Range ta chambre ! ou la phrase injonctive

  1. Nous sommes partis d’abord d’une vidéo (ici) et d’un exercice sur l’impératif trouvé sur cette même page, puis en avons tiré quelques remarques qui pourraient se résumer sous cette forme ( prévision de carte mentale ) : la phrase injonctiveF

2. Nous avons essayé aussi de faire la différence entre phrase déclarative ( Il faut ranger ta chambre. Tu dois ranger ta chambre.) et injonctive ( Range ta chambre !). Le doigt qui pointe la personne à qui on s’adresse , ou le verbe dans la phrase injonctive , l’intonation aussi (en l’appuyant un peu) ont été des aides.

3. Nous avons aussi regardé cette vidéo sur Canopé sur la phrase injonctive ( il y a plein d’autres petites vidéos, drôles et intéressantes d’ailleurs).

4. Par contre , pour passer d’une phrase déclarative à une phrase impérative, on a essayé une petite astuce en posant la question  » Que dois-tu faire ?  » et cela n’a pas mal marché (surtout à la 2ème personne du singulier ).

Par exemple :

  • Tu dois ranger ta chambre.
  • Que dois-tu faire ? Ranger ma chambre.
  • Que va dire maman ?  Range ta chambre.

Remarque

  • Sans oublier de passer par la forme négative , l’interdiction ( Tu ne dois pas discuter. …..Ne discute pas !)

     5. L’exercice pourrait être adapté ainsi avec pour consigne :

Transforme ces phrases déclaratives en phrases impératives, accompagné de la bulle « Que dois-tu faire » :

img065

6. Voici la carte mentale élaborée avec Léo à la fin  . Il a écrit à la main ses propres phrases, a décidé de barrer le mot sujet puisqu’il n’y en a pas et 2 illustrations seulement : la main qui donne l’ordre et le panneau sens interdit pour l’interdiction . Je l’ai seulement tapée pour avoir une trace claire et ne nécessitant aucun effort de relecture.

la phrase injonctive F

 

temps simple ou temps composé ?

Cette année, Léo a travaillé sur les temps simples et les temps composés.Pour les reconnaître , cela ne paraît pas si difficile … encore faut-il bien distinguer le verbe                « complet  » dans la phrase et cela n’est pas encore bien installé ou du moins Léo n’a pas encore assez fréquenté ces « situations » de recherche sur la langue et n’a jamais appris le passé composé auparavant .

Pour retenir qu’un verbe conjugué à un temps simple n’a qu’un seul mot cela est facile (avec simple et seul) mais ensuite pour les temps composés ….

  1. Une première difficulté pour trouver le verbe dans sa forme complète : En partant d’un exemple : J’ai marqué un but : C’est le verbe marquer (tu veux dire marquer ou marqué ? car Léo commençait à indiquer seulement le mot marqué),  mais comment est-il écrit exactement dans cette phrase ?  » ai marqué  » ,  on voit 2 mots :
  • le 1er c’est « ai » l’auxiliaire  avoir
  • et le 2ème c’est « marqué » participe passé du verbe marquer
  • Le verbe marquer est donc conjugué à un temps composé

2. Une autre difficulté rencontrée : Il va marquer . 1 mot ou 2 mots pour le verbe ? Il a bien fallu spécifier que l’on ne s’occupait que des verbes conjugués pour déterminer si c’était un temps simple ou un temps composé, l’infinitif ne nous intéressait pas dans cette recherche.

3. Encore un autre piège : Il se promenait : c’est bien le verbe se promener , il a bien 2 mots ! Mais le 1er mot n’est pas un auxiliaire …. donc il est conjugué à un temps simple

4. Pour finir, une autre difficulté : lorsque les 2 parties du verbe conjugué sont séparées par d’autres mots exemple : Je n’ai pas encore marqué …..

Remarque : Il me semble que pour que cette notion soit claire , Léo a encore besoin d’effectuer un peu de « gymnastique » dans sa tête ….sans compter tous ces termes : temps composé, participe passé, auxiliaire, infinitif, verbe conjugué ….. à ne pas confondre ….. Il sera nécessaire de s’assurer que la consigne est bien comprise dans un exercice

En attendant, une carte mentale à retravailler sans doute ….

temps simple ou temps composé F

Les droites perpendiculaires

  • Partons d’abord de la définition : « 2 droites sont perpendiculaires quand elles se coupent en formant un angle droit. »

Un premier obstacle pour Léo , il y a 4 angles droits , il les voit, il les marque ……Nous avons donc (légèrement) modifié la définition (en nous inspirant de fiches de géométrie données en 6ème) : Deux droites qui se coupent en formant 4 angles droits sont des droites perpendiculaires. Là , on est plus près de la réalité perçue par Léo, une réalité observée sur le sol en carrelage par exemple et dans les exercices sur papier…..

Après un contact avec Jmlesmathsfaciles ( que je remercie encore beaucoup !), j’ai compris comment résoudre cette difficulté de codage. Elle m’a donné les astuces qu’elle utilise avec ses collégiens.Tout d’abord, faire observer que 2 équerres côte à côte forment un angle plat, soit 2 angles droits; si un angle est droit , les 3 autres le sont aussi (on le vérifie ) puis , partir du fait que les mathématiciens sont un peu fainéants : ils ont donc décidé de marquer un seul angle droit , puisque les 3 autres le sont aussi. Ces explications et vérifications ont tout à fait convenu à Léo et je pense que c’est bon pour le codage qui était l’obstacle actuel, c’est surtout clair dans sa tête ….. car il y a une explication……logique qui lui manquait !

  • Reconnaître des droites perpendiculaires

Cela ne lui pose pas de problème : avec son équerre à 2 couleurs qu’il déplace facilement on revient à ce qui avait été fait l’an dernier : reconnaître un angle droit. La fiche méthode est très légèrement remise à jour avec un rappel de définition (et du codage unique ):

pour reconnaître si 2 droites sont perpendiculaires

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  • Reste un autre problème à résoudre : tracer une droite perpendiculaire à une droite (d) et passant par un point A.

C’est là que cela se complique :

  1. si on utilise une méthode avec une règle et une équerre ( 2 outils … et un crayon …) : au moment où il faudra tenir d’une main la règle et l’équerre pour libérer la main qui trace , c’est très difficile ALORS que l’enfant a totalement compris ce qu’il avait à faire . C’est le problème de coordination manuelle qui arrive au premier plan.
  2. Si on utilise seulement l’équerre, du moins pour Léo, c’est correct mais il faut quand même déplacer l’équerre le long de la droite sans s’en éloigner , rencontrer le point A , ne plus bouger son outil et tracer avec l’autre main . Ce n’est quand même pas si simple et le résultat ne dépasse pas le « correct » avec indulgence. ça se gâte encore un peu pour rallonger la droite qui vient d’être tracée …..

Nous avons quand même fait une fiche méthode pour tracer une droite perpendiculaire à une droite donnée et passant par un point donné

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En conclusion, peut-être faudrait-il avoir en tête un objectif  précis qui pourrait se décliner ainsi :

  1. connaître la définition des droites perpendiculaires
  2. savoir coder l’angle droit
  3. savoir reconnaître un angle droit, des droites perpendiculaires
  4. à partir de là , cela dépendra de l’enfant et de l’aide que peut lui apporter l’enseignant ou l’AVS : savoir tracer un angle droit, savoir tracer une droite perpendiculaire à une autre et passant par un point donné ( il peut être aidé pour que l’outil ne bouge pas, il peut donner la consigne ….cela est variable ) ou il peut faire seul à sa demande et à l’enseignant de voir quelle est son exigence … connaissant les problèmes posés par cette manipulation , la motivation de l’enfant, son désir de réussite mais aussi en sachant que l’enfant se rend compte de sa réussite ou de son échec….

Par ailleurs , Jmlesmathsfaciles m’a conseillée une règle-équerre que nous allons expérimenter dès sa réception…. un seul outil …… à suivre donc ….

Le temps et l’Histoire : un panneau récapitulatif

ou les outils de l’historien ….. pour essayer de comprendre le passé

Un grand merci d’abord aux personnes des différents blogs sur lesquels j’ai pioché des idées , des images, des démarches afin de les adapter ( ou d’essayer de faire au mieux) pour Léo [ blogs d’enseignants  Lala aime sa classe, la classe de Mallory, Lutin Bazar ….. blogs de parents (Troubles neurovisuels, le petit roi) et ceux dont je ne me souviens plus ….], ceux qui nous suivent sur le blog et nous font partager leurs expériences, leurs astuces ainsi que l’orthophoniste de Léo bien sûr.

Ce souhait d’y voir plus clair et surtout de faire un « outil » réutilisable dans le temps    ( et dans les années à venir…) m’ a conduit à une présentation sous forme de panneau avec des pochettes à soufflet dans lesquelles sont glissées des fiches que l’on peut sortir à volonté , étoffer, modifier, supprimer ….

Certaines sont plastifiées ( notamment la pochette des frises car elles vont le plus souvent être sorties et manipulées, d’autres frises seront rangées au fur et à mesure …). Panneau à alimenter selon les besoins .Pour l’instant nous l’avons observé et Léo a lu tous les documents. Quelques termes sont encore à éclaircir ….. et quelques petits entraînements seront nécessaires (devinettes, questions, travail sur les dates , les siècles ….) avec le panneau sous les yeux tant que ce sera nécessaire et d’autres fois en le cachant !

Une vue d’ensemble d’abord

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puis l’intérieur de chaque pochette :

  • L’Histoire qui comporte 2 livrets : Qu’est-ce que l’histoire ? et Vocabulaire

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  • Mesurer le temps, Calculer des durées avec 2 intercalaires : matériel pour mesurer le temps et calcul de durées ( méthode )

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  • Les unités de temps et ses 3 fiches : calendrier , siècle et millénaire

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[2 méthodes pour trouver le siècle correspondant à une date : on verra celle qui fonctionne mieux ! (l’une est placée sous l’autre)]

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  • Une histoire des chiffres romains avec son petit livre (article ici)

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  • La frise chronologique avec à l’intérieur 2 fiches plastifiées  : définition et frise des 5 grandes périodes historiques

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Si certains documents peuvent vous être utiles , les voici à télécharger sous word (donc modifiables, il manque certaines images que l’on voit à l’écran mais ce sont des collages  [ manque de temps pour faire un travail plus « pro » ! car il faut aussi que je sois efficace ..] )

lapbook Calculer une durée, lapbook le siècle, LAPBOOK QU EST CE QUE L HISTOIRE2 LAPBOOK vocabulaire

Mesures de longueur (suite) : dam ou dm ? 1hm : c’est quoi exactement ?

ou quelques précisions sur les unités de mesure de longueurs…

Ce qui avait été bien acquis , c’était le tableau des unités plus petites que le mètre qui avaient bien été manipulées. Là , le tableau s’est agrandi et on se trouve à 7 colonnes (3 à droite du mètre et 3 à gauche) , un espace déjà plus difficile à gérer sans compter les mots décamètre (confondu avec décimètre) , hectomètre ( difficile à mémoriser surtout quand on ne voit pas ce que ça représente).

  1. Nous avons donc essayé de revoir ça avec toutes les astuces déjà données par l’orthophoniste et à partir du schéma suivant (du même principe qu’utilisé ici pour le litre) pour bien mettre en place ces unités. img009

Puis j’ai demandé à Léo de mettre sur un post-it à chaque unité ce que cela représente pour lui en dessin mais il a dit « non, j’écris… » (puis j’ai continué à faire sa secrétaire ….).

  • pour le mm : il a pensé à une mine de crayon et a montré entre ses doigts le minuscule espace que cela pouvait être (nous avons aussi regardé sur sa règle) et j’ai pris la photo
  • pour le dm : écartement du pouce et de l’index, vérification sur la règle et photo. Puis à table, en mangeant une raclette, il a eu une pomme de terre très « longue » et qui équivalait à l’écartement du pouce et de son index ce qui a valu la photo suivante. Et également l’iphone .
  • pour le cm : un petit carreau de chocolat ( qu’il s’est empressé de manger !!)
  • pour le m : l’écartement entre ses pieds lorsqu’il fait un très grand pas
  • pour le dam : dans le tableau, on a regardé qu’ 1 dam c’était 10 m : là la question était plus délicate : la table du jardin ? de la cuisine ? c’est vrai qu’elles sont grandes mais ne dépassent que très peu les 2m …. finalement la longueur de la piscine en imaginant les grands pas que l’on pouvait faire et les longueurs de bassin …..car il pleuvait…
  • pour l’hectomètre : un coup de fil à pépé pour vérifier la longueur du terrain de foot : pour les seniors on est dans les 100m donc 1 hm…. là c’est parlant : courir d’un bout à l’autre du grand terrain …..
  • pour le kilomètre ou plutôt les km , ce sont les distances en voiture par exemple Paris – Lyon

Ce qui a donné le schéma suivant une fois mis au propre avec les photos et les images. Nous y reviendrons bien sûr.

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2. Nous sommes ensuite revenus au tableau . Léo souhaitait faire des conversions mais uniquement du côté qu’il connaît (m, dm, cm et mm) . Je lui ai donc dit qu’à partir de maintenant c’est le grand tableau qui va être utilisé et même au collège…. ce qui est tout de suite « entendu » car son désir d’aller au collège est très fort….

Rappel du grand tableau  ( plastifié, format A4 paysage):

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et avec la flèche (plastifiée et patafix dessous pour pouvoir la déplacer et indiquer l’unité recherchée : ici le cm)

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  • C’est déjà plus difficile de se repérer dans ce grand tableau : il va falloir reprendre la flèche (plastifiée) qui aide bien à indiquer l’unité dans laquelle on va travailler ou convertir .
  • Même si Léo sait qu’il n’y a qu’1 chiffre par colonne , quelques hésitations ont eu lieu ( par exemple si on demande d’écrire 10 km , le 1 « sort » du tableau ….) ou bien 15 hm à bien placer …. mais cela s’est vite corrigé alors que c’était acquis dans le tableau à 4 colonnes précédent .
  • Pour aider aussi à l’organisation des conversions ( mettre dans la même unité, et avant tout choisir cette unité ….) , nous avons procédé par étape : lorsqu’il s’agit de calculs, d’opérations à faire sur des longueurs , on doit les mettre dans la même unité (la plus petite) donc : 1- chercher quelle est l’unité la plus petite ( regarder les unités indiquées et surligner la plus petite) , dans l’exercice adapté écrire cette unité dans la case prévue (je convertis en …..) 2- sous chaque mesure , écrire le résultat donné avec le tableau de conversion et noter l’unité 3- faire l’opération directement dans le tableau et reporter le résultat avec l’unité.

en image , un exemple d’exercice adapté : un rappel , puis pour le premier calcul  l’unité choisie est donnée ( il y a des km, des hm et des m : on regarde dans le tableau si nécessaire pour vérifier quelle est la plus petite des unités) , dans le 2ème calcul , la démarche est prête pour « soutenir » la technique jusqu’à ce qu’elle soit automatisée car  ce n’est pas la seule tâche à laquelle l’enfant dyspraxique visuo-spatial va être confronté, il y a encore ce fameux tableau de conversion à gérer !……

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et ce qui pourrait être une fiche méthode pour les opérations (ici des additions pour commencer) sur des longueurs, à voir ….et à tester … :

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ne pas oublier aussi les sources d’erreurs possibles ( on sera peut être amené à faire des modifications mais on peut toujours s’interroger puis vérifier ce qui marche ou non ….)

  •  faire prendre chaque mesure donnée en entier avant de la convertir
  • utiliser un surligneur pour voir les différentes unités et pouvoir faire son choix
  • changer de ligne dans le tableau quand on s’occupe de la 2ème mesure ( ce qui n’est pas toujours le cas surtout quand la 2ème mesure est composée d’unités supérieures ….) intérêt d’avoir 1 ligne sur 2 en couleur dans le tableau

ajout du 25/09/2014 : Remarque : ce soir, nous avons repris l’exercice car Léo pensait l’avoir échoué en classe (je ne lui avais pas présenté la démarche en amont). De lui-même ,avant de commencer sa conversion,il a entouré chacune des mesures en entier puis je lui ai demandé de souligner toutes les unités de longueurs  (de chacun des nombres) pour déterminer et choisir la plus petite des unités de longueurs (et non le plus petit nombre!).Il s’était interrogé aussi sur ce qu’il fallait écrire dans les cases : les nombres ou les unités de longueurs ? Cette fois il a eu la réponse et n’a eu aucune difficulté à refaire ce travail. Je pense que cela sera vite automatisé , nous avons manqué de temps pour installer la démarche en amont et , sans ce temps, ça ne peut fonctionner car Léo se posait  encore des questions , il a aussi besoin de passer par l’écrit pour automatiser une démarche. Il faut que tout soit clair dans sa tête . Nous reprendrons quelques opérations sur les mesures de longueurs dans le week-end si nous avons le temps ….car , en plus, les maths restent sa discipline préférée me semble-t-il ….

Histoire de comprendre le temps ou le temps de comprendre l’Histoire ?

Toujours ce problème de temps , pas seulement celui après qui l’on court mais celui du passé …. toute une « Histoire » …. Comment essayer de retenir l’essentiel sans se perdre ?

Tout d’abord ,

un grand merci à Lala qui m’a préparé des documents ( ici ) et dont je vous conseille l’excellent blog (lala aime sa classe) ….. dans toutes les disciplines  !

La frise chronologique

avant JC , après JC ? et sur la frise , c’est où ? Quels évènements se déroulent (se sont déroulés) en même temps ? Combien d’années se sont écoulées entre … et entre …? un va et vient spatio-temporel à donner le tournis ! Que de problèmes , que de stratégies à mettre en place à partir de la lecture d’une frise …..en peu de temps, cela me semble …insurmontable …. Un essai ci-dessous  :

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Les unités de temps

De la seconde au millénaire , un grand chemin à parcourir ! Un essai avec une pyramide sur les unités de temps  ( à télécharger ici pyramide du temps1 nouvelle pyramide car oubli de « la semaine ») …

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mais finalement je vais me lancer dans un lapbook   le temps et l’histoire…. à venir dans les prochains jours dans lequel je vais essayer de regrouper tous ces thèmes autour du temps.

les 5 grandes périodes historiques

Un retour sur la frise chronologique et un essai de synthèse sur les 5 grandes périodes historiques : 4 dates à retenir, 5 périodes, avec pour chacune le début et la fin.    ( frise réalisée avec l’onglet « frise » du ruban word du cartable fantastique) : ça c’est sûrement possible à mémoriser

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Finalement, je me pose toujours la même question : est-ce que l’école peut donner ce temps , ce temps pour tout installer, ce temps pour comprendre avant d’apprendre ?

AJOUT du 28/08/2018 :  frise en document Word (modifiable et mise à jour) à télécharger : frise 5 périodes

Histoire et chiffres romains (2) ou une histoire des chiffres romains

En allant chez l’orthophoniste cette semaine, les chiffres romains ont été abordés d’une autre manière ….. à partir de leur histoire …. ou comment contourner ( et même anticiper !) une difficulté avec ces signes.

J’ai assisté à la séance (à la demande de l’orthophoniste) et c’était génial ! Car lorsqu’on aborde le problème de cette façon ….. et bien il n’y a plus de problème ……Les notions s’installent différemment et Léo va rechercher dans sa tête ( et aussi avec ses doigts sur lesquels avaient été tracés les signes …. , en refaisant des gestes …) mais finalement sans appliquer une règle écrite puisqu’elle a été vécue et ressentie …

Ainsi écrire VI, VII ,VIII ou  XXI … n’étant pas un problème dès le départ pour Léo ( dans sa logique et son observation , inutile d’en tirer une règle) , l’explication du IV et du IX ( on enlève un doigt du V ou du X ) ont été les seules nécessaires. Léo a éprouvé le besoin d’écrire plusieurs fois ces nombres IV et IX ( sans qu’aucune demande ne lui soit faite).Nous nous sommes arrêtés à ces premiers signes des chiffres romains (les plus importants à connaître à mon sens )

Finalement j’ai mis par écrit cette petite histoire ( encore un grand merci à l’orthophoniste et à ses idées géniales !!!!) , telle qu’elle avait été présentée et réalisé un livret qui fera partie du lapbook de l’historien (à venir) .Le voici en images :

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et sous word ( modifiable et à télécharger histoire chiffre romain, histoire chiffre romain2)

 

Mesures et conversions

Cette année le travail sur les mesures de longueur a démarré rapidement . Pour Léo , il a fallu déjà se remettre bien « dans ses colonnes » m, dm, cm, mm alors que les km, hm, dam  faisaient leur apparition . Tout ceci avec des conversions au programme non seulement dans des comparaisons de mesures mais aussi dans les opérations.

Cet aspect des conversions n’est pas encore bien stable et il me semble qu’il va falloir voir cela par une voie légèrement différente.

L’orthophoniste de Léo m’avait parlé de la distinction « plus petit que » le m (adaptable aux autres unités de mesure comme le litre) qui va avec le décimètre, centimètre et millimètre ( le son [i], la bouche petite) et les « plus grands » que le m , décamètre, hectomètre, kilomètre associés à la grande bouche (que l’on ouvre pour prononcer le [a] ou le [o]. Voilà des détails qui font la différence et qui en général fonctionnent très bien avec Léo .

Voilà ce que cela pourrait donner avec les unités de capacités (sans le tableau de conversion mais pour déjà « sentir » comment fonctionnent ces unités autour de leur chef « le litre »)

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Ceci m’a conduit vers la réalisation d’une fiche ( à la fois explication et méthode) tout en reprenant la leçon donnée en classe pour que Léo intègre davantage le fonctionnement des conversions et sache retrouver ensuite seul la marche à suivre pour les effectuer, (ici pour les unités de longueur).

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Je compte reprendre ces 2 mêmes « procédés » pour les différentes unités de mesure… Il me reste à les construire ….et à ajouter ces nouveaux tableaux de conversion complets dans le mémo maths

Pour le mémo :

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Une possibilité pour les mesures de capacités ou contenances sur le même principe :

img994

Et aussi le tableau de conversion des longueurs ( complet et plastifié ) , il ne reste que la petite flèche à ajouter pour la déplacer selon l’unité demandée.

conversion longueurs TABLEAU

ajout 24/10/2014 : une fiche méthode pour l’addition de mesures de longueurs qui ne sont pas dans la même unité :

img011

Léo procède de la manière suivante :

  1. Il entoure les 2 mesures à ajouter
  2. Il souligne toutes les unités
  3. Il choisit la plus petite et l’écrit dans la case je convertis en ….
  4. Il fait dans son tableau la conversion de chacune des mesures et recopie sur sa fiche au fur et à mesure en écrivant  chaque fois l’unité choisie
  5. Puis l’addition (toujours dans le tableau)
  6. Il recopie son résultat , sans oublier l’unité

en images : Image1

Quand la phrase interrogative pose question ….

Depuis le CE2, la phrase interrogative est problématique ou plutôt la transformation d’une phrase déclarative en interrogative avec le sujet inversé : c’est là que ça coince un peu .

A y regarder de plus près, on peut aussi se poser des questions sur les exercices des manuels qui, une fois que les enfants reconnaissent une phrase interrogative parmi d’autres types de phrases, qu’ils savent mettre la bonne ponctuation ( et encore certains énoncés peuvent accepter plusieurs réponses !), il faut passer par la transformation de phrases déclaratives en phrases interrogatives . Et tout ceci sans aucun contexte , sans donner vraiment de sens à ce que l’on fait ….

Par exemple : transformer la phrase « J’ai 11 ans » en phrase interrogative , de 2 façons différentes . L’enfant doit produire : Est-ce que j’ai 11 ans ? puis Ai-je 11 ans ? Qui de nos jours emploie cette formule ? Et surtout , ne pas donner de réponse …… ça c’est difficile aussi à faire comprendre à ces enfants qui sont souvent dans le concret…. et une question attend toujours une réponse …..

Sans compter ce « est-ce que » pas si facile à écrire , la place du tiret, et des tirets ( du type Atil un cheval blanc ?), le t ( qui est là ou non ) , et la reprise du sujet par un pronom  ( Les enfants sont-ils rentrés ?)

  • Nous avons revu d’abord de façon simple , la phrase et les 4 types de phrases à partir de la leçon faite en classe et de la carte mentale ci-dessous ( que l’on peut retrouver ici ) et qui avait été faite en CE2 :

la phrase f

Remarque : c’est comme d’habitude , Léo a besoin d’avoir d’abord cette carte « vue d’ensemble » de la phrase pour aller ensuite « zoomer » une notion particulière.

  • De plus près, nous avons observé la phrase déclarative et la phrase interrogative avec cette 2ème affiche :

carte phrase declar ou interro

  • puis , entraînement avec des phrases sur des étiquettes plastifiées que l’on a manipulées avec pour objectif d’être capable de transformer une phrase déclarative en phrase interrogative de 2 façons différentes : un exemple en image mais plus nette quand on le télécharge ci-dessous sous word)

P1060372 P1060371

même type d’exercice sur fiche ( avec le moins de chose possible à écrire : on a conservé le est-ce que, est-ce qu’ et un exemple dans la consigne. Il faudra compléter  , le reste sera écrit sauf la ponctuation qu’on demandera de mettre): des exemples d’exercices à télécharger(à plastifier ou non ) :

télécharger sous word  : exo Les phrases interrogatives est-ce que 1exo Les phrases interrogatives_inversion verbe1 –  exo phrases interrogatives

Remarque : Peut-être n’insisterons-nous pas sur les phrases interro-négatives et les phrases où le sujet est repris par un pronom …..selon ce qui sera demandé en classe.

  • Et encore des tas de possibilités du style :  trouver la question dont la réponse est soulignée dans la phrase EX: Le chien est parti dans sa niche aurait  pour question Où est parti le chien ?… Bref, si on le prend sous forme d’un jeu sur la langue , pourquoi pas car sinon , dans quelle situation aura-t-on à faire ce genre de gymnastique si ce n’est pour travailler la flexibilité mentale…. ( manque de temps pour faire tout cela)
  • Finalement , à partir de la leçon écrite en classe , et à l’aide d’une carte « vierge » (ou presque) , Léo va pouvoir faire sa carte mentale sur la phrase interrogative et y mettre ses propres exemples.

Voici la carte de départ que je lui ai fournie (c’est la 1ère carte de l’année donc on va doucement…)

La phrase interrogative1

Et la carte finale de Léo qui lui servira à apprendre sa leçon ( j’ai fait la « secrétaire » car les mercredis sont toujours très remplis ….):

La phrase interrogativeF 2

Mots invariables : prépositions et adverbes , leur rôle , leur mémorisation

Prépositions et adverbes ont un rôle important dans les phrases . On les rencontre continuellement et leur orthographe n’est pas toujours du plus simple.

En liaison avec la mémorisation de mots ( actuellement des mots invariables ) ce qui ne pose pas problème à Léo, nous allons essayer de bien installer la nature de ces mots principalement des prépositions ou des adverbes (sachant que certains d’entre eux sont parfois des prépositions , parfois des adverbes…).

1- Nous avons revu et légèrement modifié la carte mentale sur les prépositions. Voici donc la nouvelle carte ( sur une idée de l’orthophoniste ) :

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2- J’ai préparé , en liaison avec le village des natures des mots (voir dans grammaire) , 2 nouvelles maisons : celle des prépositions et celle des adverbes :

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3- La liste des mots à apprendre est imprimée au fur et à mesure, chaque mot dans une étiquette. Pour chaque mot :

  • s’assurer de la compréhension ( afin …) , on peut inventer une phrase avec.
  • détails sur l’orthographe , observation / comparaison ( bientôt, aussitôt, tôt …)
  • recherche de la nature : préposition ou adverbe : justification, emploi dans une phrase ….
  • recherche de l’utilisation générale du mot : indique-t-il le lieu ? le temps ? à quelle question répond-il ? …..
  • on range ensuite l’étiquette mot dans sa maison et plus particulièrement dans sa colonne lieu, temps, manière….. selon le choix fait ensemble en amont ( et si on ne peut déterminer , on utilise une autre maison sans colonne)

Voilà où nous en sommes après la première liste de mots à mémoriser :

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Nous avons dû créer une autre maison : celle des conjonctions ( pour l’instant pas vraiment un terme très clair, mais cela viendra plus tard ….)

4- Il nous restera à faire la carte des adverbes, quand ceux-ci seront vus en classe. En attendant , nous essayons pour chaque nouvel adverbe de l’employer dans une phrase où il modifiera ou précisera le Verbe, l’Adjectif ou la phrase en partant de phrases simples….

Voilà , nous n’avons plus qu’à passer à la 2ème liste de mots à mémoriser , nos maisons sont prêtes à les accueillir…

Remarque : pour la mémorisation, au départ, nous continuons comme les 2 années précédentes à donner la liste de mots tapée en arial 18 (au lieu de 20), avec alternance des syllabes (noire/rouge) car c’est un repère visuel que Léo a automatisé et qui lui convient parfaitement, même s’il n’a aucune difficulté à mémoriser les mots et à les restituer . D’ailleurs, il les apprend en écrivant à la main directement et c’est une activité ultra rapide . Nous avons donc le temps de faire le travail ci-dessus en parallèle .

img987  exemple de présentation d’une liste de mots à mémoriser