L’accord du Participe Passé : et si on s’en sortait avec une stratégie unique ?

Cet accord du participe passé m’a toujours intéressée car j’ai l’exemple de ma fille qui a toujours un doute sur cette fameuse règle , même près de 25 après l’avoir « apprise » à l’école alors que son orthographe est bonne ! Je me suis donc dit qu’il était encore  temps de passer par un autre chemin pour ne plus se poser de question (ou presque plus)…..

À la lecture des différents ouvrages de cet été (ici ou ) , il a toujours été question au moins une fois dans ces manuels, de l’accord du participe passé. J’ai essayé de faire un résumé de ces stratégies en intégrant aussi la stratégie vue chez Troublesneurovisuels ici.

1- Chez Troublesneurovisuels : utilisation du livre « Hugo et les rois être et avoir » d’Anne-Marie Gaignard , un travail très bien expliqué dans son article( ici et ) avec la technique du « mur » , 94049748_o illustration empruntée sur le blog « de 2choses l’une » ici, pour travailler sur l’accord du P.P. avec le COD ( bien parlante !). Une très belle carte mentale ici et des exercices d’entraînements dans ces mêmes articles.

Remarque : On est donc sur la règle « classique » avec beaucoup d’amélioration à mon avis quant aux images mentales proposées et surtout à la démarche générale . MAIS

  • il y a déjà 2 questions à poser ( qui est-ce qui ? et Qui ou quoi ? )
  • on parle de 2 cas différents selon l’auxiliaire utilisé
  • on parle de COD ……

2- Dans l’ouvrage « Le verbe au quotidien » présenté ici, ou dans les manuels de la collection OhOh! Yes de l’Ortho! CM2 (présenté ) ou Cool l’Ortho 6ème(présentation à venir), les différents auteurs ont « opté pour la théorie de Wilmet qui a développé un procédé basé sur le sens et non sur des règles selon les auxiliaires » : sur le site des éditions Atzeo ou en suivant ce lien trouvé dans « Le verbe au quotidien », on peut consulter un dossier traitant de ce sujet et intitulé « L’accord du participe passé en 5 minutes ».

Cette théorie , avec un fonctionnement performant de 90% à 95% ne parle plus de règle avec la place du COD , ni ne différencie être et avoir mais propose de poser une question unique à un moment / lieu précis dans la phrase : 

au moment où j’écris le participe passé, ai-je déjà écrit « ce qui est (participe passé) ? 

Dans « Le verbe au quotidien », on trouve :

  • des explications pages 34 à 36 ( il est conseillé « d’expliciter et faire utiliser des schématisations » )
  • des exercices d’entraînements pages 92 et 93 pour systématiser la procédure et « maîtriser l’accord du participe passé dans tous les cas courants »

les 2 schémas proposés : img573  ou img574 (extraits du livre et ci-dessous illustrés avec une phrase)

Phrase 1 : J’ai mangé une pomme.

question : « A-t-on déjà écrit ce qui est mangé ?

img575  NON , la réponse est à droite du P.P., pas d’accord

Phrase 2 : La pomme que j’ai mangée était délicieuse.

question : « A-t-on déjà écrit ce qui est mangé ?

img576 OUI, la réponse est à gauche du P.P. , le P.P. s’accorde avec la réponse

Remarque : pour Léo ,donner comme argument la position (à droite ou à gauche ) me semble être une « contrainte inutile » à moins d’accompagner cela gestuellement ou à l’aide de l’étiquette (ici la pomme) qui se déplace … Quant au  passage du point d’interrogation au point d’exclamation c’est peut être aussi une difficulté supplémentaire , un choix à expliquer …..

Dans la collection OhOh! , il est d’abord absolument conseillé que les enfants sachent reconnaître le participe passé, le verbe à un temps simple ou composé. On trouve une fiche « ressources » qui explique parfaitement la démarche (page 90 ) et des séquences « dictée accord des participes passés ». Ici pas de « schématisation » MAIS :

  • une possiblité d’utiliser le mot « STOP ! » après le participe passé ce qui donnerait avec l’exemple précédent :

Phrase 1 : J’ai mangé STOP ! .…..

  • je me pose la question  : au moment où j’écris le participe passé, ai-je déjà écrit « ce qui est mangé NON donc j’écris le P.P. « mangé » au masculin singulier

Phrase 2 : La pomme que j’ai mangée  STOP ! ……

  • je me pose la question  : au moment où j’écris le participe passé, ai-je déjà écrit « ce qui est mangé ?  OUI  « la pomme » donc j’accorde le P.P. « mangée » avec « la pomme »

Un rappel aussi sur le participe passé employé sans les auxiliaires et qui s’accorde comme un Adjectif avec le Nom ( voir notre carte mentale ici dans l’article  » le verbe dans tous ses états, ou presque ….)

Un essai de résumé en carte mentale de ces 2 « méthodes » :

L'accord du Participe Passé

Quelle est pour vous la plus « efficace » , au moins du CM1 à la 5ème ? En ce qui me concerne, il faut encore que j’ essaie celle de Mr Wilmet MAIS c’est cette dernière sans doute qui va avoir ma préférence …. Encore un regret de m’être toujours arrêtée à la règle « classique » dans ma carrière d’enseignante  ! Ma fille l’a essayée … et même si elle a encore besoin de se remémorer la question , je pense qu’elle va l’adopter !

Finalement, dans la foulée, j’ai essayé de faire une petite fiche procédure pour Léo que je vous présente et nous en reparlerons … lorsque nous l’aurons essayée ….(Il n’a pas encore vu l’an dernier l’accord avec le COD … c’est peut être le moment de travailler avec la théorie qui ne s’en occupe pas !!!!) ( fiche sous forme de recto verso, les exemples sont au verso pour si nécessaires, surtout au début)

img579 et à télécharger en pdf  procedure accord pp2

(une idée : le début d’un outil d’aide à la correction quand le type d’erreur est analysé…. )

à suivre donc …. 

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Le verbe au quotidien ou la conjugaison autrement , au service de l’écriture

210b5232« Le verbe au quotidien » est un ouvrage édité par le SCEREN (CRDP Bourgogne) que je viens d’acheter. C’est un outil qui aborde « les problèmes posés par le système verbal sous des angles variés… »J’ai recherché à travers cet ouvrage des idées pour répondre (ou essayer de répondre) aux questions suivantes :

Comment on peut amener l’élève à une réelle réflexion sur la langue ?

Comment  se relire efficacement et/ou planifier sa relecture ? une grille de relecture serait-elle utile/efficace?

Et finalement ,  ne doit-on pas apprendre à se relire ?

Dès les premières pages , un paragraphe m’a déjà bien intéressée : « Vigilance orthographique et révision de textes : des compétences stratégiques à entraîner ». On peut lire ensuite que :

  • « La pratique régulière et systématique de la révision de textes doit être privilégiée
  • Les procédures de révision de textes font elles-mêmes l’objet d’un apprentissage »  

qu’il est important  :

  • d’ expliciter et « faire expliciter les procédures , avec un recours au sens indispensable
  • de prendre en compte les facteurs menant à la réussite »

Quelques stratégies pour une meilleure planification de la relecture :

  • « Porter son attention successivement sur l’orthographe, les contraintes d’écriture, la présentation, la mise en page (élaborer une grille de relecture par étapes ?)
  • Utiliser des procédures de vérification orthographique habituelles (donc déjà mises en place dans la classe : dictionnaires, manuels, outils de référence, mémos, classeur …). L’élève apprend à trouver lui-même l’outil où se trouve l’information qu’il cherche
  • Apprendre à réviser un texte de manière organisée et systématique : des exemples selon les activités et l’objectif proposés :
  1. faire la liste des sujets et des verbes pour vérifier les accords
  2. souligner de 2 couleurs différentes les verbes à l’imparfait et au passé simple
  3. vérifier la formation de phrases impératives en coloriant de différentes couleurs (terminaison -ez, majuscule, point d’exclamation,trait d’union…)
  4. faire colorier les terminaisons -er ou -é des verbes avec des couleurs différentes et vérifier la cohérence de leur emploi »
  5. ……

du côté des procédures :

  • « Automatiser progressivement les procédures d’accord
  • Effectuer des relectures avec explicitation de chaque choix de terminaisons par exemple, ou explicitation des étapes du raisonnement
  • Mise en mots de la procédure par l’élève lui-même (verbalisation) : on s’assure ainsi de sa compréhension »

Remarque : Dans cet ouvrage, il y a bien plus d’idées que celles dont je parle ci-dessus car les objectifs dans le domaine du verbe sont nombreux (reconnaître/utiliser un temps, conjuguer avec aisance/agilité, maîtriser l’accord du verbe avec son sujet / l’accord du participe passé ….).

Dans la 2ème partie de l’ouvrage , des fiches élèves très intéressantes ( et même drôles!) permettront d’accompagner les élèves dans l’acquisition de ces compétences stratégiques. J’en ai utilisées quelques-unes (en suivant l’explication donnée en 1ère partie d’ouvrage) , légèrement agrandies.Un exemple en image de ce que nous avons fait :

  • drôles de phrases : un peu d’humour !!! mais justement plus difficile pour Léo pour mettre du sens sur ce type de phrase alors qu’aucun problème ne s’est posé pour retrouver les verbes ou les noms , les accorder et justifier l’accord!

img570

un livre intéressant …… avec des activités qui conviennent à tout ouvrage possédé en classe

A la frontière de la conjugaison, grammaire et orthographe : l’accord du participe passé 1- avec être

C’est vrai qu’ accorder le participe passé n’est pas une affaire simple ….. et qu’il va falloir tourner cela dans plusieurs sens pour pouvoir seulement commencer à l’apprivoiser avant de le maîtriser …… On peut se demander aussi ce qu’il reste de cette notion à l’âge adulte ? A-t-on appliqué cette règle (sans parfois vraiment l’intégrer) juste le temps des dictées ? juste le temps de la leçon ?

Nous allons dans un premier temps nous interroger sur l’accord du P.P. (participe passé pour aller plus vite) en présence de l’auxiliaire être.

Que faut-il savoir faire / connaître en amont ?

  1.  Reconnaître l’auxiliaire être : Léo repère facilement le « est », « sont »  mais plus difficilement le  « a été » par exemple ou le « sera » ( car lorsqu’on aborde l’accord du P.P. c’est souvent en lien avec le passé composé) . Donc , et de préférence dès le départ, toutes ces formes conjuguées de l’auxiliaire être devraient être fréquentées ( même si cela « paraît » ou « est » évident pour certains élèves).
  2. Savoir que certains participes passés sont employés comme des adjectifs : dans ce cas leur fonction est  attribut du sujet : ex : La route est mouillée (mais finalement c’est la même règle qui s’applique) ou épithète  : ex : La route barrée est interdite à la circulation ( voir cartes mentales n° 15 l’attribut du sujet et n°16 sur les fonctions de l’adjectif ) : il s’accordera en genre et en nombre avec le nom qu’il accompagne (il est employé seul , sans auxiliaire : on en a parlé aussi dans la carte mentale en conjugaison n°9)
  3. Savoir qu’il y a des P.P. en é, ée, és,ées , en i,ie,is,ies , ou u, ue,us,ues pour les principaux mais aussi en s/t,e,es (elle a été prise,elle sera offerte) : en avoir pris conscience en recherchant et en classant des P.P. ( voir carte mentale sur le verbe dans tous ses états (ou presque) ou directement carte mentale conjugaison n°9 ici)
  4. Reconnaître dans une phrase le sujet du verbe ( et parfois aussi le chef du GN Sujet), mais aussi savoir par quel pronom on peut le remplacer dans la phrase étudiée, savoir si ce sujet est au masculin ou au féminin (son genre), et au singulier ou au pluriel (son nombre)( voir carte mentale grammaire n°5 bis de juin 2015 :  le sujet du verbe)

Une démarche possible ? Sans oublier d’abord de lire la phrase complètement et de se l’imaginer …..

  1.  Rechercher l’auxiliaire être
  2.  Matérialiser sa présence : mettre un rond rouge dessous : une sorte de « clignotant » qui doit nous alerter sur cette notion d’accord
  3.  Trouver le sujet du verbe
  4. Matérialiser l’accord par une flèche partant du P.P. vers le sujet
  5.  Réfléchir au genre  et  au nombre du sujet
  6. Compléter(si nécessaire)/ Accorder  le P.P.

Finalement , si on a compris tout ça, la règle est simple à appliquer …… Il n’y a plus qu’à s’entraîner , faire des jeux ……

une carte mentale « provisoire » ( à poursuivre surtout pour la branche avec AVOIR quand cela sera étudié en classe, pour l’instant c’est juste écrit ou même la branche peut exister sans les sous-branches, aucun exemple ….. en attente ….. )

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Pour nous aider :

  • un site ORTHOLUD pour des exercices sur l’accord du P.P. en ligne
  • des jeux proposés sur plusieurs blogs d’enseignants
  • le participe passé dans tous ses états sur un blog de FLE (français langue étrangère) : TICs en FLE, le blog de Maria José :

jeux , exercices, chansons, vidéos ICI à essayer !

L’impératif

Avant de commencer, j’ai regardé l’article publié en ce début d’année sur la phrase injonctive « Range ta chambre! ou la phrase injonctive » et les petites astuces que nous avons trouvées en visionnant les vidéos. Léo étant absent lors de la leçon sur l’impératif, nous allons revoir ces vidéos puis je lui proposerai cette carte mentale ( faite sans lui car cette fin d’année est un peu difficile en raison principalement de sa fatigue, et un coup de démotivation ? ….) L'impératifF Remarque : finalement on remettra ce travail sur l’impératif à plus tard car encore pas mal d’évaluations pour ce début de semaine !

  1. Une petite fiche d’entraînement plastifiée toute simple pour travailler l’impératif : fiche  impératif présent
  2. Des exercices à faire en ligne sur le site ORTHOLUD (que je viens de découvrir) : 3 types d’entraînement :
  • passer du présent de l’indicatif au présent de l’impératif 
  • transformer des phrases : par exemple : Si vous ne voulez pas tomber, vous devez regarder où vous marchez .Si vous ne voulez pas tomber, regardez où vous marchez !
  • des mots croisés à l’impératif

Le passé composé : auxiliaire être et accord du participe passé

ou une manière de repérer l’auxiliaire être …. dans tous les temps composés …. et particulièrement au passé composé car c’est celui qui est appris en ce moment.

Nous allons utiliser la couleur ( un gros point rouge ou gommette rouge sera placé sous l’auxiliaire être) et une flèche qui relie le participe passé au sujet du verbe conjugué à un temps composé.

On utilisera un ordre précis dans un premier temps :

  1. J’écris le verbe demandé au passé composé
  2. Je l’encadre
  3. Je regarde  l’auxiliaire : si c’est AVOIR je ne fais rien, si c’est ETRE je mets un gros point rouge dessous puis je m’occupe du participe passé : je dois l’accorder avec le sujet ( je trace la flèche du P.P. au Sujet)
  4. Je cherche si ce sujet est masculin ou féminin , singulier ou pluriel
  5. Je complète ensuite le participe passé si c’est nécessaire

En image, ce que cela a donné :

img451

Et la fiche méthode que nous conserverons et reprendrons car ce n’est pas encore gagné : cet accord a encore besoin de « mûrir »  et d’ailleurs le passé composé aussi ( finalement pour Léo, c’est la 1ère année qu’il l’étudie ! ). Pour l’instant nous n’avons pas abordé l’accord avec AVOIR …… mais juste dit qu’avec AVOIR ,le P.P. ne s’accorde jamais avec le sujet  !

img442

à télécharger sous Word outil Accord du participe passé avec le sujet

Remarque : rien n’a marché en classe aujourd’hui avec le passé composé pour Léo! Finalement , j’ai cru bien faire, en raison de la longueur des exercices, de les adapter sur l’ordinateur . Léo n’a donc pas pu passer par ce travail d’encadrement du verbe, de point rouge pour mettre en relief l’auxiliaire être , de la flèche vers le sujet …. MAIS surtout un passage par un travail à la main me semble vraiment indispensable pour mobiliser toute sa réflexion. Ce même travail réalisé à l’ordinateur aurait dû intervenir plus tard.

à reprendre donc …. en procédant tranquillement pour installer les notions….. un petit tour sur logicieleducatif ( qui avait très bien fonctionné) et le cartable fantastique de Manon (leçon et exercices interactifs) seront les bienvenus!

le passé simple ou le passé de l’écrit : savoir le dire, le lire, l’écrire ?

ça y est , le passé simple est là …. Mais avant de comprendre son fonctionnement , il faudra encore le côtoyer dans les textes ,le lire, l’entendre (surtout avec nous et vous), jouer avec les sonorités bizarres ( finalement on a 4 choix possibles…) ,voir sa « relation » avec l’imparfait ….. Nous allons regarder cela avec un conte (trouvé ici) qui prépare le jeu d’échecs (un de nos nouveaux objectifs  , je vous en ai parlé ici !).

Voici les remarques de Léo :

  • les descriptions du royaume des blancs et de ses habitants sont à l’imparfait
  • les actions de tous les jours , ce qui se passe dans ce royaume aussi
  • mais une action a changé le temps : à partir de « Mais un jour,…«  , le texte est passé au passé simple avec les cavaliers du roi puis les fous du roi qui                  « apportèrent«  une étrange nouvelle
  1. On a repris les verbes et on les a classés : imparfait/ passé simple ( verbes écrits sur des étiquettes préparés en amont) : pas trop difficile car verbes uniquement à la 3ème personne (du sing. ou du plur.)
  2. On a cherché les mots de temps qui peuvent nous mettre sur la voie (mais un jour, soudain, tout à coup ….)
  3. On a aussi classé les différentes « formes » de passé simple rencontrées : en inrent, en èrent …. (4 possibilités)

P1060806 (2)

Une carte mentale sur le passé simple ( comme celle des autres temps déjà vus) qui met aussi en relief les 4 choix possibles :

img200cor

Des aides à la conjugaison chez petite luciole

Il s’agit d’une aide pour planifier sa recherche en 5 points , très intéressante à voir ici

Un ajout sur les verbes particuliers ( que l’on verra dans un second temps)

les verbes en -ger et cer principalement ( on les a mis dans le porte-clés de conjugaison sur le passé simple (voir ci-dessous))

un nouveau porte-clés de conjugaison , sur le même type que ceux trouvés chez troublesneurovisuels

Cette année j’ai fabriqué les porte-clés pour le présent, le futur et l’imparfait à partir de ceux trouvés chez troublesneurovisuels ici

porte-cles-conjugaison-300x159[1]

Ce sera donc le 4ème ( en téléchargement ci-dessous car non trouvé sur le blog de troublesneurovisuels dans la même présentation que les précédents) .Ils sont bien utiles pour mémoriser puis réviser les différents verbes.

Remarque : les verbes sont écrits en entier car c’est un temps plus compliqué à mémoriser

P1060787 (2) P1060788 (2)

à télécharger sous word porte clé 1Passé simple porte clé 2Passé simple

Mais, malgré tout , ce passé simple , ce n’est pas gagné !!!! surtout avec nous et vous : pour Léo nous finiâmes est aussi « juste »( à son oreille)  que nous finîmes ( et a ce même sens un peu « bizarre, drôle, …….. »). Pour Léo, lorsqu’on se place dans une histoire , les verbes sont plus facilement exacts que sans contexte ( juste un verbe au hasard à conjuguer au passé simple reste quelque chose de difficile ou plutôt peu fiable). On va essayer aussi de mettre en opposition imparfait et passé simple (toujours dans une histoire inventée) pour le familiariser à ce temps ou bien sûr utiliser de courts textes. On va donc jouer sur l’écrit principalement car l’oral ne nous est pas d’un grand secours pour l’étude de ce temps.

Je vais essayer de contourner ce problème avec 2 activités : l’aide à la conjugaison trouvée chez Petite Luciole (voir ci-dessus) qui va permettre de suivre un chemin sans trop s’égarer et un atelier de conjugaison trouvé chez Loustics : les verbes à encoches  ( tout est prêt sur le blog de Loustics ,d’autres temps aussi, suivez les liens ci-dessus ! )

v5WZNJ0QBrpEW8OGMs7bM3LaVHU@189x142[1]

J’ai adapté les fiches de Loustics pour le passé simple avec nos couleurs, notre police , quelques petits détails et on passera aussi par la manipulation d’étiquettes (verbes à l’infinitif sous forme de flèches , plastifiés, qui glisseront dans les encoches : dans un premier temps , les verbes sont tapés et plastifiés puis on mettra des étiquettes vierges où on pourra indiquer le verbe souhaité et faire la même démarche). Les voici donc en images avec les 4 choix  :

P1060812 (2) P1060814 (2)

P1060817 (2) P1060818 (2)

Un exemple de manipulations avec le verbe finir : on détermine d’abord de quel groupe il fait partie (2ème groupe ) donc on prend le choix 2 ( on suit ainsi la démarche de Petite Luciole) puis on peut faire glisser l’infinitif en cachant la terminaison (-ir) et en laissant seulement le radical du verbe visible ( fin) :

P1060815 (2) P1060816 (2)

La version « Fantadys » ( à partir de celle de Loustics bien sûr ) avec les 4 choix possibles à télécharger sous word verbes à encoche 1 verbes à encoche 2, quelques étiquettes verbes prêtes ici en imageimg207 ou à télécharger sous word quelques verbes pour encoches

Merci à tous ces blogs pour les excellentes idées qu’ils partagent et que nous essayons de reprendre avec quelques petites touches « persos » pour être au plus près des besoins analysés …… et on continue de leur rendre des visites régulières car on y trouve beaucoup de chemins variés qui nous aident bien .

Le verbe dans tous ses états ( ou presque ….)

Le verbe est un mot très important dans une phrase et , dans beaucoup d’exercices de grammaire /conjugaison , avant de répondre à une consigne, il faut être certain de le trouver : est-ce un verbe conjugué ? un verbe à l’infinitif ? au participe passé ?, des termes aussi à maîtriser…

Nous avons essayé de remettre un peu d’ordre à nouveau autour du verbe.

  • Nous avons travaillé à partir d’un document très intéressant ( à télécharger ici )prévu pour des CM1/CM2 , trouvé sur l’académie de Lyon : quels sont les critères de reconnaissance du verbe ?

Voilà sur quoi s’est appuyé Léo :

  • 1- Je peux dire c’est le verbe ..…. (il donne son infinitif) : exemple « porte » c’est le verbe porter
  • 2- je peux ajouter un pronom : je, tu, il, nous, vous, ils : exemple « ferons » nous ferons, c’est le verbe faire
  • Il a bien vu certaines terminaisons -ons , -ent  mais ne l’a pas exprimé oralement comme étant un critère de reconnaissance (il a plutôt donné le pronom personnel que l’on pourrait mettre devant)
  • Nous reprendrons nos recherches dans quelque temps si nécessaire pour agrandir le nombre de ces critères ; pour l’instant, j’ai demandé à Léo de justifier toujours sa réponse  tout en sachant que, hors contexte, un mot peut être un verbe ou un nom : exemple du mot « joues » verbe ou nom ?( Tu joues vite / Le bébé a les joues roses : le contexte est souvent indispensable)

Nous avons aussi essayé de préciser les « formes » principales du verbe ou du moins celles que Léo avait besoin de « ranger » dans sa tête . Elles sont au nombre de 3 :

  1. verbe à l’infinitif : où le trouve-t-on toujours écrit à l’infinitif ? dans le dictionnaire. On ajoutera le dessin du pyjama ( le verbe ne s’est pas « habillé » avec ses différentes terminaisons et 2 exemples
  2. verbe conjugué : à un temps simple ou à un temps composé (reprise des 2 images utilisées ici)
  3. participe passé utilisé seul , comme un adjectif. Nous avons cherché des participes passés en é, u, i, puis s, t et laissé une place pour d’autres que l’on verra plus tard( comme souffert ).

Cela a donné une carte que nous finaliserons demain :

les formes du v F

On peut retrouver ici toutes les cartes ou articles autour du verbe .

un retour sur les temps simples et les temps composés

Le premier travail réalisé sur ce sujet et la carte mentale que j’avais préparée n’ont pas fonctionné avec Léo (article ici). Je lui ai donc dit que j’avais reçu des « critiques » sur ce travail et que nous allions le reprendre, que ma carte n’était pas intéressante et que je comptais sur lui pour en inventer une autre. Son projet était simplement de refaire les exercices qu’il avait échoués mais le mien était de reprendre tout cela d’une autre façon .

  • Je me suis inspirée d’un document de l’Académie de Poitiers ici et nous sommes partis avec des étiquettes (plastifiées) et de la patafix. Voici la démarche en quelques images :
  1. distribution des étiquettes : sujet Léo , placer les verbes et lire ce qu’on obtient

IMG_1432

2. On sépare en 2 par un trait et ce sont toujours des histoires avec un même verbe : le verbe marquer. On a supprimé les sujets pour n’avoir sous les yeux que les verbes. On remarque que  dans la 1ère colonne , le verbe marquer est conjugué à des temps simples (1 seul mot, on écrit S dans cette colonne) et dans la 2ème colonne à des temps composés ( 2 mots, on écrit C). Et pour mieux matérialiser la liaison entre ces 2 mots, Léo réunit les 2 étiquettes par de la patafix.

IMG_1437

3. Retour sur la 2ème colonne : 2 (mots) , le 1er c’est l’auxiliaire, le 2ème c’est le participe passé. Ici c’est l’auxiliaire avoir .

IMG_1438

4. à partir du même panneau, cette fois  travail avec des étiquettes sur le verbe partir (même démarche)

IMG_1439

5. Un seul changement : l’auxiliaire est cette fois le verbe être.

IMG_1441

Puis Léo a corrigé ses exercices et les a réussis… à une exception près …. Il a souhaité utiliser la formule « il faut » pour trouver le verbe mais ,  débordé par le sens de la phrase et surtout l’image qu’il s’en fait, cela l’a conduit à une erreur : Nous avons passé la journée à plonger. Cela a donné : il faut …. plonger…. Ce n’est peut être pas encore la bonne formule pour lui !

  • Il nous reste à revoir la carte mentale (ou autre ) pour mémoriser cette leçon mais nous verrons cela dans un 2ème temps ….De plus l’orthophoniste nous a donné une autre astuce « visuelle » que nous allons essayer. En voici le principe :

img081

Nous reprenons donc cela ce matin : pour Léo, dès la présentation des 2 symboles « vierges », c’était d’une clarté remarquable : le 1er est pour le verbe , à un temps simple

img084 et le 2ème à un temps composé :img085

Voici la carte faite par Léo : avec son esprit de synthèse, il est allé à l’essentiel. On a travaillé avec les post-it (parfait car on peut les déplacer, en refaire un si on se trompe ….)

P1060466

Nous avons ajouté ,dans un 2ème temps, avait marqué  et une branche supplémentaire du côté des temps composés avec l’auxiliaire être.

Une transformation possible en carte avec le logiciel ( si nécessaire ?) :

temps simple ou compose LEO F

Un détail : lorsque le temps composé a ses 2 parties séparées par un adverbe ou la négation, j’ai demandé à Léo de relier ces 2 morceaux pour bien les mettre en relief et cela l’a aidé ( sans oublier auparavant de surligner le verbe ), par exemple :

img086

Remarques :

  • A mon avis, il y a  une lacune : la connaissance du passé composé (non vu les années précédentes) :
  • celle-ci aurait pu permettre des observations en amont de différents participes passés ( le p.p. comme il l’appelle ,aurait pu être « connu » donc « reconnu » plus facilement, cette terminaison en é, ou i, ou u …) et  cette formation particulière avec les auxiliaires aurait aussi été abordée . Peut-être cette notion de temps simple et composé sera mieux installée après l’apprentissage du passé composé.
  • Finalement ,dans ce genre de compétence,  on retombe encore sur ce problème de temps qui je pense va encore nous poursuivre …. quelque temps ….mais on y arrivera !!!!

temps simple ou temps composé ?

Cette année, Léo a travaillé sur les temps simples et les temps composés.Pour les reconnaître , cela ne paraît pas si difficile … encore faut-il bien distinguer le verbe                « complet  » dans la phrase et cela n’est pas encore bien installé ou du moins Léo n’a pas encore assez fréquenté ces « situations » de recherche sur la langue et n’a jamais appris le passé composé auparavant .

Pour retenir qu’un verbe conjugué à un temps simple n’a qu’un seul mot cela est facile (avec simple et seul) mais ensuite pour les temps composés ….

  1. Une première difficulté pour trouver le verbe dans sa forme complète : En partant d’un exemple : J’ai marqué un but : C’est le verbe marquer (tu veux dire marquer ou marqué ? car Léo commençait à indiquer seulement le mot marqué),  mais comment est-il écrit exactement dans cette phrase ?  » ai marqué  » ,  on voit 2 mots :
  • le 1er c’est « ai » l’auxiliaire  avoir
  • et le 2ème c’est « marqué » participe passé du verbe marquer
  • Le verbe marquer est donc conjugué à un temps composé

2. Une autre difficulté rencontrée : Il va marquer . 1 mot ou 2 mots pour le verbe ? Il a bien fallu spécifier que l’on ne s’occupait que des verbes conjugués pour déterminer si c’était un temps simple ou un temps composé, l’infinitif ne nous intéressait pas dans cette recherche.

3. Encore un autre piège : Il se promenait : c’est bien le verbe se promener , il a bien 2 mots ! Mais le 1er mot n’est pas un auxiliaire …. donc il est conjugué à un temps simple

4. Pour finir, une autre difficulté : lorsque les 2 parties du verbe conjugué sont séparées par d’autres mots exemple : Je n’ai pas encore marqué …..

Remarque : Il me semble que pour que cette notion soit claire , Léo a encore besoin d’effectuer un peu de « gymnastique » dans sa tête ….sans compter tous ces termes : temps composé, participe passé, auxiliaire, infinitif, verbe conjugué ….. à ne pas confondre ….. Il sera nécessaire de s’assurer que la consigne est bien comprise dans un exercice

En attendant, une carte mentale à retravailler sans doute ….

temps simple ou temps composé F

passé, présent ou futur ? Attention aux pièges !

Ces notions de passé, présent futur ne sont pas encore  « stables à 100% » chez Léo, non pas dans son langage , ni dans sa production écrite mais dans  l’exercice de classement de phrases dans les 3 époques.

Léo a tendance à vite prendre un seul repère visuel principalement dans une phrase pour dire si elle est au présent, au passé ou au futur.
Exemple 1 : Dans le passé , …… ça lui suffit , la phrase est au passé , ça marche en général
Exemple 2 : Ma grand-mère …… et là, il donne sa réponse « c’est du passé » car, appelant  mamie ou mémé , grand-mère pour lui est vraiment âgée donc …… sa logique …. le conduit sur une erreur! ( ici, c’était : Ma grand-mère me propose une promenade.)

  • Nous allons donc retravailler à partir de 3 phrases sur la grand-mère justement et essayer d’élaborer ensemble une « méthode » ou plutôt une façon de réfléchir qui empêche de tomber dans les pièges après avoir analysé ce qui a empêché de réussir ( là c’est Léo bien sûr qui doit en prendre conscience car moi j’ai compris ce qui pouvait le faire échouer).
  • Mais auparavant, nous allons :
    1.Donner différentes phrases à classer dans les 3 boîtes du temps (rouge, bleue et verte)
    2.Exiger la lecture complète de la phrase
    3.Donner des « mots de temps » à classer dans ces mêmes boîtes (rappel des mots de temps sans oublier les « jadis » (peu courant mais que l’on trouve dans les exercices !), le « bientôt » (entre un sens futur et présent : je pars bientôt ) …..
  • Travail sur les phrases « Ma grand-mère »: j’ai donné ces 3 phrases à Léo

( plastifiées et découpées sur 3 bandes)
Ma grand-mère me raconte une histoire.
Ma grand-mère me racontera une histoire .
Ma grand-mère m’a raconté une histoire.

photo 1

Et nous avons discuté sur ces 3 phrases . J’ai annoncé qu’il y avait un piège et j’ai demandé de les lire en entier.

Là , après la lecture des 3 phrases, Léo dit : « oui le piège c’est raconte, raconté, racontera » . On a  cherché des indices qui permettent de donner une réponse et de « critiquer » cette réponse. On a cherché si parmi les indices, il y avait des mots de temps . Ici il n’y en a pas donc on a essayé des mots de temps qui pouvaient fonctionner maintenant, hier, demain ( ces 3 mots , choisis par Léo sont écrits sur des étiquettes , de la couleur associée à la boîte du temps : maintenant en rouge, hier en bleu et demain en vert ). Léo posait l’étiquette à la fin de la phrase ,relisait la phrase avec cette étiquette ( en prenait une autre si elle ne convenait pas ) et concluait sur le choix de l’époque.

photo 2 photo 3photo 4

On a aussi repéré le verbe conjugué.

Voici une idée de méthode pour réussir : « présent , passé ou futur ? » ( que j’ai dans ma tête mais je l’adapterai à celle de Léo )
1- Je lis la phrase en entier .
2- Je regarde les mots de temps s’il y en a.
ou j’essaie d’ajouter un mot de temps à la phrase (mots à choisir)
3- Je regarde le verbe conjugué ( 1 mot ou 2 mots )
4- Je donne ma réponse

Cela a donné avec Léo :

1- Je lis la phrase en entier .
2- j’ajoute un mot de temps à la phrase (demain, hier, maintenant) et je la relis                     3- je vois celui qui marche et je donne ma réponse

Voilà ce que pourrait être la fiche méthode (pour l’enseignant et l’AVS tant que ce n’est pas automatisé mais Léo n’en a plus besoin en tant que telle) ( les étiquettes ont été mises en dessous pour les découper et les avoir ainsi à portée de mains si nécessaire)

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L’essentiel pour moi c’était que Léo s’oblige à lire la phrase en entier pour avoir tous les indices et qu’il puisse , en manipulant si nécessaire , justifier sa réponse.

Du côté matériel  , Il faut juste avoir les 3 étiquettes choisies sous la main dans un premier temps (avec les couleurs de référence) et un support d’exercice avec une phrase par ligne , aéré,( comme dans les indications d’adaptations habituelles ) pour pouvoir placer facilement l’étiquette ( détail matériel mais important!)…… puis cela se fera dans sa tête……la fiche méthode pouvant être à disposition dans la boîte à outils.