des mots pour encadrer un nombre ou plusieurs façons de dire la même chose

En CM1 , nous avions travaillé l’encadrement de nombres à l’aide des (nombres) gendarmes (article ici). Cette année, nous avons ressorti nos gendarmes mais c’est plutôt du côté vocabulaire qu’il a fallu revenir sur cette notion :

  1. Nous avons repris quand même ce qu’est « encadrer » un nombre (c’est encore à préciser)
  2. J’ai préparé des petites fiches récapitulant 3 façons de dire la même chose (on pourra les continuer et même parler d’encadrement au dixième, centième au moment venu sur le même principe…. ).Voici donc les 2 premières en images :

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à télécharger sous word , 4 fiches : Des mots pour Encadrer des nombres

Aujourd’hui , nous  nous sommes penchés sur ces fiches puis entraînés un peu ( mais un mercredi après-midi entre la classe le matin, le psy l’après-midi , les trajets pour s’y rendre, les autres devoirs et le foot  à 17h ! …. ce sera à revoir dans les prochains jours ! ). Les fiches seront à ajouter à la boîte à outils de Léo .

Des outils pour travailler la mobilité ou flexibilité mentale … et pourquoi pas pour tous?

Charge-mentale[1]

Suite à une discussion avec l’orthophoniste de Léo, j’ai voulu écrire cet article . En effet la question que je lui ai posée était la suivante : « Je sens Léo un peu « perdu » dans les exercices de transformation d’un texte : par exemple passer un texte au présent , comme si l’accès à la réponse n’était pas toujours possible , lui posait un problème et qu’ensuite il était même capable de changer le temps et donner une réponse au passé composé , ou d’écrire la même chose …. bref, malgré l’adaptation à l’ordinateur, on ne résolvait pas le problème …. alors que le présent est un temps bien connu en CM2.  » Je me demandais s’il ne fallait pas passer par l’étape de surligner le verbe , d’écrire son infinitif (ou du moins se le dire….) …. mais, finalement est-ce que je prends le problème dans le bon sens ????

La langue française est une langue « vivante » (qui bouge, qu’on manipule, qu’on fait varier ….) et à l’école un des objectifs est de le montrer en pratiquant par exemple des transformations de texte : passer un texte à un autre temps, à une autre personne, en changeant le sujet (en le mettant au féminin, au pluriel …) …. Des tas de transformations qui vont permettre de manipuler, voir, observer et  finalement comprendre le fonctionnement de notre langue.

MAIS a-t-on mis en place , en amont, les stratégies qui permettront à l’élève d’aller chercher ( et trouver ) sa réponse ? Et c’est peut-être bien là que se trouvent les solutions au problème ? Car c’est bien de cette flexibilité ou mobilité (« mentale ») dont il est question [et particulièrement de son manque] , bien cachée sous des réponses parfois « bizarres » ou du moins inattendues . Car si on considère qu’on travaille cette flexibilité dans un autre domaine par exemple en apprenant les tables de multiplication non pas dans l’ordre mais dans plusieurs sens [ 3X4 = 12, 4X3 = 12, 12 c’est 4X ? , 12 : 4 = ? , …, ce qui a parfaitement fonctionné chez Léo], n’en serait-il pas de même pour le fonctionnement de la langue ?

Petit rappel de la définition de la mémoire en gestion mentale « anticiper l’imagination d’avenir » , en d’autres termes et dans la pratique : « Qu’est-ce que je vais pouvoir faire de cette info à un autre moment, à un autre endroit ? « , apprendre à se projeter (merci à l’orthophoniste de Léo pour ces précisions !)

                                19[1]

Par ailleurs, en regardant à nouveau la méthode OhOh (dont nous avons parlé ici et ) parmi les conseils méthodologiques dans « les dictées variations » on peut lire :

« Amener les enfants à se poser systématiquement ces questions : Qu’est-ce qui change lors de variations et pourquoi ? Qu’est-ce qui ne change pas lors de variations et pourquoi ? »

(on est bien dans le même sujet de ces stratégies à mettre en place et ce travail s’effectue sur 5 années en primaire et en début de collège.)

Que pourrait-on faire en amont ?  Voici quelques pistes très simples quand on apprend le présent par exemple :

  • on peut partir d’un verbe et demander de le conjuguer à des personnes différentes,
  • ou avec des sujets différents (sing ou plur, masc ou fém ) ,des GN, des pronoms sujets ……
  • ou d’écrire ce verbe dans une phrase interrogative ou négative
  • mais aussi de le mettre à un autre temps ……..
  • et surtout de comparer / observer les verbes [certains sont des « copieurs »(il choisit au présent comme au passé simple mais il a choisi ou il choisissait) ….] ,
  • s’interroger sur ce qui change ou ne change pas ….bref , comprendre ce qui se passe dans notre langue pour pouvoir utiliser nos connaissances dans d’autres situations

Tous ces petits exercices permettent de développer la flexibilité et c’est une sorte « d’entraînement mental » bien utile (pour tous….) voire indispensable . C’est peut-être une base d’apprentissage de stratégies qui permettra ensuite seulement à l’apprenant de trouver (ou retrouver) sa réponse en se posant les bonnes questions, et en « ouvrant les bons tiroirs » …..

Je me suis dit que nous avions un peu travaillé cela l’an dernier dans l’apprentissage de chaque temps mais seulement dans des phrases et non dans des textes , et jamais dans des transformations sur le temps (donc pas de retour sur ce qui était appris avant). Nous allons donc ressortir nos fiches d’entraînement de conjugaison (voir l’article « La flexibilité mentale : des petits trucs pour la travailler, un exemple en conjugaison »)  et essayer de repartir sur l’entraînement de cette flexibilité , en toutes disciplines …. une des clés de la réussite ??? J’en suis personnellement convaincue ….

 

 

 

Produit, quotient, diviseur, facteur …. du vocabulaire autour des opérations (2)

Pour continuer l’article « Autour du vocabulaire sur les opérations(1) » dans lequel nous avons abordé l’addition et la soustraction, voici sur le même principe 2 mandalas sur la multiplication et la division.

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à télécharger sous Word mandala voc multiplication mandala voc division

Attention : une petite erreur de signe sur le mandala division (corrigée ce jour dans les docs à télécharger)(merci à nos amis canadiens!)

Je vous invite à nouveau à faire un tour sur le site du petit roi sur le travail de ce vocabulaire et y piocher des exercices permettant de bien installer tous ces mots .

On y trouve même des exercices permettant de distinguer facteurs et termes et d’autres qui entraînent plus particulièrement sur les mots de la division (dividende, diviseur, quotient et reste).

Pour reparler de ces fameux mots « qui s’emmêlent » dans les énoncés et pour adapter les exercices qui les utilisent , j’ai repris la fiche « un exemple en étapes » (à retrouver ici) mais avec le mot « produit » .

Calcule le produit de 7 et de la somme de 3 et 6 ( ou le produit de 7 par la somme de 3 et 6 )

  • Lecture avec un surligneur et un crayon à papier : que dois-tu calculer ?
  • un produit : on surligne , on peut préparer le signe X pour la réponse au-dessus
  • de quoi et de quoi ?( ou de quoi par quoi ?) on souligne ces petits mots au crayon
  • on entoure les facteurs de ce produit : 7 d’une part et la somme de 3 et 6 d’autre part
  • on peut maintenant écrire l’opération en ligne et la calculer. Ci-dessous un essai en image :

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à télécharger sous word ecrire en calcul une expression en lettres methode 2

Remarque : après cette réflexion, il me reste à refaire les adaptations de 2 exercices du livre de maths (où je noterai la démarche à suivre comme un « guide » de réflexion dans une tâche relativement « complexe » MAIS je ne serais pas étonnée d’apprendre que les autres élèves de la classe butent (au moins un peu) sur ce genre d’exercice pas si simple en CM2 !

Se relire (4) ou comment adapter la grille de relectures à celle de la classe ?

On en est toujours dans la recherche d’un outil de relectures efficace , notamment pour la dictée qui cette année fait partie d’un rituel . Après un premier essai (ici) , le système « porte clés en 5 étapes » a facilement été adopté par Léo . Il n’a d’ailleurs pas eu longtemps besoin de l’ « outil »( matériel) car la procédure a été rapidement automatisée.On a respecté l’ordre ( vite mémorisé) et le fait de faire ces 5 relectures une phrase après l’autre . Cela peut paraître long mais finalement efficace .

Outil de relectures de dictée n°1 :

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Après discussion avec l’orthophoniste de Léo, on aurait pu aussi « installer » une phase de relecture « yeux fermés » et peut être « en différé » où on imagine la situation , où on voit dans sa tête les liens entre les mots, où on donne encore plus de sens au texte (exemple : les sols ornés de mosaïques, les murs recouverts de fresques peintes ). Difficile peut être d’installer ce temps en classe , et même ce retour « différé » sur son texte MAIS on peut toujours utiliser cette technique à la maison , lors de la correction .

La maîtresse a proposé une grille de relecture en classe et nous avons donc essayé de l’adapter à la procédure déjà mise en place en ce tout début d’année pour Léo . Quelques aménagements donc quelques différences m’ont paru nécessaires :

  • conservation du système porte-clés ( le geste , le mouvement qui facilite le changement d’étapes ou qui permet de mieux l’automatiser)
  • suppression des nouvelles images de la classe (pourtant bien gaies et amusantes) et conservation des pictos déjà utilisés (éviter la distraction par les images ou dessins)
  • conservation du titre « mots liés » plus parlant pour Léo que Groupe du nom
  • conservation de l’étape 1 : « mots oubliés » (non présente sur la fiche classe mais encore indispensable à Léo dès le départ pour ces quelques petits mots qu’il est certain d’avoir écrits le plus souvent d’ailleurs) et report de la « ponctuation » en étape 6 (alors qu’elle est en étape 1 dans la fiche classe ) (pour Léo c’est une activité plus « facile », moins coûteuse en attention , donc plus justifiée en fin de tâche et aussi déjà placée à la fin de notre première grille)
  • ajout de 2 étapes « les homophones »  et  « -é ou -er? » (et suppression de celle des mots difficiles)
  • quelques aides / généralités données sur la fiche classe ont été ajoutées (ce qui a demandé de passer dans le format des mémos pour avoir un outil toujours clair)
  • un autre détail : report du titre de l’étape à accomplir également en bas de la page

En images, le nouveau relecture mémo , en 6 étapes cette fois :

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à télécharger ici relecture memo1 relecture memo2

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Remarques :

  1. On l’utilise déjà , on s’arrêtera au fur et à mesure pour observer les aides et les étapes ajoutées selon les besoins et les erreurs constatées.  On part au moins sur une relecture guidée et active .
  2. Il me reste encore à trouver ce qui est le plus efficace pour Léo : corriger directement sur l’ordinateur (donc faire toutes ces étapes principalement avec ses yeux) ou sur le papier imprimé ( matérialisation des liens, écriture de V sous le Verbe …… )
  3. et surtout savoir comment il procède en classe : s’il tire sa dictée à l’imprimante AVANT d’effectuer une relecture active ( ce qui laisserait 1 à 2 minutes de temps) et surtout est-il capable de prendre ce temps sans retomber dans le piège de l’impulsivité ?…..

Mots de base et petits codes de la géométrie

Encore du vocabulaire : tous ces mots assortis de codes qu’il va falloir connaître … ou (re)connaître …. un démarrage un peu rapide pour Léo surtout sous l’angle du vocabulaire …… mais on va s’accrocher !

Une leçon dense ….. transformée en carte mentale de 3 branches : le point, la droite et le segment . Nous avions déjà fait des cartes mentales sur « les droites » (ici) et sur le segment (et son milieu) ici et  . Cette fois , il s’agit d’avoir tous ces mots en une seule vue d’ensemble .

les mots de la géométrieF

à télécharger en pdf les mots de la géométrie

Remarque : la cage et le ballon sont les 2 astuces de l’ergo : cage pour le segment et ses crochets, ballon qui roule pour la droite et ses parenthèses (déjà 2 obstacles à surmonter) sans compter qu’on passe aussi en écriture « script majuscule » et que les droites avec leur « petit d », d’ ou d1  »  vont aussi nous jouer des tours . Voilà encore des difficultés « graphiques » cachées sous des notions de géométrie qui vont encore demander une attention particulière à  l’enfant dyspraxique …….

Puis pour apprendre cette leçon et s’entraîner à reconnaître les différents codes , voici quelques petites questions , et des « devinettes » à  faire dans les 2 sens d’où 2 types de questions en images :

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à télécharger (sous word) Des codes et des mots en géométrie exos

Termes, somme, différence …. un peu de vocabulaire autour des opérations (1)

Maths et vocabulaire autour des opérations : Faisons le point en CM2 tout d’abord sur l’addition et la soustraction

1er point : connaître le vocabulaire : somme, différence, écart, termes…..

Quelques idées en « mandala » ou en « linéaire » pour l’addition et la soustraction

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Pour manipuler tous ces mots et s’entraîner, des exercices très intéressants chez le petit roi (à télécharger ici)

2ème point : et quand tous ces mots s’emmêlent ……. comment procéder ? problème de lecture et/ou de planification de la tâche à effectuer , du « comment je vais m’y prendre » ?

Ainsi comment résoudre ce type d’exercices ( au programme du CM2 et surtout du collège …. en 6ème, en 5ème ?):

« Calcule la somme de 8 et de la différence entre 6 et 3

  • Lecture avec un surligneur et un crayon à papier : que dois-tu calculer ?
  • une somme : on surligne , on peut préparer le signe + pour la réponse au-dessus
  • de quoi et de quoi ? on souligne ces petits mots au crayon
  • on entoure les termes de cette somme : 8 d’une part et la différence entre 6 et 3 d’autre part
  • on peut maintenant écrire l’opération en ligne et la calculer. Ci-dessous un essai en image :

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D’ailleurs, rendez-vous à nouveau sur le site du petit roi et tout ceci est parfaitement expliqué en images ( j’ai remarqué que nous partons souvent d’une manière analogue, les difficultés que ces enfants nous posent nous obligent à prendre le problème autrement et avec une autre logique !)

On pourra s’entraîner également sur des phrases du type  « calcule la différence entre 6 et  la somme de 8 et 3 ? » (attention quand c’est une différence à calculer , le 1er terme doit être le plus grand) et constater que les résultats sont différents …..

Remarque : cette leçon de « vocabulaire mathématique » n’a pas encore été abordée en classe , j’ai essayé d’anticiper pour réfléchir en amont et réagir rapidement pour bien fixer ces mots « de maths » du point de vue langagier

à suivre : un article similaire autour du vocabulaire lié à la multiplication et à la division ainsi qu’à l’utilisation des mots « terme » et « facteur »

Un conte du pourquoi en carte ou comment soutenir la lecture du soir

Dans la nouvelle école de Léo, la lecture est très présente . Une lecture du soir avec différentes consignes selon les jours est  donnée (un même texte est donc travaillé 4 fois).

C’est  par un conte du pourquoi (appelé aussi conte étiologique ou explicatif ou conte des origines) « Comment il poussa une bosse au chameau » que cette activité a démarré . J’ai d’abord, à la demande de Léo, adapté le texte et nous avons commencé en lisant un peu à tour de rôle ( même si ce n’est pas dans la consigne, on a besoin de fonctionner ainsi tout en allongeant le temps de lecture de Léo, tout au moins lors de la première lecture du texte). Afin de soutenir cette activité et aider Léo à s’organiser dans le déroulement de l’histoire et pouvoir ensuite la résumer, nous allons travailler sur une carte mentale (qui ne sera complétée qu’après la lecture de la 2ème partie) tout d’abord en rappel de la lecture de la 1ère partie.

Voici le déroulement prévu sur une page double de classeur , avec des étiquettes ,des post-it et des feutres :

  • Carte en 3 parties qui suivent le « schéma du conte », donc 3 branches. Voilà comment elle lui sera présentée ( nous avons déjà travaillé de cette façon lors de lecture de romans les années précédentes) :

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en détails pour la 1ère séance avec cette carte :

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  • Lors de la dernière séance de lecture de la 1ère partie , sur des post-it , Léo devra compléter les branches 1 et 2 ( la branche 2 sera à terminer après la lecture de la suite du texte)
  • Puis , après le 2ème jour de lecture du texte 2 (suite et fin de l’histoire) nous complèterons la carte . J’ajouterai le nom de ce type de texte (ou plutôt de conte) et nous collerons cette étiquette au-dessus du titre.

Parallèlement, nous allons vérifier la compréhension de certains mots et/ou expressions utilisés dans le texte (fiche de vocabulaire ci-dessous) et, si le temps le permet, pour travailler « le ton » , nous pourrons écouter la version complète de l’histoire en musique d’Elodie Fondacci

et/ou regarder la vidéo (incomplète mais amusante) de Ciné Fête ci-dessous

et/ou pourquoi pas lire cette histoire en version BD ( à rechercher dans ce pdf ici pages 42 à 44……) ? Juste une question de temps ….. toujours …..

fiche de vocabulaire :

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Décomposer un nombre entier : 4 méthodes … et une adaptation ….

Pour décomposer un nombre entier, cette année , 2 méthodes ont été présentées avec 2 manières possibles dans chaque méthode :

  1. méthode chiffre par chiffre : on va s’occuper de chacun des chiffres qui composent le nombre
  2. méthode par classe : on va regarder le nombre par classe (classe des unités , des mille, des millions , des milliards en somme « par paquets de 3 chiffres »)

une carte mentale pour essayer d’y voir plus clair et le tableau de numération toujours à portée de main (même si Léo n’a pas toujours besoin d’écrire à l’intérieur, il y prend quand même des infos):

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à télécharger en pdf ici décomposer un nombre entier F

Remarques :

  • Il m’a semblé encore utile de rappeler à Léo de bien lire le nombre (dans sa tête ou en chuchotant) car ce sont des indices « auditifs » mais ce n’est pas vraiment « son choix »
  • Sa préférence va vers la décomposition avec multiplications (dans les 2 méthodes) même si parenthèses et signes + (surtout oubli possible même si dit oralement) sont « coûteux » , et qu’il est obligé de recompter son nombre de zéros (même si le petit trait qu’il trace l’aide)
  • Pour la méthode par classe , il a besoin d’écrire le mot en lettres (milliards millions ou mille) au fur et à mesure de la décomposition ( branche n° 3).
  • Mais des problèmes subsistent , même si Léo corrige « par-dessus » (ce qui rend encore moins « lisible » son travail) : il nous faudrait donc pour adapter un travail d’écriture d’une décomposition penser à :
  1. utiliser une feuille en format paysage , avec 2 lignes prévues pour chaque décomposition et espacer avec le nombre suivant ( travail le plus clair possible « visuellement »)
  2. préparer pour la décomposition de type 2 ou 4( avec les multiplications) les signes graphiques : les parenthèses et les signes X et + [ nous savons qu’il sait faire ( c’est vite vérifié sur une seule décomposition) MAIS que le coût est trop élevé , que le travail sera peu clair , qu’on va mettre un temps fou pour s’assurer que c’est juste ( le trait qui sépare les classes parfois peut nous gêner, les zéros qu’il est certain d’avoir espacés au bon endroit mais qui pour un œil « non averti à la dyspraxie » sont espacés « bizarrement », sachant qu’en plus il est obligé de les vérifier – un de plus ou un de moins est monnaie courante alors qu’il vous maintient qu’il a bien écrit ce qu’il fallait ….., et s’il fait toutes ces vérifications , quel temps cela lui prendra-t-il?), que les parenthèses sont souvent doublées et pas dans le bon sens …., aucune clarté pour la relecture (inutile de lui demander de faire une relecture sur ce type de travail à moins de passer par l’oral)
  3. limiter la quantité de nombres à faire !
  4. avoir le tableau de numération à disposition

Bref on peut tout à fait comprendre qu’un enseignant au bout de la 25ème copie , s’il tombe sur la sienne, ne pourra pas prendre le temps de tout vérifier ( le temps que je prends pour essayer de comprendre (et observer) ce qu’il faut faire pour compenser … est très « coûteux » en attention )

illustrations en images :

1- feuille faite ce matin (en ma présence) : décomposer 3 730 217 ( de 2 manières différentes) : Léo a choisi la méthode avec les multiplications (de type 2 et 4)

img618 Et OUI !C’est effectivement juste mais , il faut avoir l’œil et cela demande un effort d' »attention » . Là , on part d’un document non adapté , feuille A4 , format portrait ( pour rappel, Léo a fait le choix des maths à la main, cela est nécessaire pour lui pour réfléchir). On remarque , entre autres, les parenthèses, les traits entre les classes, les zéros barrés …..Et là, il n’y a eu qu’un seul nombre à faire !

2- décomposer avec les 4 méthodes : essai de document adapté MAIS il a manqué de place (donc 2 lignes complètes sont nécessaires) et le résultat n’est pas très lisible : Léo préfère écrire au stylo et barrer que gommer ( encore un autre geste , peu précis , qui parfois gomme aussi ce qu’il ne fallait pas, cela lui prend du temps et surtout  le « coupe » dans sa réflexion …) Et OUI , les maths à l’ordinateur auraient aussi des avantages … Patience ….. Voici la feuille entière :

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Il faudra au correcteur un peu de temps pour « décripter » : en « zoomant » : chiffre par chiffre méthode 1 : la 2ème ligne est écrite au-dessus (manque de place!) mais le travail est juste …

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puis chiffre par chiffre , méthode 2 : là aussi c’est exact (même si ça donne mal aux yeux !)img621

décomposition par classe Méthode 1: un trait pour séparer la classe des millions et l’écriture du mot million dessous, idem pour la classe des mille. J’ai aidé un peu pour que Léo visualise bien la classe , on a même remis le tableau de numération sous les yeux et réécrit le nombre . ET méthode 2 , décomposition plus simple avec les multiplications pour Léo.(là aussi , le support adapté demande à être plus « espacé »)

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Bon, une fois qu’on a fait ce travail , difficile de s’entraîner avec un autre nombre , à moins d’y revenir à un autre moment …. mais c’est le week-end et Léo a aussi besoin de décompresser et de jouer ! On y reviendra peut-être dans la semaine avec un support adapté du type suivant par exemple  …. :

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à télécharger sous Word decompose exo adapté

Se relire (3) : à l’école , as-tu appris à te relire ? (discussion avec une collégienne)

J’ai eu une discussion fin août avec une collégienne (qui entre en 5ème) , très bonne élève, sans aucun trouble DYS ….

relire

Pour toi , c’est quoi « se relire ? »

  1. relire une leçon : quand on l’a mal apprise, il faut la relire
  2. se relire quand on a fait un exercice et que quelque chose est faux
  3. relire quelque chose d’écrit en vérifiant tous les caractères (ou critères ?) par exemple pour une carte postale : vérifier l’adresse, à qui elle est envoyée, le sujet abordé ou pour une rédaction : vérifier les critères (exemple : les personnages, le temps demandé) et vérifier l’écriture s’il n’y a pas trop de fautes d’orthographe

A l’école, as-tu appris à te relire ?

  1. A chaque fin d’évaluation, le prof dit « Relisez-vous » : c’est pour voir si on n’a pas de fautes, pour se rendre compte de l’erreur faite pour la corriger et pour ne plus la refaire

J’insiste alors : A l’école t’a-t-on donné des outils pour te relire ?

  • NON ,jamais .Je n’ai pas de méthode .D’ailleurs on se relit et parfois on ne remarque aucune faute

J’enchaîne : Que pourrais-tu faire l’an prochain pour te relire ?

Et là , les idées ne manquent pas !!!! (elle s’est placée dans le cas de la relecture d’une rédaction)

  1. prendre un crayon à papier , souligner ce qui est demandé pour vérifier si tout y est, si tous les critères sont respectés
  2. OU faire un tableau un peu comme ça avec les critères à cocher : personnages demandés, verbes /temps demandés, nombre de lignes, le sens (est-ce que je suis bien dans le sujet?)
  3. vérifier l’orthographe : la conjugaison l’accord sujet/ verbe (arrive en tête!) , les autres accords l’accord dans les GN et pour finir le vocabulaire (mots dont l’orthographe est à vérifier dans le dictionnaire si on peut l’utiliser!)

Finalement ,il serait intéressant de connaître les stratégies de relecture et peut-être y aurait-il de quoi faire pour aller vers une relecture organisée, proposée puis apprise (ou automatisée) . Il y a bien des stratégies de lecteur,  ne faudrait-il pas penser aussi aux stratégies de relecteur ? 

[merci Lucie pour le temps que tu m’as consacré !]

Lecture : comment adapter une évaluation « diagnostique » ?

En ces temps de rentrée, l’évaluation diagnostique est bien sûr sur tous les tableaux (dans tous les sens du terme!) MAIS COMMENT FAIRE ?

Nous nous retrouvons tout de suite dans le vif du sujet et plusieurs obstacles (souvent prévisibles) sont à surmonter (ou du moins à essayer de surmonter) en tenant compte d’une part :

  • du changement d’enseignant et de la priorité donnée dans le projet d’école au niveau de la lecture (sur l’apprentissage des stratégies de lecteur et l’amélioration de celles-ci)

une évaluation diagnostique _examen_s pour comprendre et améliorer les qW4tCMvTgnt7Jzdnirq31MAcUcs                                                  (image trouvée sur le blog de Sanleane)

  • du « poids de la 6ème » au bout de l’année avec ses demandes également en stratégies de lecture  …. compétences nécessaires pour le collège et au-delà

et d’autre part :

  • des constats faits en fin de CM1 et notés dans le PPS (quelques précisions en français, notamment en lecture ci-dessous)

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  • des « habitudes » d’adaptations (présentation, police , couleurs, consigne ….) déjà mises en place (Texte en 3 couleurs, police Arial 18 , et double interligne). Ainsi , le passage de la police arial 18 à l’ arial 16 n’est pas si facile que ça.
  • des modifications à apporter en « accord » avec Léo (sachant que l’on devra encore tâtonner , qu’on peut se tromper aussi …. / qu’il faudra lui montrer et lui expliquer les changements …. et tout ça en très peu de temps )
  • du souci de ne pas « suraider » mais aussi de ne pas « surhandicaper » l’enfant
  • de l’objectif que l’on se fixe (et qui soit réalisable) pour ce travail

Voici donc quelques difficultés qu’il a fallu résoudre :

  1. On pensait qu’un texte aéré dans une autre police mais en 14 avec interligne un peu plus « large » fonctionnerait : MAIS au bout de 2 textes lus ainsi, Léo a redemandé son texte « adapté » en arial , 3 couleurs ….. (je suis passée en arial 16 et ça a l’air de fonctionner en lecture, c’est moins le cas en dictée ou expression écrite où le 18 est nécessaire : Léo le modifie directement ou met le zoom … bref , il gère ce que l’adulte (en l’occurrence moi-même) essaie de modifier sans son accord !)
  2. La longueur des textes : jusqu’à présent, les lectures à la maison, se sont faites très souvent à 2 .Cela permet à Léo de « souffler » tout en continuant à comprendre le texte et garder l’histoire en mémoire. Il me semble que l’on va poursuivre ainsi en allongeant progressivement sa quantité de lecture « continue » . Un premier problème se pose : Comment faire pour adapter l’évaluation du point de vue de la longueur du texte ?

Propositions :

  • Si on conserve le même texte, peut -être le couper en 2 parties (pas forcément égales) pour faciliter la compréhension et permettre de « souffler » (matériellement des crochets [mot de départ  ….. mot de fin])
  • et/ou avoir recours à l’AVS (lecture à tour de rôle ) ?
  • Objectif : Installer progressivement une lecture en continue plus « longue » , en douceur si possible car cela demande beaucoup d’efforts …..

      3. Les questions sur les textes : Comment faire pour adapter l’évaluation du point de vue des questions ? J’ai repris ce qui avait fonctionné :

  • les questions sont données en amont et lues par l’enfant
  • éviter un trop grand nombre de questions à la fois
  • le texte (adapté) est alors donné avec la consigne écrite sous les questions : « lis le texte de [ …. jusqu’à ….] puis réponds aux questions »
  • nouveauté cette année : à la demande de Léo, les réponses aux questions seront faites sur papier , donc à la main ….. En fait, l’an dernier, les questions étaient présentées à l’ordinateur et il tapait les réponses. Cela l’obligeait à un aller-retour permanent feuille (texte) / écran (questions et frappe des réponses). On avait donc l’avantage de réponses lisibles mais l’inconvénient du coût « repérage spatial » . Cette année , nous verrons à l’usage (de toutes façons, le goût du papier est toujours présent chez Léo) ….  
  • un exemple (incomplet) en image :

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Finalement , malgré tout, plusieurs questions se posent et les réponses restent en suspens …. Nous faisons de notre mieux …..

  • est-il possible de faire une évaluation diagnostique (ici en lecture) en partant du même travail que celui demandé à la classe ?
  • Pourra-t-on en tirer des éléments fiables ?
  • Ou bien ne connaît-on pas le résultat d’avance ?
  • Peut-être aussi devra-t-on déterminer si une partie du « handicap » n’a pas été testée en même temps ?
  • Que doit-on privilégier dans ce type d’adaptation ?

En discutant avec mon frère (prof de Bio, qui est confronté à des élèves dys dans ses classes de lycée) , je retiens sa phrase : le problème est d’adapter le sujet en testant uniquement ce qui est à tester tout en compensant / réduisant / supprimant le handicap …… tout un programme!