’est parce que les fantastiques font peur sur cette photo !

Petit conseil : surveillez bien la page facebook Monkies car des nouveautés arrivent et ça va plaire à vos fantastiques, en tout cas aux miens c’est sûr ! moi je dis ça, je dis rien…;)

et aussi une  surprise bientôt sur le blog ! alors keep in touch !

Ma vie de « special mother » : des vacances hors du temps au Puy du Fou

Il y a quinze jours, nous sommes partis en voyage dans le temps…Après quelques escales en Bretagne et en Basse-Normandie, nous avons atterri en Vendée, une région étrange où le temps change en l’espace de quelques secondes. Nous avons traversé les siècles et avons débarqué en plein cœur de la nature, dans un parc du nom du

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Nous avons tout de suite été accueillis par une gente dame qui nous a remis les clefs de notre logis du XVIIIème siècle portant le nom de « Cabinet des Curiosités« , étrange nom et atmosphère toute particulière :

IMG_4170 IMG_4162  lumière tamisée pour une ambiance calme

IMG_4175  IMG_4172mais des créatures étranges et des objets insolites…

IMG_4176 IMG_4174 original et presque flippant, un mélange de shining, les oiseaux se cachent pour mourir et du cluedo (comme dirait Manu) pour une immersion totale !

Pas de temps à perdre, nous filons à travers champs pour assister aux spectacles majestueux du Grand Parc. Voici les 6 spectacles à ne manquer sous aucun prétexte et d’ailleurs, les préférés des enfants :

Le Signe du Triomphe

Ambiance survoltée au Stadium Gallo-Romain où l’on vit les Jeux du Cirque à 200%, la preuve en images :

P1100161P1100159 P1100155 P.S. : je n’ai jamais vu Léo aussi attentif lors des spectacles et surtout la joie dans ses yeux !

Des courses de chars, des combats de gladiateurs et des fauves prêts à croquer les traitres !

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Les Vikings

On tremble face à l’attaque des guerriers Vikings d’un village en fête avec des drakkars qui surgissent du fond des eaux de 20 mètres de long et 10 mètres de haut ! Attention aux flammes ! Effets spéciaux garantis !

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Le Bal des Oiseaux Fantômes

Un spectacle enchanteur qui met en scène plus de 200 rapaces et échassiers, un ballet dans le ciel avec pour le final 150 oiseaux volant simultanément au-dessus de nos têtes. Les enfants ont été impressionnés de voir des aigles et des faucons raser leurs petites têtes. Eliott était collé à son père pendant tout le spectacle et ouvrait de grands yeux émerveillés.

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Le Secret de la Lance

Spectaculaire chevauchée médiévale inspirée de la légende d’une mystérieuse lance aux pouvoirs surnaturels. Marguerite, une jeune bergère utilisera cette lance offerte par Jeanne d’Arc pour vaincre les anglais. Un décor qui change en rentrant sous-terre en plein milieu du spectacle, des grosses flammes…encore un spectacle qui nous surprend et nous émerveille !

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Mousquetaire de Richelieu

Au Grand Carrousel, théâtre géant du 17ème siècle, on vit les aventures des Mousquetaires de Richelieu. Un spectacle rythmé par des duels à l’épée, des cascades équestres, et des ballets flamenco avec toujours autant d’effets spéciaux. Le final avec les danseurs et chevaux qui se joue au rythme de l’eau est juste splendide, on ne sait même plus où donner de la tête !

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Les Orgues de Feu (spectacle de nuit)

Nous avons prolongé notre première journée avec le spectacle nocturne du Grand Parc qui se déroule sur le vieil étang du Puy du Fou. A la tombée de la nuit, des musiciens, ballerines, farfadets, muses apparaissent, dansent et glissent sur la musique de Mozart, Bach…une féerie s’offre à nos yeux !

IMG_4188 P1100102IMG_4190 Avant le début du spectacle (et parce que c’est long d’attendre pour les petits fantastiques), mes enfants se sont emparés du piano magique qui permet de faire un show sur le lac !

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Je vous ai présenté les grands spectacles à ne pas manquer mais il existe de nombreux autres spectacles tout aussi passionnants à voir  comme Les Chevaliers de la Table Ronde, L’Odyssée du Puy du Fou, La Renaissance du Château (nouveauté 2014)…de quoi bien s’occuper pendant 2 jours entiers !

Les villages et forêts du Grand Parc

Tout au long de ce séjour, nous avons parcouru des kilomètres à pied mais toujours dans un environnement agréable, naturel et reposant. Au coeur d’une forêt centenaire, la nature offre aussi un spectacle unique !

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Et pour les personnes à mobilité réduite, ils ont tout prévu, un petit train fait des allers-retours !

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Dans le parc, on peut visiter quatre villages qui représentent chacun une époque différente : Le Fort de l’An Mil, la Cité Médiévale, le Village XVIIIème et le Bourg 1900

Dans la Cité Médiévale, on a poussé les portes du Moyen-Age et nous avons pu observer et admirer le travail des artisans d’art :

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Dans le Village XVIIIème, un décor authentique, une aubade de musiques vendéennes…

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Au Bourg 1900, ambiance Belle Epoque avec de nombreuses échoppes, des ruelles animées, des automates, des musiciens…

P1100135P1100136P1100126 P1100130   P1100183 et un p’tit tour de manège !

Les Animaux

Au Puy du Fou, on est entouré d’animaux et les enfants adorent, que ce soit dans les spectacles ou au sein de la Prairie des Animaux, on peut voir plus de mille animaux sauvages et de ferme :

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Restauration et logements

Commençons par les p’tits-dej…présentation buffet, service à volonté, gavage assuré pour bien commencer la journée !

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Le premier midi, nous avions notre « pique-nique », il y a des tables prévues au coeur de la forêt pour se poser et manger le pain/saucisson/paquet de chips. Le lendemain midi nous avons testé une restauration rapide : une tranche de pain chaude avec de la tomate et plein de fromage, paquet de chips et boisson (un peu basique et cher mais je pense qu’on n’a pas choisi le meilleur endroit car j’avais repéré plus tôt dans la matinée un endroit où il y avait des sortes de galettes chaudes traditionnelles avec du fromage de chèvre, miam !) mais pas de temps à perdre alors que pleins d’autres spectacles à voir !

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Pour le soir, nous avions réservé à l’avance deux restaurants lors de la réservation du séjour. Je vous conseille la réservation puisque d’une part on économise un petit peu et d’autre part, nous avons pu choisir les menus à l’avance pour être certains que tout le monde soit content !

Restaurant l’Atrium avec pour thème L’Empire Romain : on a très bien mangé et on a été servi rapidement (important à préciser quand on est avec des enfants !)

IMG_4177 IMG_4180IMG_4179  IMG_4181 IMG_4182 IMG_4184IMG_4183 et en tenue SVP !

Pour le soir suivant, ambiance brasserie de la Belle Epoque au restaurant le Bistrot dans le Bourg 1900 :  Repas bon, vite servi, vite avalé (on a faim après avoir marché des heures !) et des enfants heureux avec l’incontournable frites/saucisses !

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Après des journées chargées en marche et en émotions, on a apprécié de rentrer à la Cité Nocturne, de ne pas avoir à prendre des navettes mais aussi pouvoir ressortir dans le Parc le soir

P1100236 P1100219 (oui c’est bien moi…celle qui est montée sur la barrière et qui s’accrochait au poteau pour ne pas tomber)

et surtout de prolonger son voyage dans le temps…

Vous pouvez choisir l’époque et l’ambiance dans laquelle vous souhaitez séjourner, il y a 4 hôtels différents :

La Villa Gallo-Romaine : un séjour en pleine « Rome Antique »

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Le Camp du Drap d’Or : Nouveauté 2014, vivez un séjour royal dans une logerie au temps de la Renaissance diapo_drapdor_01_1 (credit photo : puydufou.com) 

Les Iles de Clovis : un hôtel entièrement construit sur pilotis à la surface de l’eau, pour se retrouver à l’époque Mérovingienne dans des huttes aux toits de chaume diapo_clovis_02 (credit photo : puydufou.com) 

Nous avions choisi Le Logis de Lescure car c’était le seul endroit où nous pouvions être 6 dans le même logement :

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Le fait de séjourner dans les hôtels du Parc permet de bénéficier d’avantages plutôt sympa comme un parking gratuit, un accès privatisé au Grand Parc, une remise de 10% sur ses achats dans les boutiques du Bourg 1900 et un service gratuit de livraison des achats dans la chambre (pour les flemmards !) MAIS SURTOUT de bénéficier gratuitement du PASS EMOTION.

IMG_4445 Ce pass permet d’accéder aux Places Emotions, des places réservées rien que pour toi jusqu’à 10 minutes avant le début du spectacle dans les 6 grands spectacles du Grand Parc. En gros, tu doubles tout le monde dans la queue et tu t’assoies aux meilleures places, là où tu vois le mieux ! Si vous ne séjournez pas dans les hôtels du Puy du Fou, il faudra rajouter 10 euros par PASS mais franchement ça vaut le coup, la preuve en images :

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P1100041P1100044 (réservé, tu passes pas si t’as pas ton badge, d’accord !)

Le Puy du Fou c’est aussi le paradis des enfants : des jeux pour les occuper entre les spectacles avec un véritable petit château pour les chevaliers et les princesses !

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Que dire d’autre ?

Un séjour enchanteur, magique, un voyage dans le temps, hors du temps, une pause qui fait du bien, qui ressource, des enfants conquis et qui s’y croient complètement (petit exemple ci-dessous)

P1100233 P1100232 un chevalier en herbe (aïe ça fait mal !)

Un seul regret :

Ne pas avoir pu assister à LA CINESCENIE, le plus grand spectacle de nuit au monde ! ça doit être juste gigantissime ! 1h40 de spectacle retraçant l’histoire de la Vendée à travers le destin d’une famille, 1200 acteurs et danseurs, beaucoup de bénévoles et une scène de 23 hectares, RIEN QUE CA !

diapo_cinescenie_09 (credit photo : puydufou.com)

On comprend mieux maintenant pourquoi le Puy du Fou a été élu le « Meilleur Parc d’Europe 2013 » !

Et pour finir, petite séance de « selfies de groupe » !

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Bye-Bye le Puy du Fou mais à bientôt j’espère !

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 Site internet du Puy du Fou et pour suivre les actualités c’est sur la page facebook ici

 

 

 

Ma vie de « special mother » : Dans un autre monde…

Hier j’ai visité un autre monde,

un monde où les enfants étaient heureux,

heureux d’aller à l’école, heureux d’apprendre,

d’apprendre sans contrainte et à leur rythme,

rythme différent d’un enfant à l’autre,

l’autre qui n’est pas si différent  de nous,

nous qui voulons être comme les autres.

Dans ce monde, les dys n’existaient pas,

pas de DYSfonctionnement,

pas de DYSfférence,

pas de DYSfficultés,

pas de rééducations.

Dans ce monde, les enfants étaient curieux,

curieux de tout savoir,

savoir qui passe par le plaisir,

plaisir de faire seuls,

seuls mais accompagnés,

accompagnés par des personnes bienveillantes,

bienveillantes dans leurs gestes, leurs paroles et leurs regards,

regards si importants pour l’épanouissement des enfants,

des enfants à qui l’ont fait confiance,

confiance des parents et des enseignants,

trait d’union entre les enfants et leurs apprentissages.

Dans ce monde, pas de programmes à respecter,

pas d’évaluations qui n’ont pas de sens,

pas de méthodes, ni de techniques,

les enfants étaient les propres auteurs de leurs apprentissages.

Dans ce monde, les enfants et les parents souriaient,

souriaient parce que tout était si simple,

simple comme bonjour,

bonjour, c’est le mot qui a mis fin à ce monde,

monde qui s’est brutalement effacé,

effacé pour laisser place à :

« bonjour maman, je n’ai pas envie d’aller à l’école aujourd’hui ».

Hier j’étais dans un autre monde, aujourd’hui ce doux rêve est fini…

Nannymel de Fantadys, le 19/05/2014

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1 an après…sondage pour le blog Fantadys

Le blog Fantadys a bientôt 1 an, une chouette aventure, de belles rencontres et toujours cette envie de continuer et d’aller plus loin avec vous, lecteurs fidèles de ce blog !

Aujourd’hui on a besoin de vous pour répondre à quelques questions ci-dessous. Ce n’est pas de la curiosité, rassurez-vous, mais juste l’envie de voir ce qui vous plait le plus ou le moins, ce que vous aimeriez voir d’autre sur le blog, ce qui vous sert le plus, comment on pourrait s’améliorer…

Avoir votre avis, c’est très important pour nous ! Alors merci par avance pour le temps que vous nous accorderez en répondant à ce sondage car nous savons bien que votre temps est précieux 🙂

Ma vie de « special mother » : challenge « on air », les crises de nos enfants

J’aime les challenges, me lancer des défis…il y a quelque temps je me suis embarquée dans une aventure incroyable que je n’aurais jamais imaginée pouvoir faire avant ! Mais ça c’était avant, avant que je démarre ce blog car depuis, je me laisse transporter, je surfe sur les vagues de la blogosphère et celle-là est plutôt énorme : je fais partie de l’équipe de blogueuses superstars lyonnaises (et deux blogueurs aussi !) qui participent à la première émission radio de la blogosphère parentale !

Cette émission c’est « de parents à parents » sur les ondes de la radio indépendante Lyon 1ère (90.2).
Le principe de l’émission est de réunir chaque semaine 2 blogueurs parentaux et d’échanger sur des sujets en lien avec nos blogs (ou pas) mais surtout qui concernent nos vies de parents. On pourra donc retrouver des conseils, des bons plans, nos expériences mais aussi nos coups de gueule…, bref tout ce que vous aimez retrouver dans nos blogs. Le tout avec le sourire et la bonne humeur !
Et de la bonne humeur il y en a eu sur le plateau lors de l’enregistrement grâce à Karine Boyer-Kempf, animatrice de l’émission et blogueuse sur Les princesses de Marie qui a su nous mettre à l’aise pour cette première fois à la radio !
J’étais à la fois super excitée de réaliser cette expérience et j’avais à la fois très peur de l’échec, de ne plus trouver mes mots une fois devant le micro, peur de ne pas être à la hauteur ! J’étais méga ultra stressée et je n’ai pas beaucoup dormi la veille…
MAIS….
J’ai eu la chance de faire cette émission avec une personne que je connaissais déjà, une personne qui maîtrise absolument le sujet dont nous avons parlé, celle qui m’a montré et appris que l’on pouvait faire autrement avec les enfants, Sandrine Donzel de S Comm C, oui la Sandrine que tout le monde s’arrache, la Sandrine avec qui toute la blogosphère veut faire l’émission, et bien c’est avec moi qu’elle l’a faite !!! Et c’était chouette, j’ai adoré préparer cette émission avec elle et réaliser ce challenge en sa compagnie.
Et vous savez quoi ? et bien vous allez pouvoir nous écouter demain mercredi 7/05 (à 9h30 ) sur le 90.2 ou sur http://www.lyonpremiere.com/ et si vous ne pouvez pas là tout de suite, retrouvez-nous en podcast (vous pourrez aussi voir toutes les émissions déjà réalisées).
Souriez vous êtes filmées ! et oui en plus l’émission est filmée et la vidéo tout de suite en avant-première c’est par ici :
L’émission est très courte malheureusement donc nous n’avons pas pu dire tout ce qu’on avait prévu d’où une grande frustration et l’envie de vous en dire plus…
Voilà ce que j’aurais pu dire si l’émission avait duré 2 heures…
Je suis la maman de deux garçons : Léo 10 ans et Eliott 3 ans. Je suis donc confrontée à différents types de crises,  d’un côté le petit qui veut faire seul, a besoin d’autonomie mais souvent n’y arrive pas (crises pour s’habiller, parce que j’ai ouvert le couvercle du pot de yaourt alors que c’est lui tout seul !) et de l’autre, un enfant plus grand mais un enfant différent puisque Léo est dyspraxique et hypersensible, donc des crises très fréquentes et très intenses.

La dyspraxie est un trouble neurologique, les enfants atteints de dyspraxie ont du mal à réaliser certaines opérations simples comme l’habillage, les repas, le graphisme. Ils sont obligés de penser à ces gestes pour les réaliser. Cela se manifeste par une maladresse systématique, une coordination difficile des mouvements d’où des difficultés importantes d’apprentissage et forcément beaucoup de frustrations. Léo est également hypersensible à son environnement, aux émotions des autres et cela rend difficile la gestion de ses émotions (colères brusques, pleurs faciles qui s’arrêtent d’un coup …). Si l’on rajoute à cela les efforts au quotidien pour contrôler ses gestes, faire de son mieux à l’école, se concentrer, faire face aux situations de dévalorisation et d’échecs…on arrive à la fin de la journée à des cocktails explosifs !!

On comprend dès lors pourquoi nos petits fantastiques sont peut-être plus sujets aux « crises » que les autres enfants.

Mon cheminement vers la bienveillance et ma rencontre avec Sandrine

Pour moi, en tant que maman d’un enfant différent, il était important que je me tourne vers des principes d’éducation bienveillante pour apprendre à gérer ces crises quotidiennes. Ma relation avec mon fils s’était vraiment dégradée depuis des années, surtout avant de savoir qu’il avait ce handicap et vu qu’il est « invisible », nous avons vécu des années d’incompréhension et je ne savais finalement plus comment communiquer avec lui.

Lorsque j’ai eu mon deuxième enfant, je me suis tournée vers une association de maternage où j’ai fait la rencontre de Sandrine qui proposait pour l’association des ateliers pour apprendre à mieux communiquer avec ses enfants, des ateliers « Faber et Mazlish » : ce sont des ateliers d’entraînement à la communication entre enfants et adultes, concrètement il s’agit d’aider les parents à accompagner les enfants au quotidien, dans la bienveillance en n’oubliant pas de poser un cadre nécessaire et sécurisant.

J’ai donc souhaité inviter Sandrine pour cette émission car c’est elle qui m’a ouvert les yeux, qui m’a fait prendre conscience que l’on pouvait faire autrement et ses ateliers ont sauvé ma relation avec mon fils !

Qu’est-ce qu’une crise ?

Il s’agit d’un ensemble de COMPORTEMENTS que produit l’enfant qui vont varier selon l’âge de l’enfant : se rouler par terre, crier, pleurer, taper…on trouve des descriptions assez détaillées dans beaucoup de blogs, notamment pour tout ce qui concerne les enfants de 18 mois à 2 ans. Sur le blog Les Idées de Lauréa, on peut lire « Ma fille est capricieuse et j’assume » ou encore Catherine de Blablabla parce que les filles sont des piplettes avec son article « Ne pas désamorcer une bombe ».

Isabelle Filliozat nous dit que les caprices sont « des comportements de l’enfant que l’adulte ne comprend pas, c’est le jugement, l’interprétation, l’étiquette qu’un parent met sur le comportement de l’enfant qu’il ne comprend pas. » En effet, ces comportements sont dérangeants, énervants, angoissants et nous font douter..on se pose plein de questions : mon enfant est-il normal de se comporter comme ça ?

Est-ce normal de faire des crises ?

Oui c’est normal !

Je pense notamment à l’article écrit par Natacha du blog Natachouette & Co qui s’intitule  « Mon bébé est-il « un méchant » où elle avoue être désemparée devant les crises de son petit garçon et où elle parle des autres enfants qui sont « sages comme des images ». Du coup elle en arrive même à se demander si son enfant sera « méchant » plus tard. J’ai envie de lui dire que c’est plutôt rassurant que son enfant fasse des crises et que c’est beaucoup plus questionnant lorsque les parents disent que leur enfant est parfait, qu’il ne pleure jamais, que tout se passe sans émotion. L’enfant a besoin de s’exprimer et de s’adapter à ce qui se passe à l’intérieur de lui et dans son environnement.

Nous avons posé la question aux internautes « quelles sont les crises les plus fréquentes chez vos enfants ? »

Les réponses obtenues et les articles de blog que nous avons lus à ce sujet vont tous dans le même sens :

  • « c’est quand on lui refuse quelque chose, quoi que soit. C’est explosif et très sonore »
  • « quand il est fatigué, qu’il a faim ou qu’on le récupère après un moment plus ou moins long sans nous »
  • « les crises les plus fréquentes de mes enfants se produisent quand nous rentrons le soir …bien évidemment cela ne se produit pas quand nous avons passé la journée tous ensembles à la maison »

La blogueuse Cranemou en parle très bien dans son article « Terrible two versus terrible toux, le match » : chaque situation de crise qu’elle décrit est générée par un événement qui soit contrarie l’enfant, soit ne lui permet pas d’avoir un peu de contrôle sur la situation.

On voit que, la plupart du temps, les crises semblent déclenchées par :

  • Un besoin non comblé
  • Par une frustration
  • Par un trop plein de stress
  • Une absence de contrôle sur la situation (l’enfant voudrait être autonome mais nous ne le laissons pas faire)

Comment gérer une crise ? ma vision des choses…

Déjà quand la crise se manifeste, on commence par respirer, on respire à fond pour aider à nous calmer et avoir les idées plus claires puis on se met à l’écoute de son enfant, exercice difficile !

Dans les ateliers Faber et Mazlish, j’ai appris à communiquer autrement avec mes enfants mais surtout à pratiquer l’écoute active.

L’écoute active part du principe que la désobéissance des enfants est aussi souvent le symptôme d’autre chose : un malaise, un problème qui les préoccupe. Et que pour voir disparaître durablement le symptôme, il faut traiter la cause, le vrai problème !

Ecouter un enfant c’est écouter vraiment, j’arrête de faire ce que je fais et j’écoute, je regarde cet enfant qui me parle car la communication commence par le regard. Ecouter avec attention, en accueillant vraiment ce qu’il dit, mais aussi ce qu’il ressent et sans chercher immédiatement à donner une solution. On reformule ce qu’on entend, ou ce que l’enfant ressent, et on montre activement qu’on se met à l’écoute de ce qu’il vit. L’idée est d’accompagner l’enfant dans sa réflexion et l’expression de ses sentiments sans lui apporter de réponse. Une fois qu’il se sera exprimé, il en viendra naturellement à chercher des solutions, à ce moment seulement, on peut éventuellement lui proposer notre aide ou un avis sur la question.

Quand tu fais de l’écoute active, au départ ce n’est pas naturel, c’est assez bizarre mais c’est comme une langue étrangère, il faut s’entraîner !

Dans ces ateliers, j’ai également pris conscience que les enfants ne cherchent pas à nous nuire dans leur comportement, ils cherchent juste à exister. Donner le choix aux enfants leur fait sentir qu’ils ont leur mot à dire. Offrir un choix, même s’il ne semble pas important (la tasse rouge ou la tasse bleue) aidera un enfant à sentir qu’il a un certain pouvoir de décision sur sa propre vie.

Voici un exemple tout frais :

La semaine dernière, nous  avons acheté un paquet de bonbons (des carambars plus précisément) à Eliott lors des courses. A peine sorti du magasin : « maman je veux un carambar », puis à l’arrivée à la maison « maman je veux un carambar » puis le soir « je reveux un carambar ». Puis tous les jours de la semaine j’ai eu droit du lever au coucher à « je veux un carambar ». Bien sûr à chaque « NON, c’est pas l’heure, on va manger, NON, tu en as déjà mangé un, NON… » une grosse crise, se roule par terre, tape des pieds et hurle « jeeee veeeeeux un carambar ouainn !!! »  ! Un soir, n’en pouvant plus, je lui ai dit qu’il fallait qu’on trouve une solution, que je ne pouvais pas lui donner des carambars toute la journée et que je ne pouvais plus l’entendre hurler …donc je lui ai proposé de faire un contrat tous les deux, on s’est mis d’accord sur 1 carambar par jour et il a choisi de le manger après le repas. Depuis tous les soirs il prend son carambar, enlève le papier et le met à côté de son assiette « pour son dessert » comme il dit. Il continue à me demander un carambar le matin dès qu’il se lève mais je lui rappelle le contrat et il n’y a plus de crises. Bon quand même vivement la fin du paquet de carambar et après fini, je n’en rachète plus !

J’ai appris aussi à décoder, à chercher quel est le message derrière la crise. Si ton enfant te dit : « je te déteste ! » ce n’est pas vraiment ça hein ! il utilise un code pour exprimer sa colère, sa frustration ou encore sa déception. A toi de décoder ! Ne t’inquiète pas, ça s’apprend !

D’autres outils possibles

  • boite à cris

boite_à_cris boite_a_cris2 boite_a_cris3 Boîte à cris fabrication maison

Eliott, mon petit dernier, s’exprime en criant : il est content, il crie, son frère l’embête, il crie. C’est très désagréable et parfois ça donne aussi envie de crier ! Mais évidemment on le sait tous : ce n’est pas la solution ! Dernièrement je suis tombée sur une idée de fabrication La boîte à cris sur le blog « Savez-vous planter des choux », pour lui permettre d’exprimer son mécontentement de manière cadrée disons. Donc l’idée c’est de permettre à ses enfants de crier dans la boîte puis de sortir la boîte dehors et libérer les cris pour ne plus qu’ils reviennent dans la maison. Ce système fonctionne très bien chez nous. Léo un jour m’a dit « je ne sais pas pourquoi mais j’ai envie de crier », il a pris la boîte à cris, est parti dans sa chambre et a lâché un rugissement de lion ! il est revenu en disant : « ah si je sais pourquoi, c’est quand « un tel » m’embête à l’école ». Nous nous sommes surpris, papa fantadys et moi-même à utiliser la boîte à cris quand nous sentions que la colère montait et que l’on risquait de crier sur les enfants.

  • coussin de colère – Shirley Ze Pap’

A la recherche d’une solution pour que mes enfants se défoulent sans pour autant se taper dessus ou détruire des objets, je suis tombée sur les coussins de colère de la créatrice Shirley Ze Pap’. Il s’agit d’un gros coussin bien costaud cousu dans des tissus épais et rembourré pour faire office de punching ball pour enfant avec un avatar de la colère, une vraie tête d’enfant super méga énervé. Le but est d’apprendre à canaliser sa colère et sa frustration vers un objet symbolique.  Le coussin est entièrement personnalisable (prénoms, phrases….).

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Voilà ce que je leur dis généralement : « tu as le droit d’être fâché mais tu n’as pas le droit de me taper, tu peux aller frapper dans le coussin de colère »

J’ai adoré aussi le coussin avec d’un côté la colère caractérisée par un avatar et de l’autre un personnage apaisé, les différents coussins à émotions sont sur son blog Là où le papillon se pose.

Que faire après une crise ?

 

  • Tout de suite après la crise, on peut donner à l’enfant quelque chose d’apaisant et de facile à faire : une activité calme comme des  mandalas qui permettent de se recentrer sur nous-mêmes
  • Aider l’enfant à reconnaître ses émotions et à comprendre comment il se sent avec des cartes émotions par exemple (à télécharger, imprimer et plastifier sur le blog Bougribouillons) : on peut décrire, mimer, jouer à faire deviner les émotions, commenter les cartes pour apprendre le vocabulaire des émotions, on peut également parler de ce que cela nous fait de vivre telle ou telle émotion et dans quel cas cela arrive pour voir le lien entre émotions et situations.

Quelques trucs et astuces pour prévenir une crise ou la désamorcer

 

  • Apprendre les habitudes de l’enfant et les situations qui risquent de déclencher des crises
  • Placez hors de portée les objets que l’enfant ne doit pas toucher : ne pas garder les objets précieux à portée de main, on les met de côté jusqu’à ce qu’il soit suffisamment grand pour les manipuler avec précaution
  • Dites à l’enfant ce qui va se passer pendant la journée : l’importance des routines
  • Le jeu permet de prévenir ou désamorcer une crise : 10/15 min de jeu le soir en rentrant permet de remplir le réservoir affectif de l’enfant, prendre du temps avec lui pour des activités qui lui plaisent afin de lui faire passer le message suivant : je m’intéresse à toi, à ce qui te plait,…

Voici un livre que je n’ai pas eu le temps de présenter mais que mes enfants adorent :

  • Lili colère aux Editions PourPenser à l’endroit

couvlili.indd Et si nous pouvions transformer notre colère sous forme de bulle et la laisser s’envoler ?

« Quand Lili se levait le matin, en général, tout allait bien. Elle était heureuse, tranquille. Mais, au cours de la journée, sans savoir pour qui, pour quoi, sans raison, des bulles de colère commençaient à apparaître, là juste au milieu de son ventre. Elle les sentait monter petit à petit. Fidèle à son univers, Aline appelle le monde des fées, le monde sensible à la rescousse du mal-être de Lili qui découvrira en écoutant sa bonne fée que sa colère peut se détacher et s’envoler en bulles, portées par une légère brise de soulagement. »

Voilà tout ce que j’aurais aimé vous dire…ça fait beaucoup n’est-ce pas ? je ne sais même pas si vous êtes arrivés au bout de la lecture de cet article et pourtant encore quelques surprises :

L’article de Sandrine de S Comm C c’est par ici

Et le résumé en carte mentale sur le thème des Crises de nos enfants c’est là :

image

 

 

 

 

 

 

Se repérer au quotidien et à la maison

1- Se repérer dans la journée pour un tout petit

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Voir la démarche et la construction de cette carte dans l’article ici

puis une carte un peu plus complète …

Se repérer dans une journée ordinaire d’école

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pour plus de détails, c’est

2- Se repérer dans l’espace et le temps 

Comment matérialiser le temps qui passe et gérer son temps au quotidien : les Time Timer permettent de prendre conscience du temps qui passe, je vous en parle ici.

3- Préparer son cartable

Une carte pour ne rien oublier les jours d’école !

preparer son cartable

 

 

Eduquer autrement : « J’ai quelque chose à te dire »

Toujours à la recherche d’outils pour apprendre à mes enfants à gérer leurs émotions, j’ai découvert il y a quelques semaines sur le salon Primevère une maison d’éditions au stand coloré qui m’a tout de suite attirée : Les Editions Minimots

IMG_3339 « Des minimots pour grandir, livres à jouer, à toucher, à évoluer, pour des lecteurs en quête de progression et de plaisir. »

Au départ ce sont leurs livres pour entrer dans la lecture, basés sur la pédagogie Montessori, qui ont attirés mon attention et je vous en parlerai très vite dans un prochain article.

Puis j’ai découvert dans leur gamme de jolies cartes colorées qui m’ont intriguées, la collection « J’ai quelque chose à te dire »…oui mais pas n’importe quoi !

Des cartes à la fois sensibles et amusantes qui invitent les enfants à mettre des mots sur leurs émotions et à les partager.

Coffret « J’ai quelque chose à te dire »

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Le coffret est composé de 11 cartes, imprimées recto verso, d’une carte « Boîte aux Lettres » aimantée et d’un aimant mobile pour suspendre les cartes.

Nous avons tout d’abord observé la totalité des cartes avec les enfants, nous les avons lues avec Léo et avec Eliott (3 ans), nous les avons beaucoup observées, décrites. Puis nous avons mis des mots/expressions sur les émotions liées à chaque image.

Nous avons décidé ensemble d’afficher les cartes sur la porte du frigo à une hauteur qui permet aux deux enfants de pouvoir faire référence aux cartes en cas de besoin et afficher la carte de son choix.

Comment se présentent les cartes ?

une image qui représente un enfant traversé par une émotion avec le nom de l’émotion ou du ressenti

(exemple : la colère)

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 Une phrase qui exprime comment l’enfant se sent et un paragraphe rédigé à partir du point de vue de l’enfant décrivant ce qu’il ressent

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Un paragraphe rédigé du point de vue de l’adulte, où sont données des clés pour accompagner l’enfant

IMG_3580 L’objectif de ces cartes est donc de permettre à l’enfant de parler de ses sentiments, positifs ou négatifs, de ce qu’il ressent dans tout son corps lorsqu’une émotion le traverse, de faire connaître ses émotions et de les partager avec les autres.

Pour nous parents, ces cartes nous donnent des pistes pour amorcer le dialogue avec l’enfant et permettent de développer l’échange pour mieux se connaître et se comprendre.

Ces cartes peuvent être utilisées dans pleins de situations, par exemple :

  • Nous pouvons nous aussi, parents, choisir une carte de notre choix pour exprimer notre sentiment du moment, imaginez le petit message du matin avant de partir à l’école :

IMG_3574 « J’ai quelque chose à te dire ! Je t’aime !!!! »

  • On peut aussi s’amuser à tirer des cartes au sort et parler de l’émotion affichée sur la carte, amener les enfants à parler de leurs propres expériences émotionnelles et voir dans quelle situation ils ont pu ressentir de la peur ou de la colère par exemple.
  • On peut aussi envisager un jeu de mimes : mimer les émotions et les faire deviner aux autres

Voilà un bon moyen pour nos enfants de parler d’eux plus facilement et pour nous parents de nous orienter vers un meilleur accompagnement au quotidien pour un « mieux vivre ensemble » selon l ‘auteure, Carole Pirotte, qui nous apporte par le biais des cartes « J’ai quelque chose à te dire » des clés simples, pratiques et concrètes pour faciliter les échanges entre les enfants et les adultes.