Conjugaison et transposition de textes : une tâche à adapter ?automatiser ? surmonter ?

Cette année la transposition de textes fait partie du travail quotidien . Et pourtant ce n’est pas un exercice si facile ….. quand on ne l’a pas pratiqué les années précédentes et que l’on se trouve face à un texte dont il faut modifier soit le temps, soit la personne , les deux parfois … Cela demande une grande mobilité d’esprit et une capacité à mettre en lien tout ce que l’on sait déjà ….et que l’on doit retrouver dans sa tête …. Est-ce donc cela dont il faut tenir compte dans  l’adaptation du travail ?

Dans un premier temps, je me suis heurtée à l’adaptation du support : texte long, aller à la ligne à chaque phrase ? comment conserver , en même temps le sens du texte ? Ne fallait-il pas passer par une procédure ( ou une mise en couleur , ou une recherche …) avant de réaliser le travail ? bref, j’avais des tas de questions en tête pour pouvoir faire réaliser ce type d’exercice sans pénaliser Léo par l’adaptation que j’allais en faire ….

( Remarque : les exemples ne sont que des extraits d’exercices , provenant de la méthode Picot, CM2)

1er essai à l’ordinateur : La consigne était de récrire un texte au présent (on a procédé ainsi durant les 3 premières semaines)

Exemple 1 : récrire un texte au présent

1-Travail  à l’ordinateur, à la ligne pour chaque phrase, et une flèche introduit la transposition avec des crochets pour taper le verbe . Les verbes sont donc déjà repérés puisque les crochets sont préparés dans la phrase , au bon endroit. (a-t-on seulement adapté ou trop aidé ?????)

img688

2- Le travail a ensuite été proposé à la main : le texte est écrit en allant à la ligne à chaque phrase (puis en entier directement) et une ligne est prête pour écrire la réponse . J’ai ajouté  une consigne supplémentaire : pour que Léo repère le verbe et le sujet (au milieu de ces phrases qui maintenant ne sont plus séparées ) : en réalité c’est pour limiter les  tâches multiples : lire ,ne pas oublier de verbe en route, tout en conservant en mémoire la consigne de l’exercice ….. sans se précipiter aussi ….

img689

3- Même travail adapté pour être fait à la main MAIS sans la consigne supplémentaire : Léo aura-t-il déjà automatisé la démarche ( ou mis dans sa tête : comment je vais m’y prendre ? J’encadre le verbe et souligne le sujet …) Ce n’est pas gagné ….

img692

Exemple 2 : récrire un texte en changeant le sujet (sous entendu sans changer le temps : cela a besoin d’être spécifié pour Léo car en faisant ce travail il lui est arrivé de changer le temps en cours de route …..)

1- On a commencé là aussi par adapter le travail à l’ordinateur : phrase par phrase, sujet et verbe soulignés …. mais ce n’était pas vraiment satisfaisant … Il lui est arrivé parfois d’oublier d’écrire le verbe …. et comme la relecture ( d’un exercice avant de passer au suivant ) n’est pas son fort …..

img693

2- On est ensuite passé à la main : j’ai spécifié « Les verbes restent au présent  » mais cela n’a pas empêché Léo de finir l’exercice au …. passé composé ….

img691

Puis la question se pose , pour tout nouvel exercice : à la main ou à l’ordinateur ?

  • selon la quantité d’écrit à fournir d’une part ,
  • de la difficulté de la consigne ( demande-t-elle plus d’attention ? une même consigne  peut demander plusieurs tâches …. ou changements à chaque phrase….. ),
  • de la longueur du texte …..

Un exemple ici (incomplet donc on a l’impression qu’il est court) : le même exercice présenté à faire à la main ou à l’ordinateur  …. C’est parfois difficile de choisir …. sachant que c’est encore plus difficile de demander à Léo de choisir au moment de faire l’exercice … à voir en amont ….. prendre le temps …..

img690

Après avoir encore réfléchi, il me semble qu’il faudrait passer par des étapes :

  1. Je lis le texte et je dis à quel temps il est ( globalement : passé, présent, futur)
  2. Que dois-je faire ? je dois le mettre au ………… : qu’est-ce qui va changer ? C’est le verbe (mais aussi un peu l’histoire parfois)  ou bien si je dois utiliser un autre sujet ( deux personnages au lieu d’un, s’adresser au narrateur ….. ) ce seront le sujet et le verbe qui changeront  :
  3. Comment m’y prendre ? par exemple :
  • pour chaque phrase, j’encadre le verbe et j’entoure le sujet ( ou ce qu’on a l’habitude de faire mais là les éléments liés sont mis en valeur )
  • j’écris (dessous, sur la ligne prête ou dans les crochets si c’est à l’ordinateur) le verbe avec son sujet ( le nouveau si on m’a demandé de le changer ou celui du texte s’il s’agit de changer seulement le temps) , au temps demandé

Remarques :

  • le fait de mettre aussi le sujet en valeur sera utile pour travailler sur d’autres transpositions
  • Mais ne pas oublier aussi qu’on demande à l’enfant de s’adapter au type d’adaptation qu’on a pensé pour lui et ce n’est pas forcément toujours le « bon » …. ,
  • d’être facilement « adaptable et réactif » puisqu’on change aussi la forme de son exercice ( ce n’est pas vraiment la qualité principale d’un enfant dyspraxique…)
  • Peut-être faudrait-il un peu plus de temps en amont pour qu’on lui explique et/ou  montre le type d’adaptation … qu’il le comprenne
  • sans oublier de lui demander de se parler « Comment ça fonctionne ? Comment je vais m’y prendre ?  » avant de démarrer l’exercice ….

Voilà où nous en sommes des adaptations à la fin de cette 1ère période de classe pour ce type de travail :

  • J’ai demandé à Léo d’encadrer le verbe et de souligner son sujet lors de transpositions (récris ….), je ne suis pas certaine qu’il le fasse de lui-même en classe si non indiqué dans la consigne …..
  • On privilégiera le support papier (écriture uniquement du verbe et du sujet) MAIS si l’exercice est trop long, la réalisation à l’ordinateur sera encore nécessaire .
  • Par ailleurs, en regardant à nouveau le travail adapté à l’ordinateur sur des exercices complémentaires de cette même méthode Picot ( sur le cartable fantastique pour le CM1 et le CM2, à télécharger ici) une seule phrase est donnée à la fois à l’écran et il me semble  que c’est peut être aussi une façon de régler le problème …. ( peut être en alternant ce type d’entraînement et la transposition de texte ….)

à suivre donc sur la prochaine période …..

English puissance Dys ou comment voler au secours des Dys quand on est prof d’anglais

anglais

Nous vous avions recommandé depuis le début de la création de notre blog, celui d’une prof d’anglais Sorrywhat , un blog plein d’idées, pour aborder l’anglais de manière ludique (vidéos, chants, exercices en lignes ….)

Cette enseignante, consciente des difficultés d’apprentissage d’une langue étrangère pour certains dys (et d’autres élèves non Dys d’ailleurs) vient de se lancer dans un nouveau blog « English puissance Dys » pour apporter de l’aide et des encouragements à tous ces enfants qui, lorsqu’on leur présente les choses sous un autre angle , avec des supports différents sont tout à fait capables de réussir. Dans sa page d’accueil , on peut d’ailleurs lire :

« Tous les ans j’enseigne l’anglais à des élèves dys, qui malheureusement, arrivent parfois dans la classe déjà perdants. Cependant, nombre d’élèves parviennent à des résultats tout à fait honorables sans que je n’intervienne outre mesure ; d’autres ont besoin de plus d’explications, de reformulations, ou simplement de répétition ; chez d’autres encore, le regard doit être redirigé au bon endroit ; certains ont besoin d’aménagements ; tous ont besoin d’encouragements. »

ou encore :

« Apprendre l’anglais en étant dyslexique n’est pas une fatalité. YES YOU CAN! »

Quant aux dyspraxiques, ils peuvent eux aussi rencontrer certaines difficultés donc inspirons-nous de toutes ces idées qui ne peuvent qu’apporter une aide (pour tous d’ailleurs!) !

Alors , faites comme nous et rendez-vous sur le blog English puissance Dys sans oublier son excellent blog de départ en complément .

Encore BRAVO à Miss T. de se lancer sur cette route ! et à très bientôt pour suivre cette aventure …..

Lecture : comment adapter une évaluation « diagnostique » ?

En ces temps de rentrée, l’évaluation diagnostique est bien sûr sur tous les tableaux (dans tous les sens du terme!) MAIS COMMENT FAIRE ?

Nous nous retrouvons tout de suite dans le vif du sujet et plusieurs obstacles (souvent prévisibles) sont à surmonter (ou du moins à essayer de surmonter) en tenant compte d’une part :

  • du changement d’enseignant et de la priorité donnée dans le projet d’école au niveau de la lecture (sur l’apprentissage des stratégies de lecteur et l’amélioration de celles-ci)

une évaluation diagnostique _examen_s pour comprendre et améliorer les qW4tCMvTgnt7Jzdnirq31MAcUcs                                                  (image trouvée sur le blog de Sanleane)

  • du « poids de la 6ème » au bout de l’année avec ses demandes également en stratégies de lecture  …. compétences nécessaires pour le collège et au-delà

et d’autre part :

  • des constats faits en fin de CM1 et notés dans le PPS (quelques précisions en français, notamment en lecture ci-dessous)

img607

  • des « habitudes » d’adaptations (présentation, police , couleurs, consigne ….) déjà mises en place (Texte en 3 couleurs, police Arial 18 , et double interligne). Ainsi , le passage de la police arial 18 à l’ arial 16 n’est pas si facile que ça.
  • des modifications à apporter en « accord » avec Léo (sachant que l’on devra encore tâtonner , qu’on peut se tromper aussi …. / qu’il faudra lui montrer et lui expliquer les changements …. et tout ça en très peu de temps )
  • du souci de ne pas « suraider » mais aussi de ne pas « surhandicaper » l’enfant
  • de l’objectif que l’on se fixe (et qui soit réalisable) pour ce travail

Voici donc quelques difficultés qu’il a fallu résoudre :

  1. On pensait qu’un texte aéré dans une autre police mais en 14 avec interligne un peu plus « large » fonctionnerait : MAIS au bout de 2 textes lus ainsi, Léo a redemandé son texte « adapté » en arial , 3 couleurs ….. (je suis passée en arial 16 et ça a l’air de fonctionner en lecture, c’est moins le cas en dictée ou expression écrite où le 18 est nécessaire : Léo le modifie directement ou met le zoom … bref , il gère ce que l’adulte (en l’occurrence moi-même) essaie de modifier sans son accord !)
  2. La longueur des textes : jusqu’à présent, les lectures à la maison, se sont faites très souvent à 2 .Cela permet à Léo de « souffler » tout en continuant à comprendre le texte et garder l’histoire en mémoire. Il me semble que l’on va poursuivre ainsi en allongeant progressivement sa quantité de lecture « continue » . Un premier problème se pose : Comment faire pour adapter l’évaluation du point de vue de la longueur du texte ?

Propositions :

  • Si on conserve le même texte, peut -être le couper en 2 parties (pas forcément égales) pour faciliter la compréhension et permettre de « souffler » (matériellement des crochets [mot de départ  ….. mot de fin])
  • et/ou avoir recours à l’AVS (lecture à tour de rôle ) ?
  • Objectif : Installer progressivement une lecture en continue plus « longue » , en douceur si possible car cela demande beaucoup d’efforts …..

      3. Les questions sur les textes : Comment faire pour adapter l’évaluation du point de vue des questions ? J’ai repris ce qui avait fonctionné :

  • les questions sont données en amont et lues par l’enfant
  • éviter un trop grand nombre de questions à la fois
  • le texte (adapté) est alors donné avec la consigne écrite sous les questions : « lis le texte de [ …. jusqu’à ….] puis réponds aux questions »
  • nouveauté cette année : à la demande de Léo, les réponses aux questions seront faites sur papier , donc à la main ….. En fait, l’an dernier, les questions étaient présentées à l’ordinateur et il tapait les réponses. Cela l’obligeait à un aller-retour permanent feuille (texte) / écran (questions et frappe des réponses). On avait donc l’avantage de réponses lisibles mais l’inconvénient du coût « repérage spatial » . Cette année , nous verrons à l’usage (de toutes façons, le goût du papier est toujours présent chez Léo) ….  
  • un exemple (incomplet) en image :

img608

Finalement , malgré tout, plusieurs questions se posent et les réponses restent en suspens …. Nous faisons de notre mieux …..

  • est-il possible de faire une évaluation diagnostique (ici en lecture) en partant du même travail que celui demandé à la classe ?
  • Pourra-t-on en tirer des éléments fiables ?
  • Ou bien ne connaît-on pas le résultat d’avance ?
  • Peut-être aussi devra-t-on déterminer si une partie du « handicap » n’a pas été testée en même temps ?
  • Que doit-on privilégier dans ce type d’adaptation ?

En discutant avec mon frère (prof de Bio, qui est confronté à des élèves dys dans ses classes de lycée) , je retiens sa phrase : le problème est d’adapter le sujet en testant uniquement ce qui est à tester tout en compensant / réduisant / supprimant le handicap …… tout un programme!

Géographie : des cartes … encore des cartes …… à la recherche d’une carte unique ?

Toujours sur l’Europe, je suis à la recherche d’idées sur « comment faire en géographie ? » …. j’y ai passé une grande partie du week-end !

le climat

Après avoir fait une carte en couleurs avec les notions à connaître qui reprenait la leçon,je trouvais que cela faisait beaucoup d’informations sur un même support

CARTE CLIMAT

le relief

Nous avons repris comme en classe les 2 cartes du relief : celle des plaines d’une part, celle des montagnes d’autre part. Là aussi, 2 documents pour un même « sujet ».

RELIEF CARTE 1 RELIEF CARTE 2 RELIEF TEXTE

Finalement , une carte unique ?

J’ai donc trouvé sur internet une carte où l’Europe était dessinée d’un bloc et coloriée en jaune (on la distingue ainsi au moins des océans)

CARTE UNIQUE

Je l’ai plastifiée  et nous avons procédé par ordre pour reprendre les notions de climat et relief en Europe.

1-  les 3 zones des climats :

  • 3 couleurs (vert, bleu, rouge car pas de jaune en effaçable)
  • On a d’abord repéré l’Océan pour le climat océanique ( à l’ouest) , dessiné une ligne verte pour limiter les régions concernées le long des côtes , puis colorié cette partie en vert.
  • Ensuite, au sud , au bord de la  Méditerranée  on a tracé une ligne rouge pour le climat méditerranéen  et colorié les espaces concernés
  • Enfin, le reste c’est le climat continental ( du centre jusqu’à l’Est): la plus grande partie
  • Nous avons essayé en même temps de retrouver les pays connus pour donner leur climat ( Italie ? France ( à l’Ouest, au Sud ….) ? Allemagne ? )
  • Une fois la carte finie, j’ai demandé à Léo de me redire oralement ce qu’il avait retenu sur le climat européen.
  • Une fois effacée, Léo a retracé la ligne verte du climat océanique et la ligne rouge du climat méditerranéen.

Voilà ce que cela a donné sur la carte plastifiée :

CARTE CLIMAT LEOOK

Remarques :

  • On a commencé par mettre un gros point (repère) sur la France
  • un détail : les précipitations abondantes côté climat océanique sont représentées au-dessus du Royaume Uni !
  • Léo a souhaité tout colorier (au gros feutre effaçable ça va vite !) et s’est appliqué à ne pas dépasser ( il l’a dit lui-même!). J’ai essayé de lui dire de ne pas colorier les océans (ici en blanc : on ne s’occupe que du climat qu’il fait dans les différents pays, on ne colorie donc que sur la partie jaune qui représente le continent européen )

2- les 3 types de relief :

  • Là aussi , nous allons procéder (demain seulement ! ) dans un ordre précis ( du Nord au Sud) : Au Nord , les montagnes arrondies et anciennes des monts Scandinaves. Puis au centre ,de l’Ouest à l’Est , les plaines et les plateaux . Enfin, au Sud de l’Europe, les hautes montagnes.
  • Quelques noms à retenir dans les montagnes ( Les Alpes …., à essayer de situer … peut-être ), dans les plaines ( celles d’Allemagne, de Pologne, de Russie….)

Remarque : bien entendu , il nous est impossible de faire tout cela d’un seul coup, il nous faut bien plus de temps ….. pour éviter aussi tous les mélanges ( même entre relief et climat ) car il faut déjà tant d’ « attention » pour entrer et rester dans le support « carte de géographie » que les réserves s’épuisent rapidement et on voit d’un coup que les résultats ne sont plus là si on insiste.

Pour Léo, c’est aussi une difficulté de ne pas avoir utilisé ces supports ( cette carte d’Europe unique) dès le départ pour commencer la mémorisation , je viens seulement de les faire et l’évaluation arrive. Voilà aussi une des problématiques de l’adaptation : comment être synchro avec l’école ? ….. Je me dis seulement que ce type de carte et de réflexion sur la démarche servira pour les années à venir au même titre que le planisphère préparé l’an dernier a été utilisé cette année … DONC prenons le temps ……. Peut-être aussi ne faudrait-il qu’apprendre et comprendre les notions sans carte , se fixer des objectifs moins ambitieux en géographie , prendre plus de temps mais mieux installer les notions…. J’avoue que je n’ai pas encore de réponse ….. mais je continue à chercher!

une autre façon d’adapter un exercice en français, une recherche en histoire …. avec ou sans ordinateur

  • 1- Un exemple d’adaptation en français ou comment utiliser l’ordinateur en évitant des tâches inutiles et consommatrices d’attention

J’ai adapté des exercices du livre Interlignes cm1 . En voici un,  tel qu’il est présenté dans le livre :

img013

Cela a donné , avec les adaptations habituelles, le document suivant sous word ( avec le ruban word du cartable fantastique) :

img014

Habituellement Léo remplit les réponses à la main mais lorsque les exercices sont plus longs (et/ ou plus nombreux car la quantité d’écrit est à évaluer sur une journée complète), il est préférable qu’il tape ses réponses à l’ordinateur. C’est ce qui a été fait sur ces exercices : travail  adapté mais à l’écran : très rapidement, sans fatigue et  juste, ci-dessous le résultat :

img015

Par ailleurs , beaucoup d’avantages sont à noter :

  • une lecture agréable pour le correcteur
  • MAIS surtout une relecture immédiate , efficace et sans effort par l’enfant : Léo se corrige directement car il voit plus facilement/ directement son erreur sur un texte qu’il est entrain de taper

Seulement, si on passe par « une espèce de raccourci » c’est-à-dire qu’on lui demande de recopier l’exercice du livre (ou d’une petite fiche photocopiée) sur son ordinateur puis de le faire à l’ordinateur, une étape a été sautée (celle de l’adaptation du support de départ) et le résultat est là : souvent  incomplet, erreur de ligne, non compris, à refaire ….. Visiblement l’attention n’a pas été utilisée pour réfléchir à l’exercice ou bien il n’y en avait plus suffisamment pour réfléchir …..

  • L’ordinateur reste une machine, un outil et même si l’enfant est très autonome avec son matériel, tout va dépendre de ce que l’on va lui demander de faire avec !
  • L’ordinateur ne se substitue pas par miracle à l’adaptation du support au même titre qu’une feuille A3 remplacerait une A4

2- Un exemple d’adaptation d’un exercice en histoire

Là aussi , il y a du travail ! Notamment lorsque le document comprend un texte à partir duquel des informations sont à rechercher pour répondre aux différentes questions.

Un exemple de fiche d’exercice : un texte ( encadré dans la fiche , en police 8 ) avec des questions :

img016

Si au départ le texte n’est pas adapté, on met l’enfant dans une difficulté supplémentaire. Un texte adapté permet une lecture plus facile, on peut surligner les infos recherchées , on peut adapter les questions ….Voici le document adapté (avec les adaptations habituelles) :

  1. les questions précèdent le texte
  2. les consignes sont mises en couleur comme pour les exercices des autres disciplines
  3. le texte est adapté (police 18 et 3 couleurs) : on peut surligner les infos, aucune difficulté à y revenir …..
  4. on peut au choix remplir les réponses à l’ordinateur ou à la main ( en essayant d’avoir toujours en tête la suite de la scolarité : pour nous, projection sur le collège donc bien penser les choses dès maintenant même s’il y a encore le CM2 !)

img017

Bref, on adapte le document  selon l’entrée performante de l’enfant ( ici importance du visuel) et là, il peut faire son exercice …. comme tout le monde , avec peut-être un peu plus de temps car la recherche d’informations nécessite parfois aussi la verbalisation ( ici aussi , l’AVS a toute sa place …). L’enfant a le même exercice à faire , les mêmes questions mais en poursuivant l’adaptation du support , il n’a pas d’efforts supplémentaires à faire car là ,il se repère facilement : il ne gaspillera pas son « attention » pour rien et pourra revenir au document au lieu , souvent, d’essayer de se souvenir de ce qu’il a lu dans un contexte plus compliqué à partir d’un texte non adapté !

Finalement, adapter ce n’est pas donner l’ordinateur à tout prix avec « rien de prêt » à l’intérieur. Tout doit se discuter, se préparer en amont, s’ajuster …. selon l’enfant , là où il en est, selon le type d’exercice demandé , selon l’objectif que l’on se fixe …. selon ce qui a été noté dans le PPS ( si on a la « chance » d’en avoir un …. et qu’il est utilisé ! ) et à condition que les différents acteurs dialoguent pour faire évoluer les adaptations sans oublier d’écouter le principal intéressé ….. l’enfant …..

Les fractions décimales : une approche … mais aussi un problème à résoudre avec les droites graduées ….

1- En cherchant différentes façons de travailler sur les fractions décimales, je suis tombée sur un site anglais math salamanders ( bourré d’idées géniales sur les fractions , sujet que j’ai regardé) .J’ai bien aimé les cartes « fraction information card » qui représentent la fraction de différentes façons . Voici par exemple la carte du 1/10 (facile à traduire !)

img337

puis très légèrement modifiée :

un dixieme carte

Remarque : Il faudra que je retourne sur ce site pour le travail dans tous les sens (fraction vers décimal et l’inverse), les opérations sur les fractions ……Dans un premier temps , on ne s’occupera pas du pourcentage ni du nombre décimal car non vus en classe)

2- Sur le site du petit roi, j’ai également trouvé beaucoup de documents sur les fractions  ( fractions en « barres », en « rond »…). En fait, je cherchais une représentation sur les droites graduées qui soit accessible pour Léo.Un article est consacré à comment placer une fraction sur une droite graduée (ici) . Voici le type d’exercice que cela peut donner :

(extrait du site) img347

et un premier essai ici :

img346

remarques :

  • manque de place pour Léo, difficulté aussi pour dénombrer parfois
  • la consigne devra être plus claire : j’écris les fractions au-dessus ou en-dessous de la ligne ? 
  • placer systématiquement le 1 en fraction (ici 10/10)

3- En adaptant quelques exercices de son manuel :

sur le manuel img351

exercice adapté img348

Remarques :

  • ne pas oublier de regarder d’abord, en combien de parts égales on a coupé l’unité (consigne écrite sur la fiche adaptée : pour Léo cela est préférable à la consigne orale car il peut y revenir)
  • puis de placer systématiquement le 1 en fraction (ici 10/10 dans les 2 derniers exercices, mais dans le premier ce sont des vingt quatrièmes!)
  • le support adapté est assez clair (en prenant les précautions ci-dessus AVANT de commencer l’exercice)

4- J’ai aussi trouvé un générateur de fractions ici ( on peut presque tout faire avec !!!) et j’ai créé un modèle de base relativement clair ( même si la ligne graduée en centièmes reste difficilement accessible à cause du dénombrement) :

remarques : On pourrait utiliser ce générateur pour préparer toutes sortes d’exercices, ou travailler à l’écran aussi directement.

5- D’autres exercices créés à partir du ruban word du cartable fantastique [ mise en page format « paysage » pour gagner de la place donc de la clarté dans le support (travail réalisé seulement sur les dixièmes), utilisation de l’onglet ligne graduée] :

img349

remarques : nous avions commencé par ces exercices .Pour les refaire , il faudra préciser dans la consigne (ou du moins oralement) :

  • d’écrire sous le 1 la fraction correspondante ( on peut d’abord montrer l’unité, le dixième …)
  • décider de l’emplacement où l’on écrit la fraction (peut-être faire un cadre avec une flèche : cela est fait dans certains exercices d’ailleurs)
  • Voici ce que pourrait donner l’exercice adapté dans une deuxième version : en laissant les points sous la ligne pour l’écriture décimale …plus tard , à voir….. Actuellement , c’est le type d’exercice qui devrait lui convenir le mieux. Mais il est en vacances … on essaiera à son retour, à la rentrée ….et il dira ce qu’il en pense !

img352

exercice sous word à télécharger exo1fractions et lignes graduees1

Rappel : les 2 fiches du mémo Maths sur les fractions

img335 img343

Remarque personnelle : l’article est un peu long MAIS il faut beaucoup chercher pour (essayer de) trouver un support qui ne pénalise pas Léo alors que les fractions …. « c’est hyper simple » (comme il l’a dit lui-même !)…….

Fondation Dyslexie : des schémas heuristiques d’aménagements pédagogiques

Nous venons de découvrir un site belge consacré à la dyslexie : Fondation dyslexie.

« La Fondation intervient exclusivement sur les questions touchant à la DYSLEXIE, et collabore avec les associations ou organismes orientés sur les autres dys ou les autres difficultés d’apprentissage. »

Parmi les nombreux articles, notre attention s’est portée sur les aménagements pédagogiques pour des enfants dyslexiques présentés sous forme de cartes mentales Vous les trouverez en suivant ce lien Schémas heuristiques d’aménagements pédagogiques. Voici les sujets abordés :

  • Présentation des cours,
  • Lecture,
  • Ecriture,
  • Histoire, géographie, science, étude du milieu,
  • Mathématiques,
  • Outils,
  • Langues étrangères,
  • Attitudes,
  • Devoirs et études à la maison,
  • Devoirs et évaluations.
 Des pistes pour les enfants dyspraxiques ?
  Il nous semble qu’il y a là des pistes à « adapter » pour les enfants dyspraxiques : sans que cela soit des « recettes » clé en mains, une réflexion me semble intéressante à mener autour de ces différentes cartes mentales…. je vais essayer de regarder cela de près afin de faire un bilan des adaptations mises en place dans notre cas, celles qu’on aimerait mettre en place, celles qu’on aurait dû  ( qu’on devrait … il est toujours temps ….) mettre en place , celles dont on peut se passer ( aujourd’hui, demain, dans quelque temps …..) afin d’avoir une vue « d’en haut » , une « cartographie » actuelle car toute adaptation est faite pour évoluer. Et finalement ,on pourrait créer (enfin) un outil commun ( peut-être le nommer PPS ????? car pour l’instant je le trouve pratiquement inexistant, trop flou, trop fourre-tout, pas assez proche des besoins , pas assez « cadré » , pas assez évalué, pas assez respecté ….   ) , une feuille de route utile à tous sans oublier l’enfant qui doit être au coeur du dyspositif …… et à qui on demande toujours de s’adapter à la décision prise pour lui, ( par ceux qui adaptent ou par l’enseignant …..)
Une publication pour comprendre  la Dyslexie et au-delà ….
EB4694_Dyslexie_CVR.indd

Par ailleurs, l’association a publié un ouvrage « Génération Dyslecteurs » aux éditions Erasme.  » L’objectif de cet ouvrage est d’apporter des réponses aux jeunes dyslexiques en priorité, mais également à leurs familles et leurs enseignants, ainsi qu’à leurs thérapeutes. Au-delà des explications sur les signes qui doivent alerter familles et enseignants, sur le diagnostic et sur la dyslexie en elle-même, cet ouvrage insiste beaucoup sur la scolarité des dyslexiques : leurs droits, les aménagements et outils auxquels ils peuvent prétendre selon les pays, les souffrances et humiliations auxquelles ils sont confrontés. Une partie de l’ouvrage sera également consacrée à l’estime de soi, car l’objectif final est bien de permettre aux jeunes dyslexiques de devenir des adultes épanouis, en évitant les solutions magiques ou pseudo-universelles. »

Dyslexiques ou dyspraxiques , on voit bien que nous nous retrouvons sur la même problématique :  la compréhension et l’acceptation par l’école , la prise en compte des capacités de ces enfants qui n’entrent pas dans le moule, qui raisonnent différemment. Finalement on se trouve souvent mal à l’aise pour justifier une adaptation par manque de dialogue , de temps ,  pour faire évoluer aussi les adaptations : un échange régulier est nécessaire entre l’école, les rééducateurs, les parents, ceux qui adaptent et …… l’enfant bien sûr qu’on oublie trop souvent car lui, il sait bien souvent dire ce qui lui convient ….. si on lui laisse la parole et si on prend le temps de l’écouter …..

Fiche méthode : le périmètre du carré et du rectangle dans les problèmes

Le problème ici n’est pas dans le calcul du périmètre qui est compris mais plutôt dans le choix de la stratégie la plus efficace et la plus rapide sans oublier une donnée importante qui est celle de l’unité de mesure.

  • Un problème auquel on ne pense pas est celui du mot unité : attention car à la question « ont-ils la même unité ? » Léo est capable de répondre sur l’unité et non sur l’unité de mesure. La question doit être plus précise : ces longueurs sont-elles indiquées dans la même mesure (unité de mesure) … on peut ajouter elles sont toutes les deux en m ? cm? …
  • En règle générale, les problèmes de périmètre sont souvent liés à des conversions (ceci est valable pour toutes les unités de mesure d’ailleurs) .On passe donc directement à une étape qui doit prendre en compte bien plus qu’un calcul de périmètre et c’est là qu’une planification de la tâche à effectuer est nécessaire avec une mise en lien avec les connaissances.J’ai l’impression que l’on passe trop vite d’une étape à l’autre avant d’évaluer la compétence :

savoir calculer le périmètre d’un carré ou d’un rectangle : plusieurs possibilités : les essayer, voir celle qui convient le mieux pour la choisir ( si passage par le demi-périmètre bien le faire « vivre » aussi car certains problèmes l’utilisent dans l’énoncé, on a revu la petite fourmi à cette occasion ….)

savoir présenter ses calculs ( ou les indiquer correctement dans un tableau lorsque l’exercice est donné sous cette forme sachant que ce n’est pas le plus simple pour Léo…). On peut adapter le support en prévoyant la place pour les calculs intermédiaires, sans faire de tableau ou en l' »améliorant » visuellement ( comme on le ferait dans d’autres disciplines)

savoir convertir des mesures (du point de vue  » technique » mais aussi dans le choix de l’unité ). Là aussi on peut adapter le support en mettant en relief les unités de mesure, en laissant à disposition et à portée de main le tableau de mesure de longueurs  et la fiche pour les conversions dans les opérations

dans les problèmes :

  • bien comprendre l’énoncé et la question déjà au niveau du vocabulaire ( la longueur du grillage pour clôturer un champ, la longueur du terrain et sa largeur …..)
  • et surtout vérifier , avant tout calcul, si les mesures sont données dans la même unité

Il me semble donc qu’un travail sur la stratégie est nécessaire . Voici une possibilité que je vais essayer de mettre en place pour Léo  :

img284 img285

D’ailleurs cette fiche évoluera rapidement avec seulement 3 étapes :

img286

et puis , rien de tel que la « fréquentation » de ces problèmes pour « automatiser » la stratégie, juste un peu de temps … mais cela devrait aller vite … on y reviendra car on passe déjà à autre chose alors que Léo n’a pas encore essayé la fiche méthode , mais elle est prête ….

des schémas pour une(des) stratégie(s) de résolution de problèmes de transformation

à partir des problèmes de transformation (s)

  • Actuellement , Léo a à sa disposition un schéma pour les problèmes de transformation . Cela correspond à une stratégie utilisable pour 3 types de problème :
  1. rechercher l’état final ( le plus facile)
  2. rechercher l’état initial
  3. rechercher la transformation

Voici donc son schéma à 1 transformation : réalisé en vertical , sur les conseils de son orthophoniste (notion d’espace et de temps) avec utilisation des couleurs vert (au début) et rouge (à la fin) mais aussi avec une flèche de chaque côté pour utiliser la réversibilité des opérations ( un article à ce sujet ici).

situation initiale

  • A partir de ce schéma, en voici un 2ème , qui fait appel à 2 transformations . Cela correspond par exemple à une stratégie de recherche du nombre pensé , ce nombre ayant subi 2 transformations avant d’obtenir un résultat. Voici un exemple « Louise a choisi un nombre. Elle ajoute (ou enlève) un nombre au nombre pensé puis elle le multiplie par un autre nombre.Retrouve le nombre auquel Louise a pensé. »

img087

Un exemple réalisé avec la fiche à partir de l’énoncé suivant : « Louise a choisi un nombre. Elle ajoute 10 à ce nombre puis elle le multiplie par 2 .Retrouve le nombre auquel Louise a pensé. » ( attention : l’exercice étant fait dans un tableau, nous avons pris la peine auparavant de faire trouver un énoncé pour que Léo puisse l’imaginer dans sa tête ).

Avant d’utiliser la fiche , nous avons « manipulé » la situation à l’aide de 2 boîtes et de 3 couvercles : ici en images :

1- On installe la situation : 3 couvercles [de gauche à droite : AVANT ou nombre pensé en vert, au milieu, à la fin ou nombre obtenu en rouge] et 2 boîtes pour les transformations     [ + 10 et  X 2]. On écrit les nombres donnés au bon endroit dans l’ordre : ? (ou rien) sur le premier papier, 10 dans la 1ère boîte, rien dans le papier blanc, 2 dans la 2ème boîte et 44 sur le papier rouge

P1060473

2- On part de la fin ( nombre connu) et « on remonte » : la transformation X2 va devenir : 2

P1060474

3- On a donc notre nombre du milieu 22 et on remonte encore : la transformation +10 devient – 10

P1060475

4- On trouve alors le nombre pensé , c’est le nombre de départ 12

P1060476

Même travail avec la fiche , en images aussi :

P1060469 P1060470 P1060471 P1060468

Remarque : Le problème rencontré ici par Léo est de faire l’opération 22 – 10  car , il voit 10 – 22 , donc il a préféré poser l’opération ( on a aussi dessiné , on a essayé d’imaginer dans la tête …) à travailler encore …on va  peut être repasser par la manipulation …

Intervention de Fantadys à la Journée des Dys de l’Ecole d’Orthophonie de Lyon

Le 04 octobre dernier, nous avons assisté à la Journée des Dys organisée par l’Ecole d’Orthophonie de Lyon en collaboration avec DFD01 (Dyspraxie France Dys)

IMG_5670 sur le thème de LA DYSPRAXIE

IMG_5671 IMG_5666

Plusieurs conférences  ont eu lieu le matin avec notamment la présence d’une neuropsychologue qui a présenté les troubles dys et la dyspraxie,

IMG_5674

mais aussi un orthoptiste qui a présenté son rôle dans la prise en charge de la dyspraxie.

IMG_5679

Nous avons également découvert l’existence de la fondation Ove Delta 01, qui est un service d’évaluation, de soins et d’accompagnement pour des enfants et adolescents de 4 à 16 ans présentant des troubles spécifiques des apprentissages multiples et/ou sévères (dysphasie, dyspraxie, déficit de l’attention, trouble de la mémoire, dyslexie, dysorthographie,dyscalculie).
IMG_5680

puis nous avons pu écouter les témoignages de jeunes dyspraxiques, comme Romain Blachier, 37 ans et Manon, 15 ans, accompagnée de sa sœur Caroline qui ont parlé de la dyspraxie et de ses conséquences dans la vie quotidienne.

IMG_5689IMG_5684

Des moments riches en émotions mais aussi des messages porteurs d’espoir et de réussite comme le prouvent Romain Blachier, avec son statut d’Ajoint au Maire à la Mairie de Lyon 7ème, sa carrière dans le numérique et ses cours de communication dans une école de marketing, ou encore Manon qui a vraiment assuré pour venir nous parler de son handicap, avec assurance et détermination !

L’après-midi, des ateliers interactifs ont été mis en place avec l’intervention d’ ergothérapeutes, de psychomotriciennes, de l’association Dyspraxie France Dys et de Fantadys !

Toutes les 30 minutes, nous avons donc accueilli différents groupes (étudiants, parents, enseignants…) et nous avons présenté le travail que Mamie Sylvia réalise pour l’adaptation de livres et exercices . Nous avons mis en avant l’importance des adaptations pour l’élève dyspraxique. Ce qui nous a été difficile, c’est de tenir « le timing » car on en avait toujours plus à dire que ce qui pouvait tenir dans la 1/2 heure  et nous n’avons pas pu vraiment faire des « échanges » avec les participants. Finalement , c’était notre 1ère intervention avec un public …..

Voici la présentation complète en format .pdf :

journée_des_dys presentation_conf_orthoCOMPLETE

Merci encore aux étudiantes pour leur accueil et l’organisation de cette journée mais aussi à Elise Brohard de DFD01 pour nous avoir permis de participer et de présenter notre travail.