la, là, l’a, l’as …….. 2ème version

Quelques difficultés sur le l’a / l’as nous ont amenés à faire quelques modifications sur la 1ère version de la carte présentée ici.

  1. J’ai donc rappelé tout d’abord de bien prendre le temps de lire et comprendre la phrase, de l’imaginer , que vas-tu mettre dans ce « trou » , quel « la »?
  2. Puis nous avons utilisé l’astuce de « l’avait » qui mènera au choix du l’a ( ou l’as mais ce 2ème choix ne pose pas de problème car le tu est vite repéré) : ainsi il l’a mangé car on peut dire il l’avait mangé.
  3. Nous avons ensuite regardé de plus près le là : dans « celle-là » « ce ballon-là » nous avons observé le trait d’union avant le là et l’avons rapproché de celui de là-bas. Nous avons aussi choisi d’ajouter le mot « ici » et de noter l’expression ça et là.
  4. Une dernière petite remarque : ce qui gène Léo dans son écriture du ou l’a c’est aussi le signe graphique accent grave pour l’un et apostrophe pour l’autre et souvent il dit l’un pour l’autre . Je lui fais donc bien expliquer son choix oralement . Peut-être que s’il faisait directement cet exercice à l’ordinateur cette difficulté « graphique » s’estomperait ou même si l’exercice était proposé comme sur le cartable fantastique de Manon où l’on doit juste sélectionner la bonne réponse.

Voici donc la 2ème version réalisée avec des post-it ajoutés à la 1ère version puis mise au propre et plastifiée :

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Mes, mais … mais aussi met, mets et compagnie

Pour continuer sur les homophones, voici le tour de mes ou mais.Dans un premier temps, nous avons observé seulement ces 2 homophones. J’ai regardé comment faisait Léo directement sur un exercice (il avait seulement tapé la leçon à l’ordinateur en classe mais avait loupé la séance cause orthophonie) : Pourquoi ces homophones ne posent-ils pas de problème à Léo ?

La réponse est simple : même si Léo est plus particulièrement « visuel » , il commence à utiliser aussi sa capacité auditive (qu’il me semblait délaisser au profit de sa capacité visuelle performante). Pour faire cet exercice où il fallait choisir entre mes et mais , il a chaque fois prononcé le [mé] ou [ mè] qu’il fallait , donc sans aucune erreur et l’écriture associée. Comme quoi , la possibilité de verbaliser reste toujours un moyen à conserver, même s’il faut « chuchoter » pour ne pas déranger les camarades en classe.

Sur son mandala (ou carte mentale selon ce qu’il choisira) , un dessin d’oreille aura toute sa place  ! Nous n’oublierons pas non plus d’indiquer la nature des mots et d’autres astuces ( mes : ce sont les miens, les miennes…)

Remarque : Finalement, la leçon ne sera pas « utile » (si je peux le dire ainsi…) car sa façon de réussir le travail demandé ne passe pas par le même chemin. D’ailleurs si on lui demande de faire ce travail en notant par exemple « pourtant » à la place de « mais » et « tes » à la place de « mes » (comme souvent indiqué dans les exercices des manuels) on va lui compliquer la tâche ( voire même le conduire à l’échec) car ce n’est pas son cheminement …… à réfléchir …. En fait, ce même problème s’était posé dès le CE2 avec les homonymes « et » / « est » (à remplacer par  et puis / était) car, dans un premier temps il s’appuyait aussi sur ce qu’il entendait. Finalement, que c’est dur de rentrer « dans le moule » …quand on n’est pas vraiment fait pour ça au départ …..

Nous essaierons ensuite dans un deuxième temps (si nous avons le temps ….) de faire figurer les autres homophones ( on se limitera au verbe mettre je ou tu mets /il met , on a le temps d’ajouter les autres …. on peut les préparer peut-être aussi ….)

Voilà une fiche possible pour mémoriser la leçon  (on verra si ça convient ou on modifiera si nécessaire):

mes mais F

un ajout au mémo de français :

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