Vocabulaire et « art » : suite de notre carnet

Nous vous avions déjà présenté notre carnet de vocabulaire ici . Le vocabulaire est toujours quelque chose nécessaire à travailler afin que celui-ci ne soit pas une entrave à la compréhension, quelle que soit la matière. C’est quelque chose à voir au quotidien( si le temps nous le permet !). Voici à nouveau quelques ajouts  :

Famille de mots, préfixes, suffixes

  • les préfixes et les suffixes : à partir de la carte des mots de la même famille (la carte faite en CE2 est  (carte n° 5 ,d’après une idée de Lutin Bazar) que j’ai modifiée, nous avons regardé de plus près le radical ,les préfixes et les suffixes pour créer des nouveaux mots ( nouvelle carte ci-dessous).

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  • Quelques étiquettes plastifiées pour matérialiser , visualiser avec les couleurs, manipuler , créer des mots d’une même famille :

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  • en regardant le travail de Lala ici (Methodoc, livrets interactifs) et de la classe d’Irys là (docs à télécharger ici ), nous avons fait des « petits accordéons » sur les principaux préfixes et suffixes avec la signification de chacun d’entre eux :

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télécharger sous word préfixes et suffixes carnet

Les expressions imagées

  • Nous commençons à exploiter un livre très drôle « Mes grands parents sont timbrés » que j’ai offert à Léo ( bien sûr , en tant que mamie !).

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  • Au fur et à mesure, nous allons ajouter des expressions avec leurs 2 illustrations. Ce sera l’occasion pour Léo d’écrire l’expression « à la main » , je noterai la signification à l’ordinateur.
  • en images, la première : tomber dans les pommes

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On va essayer de regarder , de compléter ( même à l’oral, sous forme de devinettes et de jeux) notre petit carnet régulièrement …..

Des problèmes résolus pour apprendre à résoudre des problèmes : un essai

probleme Solution - Business Concept

La résolution de problèmes me semble être un point incontournable dès l’école primaire et , finalement, l’école consacre-t-elle suffisamment de temps à cet apprentissage ?

Comme c’est un sujet qui m’a toujours passionnée , j’ai cherché beaucoup de documents sur internet et surtout sur les blogs la classe de Mallory et Lalaaime sa classe, 2 enseignantes de cycle 3 , qui ont mené des réflexions particulières sur la résolution de problèmes et qui mettent en place des aides pour tous.(d’ailleurs, ce sont des blogs à visiter régulièrement tant les idées sont géniales,ils sont dans notre page « liens » depuis longtemps)

Chez Mallory, l’idée d’un classeur de problèmes de référence résolus m’a particulièrement intéressée . Elle écrit sur son blog :

« … pour permettre de formaliser les procédures mises en oeuvre pour résoudre un problème…. Le but est que les élèves assimilent des procédures efficaces et aient des problèmes références pour chacune des situations rencontrées. » .

C’est une démarche à laquelle j’adhère totalement , valable pour tous les enfants , et particulièrement pour les enfants Dys qui ont besoin de structurer leur pensée et leur raisonnement .

Mallory a créé une fiche type pour les problèmes de références (ici) ainsi qu’une banque de problèmes (ici) « pour s’entraîner en lien direct avec chaque problème de référence. » En m’inspirant de ce travail et en sachant que ce type d’ « outils » nous manque pour Léo , je commence un porte-vues de problèmes résolus avec quelques variantes :

  • Je vais essayer de partir sur 2 axes : celui  de la thématique (déterminer si c’est un problème d’années (âge, durée) ou bien un problème de prix , de longueur …. ) mais aussi sur celui du type de problème ( en me servant de la « classification » de Gérard Vergnaud : composition de 2 états, transformation d’un état, comparaison d’états … ici des documents très intéressants utilisés depuis longtemps déjà )
  • J’ajouterai les outils déjà mis en place (tableau de conversion, schéma – même si ce n’est pas encore très courant chez Léo -, fiche méthode …. )
  • Voici donc un premier « jet » que je vais essayer avec Léo en lien avec les derniers problèmes qu’il a faits en classe et en remontant aussi à ceux faits depuis le début de l’année et/ou ceux qui …. lui ont posé problème …… Thématique : problème d’âge, d’années, de durée, type de problèmes : comparaison d’états ( recherche de l’un des états / recherche de l’écart, de la comparaison …) mais gardons bien en tête aussi toutes les phases nécessaires et déjà installées ( lecture, compréhension , les images que l’on se fait , les gestes … tout ce qui a été construit en amont et qu’il est nécessaire de relancer à certains moments…)

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Il reste à expérimenter, à modifier sans doute…. puis à créer une banque de problèmes ( et utiliser celles qui existent déjà dans les différents blogs ) …. enfin,  à suivre car ce n’est que le début d’une longue recherche …..

 

de belles lettres …. quand on aime écrire : vous avez dit « écrire »?

IMG_1044 Vous avez dit « écrire » ???? Oui c’est bien ça ! Nous avons suivi la proposition de la coach qui suit Léo concernant l’écriture : une rééducation de plus ?????? Nous avons eu un peu de mal au début mais finalement c’est la motivation de Léo qui l’a emportée (comme d’habitude!) et les résultats sont là , en images !

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(Attention au texte recopié : phrases du livre « Mes grands- parents sont timbrés » …. pour comprendre les expressions imagées !) un « élève » appliqué et HEUREUX ! : IMG_1043

C’est vrai que nous nous sommes posées beaucoup de questions avant de démarrer ce travail :

  1. une rééducation de plus ? ça va faire trop ? Finalement non
  2. et c’était peut être le BON MOMENT ? Sans doute !!!!
  3. une méthode « sans lever le crayon », avec des interlignes de couleurs …. un cahier spécial fourni par la coach : finalement Léo a très vite automatisé l’écriture de chaque lettre individuellement (selon la progression établie) même s’il travaille encore sur du 6mm.
  4. un gros avantage : Léo avait une très bonne tenue du crayon depuis toujours
  5. et si au bout du compte , Léo n’y arrive pas , comment va-t-il le prendre ? un nouvel échec? Il a réussiil s’est fait confiance car sa coach lui a fait entièrement confiance. Il fallait voir sa tête le jour où la coach lui a dit que ,de tous ses patients ,personne n’avait réussi aussi bien et surtout aussi rapidement que lui …..
  6. Va-t-il laisser tomber son ordinateur ? NON , mais ça nous en avons discuté tout de suite avec lui .Son écriture actuellement n’est pas « efficace » au sens qu’on l’entend en milieu scolaire , par contre, sa frappe est très rapide et lui libère de l’attention qui lui permet de se corriger « en direct ». Cette écriture-là est celle du plaisir, sans stress de l’exercice à finir dans les temps , c’est comme une sorte « d’art » à mes yeux  ….
  7. Alors , à quoi cela va-t-il lui servir ? Plusieurs réponses possibles :
  • Léo a un goût prononcé pour le papier, les pages de manuels (moins pour les romans) (et aussi bien sûr pour « faire comme ses camarades », ça encore , sa différence n’est pas entièrement acceptée)
  • Mais aussi pour l’écriture ( un grand courage aussi tout le temps même s’il est fatigué il dira qu’il peut tout écrire en assurant que ça ne le fatigue pas !) , écrire des textes aussi est une activité qui lui plaît (ne serait-ce qu’inventer une phrase avec une consigne « grammaticale » par exemple, ou une phrase pour s’entraîner à écrire ).
  • Une fierté immense d’avoir réussi quelque chose qui lui plaît ( car il se met la barre très haute et ne se satisfait jamais de quelque chose d’imparfait). J’ai vu cette fierté dans ses yeux lorsqu’il va montrer ces lignes d’écriture à sa maman, ou que son papy le félicite . A quelque part aussi, un gain sur l’estime de soi …. non négligeable
  • Par ailleurs, Léo a besoin de passer par l’écrit (et par sa main) pour mémoriser (ainsi il a toujours appris ses mots d’orthographe en les écrivant à la main et non en les épelant, même si en classe il les tape à l’ordinateur, mais il a fallu insister ….)
  • et puis, l’écriture n’est-elle pas un levier « dans le cerveau » pour créer d’autres liens ?

La méthode d’écriture qui lui a été enseignée depuis novembre 2014 ( au rythme d’1 heure tous les 15 jours sans compter les vacances et quelques entraînements à la maison -pas toujours respectés d’ailleurs en raison du rythme scolaire!-) lui a permis d’apprendre (ou réapprendre) à écrire toutes les lettres (le z en cursive qu’il avait remplacé depuis longtemps par le Z si présent en conjugaison, le y, le r …) en respectant tous les critères.Il vient seulement d’apprendre à les « attacher » les unes aux autres car FINALEMENT c’était ça LA difficulté majeure et c’est LUI qui un jour m’a dit « je ne sais pas comment faire pour attacher les lettres ». Et là , la coach a pris ce problème en main, en une séance c’était réglé et c’est parti naturellement ….. Il y a encore quelques jours , Léo avait encore tendance à beaucoup « appuyer » lorsqu’il écrivait mais en cette fin de vacances où il a écrit tous les jours une phrase (parfois 2) durant la 2ème semaine, et au crayon à papier, beaucoup de choses ont évolué , notamment les arrondis (liens entre v et e ou u ….) . Je n’oublie pas de corriger immédiatement , de lui redire s’il hésite pour attacher un b, un v…. et lorsqu’on a un doute, il redemandera à sa coach début mai. Surtout ne pas installer d’erreurs et conserver la « rigueur / la procédure » intacte.

Autres remarques : Pour aller plus loin , nous sommes de plus en plus convaincues qu’il faut sortir de ces « chemins généralement déconseillés » chez un enfant dyspraxique :

  • ne peut pas (ou ne pourra pas ) lire l’heure (Léo la lit ( la voit) dans sa tête mieux que sur les horloges dessinées sur les manuels et fait les équivalences moins 10, moins 5 avec 50 et 55, lui donner plus de temps , le laisser réfléchir sans stress est déjà une solution)
  • ne peut pas (ou ne pourra pas) écrire ( on a démontré le contraire ci-dessus même si ce n’est pas terminé mais c’est en très bonne voie : à nous ensuite d’utiliser ses compétences à bon escient : une petite phrase pour la fête des mères , un mot court , une courte poésie ou ce qu’il veut finalement ……)
  • ne peut pas (ou ne pourra pas) connaître ses tables de multiplication ( Léo les sait grâce à un stage fait avec son orthophoniste )
  • ne peut pas (ou ne pourra pas) se servir d’un dictionnaire « papier » ( Là aussi, un travail sur l’attention et le dictionnaire avec son orthophoniste lui a permis de se débrouiller avec son dictionnaire MAIS si c’est pour faire une recherche longue et chronométrée il devra prendre son dictionnaire numérique – à travailler là aussi pour utiliser les nombreuses possibilités que cet outil peut offrir)
  • ne peut pas (ou ne pourra pas) faire des sports collectifs,nager, faire du vélo, faire ses lacets , du ski , …..( à ce propos , Léo a voulu essayer le snowboard: il s’est rendu compte malgré sa grande motivation que c’était ACTUELLEMENT , au-dessus de ses forces et a de lui-même arrêté le cours auquel il participait au bout de 3 jours ….mais il se laisse la possibilité de retenter l’expérience aux prochaines vacances d’hiver …..et il lui reste toujours le ski , activité qu’il réussit très bien !)

…… Peut-être faut-il prendre le problème autrement et « oser » , « écouter », « essayer » , utiliser la motivation de l’enfant , contourner l’échec et le transformer en expérience positive …. Tout en connaissant les limites , en choisissant lorsque c’est nécessaire l’efficacité (mais une efficacité comprise et acceptée par l’enfant) car si au bout de chaque ligne ci-dessus on utilise seulement le mot efficacité , on entre à nouveau dans un cercle d' »impossibilités » …..

addition ou soustraction de décimaux : un gabarit

Voici un gabarit très simple pour effectuer des additions ou soustractions de décimaux ( jusqu’aux centièmes , cela me semble suffisant mais on peut toujours ajouter des colonnes !) :

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et un autre pour une addition de 3 nombres :

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à télécharger ici sous word operations decimaux gabarit

Remarque 1 : Concernant les multiplications avec des décimaux , nous conserverons le gabarit ordinaire de la multiplication (à 2 ou 3 étages) , pour celles à un seul chiffre , Léo n’a plus besoin de gabarit ( il peut aussi les faire en ligne) : il n’aura plus qu’à appliquer la règle et surtout à bien placer sa virgule (y penser et la recopier au bon endroit) .

Remarque 2 : Concernant les euros, un autre gabarit que nous avons utilisé :

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Finalement, sans s’en rendre compte des opérations sur les décimaux ont déjà été faites dans les problèmes de monnaie !

et enfin nos anciens gabarits sur les opérations d’euros ici utilisés en CE2.

Fractions et décimaux : passer de l’un à l’autre

But : passer de la forme « fraction » à la forme « nombre décimal » et bien sûr dans les 2 sens , tout un programme qui nous attend à la rentrée des vacances. En amont, j’ai donc essayé de réfléchir à ce passage ( et si possible sans la droite graduée qui n’est pas pour Léo un outil d’aide). De plus, Léo a eu la chance de faire un stage sur ce sujet le 1er jour des vacances !

d’abord comprendre (ou vérifier si tout est bien compris/ relancer)

  1. reprise des cartes mandalas  faites sur certaines fractions ( pour réactiver la notion de fraction non revue depuis longtemps finalement!). On reprendra aussi l’image de la fraction ( la main et les ciseaux, les fameux ciseaux à ièmes))   img294
  2. et celles sur le dixième ( on pourra en réaliser d’autres , plus simples aussi ou à partir de celle-ci )
  3. retravailler le vocabulaire mathématique de ces notions : écriture fractionnaire, écriture décimale, écriture en lettres ou chiffres : ci-dessous une fiche aide :

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jouer avec la calculatrice

  1. faire des essais de calculs et voir les résultats donnés ( les noter sur une feuille)

création d’un outil pour faciliter le passage d’une écriture à l’autre (sans oublier de faire mémoriser les différentes colonnes : de gauche à droite : centaines,dizaines …. millièmes)

En reprenant le tableau des nombres décimaux (ici) , voici un outil supplémentaire utilisable dans les 2 sens  (avec des fractions décimales ) :

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téléchargeable sous Word tableau décimaux et fraction decimale

Mais nous n’échapperons (malheureusement) pas aux droites graduées car elles sont dans (tous ou presque tous) les manuels scolaires ! Un petit tour sur le Matoumatheux les nombres décimaux ici CM1 et même en CM2 (le jeu des familles ici ) peut aussi être bien utile !

à suivre ….

Un livre pour semer le bonheur, Fantadys soutient #leprojetfou

logopourpenser2013orange250x87__019126100_1207_11072014Les Editions Pourpenser, je vous en ai déjà parlé sur le blog. C’est le coup de cœur de la famille Fantadys : des livres pour penser, des livres jeunesse qui abordent les thèmes de l’amour, du vivre ensemble, de l’épanouissement, de la confiance, du bonheur, de la différence, des émotions, des peurs, de la famille…autant de sujets qui amènent à la réflexion, la discussion, qui créent du débat. Ces histoires ne sont que des graines et il était temps pour cette maison d’édition différente de semer plus largement ces belles idées et ces graines de questionnement. Alors…un projet est né, en peu de temps, un projet un peu fou mais tellement évident et logique : un livre pour partager le bonheur. Et pour réussir ce pari fou, ils ont besoin de nous, de vous, parce qu’ ensemble on peut semer des milliers de graines d’idées ! Parce qu’ensemble on peut propager le bonheur autour de soi ! chgidprojetfou__041359200_1234_09042015 Ce projet c’est tout simplement un petit livre, à tout petit prix issu de la réflexion de 20 co-auteurs (Laurent Gounelle, Catherine Dumonteil-Kremer, Christine Lewicki et bien d’autres), des belles plumes avec de belles idées qui vont donner le sourire à chaque personne qui recevra ce livre positif et joyeux ! A distribuer autour de vous, aux écoles, aux associations… Pour contribuer à ce projet pas-si-fou, c’est par ici. Déjà plus de 70% financés avec plus de 3500 contributeurs de bonheur !

A vous de semer maintenant pour faire naître des sourires !

Les fonctions de l’adjectif : attribut , apposé ou épithète ?

Nous avions parlé récemment de l’attribut du sujet (ici). Maintenant il s’agit de travailler sur les différentes fonctions de l’adjectif , notamment attribut et épithète ( nous mentionnerons quand même l’adjectif apposé pour savoir qu’une 3ème fonction existe pour l’adjectif : le souci principal est d’installer directement le tout pour avoir une vision globale ).

Tout d’abord, revenons un peu sur la nature et la fonction d’un mot .( Là aussi il me semble important de donner les termes exacts et en amont mais par manque de temps et une certaine fatigue ,nous regarderons cela pendant les vacances qui arrivent )

J’ai préparé des post-it à ranger dans 2 colonnes : soit il s’agit de la nature d’un mot, soit il s’agit de sa fonction . Les mots seront dans de courtes phrases . Dans ma tête , voilà où j’aimerais aller :

  • la nature d’un mot : c’est ce qu’est ce mot, tout seul, sa carte d’identité, la classe grammaticale à laquelle il appartient , elle ne change pas, on peut la trouver dans le dictionnaire . Un mot n’a qu’une seule nature.
  • la fonction d’un mot : pour parler de fonctions, il nous faut une phrase : la phrase organise les mots entre eux, les liens entre ces mots sont les fonctions .C’est le rôle , le métier du mot dans une phrase donnée. La fonction varie avec les autres mots de la phrase. Donc un même mot peut avoir des fonctions différentes selon la phrase.
  • En images :

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Revenons à la fonction des adjectifs . Léo a choisi l’adjectif magnifique .Nous l’avons manipulé en écrivant des phrases différentes. L’adjectif magnifique s’est retrouvé soit épithète ( petite astuce « é » de « à côté » donc « épithète ») soit attribut et j’ai ajouté une phrase où il était apposé : observation de la (ou des) virgule(s).

Voici un mandala simple que nous avons créé :

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Pour la fonction attribut du sujet, nous avons conservé la même façon de faire que dans le recto de la carte mentale sur l’attribut :

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Pour la fonction épithète : on s’appuie sur la position « à côté » et on souligne le nom par exemple : des chats adorables.

Il restera encore à travailler sur les accords , et surtout à prendre cette « attitude orthographique » soit en premier jet ou en 2ème , trouver un moyen pour automatiser une relecture efficace et autonome ( car Léo sait parfaitement se corriger mais il est encore nécessaire  de lui dire de se relire, de vérifier , de pointer l’erreur …. )

à suivre donc …..

La guerre de 100 ans en carte

juste une petite carte aujourd’hui sur la guerre de 100 ans …..

La guerre de 100 ans F

remarque : une correction est à apporter sur la branche n° 5  avec les dates …. merci pour la remarque envoyée

Les Loups Bleus, la ligne de vêtements fun pour les enfants extraordinaires

J’ai découvert par hasard le projet d’une « special mother », une maman qui a créé il y a quelques années sa petite entreprise

loups bleus Les Loups Bleus, la première marque de vêtements funs pour les adolescents et les enfants handys. 

Les Loups Bleus c’est la ligne de vêtements spécialisée, ergonomique, colorée et ludique pour des Enfants Extraordinaires.

Quelle belle idée ! 

Effectivement il n’existait pas sur le marché des vêtements à l’image de ces enfants. Avec cette marque, on retrouve un univers coloré et ludique, des modèles astucieux et fonctionnels, le tout fabriqué dans des tissus naturels qui respectent la peau des enfants mais aussi leur sensibilité à certaine matière.

La créatrice de ce concept a lancé il y a quelques semaines un projet sur Kiss Kiss Bank afin de participer au salon Autonomic Grand Ouest à Rennes, les 1 et 2 Octobre 2015. Pour vous permettre d’en savoir plus et de mieux connaître la créatrice et ce que propose sa marque de vêtements Les Loups Bleus, voici une petite interview :

Qui êtes-vous ?

Je me nomme Cécile Pouleur, je suis née en 1971 dans la banlieue parisienne. Maman de 4 enfants et créatrice de la marque Les Loups Bleus. Je suis également entrepreneuse. J’ai créé mon entreprise en septembre 2013.

Mon travail consiste à trouver des astuces pour créer un vêtement « normal » qui va faciliter l’autonomie et l’habillage des enfants qui vivent au quotidien, une motricité réduite ou très contrainte.

Vous avez imaginé, il y a quelques années, une ligne de vêtements funs et adaptés, Les Loups Bleus Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans cette aventure ?

Mon expérience de maman confrontée au désarroi de ma fille qui voyait son énergie stoppée par des vêtements qui n’étaient pas adaptés à sa volonté d’être autonome. Je voulais l’aider.

Je n’ai rien trouvé ni sur le web ni dans les catalogues. Des pantalons existent déjà mais ça ne l’aidera pas à se déshabiller, les capes sont couvrantes et permettent d’aller se balader, mais pas assez chaudes, pas colorées (à l’époque, depuis certains fabricants travaillent plus dans le couleur) mais car il y a toujours un mais, les manches sont trop larges, trainent sur les roues du fauteuil etc…

Je l’accompagnais dans chacune de ses séances de rééducation, chez tous les praticiens, ergothérapeute, kinésithérapeute, orthoptiste, psychomotricien et de retour à la maison l’un des premiers gestes du quotidien, « se vêtir » devenait le premier obstacle de la journée à franchir.

Un jour j’ai décidé d’apprendre et de changer cette étape !

J’ai voulu lui permettre de participer le plus possible à tous les gestes qui lui seraient possible de réaliser.

Dans les hôpitaux et les structures d’accueils, les CAMPS, à l’école, je rencontre d’autres parents qui sont confrontés aux mêmes problématiques que nous et à beaucoup d’autres. Je discute avec les enfants, parfois c’est compliqué, le langage verbal est difficile pour certains d’entre eux. Et je découvre des dizaines d’enfants, comme ma fille ! Des enfants joyeux, espiègles qui se cachent, se poursuivent en fauteuil, se disputent, se confient à leur copains, rêveurs, des enfants avec des personnalités uniques!!

Pour être unique et affirmer sa personnalité rien de mieux que des vêtements qui vont valoriser l’image de soi.

Voilà, ils sont nombreux à vouloir que le regard ne s’attarde pas sur leur passage, mais sur leur cape rose à petits pois ; sur leur pantalon baggy et leur sweat « tête de mort »

Quels types de vêtements trouve-t-on dans votre boutique ?

Dans la boutique on va trouver des modèles qui vont développer l’autonomie dans l’habillage

  • Tee shirt évolutifs
  • Tee shirts devant derrière qui permettent aux enfants dys de se repérer un peu plus aisément
  • Chemisettes et chemisiers aux ouvertures aimantées
  • Pantalons et robes zippés
  • Pantalons aux ouvertures de braguette entièrement aimantée
  • Capes couvrantes qui permettent aux enfants de se déplacer en fauteuil sans se salir les manches.

Limiter les manipulations contraignantes d’habillage et déshabillage qui se répètent plusieurs fois par jour, chez les praticiens, avec l’utilisation du matériel, des coques, des attelles, des chaussures orthopédiques.

  • Des tuniques aux encolures larges, manches raglan qui limitent l’amplitude des mouvements
  • Capes qui prennent en compte le matériel de rééducation, d’orthopédie.
  • Des pantalons aux ouvertures rapides, totale pour faciliter les changes sans manipuler, soulever le bassin

Faciliter l’habillage en limitant le nombre de manipulation pour l’enfant et le soignant.

  • Teeshirts
  • Chemises
  • Tuniques
  • Chemisiers
  • Pantalons ouvertures totales et tailles réglables
  • A l’ouverture au dos fermé par des velcros discrets

Les tailles sont alors complètements modifiées. Les gabarits prennent en compte les corpulences plus timides que les enfants du même âge tout en gardant les longueurs des bras et des jambes dans les tailles ordinaires

Et j’en oublie sûrement !

Existe-t-il des aides financières pour les enfants à la MDPH ?

Oui, bien sûr, ces vêtements sont aussi des aides techniques qui sont conçues pour s’adapter au matériel orthopédique. Leur conception, dès le patronage en fait un vêtement avec un but précis développer l’autonomie et valoriser l’image de soi tout en conservant l’image normale d’un produit ordinaire.

Les MDPH participent donc à l’achat de ces modèles. Cela varie selon le taux de prise en charge de l’enfant.

Pourquoi avez-vous lancé un appel aux dons via Kiss Kiss Bank ?

La marque est jeune et a donc besoin d’être connue. Les professionnels de soin, les revendeurs, les familles sont présentes sur les salons.

Participer à ce salon va permettre de créer des partenariats, et de développer la médiatisation nécessaire à l’information pour remonter jusqu’aux intervenants, à l’entourage des enfants et des adolescents.

Et pourquoi pas bien sûr, retrouver les Loups Bleus directement en boutique, chez un diffuseur de matériel médical, par exemple, permettrait aux parents et aux enfants d’apprécier de retrouver les modèles du site dans une proximité immédiate.

Kisskissbanbank est une plateforme qui assure aux contributeurs un versement en toute sécurité de leur donation en contrepartie d’objets, de produits conçus par le lanceur de projet. Grâce à la participation de dizaines de personnes des projets innovants, sociaux, créatifs vont se développer dans l’intérêt commun.

Pour voir tous les modèles proposés, vous pouvez aller faire un tour sur la boutique Les Loups Bleus et pour participer à ce chouette projet c’est par ici !

 

 

Les DYS, rééduquer ? contourner ? Se poser les bonnes questions au bon moment ,Conférence du 26 Mars , DFD 01

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Nous avons eu le plaisir d’assister à une conférence préparée par DFD 01 à Bourg , le jeudi 26 mars dernier.

Docteur S.Gonzales à gauche, Mr et Mme Brohard à droite :

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  1. Elise Brohard, la présidente de l’association DFD 01 a présenté la FFDYS et DFD.
  2. Puis c’est Manon, une ado dyspraxique qui a parlé de sa dyspraxie « rééduquée » : un témoignage très touchant et aussi plein d’espoir !

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3.  Nous avons eu la surprise de voir (en avant première) un petit film Dyspraxie, le parcours du combattant (téléchargé sur le site de DFD) :« Ce film que l’association DFD a fait réaliser présente la dyspraxie au travers du regard de spécialistes et de personnes porteuses de ce trouble. Le fil rouge en est le parrain de Dyspraxie France Dys, le chanteur Renan Luce. »

4.  Le Docteur Sybille Gonzales nous a livré quelques réflexions autour de la rééducation. Difficile pour moi de faire un compte-rendu mais j’ai noté quelques points  : se poser les bonnes questions au bon moment ???????

  • rééduquer / remédier / restaurer ?
  • les troubles de la cognition : lorsque la prise en charge est nécessaire pour plusieurs fonctions : quel( s) choix ? quelle priorité ?
  • quand et comment (s’) arrêter en rééducation ?
  • comment évaluer l’efficacité des traitements : à quel niveau ? répercussion dans la vie personnelle et sociale….
  • Pour traiter, il faut une meilleure compréhension des pathologies, de la physiopathologie des dys

5.  Enfin, ce fut le tour du Docteur Alain Pouhet, qu’on ne présente plus ( médecin en SESSAD et formateur , son site est à regarder « sans modération » – une mine de renseignements et d’aides – ) et il est  passionnant à écouter.Là aussi, je suis tellement à l’écoute que je ne peux faire un compte-rendu .Et même après avoir visité son site maintes fois, c’est un plaisir de l’écouter « en vrai » !

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Pour Mr Pouhet, il y a une note d’espoir dans la situation des écoles actuellement mais  un travail de formation est encore à faire : des enseignants aux maîtres référents, IEN ASH , AVS, en passant par les médecins scolaires pour bien faire comprendre les troubles spécifiques des DYS . Expliquer comment , en dépit des attentions , des aides, ces troubles sévères et persistants mettent l’enfant en situation de « handicap scolaire ».

Quelques problèmes ou questions abordés :

  • mesurer la rentabilité de la prise en charge : L’enfant doit disposer d’emblée d’outils efficaces pour compenser les siens défaillants. Un projet thérapeutique évolutif est nécessaire (bilan initial, bilan diagnostique / rééducation puis bilan d’évolution / compensation ). se poser la bonne question au bon moment : la rentabilité de la prise en charge?

Une remarque d’Alain Pouhet à ce sujet (après sa lecture de l’article) : J’ai oublié de vous parler de la double tâche ( illustration dans la vidéo « C’est pas sorcier » par exemple ): au cours du bilan d’évolution, on peut mesurer la non -rentabilité de la rééducation si la situation de handicap perdure car l’enfant reste en situation de double tâche en permanence quand il doit utiliser des outils qui ne sont toujours pas fiables et non automatisés. La compensation va permettre de lui donner des outils rentables pour compenser les siens.

 

  • renseigner les enseignants : donner les infos utiles, les partager( les points forts, les points faibles) , connaître le profil cognitif de l’enfant , définir quel est « l’outil scolaire » qui ne va pas …..
  • et si on mettait en place une différenciation pédagogique inclusive ? c’est-à-dire finalement une sorte de « facilitateur pour tous » .Voilà ce que j’ai lu en retournant  sur le site d’Alain Pouhet  :« Celui qui a besoin de photocopies des cours , d’oralisation des consignes écrites, de pouvoir lire les consignes oralisées par le professeur, de consignes plus courtes et simplifiées, d’un cadre d’enseignement favorisant l’attention, de supports visuels plus clairs, d’un tiers-temps supplémentaire, d’un temps de réflexion avant de composer… peut bénéficier, qu’il soit un élève dys- OU PAS d’une différenciation pédagogique inclusive., utile à TOUS. » et j’ai glané encore quelques informations sur un document canadien que l’on peut télécharger  à la suite de son article ici ou directement ici sur Alberta Education « Faire une différence, la différenciation pédagogique » . On peut lire en tout début d’ouvrage :  « La différenciation pédagogique offre la possibilité de créer un milieu d’apprentissage qui permet de maximiser cet apprentissage et d’augmenter les chances de réussite pour tous les élèves, peu importe leur niveau d’habileté ou leur base de connaissances »  (traduction libre) McQuarrie, McRae et Stack-Cutler, Differentiated Instruction: Provincial Research review  …… « La différenciation pédagogique permet aux enseignants de rejoindre tous les élèves…. et tous les élèves tirent profit des stratégies de différenciation … »  Et ça c’est une chose à laquelle je crois très profondément et que je continue à comprendre chaque jour !

Voici donc quelques idées que Mr Pouhet  nous a proposées  :

– code couleur pour les différentes matières (pour tous les enseignants, dans les différentes matières)

– faciliter la compréhension orale (donner la consigne écrite aussi)

– faciliter la compréhension écrite ( oraliser les énoncés)

– rédiger les énoncés scientifiques/mathématiques sans complication de phrases

– donner des supports (tables …)

ordinateurs dans les classes à disposition des élèves

cahier/classeur de référence

45 minutes pour un contrôle par exemple pour tous

instaurer un temps de réflexion de 5 minutes avant de démarrer un travail

plus de temps : le bac en 2 ans ….

……

Les mêmes en carte mentale …..( pour ceux qui s’y retrouvent mieux !)

outils pour tous

  • Un  ouvrage très intéressant S’adapter à tous les élèves DYS ( nous en avions déjà parlé ici « Ressources livres n° 5 » car c’est un livre que j’ai beaucoup lu et relu) , un autre petit ouvrage Le cerveau de l’apprenant ( rubrique : « Ressources livres n° 9 » téléchargeable ici) .Enfin un autre à paraître chez Retz « Difficultés scolaires ou troubles DYS, repérer, comprendre, aider «  ( co-écrit avec son épouse Mme Michèle Cerisier-Pouhet) dans peu de temps (on surveille !)

Difficultés scolaires ou troubles dys ? : repérer, comprendre, aider - Michèle Cerisier-Pouhet

Encore merci à Elise Brohard (et sa famille si investie que je salue au passage) et DFD 01 pour cette très belle soirée !