Opérations et problèmes ou comment /pourquoi transformer une carte mentale

En classe, Léo a travaillé sur l’addition (puis la soustraction) à partir d’une carte mentale qui avait pour but de rappeler l’utilisation (le sens) de l’addition : « Je sais quand utiliser une addition » (idem pour la soustraction) .

Il y avait donc des exemples de problèmes très simples et illustrés au bout des branches. Cela était un peu chargé visuellement j’ai donc refait la carte avec les mêmes branches (dont une était réservée au vocabulaire : termes, somme….) sans les problèmes. Voici donc les 2 cartes :

L'addition

La soustraction

Remarque : j’ai ajouté une branche  « outil » avec l’image du schéma dans les problèmes de transformation d’un état qui aide bien à analyser la situation (c’est un outil que Léo a déjà utilisé l’an dernier voir article ici )

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Puis, j’ai écrit les problèmes sur des petits fiches (1/4 de A4) en laissant la place pour écrire l’opération et la phrase réponse. Léo piochera un problème, surlignera la question (en jaune) et les données nécessaires en bleu ( voir fiche résolution de problème ici). Une fois le problème résolu , il ira le placer vers la branche correspondante en argumentant son choix (retirer, calculer l’écart, ajouter ….) et dans la bonne carte mentale (addition ou soustraction).

2 exemples de présentation des petits problèmes :

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Ainsi : place du  1er problème au bout de la 1ère branche « réunir, mettre ensemble »  ( en raison de la simplicité de l’énoncé , on n’utilise pas l’outil schéma de transformation , mais celui-ci pourra nous rendre service lors de problèmes plus complexes où on part de l’état final et que l’on doit trouver l’état initial par exemple):

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Il me reste à fabriquer des pochettes où l’on pourra ranger les types de problèmes résolus selon ce qui est indiqué dans les branches . Peut-être sera-t-il nécessaire d’en ajouter ? de compléter certaines branches …..

La méthode ?  tout simplement bien lire le problème, réfléchir,  se faire une image de la situation puis voir , à l’aide de la carte, « de quelle situation ce nouveau problème peut se rapprocher ».

On rejoint donc , d’une autre manière, le travail sur les problèmes résolus – le classeur de problèmes résolus- (plusieurs articles ici ou ). Il m’a semblé intéressant de transformer cette carte mentale (sans parler de la légère adaptation) afin de la rendre  « plus active » et « évolutive » en la plaçant sous l’angle d’une aide à la résolution de problèmes .

D’autres cartes mentales plus « théoriques » à relire peut-être sur les mots des familles addition et soustraction (publiées ici) , des mots très importants dans la lecture d’énoncés …

mots et addition +FANT mots et soustraction -FAN

Termes, somme, différence …. un peu de vocabulaire autour des opérations (1)

Maths et vocabulaire autour des opérations : Faisons le point en CM2 tout d’abord sur l’addition et la soustraction

1er point : connaître le vocabulaire : somme, différence, écart, termes…..

Quelques idées en « mandala » ou en « linéaire » pour l’addition et la soustraction

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Pour manipuler tous ces mots et s’entraîner, des exercices très intéressants chez le petit roi (à télécharger ici)

2ème point : et quand tous ces mots s’emmêlent ……. comment procéder ? problème de lecture et/ou de planification de la tâche à effectuer , du « comment je vais m’y prendre » ?

Ainsi comment résoudre ce type d’exercices ( au programme du CM2 et surtout du collège …. en 6ème, en 5ème ?):

« Calcule la somme de 8 et de la différence entre 6 et 3

  • Lecture avec un surligneur et un crayon à papier : que dois-tu calculer ?
  • une somme : on surligne , on peut préparer le signe + pour la réponse au-dessus
  • de quoi et de quoi ? on souligne ces petits mots au crayon
  • on entoure les termes de cette somme : 8 d’une part et la différence entre 6 et 3 d’autre part
  • on peut maintenant écrire l’opération en ligne et la calculer. Ci-dessous un essai en image :

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D’ailleurs, rendez-vous à nouveau sur le site du petit roi et tout ceci est parfaitement expliqué en images ( j’ai remarqué que nous partons souvent d’une manière analogue, les difficultés que ces enfants nous posent nous obligent à prendre le problème autrement et avec une autre logique !)

On pourra s’entraîner également sur des phrases du type  « calcule la différence entre 6 et  la somme de 8 et 3 ? » (attention quand c’est une différence à calculer , le 1er terme doit être le plus grand) et constater que les résultats sont différents …..

Remarque : cette leçon de « vocabulaire mathématique » n’a pas encore été abordée en classe , j’ai essayé d’anticiper pour réfléchir en amont et réagir rapidement pour bien fixer ces mots « de maths » du point de vue langagier

à suivre : un article similaire autour du vocabulaire lié à la multiplication et à la division ainsi qu’à l’utilisation des mots « terme » et « facteur »