Les droites parallèles

En poursuivant le travail sur les droites, c’est au tour des droites parallèles.

Afin de ne pas rencontrer les mêmes problèmes qu’avec les droites perpendiculaires, nous sommes partis directement avec un seul outil : l’équerre.

  • Comprendre d’abord ce que sont des droites parallèles : ce sont des droites qui ne se rencontreront jamais ,elles ne se coupent pas . On vérifie cela sur la table, le bureau …., mais attention aux droites qu’on a besoin de prolonger avant de dire qu’elles ne se coupent pas ! Ici , utilisation de l’oeil , puis de la règle si nécessité de prolonger
  • Puis , on doit vérifier l’écartement entre ces 2 droites pour pouvoir dire si elles sont ou non parallèles.
  • Voici une petite fiche méthode que l’on va essayer aujourd’hui :

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Remarque : nous n’abordons pas ici le tracé de droites parallèles . Si cela est nécessaire ,nous allons essayer la « règle équerre » dont je vous ai annoncé l’arrivée …. dans la semaine : elle devrait nous aider pour tracer des droites perpendiculaires et des droites parallèles sans toutefois perdre de vue l’équerre (pour la recherche d’angles droits, la reconnaissance des droites perpendiculaires ou parallèles) ni les définitions à connaître parfaitement !

Les droites perpendiculaires

  • Partons d’abord de la définition : « 2 droites sont perpendiculaires quand elles se coupent en formant un angle droit. »

Un premier obstacle pour Léo , il y a 4 angles droits , il les voit, il les marque ……Nous avons donc (légèrement) modifié la définition (en nous inspirant de fiches de géométrie données en 6ème) : Deux droites qui se coupent en formant 4 angles droits sont des droites perpendiculaires. Là , on est plus près de la réalité perçue par Léo, une réalité observée sur le sol en carrelage par exemple et dans les exercices sur papier…..

Après un contact avec Jmlesmathsfaciles ( que je remercie encore beaucoup !), j’ai compris comment résoudre cette difficulté de codage. Elle m’a donné les astuces qu’elle utilise avec ses collégiens.Tout d’abord, faire observer que 2 équerres côte à côte forment un angle plat, soit 2 angles droits; si un angle est droit , les 3 autres le sont aussi (on le vérifie ) puis , partir du fait que les mathématiciens sont un peu fainéants : ils ont donc décidé de marquer un seul angle droit , puisque les 3 autres le sont aussi. Ces explications et vérifications ont tout à fait convenu à Léo et je pense que c’est bon pour le codage qui était l’obstacle actuel, c’est surtout clair dans sa tête ….. car il y a une explication……logique qui lui manquait !

  • Reconnaître des droites perpendiculaires

Cela ne lui pose pas de problème : avec son équerre à 2 couleurs qu’il déplace facilement on revient à ce qui avait été fait l’an dernier : reconnaître un angle droit. La fiche méthode est très légèrement remise à jour avec un rappel de définition (et du codage unique ):

pour reconnaître si 2 droites sont perpendiculaires

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  • Reste un autre problème à résoudre : tracer une droite perpendiculaire à une droite (d) et passant par un point A.

C’est là que cela se complique :

  1. si on utilise une méthode avec une règle et une équerre ( 2 outils … et un crayon …) : au moment où il faudra tenir d’une main la règle et l’équerre pour libérer la main qui trace , c’est très difficile ALORS que l’enfant a totalement compris ce qu’il avait à faire . C’est le problème de coordination manuelle qui arrive au premier plan.
  2. Si on utilise seulement l’équerre, du moins pour Léo, c’est correct mais il faut quand même déplacer l’équerre le long de la droite sans s’en éloigner , rencontrer le point A , ne plus bouger son outil et tracer avec l’autre main . Ce n’est quand même pas si simple et le résultat ne dépasse pas le « correct » avec indulgence. ça se gâte encore un peu pour rallonger la droite qui vient d’être tracée …..

Nous avons quand même fait une fiche méthode pour tracer une droite perpendiculaire à une droite donnée et passant par un point donné

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En conclusion, peut-être faudrait-il avoir en tête un objectif  précis qui pourrait se décliner ainsi :

  1. connaître la définition des droites perpendiculaires
  2. savoir coder l’angle droit
  3. savoir reconnaître un angle droit, des droites perpendiculaires
  4. à partir de là , cela dépendra de l’enfant et de l’aide que peut lui apporter l’enseignant ou l’AVS : savoir tracer un angle droit, savoir tracer une droite perpendiculaire à une autre et passant par un point donné ( il peut être aidé pour que l’outil ne bouge pas, il peut donner la consigne ….cela est variable ) ou il peut faire seul à sa demande et à l’enseignant de voir quelle est son exigence … connaissant les problèmes posés par cette manipulation , la motivation de l’enfant, son désir de réussite mais aussi en sachant que l’enfant se rend compte de sa réussite ou de son échec….

Par ailleurs , Jmlesmathsfaciles m’a conseillée une règle-équerre que nous allons expérimenter dès sa réception…. un seul outil …… à suivre donc ….

Le temps et l’Histoire : un panneau récapitulatif

ou les outils de l’historien ….. pour essayer de comprendre le passé

Un grand merci d’abord aux personnes des différents blogs sur lesquels j’ai pioché des idées , des images, des démarches afin de les adapter ( ou d’essayer de faire au mieux) pour Léo [ blogs d’enseignants  Lala aime sa classe, la classe de Mallory, Lutin Bazar ….. blogs de parents (Troubles neurovisuels, le petit roi) et ceux dont je ne me souviens plus ….], ceux qui nous suivent sur le blog et nous font partager leurs expériences, leurs astuces ainsi que l’orthophoniste de Léo bien sûr.

Ce souhait d’y voir plus clair et surtout de faire un « outil » réutilisable dans le temps    ( et dans les années à venir…) m’ a conduit à une présentation sous forme de panneau avec des pochettes à soufflet dans lesquelles sont glissées des fiches que l’on peut sortir à volonté , étoffer, modifier, supprimer ….

Certaines sont plastifiées ( notamment la pochette des frises car elles vont le plus souvent être sorties et manipulées, d’autres frises seront rangées au fur et à mesure …). Panneau à alimenter selon les besoins .Pour l’instant nous l’avons observé et Léo a lu tous les documents. Quelques termes sont encore à éclaircir ….. et quelques petits entraînements seront nécessaires (devinettes, questions, travail sur les dates , les siècles ….) avec le panneau sous les yeux tant que ce sera nécessaire et d’autres fois en le cachant !

Une vue d’ensemble d’abord

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puis l’intérieur de chaque pochette :

  • L’Histoire qui comporte 2 livrets : Qu’est-ce que l’histoire ? et Vocabulaire

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  • Mesurer le temps, Calculer des durées avec 2 intercalaires : matériel pour mesurer le temps et calcul de durées ( méthode )

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  • Les unités de temps et ses 3 fiches : calendrier , siècle et millénaire

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[2 méthodes pour trouver le siècle correspondant à une date : on verra celle qui fonctionne mieux ! (l’une est placée sous l’autre)]

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  • Une histoire des chiffres romains avec son petit livre (article ici)

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  • La frise chronologique avec à l’intérieur 2 fiches plastifiées  : définition et frise des 5 grandes périodes historiques

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Si certains documents peuvent vous être utiles , les voici à télécharger sous word (donc modifiables, il manque certaines images que l’on voit à l’écran mais ce sont des collages  [ manque de temps pour faire un travail plus « pro » ! car il faut aussi que je sois efficace ..] )

lapbook Calculer une durée, lapbook le siècle, LAPBOOK QU EST CE QUE L HISTOIRE2 LAPBOOK vocabulaire

Mesures de longueur (suite) : dam ou dm ? 1hm : c’est quoi exactement ?

ou quelques précisions sur les unités de mesure de longueurs…

Ce qui avait été bien acquis , c’était le tableau des unités plus petites que le mètre qui avaient bien été manipulées. Là , le tableau s’est agrandi et on se trouve à 7 colonnes (3 à droite du mètre et 3 à gauche) , un espace déjà plus difficile à gérer sans compter les mots décamètre (confondu avec décimètre) , hectomètre ( difficile à mémoriser surtout quand on ne voit pas ce que ça représente).

  1. Nous avons donc essayé de revoir ça avec toutes les astuces déjà données par l’orthophoniste et à partir du schéma suivant (du même principe qu’utilisé ici pour le litre) pour bien mettre en place ces unités. img009

Puis j’ai demandé à Léo de mettre sur un post-it à chaque unité ce que cela représente pour lui en dessin mais il a dit « non, j’écris… » (puis j’ai continué à faire sa secrétaire ….).

  • pour le mm : il a pensé à une mine de crayon et a montré entre ses doigts le minuscule espace que cela pouvait être (nous avons aussi regardé sur sa règle) et j’ai pris la photo
  • pour le dm : écartement du pouce et de l’index, vérification sur la règle et photo. Puis à table, en mangeant une raclette, il a eu une pomme de terre très « longue » et qui équivalait à l’écartement du pouce et de son index ce qui a valu la photo suivante. Et également l’iphone .
  • pour le cm : un petit carreau de chocolat ( qu’il s’est empressé de manger !!)
  • pour le m : l’écartement entre ses pieds lorsqu’il fait un très grand pas
  • pour le dam : dans le tableau, on a regardé qu’ 1 dam c’était 10 m : là la question était plus délicate : la table du jardin ? de la cuisine ? c’est vrai qu’elles sont grandes mais ne dépassent que très peu les 2m …. finalement la longueur de la piscine en imaginant les grands pas que l’on pouvait faire et les longueurs de bassin …..car il pleuvait…
  • pour l’hectomètre : un coup de fil à pépé pour vérifier la longueur du terrain de foot : pour les seniors on est dans les 100m donc 1 hm…. là c’est parlant : courir d’un bout à l’autre du grand terrain …..
  • pour le kilomètre ou plutôt les km , ce sont les distances en voiture par exemple Paris – Lyon

Ce qui a donné le schéma suivant une fois mis au propre avec les photos et les images. Nous y reviendrons bien sûr.

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2. Nous sommes ensuite revenus au tableau . Léo souhaitait faire des conversions mais uniquement du côté qu’il connaît (m, dm, cm et mm) . Je lui ai donc dit qu’à partir de maintenant c’est le grand tableau qui va être utilisé et même au collège…. ce qui est tout de suite « entendu » car son désir d’aller au collège est très fort….

Rappel du grand tableau  ( plastifié, format A4 paysage):

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et avec la flèche (plastifiée et patafix dessous pour pouvoir la déplacer et indiquer l’unité recherchée : ici le cm)

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  • C’est déjà plus difficile de se repérer dans ce grand tableau : il va falloir reprendre la flèche (plastifiée) qui aide bien à indiquer l’unité dans laquelle on va travailler ou convertir .
  • Même si Léo sait qu’il n’y a qu’1 chiffre par colonne , quelques hésitations ont eu lieu ( par exemple si on demande d’écrire 10 km , le 1 « sort » du tableau ….) ou bien 15 hm à bien placer …. mais cela s’est vite corrigé alors que c’était acquis dans le tableau à 4 colonnes précédent .
  • Pour aider aussi à l’organisation des conversions ( mettre dans la même unité, et avant tout choisir cette unité ….) , nous avons procédé par étape : lorsqu’il s’agit de calculs, d’opérations à faire sur des longueurs , on doit les mettre dans la même unité (la plus petite) donc : 1- chercher quelle est l’unité la plus petite ( regarder les unités indiquées et surligner la plus petite) , dans l’exercice adapté écrire cette unité dans la case prévue (je convertis en …..) 2- sous chaque mesure , écrire le résultat donné avec le tableau de conversion et noter l’unité 3- faire l’opération directement dans le tableau et reporter le résultat avec l’unité.

en image , un exemple d’exercice adapté : un rappel , puis pour le premier calcul  l’unité choisie est donnée ( il y a des km, des hm et des m : on regarde dans le tableau si nécessaire pour vérifier quelle est la plus petite des unités) , dans le 2ème calcul , la démarche est prête pour « soutenir » la technique jusqu’à ce qu’elle soit automatisée car  ce n’est pas la seule tâche à laquelle l’enfant dyspraxique visuo-spatial va être confronté, il y a encore ce fameux tableau de conversion à gérer !……

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et ce qui pourrait être une fiche méthode pour les opérations (ici des additions pour commencer) sur des longueurs, à voir ….et à tester … :

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ne pas oublier aussi les sources d’erreurs possibles ( on sera peut être amené à faire des modifications mais on peut toujours s’interroger puis vérifier ce qui marche ou non ….)

  •  faire prendre chaque mesure donnée en entier avant de la convertir
  • utiliser un surligneur pour voir les différentes unités et pouvoir faire son choix
  • changer de ligne dans le tableau quand on s’occupe de la 2ème mesure ( ce qui n’est pas toujours le cas surtout quand la 2ème mesure est composée d’unités supérieures ….) intérêt d’avoir 1 ligne sur 2 en couleur dans le tableau

ajout du 25/09/2014 : Remarque : ce soir, nous avons repris l’exercice car Léo pensait l’avoir échoué en classe (je ne lui avais pas présenté la démarche en amont). De lui-même ,avant de commencer sa conversion,il a entouré chacune des mesures en entier puis je lui ai demandé de souligner toutes les unités de longueurs  (de chacun des nombres) pour déterminer et choisir la plus petite des unités de longueurs (et non le plus petit nombre!).Il s’était interrogé aussi sur ce qu’il fallait écrire dans les cases : les nombres ou les unités de longueurs ? Cette fois il a eu la réponse et n’a eu aucune difficulté à refaire ce travail. Je pense que cela sera vite automatisé , nous avons manqué de temps pour installer la démarche en amont et , sans ce temps, ça ne peut fonctionner car Léo se posait  encore des questions , il a aussi besoin de passer par l’écrit pour automatiser une démarche. Il faut que tout soit clair dans sa tête . Nous reprendrons quelques opérations sur les mesures de longueurs dans le week-end si nous avons le temps ….car , en plus, les maths restent sa discipline préférée me semble-t-il ….

Histoire de comprendre le temps ou le temps de comprendre l’Histoire ?

Toujours ce problème de temps , pas seulement celui après qui l’on court mais celui du passé …. toute une « Histoire » …. Comment essayer de retenir l’essentiel sans se perdre ?

Tout d’abord ,

un grand merci à Lala qui m’a préparé des documents ( ici ) et dont je vous conseille l’excellent blog (lala aime sa classe) ….. dans toutes les disciplines  !

La frise chronologique

avant JC , après JC ? et sur la frise , c’est où ? Quels évènements se déroulent (se sont déroulés) en même temps ? Combien d’années se sont écoulées entre … et entre …? un va et vient spatio-temporel à donner le tournis ! Que de problèmes , que de stratégies à mettre en place à partir de la lecture d’une frise …..en peu de temps, cela me semble …insurmontable …. Un essai ci-dessous  :

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Les unités de temps

De la seconde au millénaire , un grand chemin à parcourir ! Un essai avec une pyramide sur les unités de temps  ( à télécharger ici pyramide du temps1 nouvelle pyramide car oubli de « la semaine ») …

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mais finalement je vais me lancer dans un lapbook   le temps et l’histoire…. à venir dans les prochains jours dans lequel je vais essayer de regrouper tous ces thèmes autour du temps.

les 5 grandes périodes historiques

Un retour sur la frise chronologique et un essai de synthèse sur les 5 grandes périodes historiques : 4 dates à retenir, 5 périodes, avec pour chacune le début et la fin.    ( frise réalisée avec l’onglet « frise » du ruban word du cartable fantastique) : ça c’est sûrement possible à mémoriser

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Finalement, je me pose toujours la même question : est-ce que l’école peut donner ce temps , ce temps pour tout installer, ce temps pour comprendre avant d’apprendre ?

AJOUT du 28/08/2018 :  frise en document Word (modifiable et mise à jour) à télécharger : frise 5 périodes

Histoire et chiffres romains (2) ou une histoire des chiffres romains

En allant chez l’orthophoniste cette semaine, les chiffres romains ont été abordés d’une autre manière ….. à partir de leur histoire …. ou comment contourner ( et même anticiper !) une difficulté avec ces signes.

J’ai assisté à la séance (à la demande de l’orthophoniste) et c’était génial ! Car lorsqu’on aborde le problème de cette façon ….. et bien il n’y a plus de problème ……Les notions s’installent différemment et Léo va rechercher dans sa tête ( et aussi avec ses doigts sur lesquels avaient été tracés les signes …. , en refaisant des gestes …) mais finalement sans appliquer une règle écrite puisqu’elle a été vécue et ressentie …

Ainsi écrire VI, VII ,VIII ou  XXI … n’étant pas un problème dès le départ pour Léo ( dans sa logique et son observation , inutile d’en tirer une règle) , l’explication du IV et du IX ( on enlève un doigt du V ou du X ) ont été les seules nécessaires. Léo a éprouvé le besoin d’écrire plusieurs fois ces nombres IV et IX ( sans qu’aucune demande ne lui soit faite).Nous nous sommes arrêtés à ces premiers signes des chiffres romains (les plus importants à connaître à mon sens )

Finalement j’ai mis par écrit cette petite histoire ( encore un grand merci à l’orthophoniste et à ses idées géniales !!!!) , telle qu’elle avait été présentée et réalisé un livret qui fera partie du lapbook de l’historien (à venir) .Le voici en images :

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et sous word ( modifiable et à télécharger histoire chiffre romain, histoire chiffre romain2)

 

Mesures et conversions

Cette année le travail sur les mesures de longueur a démarré rapidement . Pour Léo , il a fallu déjà se remettre bien « dans ses colonnes » m, dm, cm, mm alors que les km, hm, dam  faisaient leur apparition . Tout ceci avec des conversions au programme non seulement dans des comparaisons de mesures mais aussi dans les opérations.

Cet aspect des conversions n’est pas encore bien stable et il me semble qu’il va falloir voir cela par une voie légèrement différente.

L’orthophoniste de Léo m’avait parlé de la distinction « plus petit que » le m (adaptable aux autres unités de mesure comme le litre) qui va avec le décimètre, centimètre et millimètre ( le son [i], la bouche petite) et les « plus grands » que le m , décamètre, hectomètre, kilomètre associés à la grande bouche (que l’on ouvre pour prononcer le [a] ou le [o]. Voilà des détails qui font la différence et qui en général fonctionnent très bien avec Léo .

Voilà ce que cela pourrait donner avec les unités de capacités (sans le tableau de conversion mais pour déjà « sentir » comment fonctionnent ces unités autour de leur chef « le litre »)

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Ceci m’a conduit vers la réalisation d’une fiche ( à la fois explication et méthode) tout en reprenant la leçon donnée en classe pour que Léo intègre davantage le fonctionnement des conversions et sache retrouver ensuite seul la marche à suivre pour les effectuer, (ici pour les unités de longueur).

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Je compte reprendre ces 2 mêmes « procédés » pour les différentes unités de mesure… Il me reste à les construire ….et à ajouter ces nouveaux tableaux de conversion complets dans le mémo maths

Pour le mémo :

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Une possibilité pour les mesures de capacités ou contenances sur le même principe :

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Et aussi le tableau de conversion des longueurs ( complet et plastifié ) , il ne reste que la petite flèche à ajouter pour la déplacer selon l’unité demandée.

conversion longueurs TABLEAU

ajout 24/10/2014 : une fiche méthode pour l’addition de mesures de longueurs qui ne sont pas dans la même unité :

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Léo procède de la manière suivante :

  1. Il entoure les 2 mesures à ajouter
  2. Il souligne toutes les unités
  3. Il choisit la plus petite et l’écrit dans la case je convertis en ….
  4. Il fait dans son tableau la conversion de chacune des mesures et recopie sur sa fiche au fur et à mesure en écrivant  chaque fois l’unité choisie
  5. Puis l’addition (toujours dans le tableau)
  6. Il recopie son résultat , sans oublier l’unité

en images : Image1

Quand la phrase interrogative pose question ….

Depuis le CE2, la phrase interrogative est problématique ou plutôt la transformation d’une phrase déclarative en interrogative avec le sujet inversé : c’est là que ça coince un peu .

A y regarder de plus près, on peut aussi se poser des questions sur les exercices des manuels qui, une fois que les enfants reconnaissent une phrase interrogative parmi d’autres types de phrases, qu’ils savent mettre la bonne ponctuation ( et encore certains énoncés peuvent accepter plusieurs réponses !), il faut passer par la transformation de phrases déclaratives en phrases interrogatives . Et tout ceci sans aucun contexte , sans donner vraiment de sens à ce que l’on fait ….

Par exemple : transformer la phrase « J’ai 11 ans » en phrase interrogative , de 2 façons différentes . L’enfant doit produire : Est-ce que j’ai 11 ans ? puis Ai-je 11 ans ? Qui de nos jours emploie cette formule ? Et surtout , ne pas donner de réponse …… ça c’est difficile aussi à faire comprendre à ces enfants qui sont souvent dans le concret…. et une question attend toujours une réponse …..

Sans compter ce « est-ce que » pas si facile à écrire , la place du tiret, et des tirets ( du type Atil un cheval blanc ?), le t ( qui est là ou non ) , et la reprise du sujet par un pronom  ( Les enfants sont-ils rentrés ?)

  • Nous avons revu d’abord de façon simple , la phrase et les 4 types de phrases à partir de la leçon faite en classe et de la carte mentale ci-dessous ( que l’on peut retrouver ici ) et qui avait été faite en CE2 :

la phrase f

Remarque : c’est comme d’habitude , Léo a besoin d’avoir d’abord cette carte « vue d’ensemble » de la phrase pour aller ensuite « zoomer » une notion particulière.

  • De plus près, nous avons observé la phrase déclarative et la phrase interrogative avec cette 2ème affiche :

carte phrase declar ou interro

  • puis , entraînement avec des phrases sur des étiquettes plastifiées que l’on a manipulées avec pour objectif d’être capable de transformer une phrase déclarative en phrase interrogative de 2 façons différentes : un exemple en image mais plus nette quand on le télécharge ci-dessous sous word)

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même type d’exercice sur fiche ( avec le moins de chose possible à écrire : on a conservé le est-ce que, est-ce qu’ et un exemple dans la consigne. Il faudra compléter  , le reste sera écrit sauf la ponctuation qu’on demandera de mettre): des exemples d’exercices à télécharger(à plastifier ou non ) :

télécharger sous word  : exo Les phrases interrogatives est-ce que 1exo Les phrases interrogatives_inversion verbe1 –  exo phrases interrogatives

Remarque : Peut-être n’insisterons-nous pas sur les phrases interro-négatives et les phrases où le sujet est repris par un pronom …..selon ce qui sera demandé en classe.

  • Et encore des tas de possibilités du style :  trouver la question dont la réponse est soulignée dans la phrase EX: Le chien est parti dans sa niche aurait  pour question Où est parti le chien ?… Bref, si on le prend sous forme d’un jeu sur la langue , pourquoi pas car sinon , dans quelle situation aura-t-on à faire ce genre de gymnastique si ce n’est pour travailler la flexibilité mentale…. ( manque de temps pour faire tout cela)
  • Finalement , à partir de la leçon écrite en classe , et à l’aide d’une carte « vierge » (ou presque) , Léo va pouvoir faire sa carte mentale sur la phrase interrogative et y mettre ses propres exemples.

Voici la carte de départ que je lui ai fournie (c’est la 1ère carte de l’année donc on va doucement…)

La phrase interrogative1

Et la carte finale de Léo qui lui servira à apprendre sa leçon ( j’ai fait la « secrétaire » car les mercredis sont toujours très remplis ….):

La phrase interrogativeF 2

du côté des grands nombres : des outils ?

Dès qu’on parle grands nombres, un réflexe me semble indispensable : prendre le tableau de nombres ( 2 tailles car dans un premier temps suffisent la classe des unités simples et celle des mille ). Voici donc notre matériel :

  • tableau n° 1 :

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  • tableau n° 2 : à utiliser pour aborder les nombres au dessus de 999 999

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Voici les premiers problèmes rencontrés au cours des différents exercices et les essais de solutions apportés : (sans compter « la remise dans le bain de début d’année », l’adaptation à un autre enseignant , bref le temps de « prendre ses marques » aussi …) mais tout en sachant que le rangement par ordre croissant ou décroissant est acquis et la « technique » parfaitement automatisée ( Il faudra veiller quand même à la présentation  des nombres sur le support (préférence en ligne au lieu d’en tableau) , à la quantité de nombres à classer , possibilité aussi de les mettre sur des étiquettes pour un déplacement facilité , possibilité de barrer les nombres utilisés ….Toujours essayer de réfléchir en amont sur le support afin que ce ne soit pas un obstacle à la prise d’informations pour réaliser un travail : cela est d’ailleurs valable …pour tout !)

  1. Chiffres et couleurs : Léo a eu tout de suite besoin de revenir à ses couleurs il est vrai que cela fait maintenant 2 ans que j’adapte son travail en maths en conservant le bleu pour les unités, le rouge pour les dizaines et le vert pour les centaines. Que ce soit dans les énoncés de problème, dans les gabarits d’opérations , c’est un élément important.
  2. Le chiffre des … ou  le nombre de … ? Là aussi le passage par le tableau et les couleurs sont importants.
    Pour chercher le chiffre des …, Léo écrit d’abord le nombre dans le tableau , puis repère le chiffre qui est demandé. Par contre, chercher le nombre de …. est plus difficile mais cela semble se mettre en place : le nombre est écrit dans le tableau , puis Léo pointe la colonne demandée , trace un petit trait et fait un « plateau » qui va jusqu’au chiffre le plus à gauche : là, il a le nombre de …. demandé. Bien sûr que dans le nombre 4 357 , il a eu un moment d’hésitation quand il a fallu dire que 4 était le chiffre des unités de mille mais aussi le nombre d’unités de mille ! mais il a quand même arrêté son plateau au bon endroit ( cela l’a quand même questionné ! ) J’avais préparé une fiche méthode (qu’il a à sa disposition à l’école mais toujours plus pour l’AVS et l’enseignant) où je vais remplacer la flèche (en bas de la fiche) par un plateau car c’est ainsi que Léo se l’est directement appropriée :

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1ère version suivie de la 2ème( avec le plateau)

3. La décomposition des nombres : on a utilisé des cartes nombres « genre Montessori »  trouvées ici ( imprimées en noir) et , avant de les plastifier j’ai repassé au feutre (rouge, vert ou bleu) le 1er chiffre ,à gauche. On a pas mal manipulé ( pour l’instant jusqu’à 9 999 mais les cartes vont jusqu’au milliard !) et vu ainsi par exemple que 5 143 c’était aussi 5 000 + 100 + 40 + 3, puisqu’on utilisait ces quatre cartes nombres. Pas de problème majeur. ( un outil qui nous a bien servi et que nous avons utilisé début août)

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Là où cela se corse, c’est lorsqu’on aborde la décomposition de type :

2 540 = (2 X 1000) + (5 X100) + (4 X 10) et là, le problème majeur est lié à l’écriture des parenthèses [ ( ou ) ? laquelle est la bonne ? régulièrement la parenthèse finale est écrite dans le sens de la parenthèse initiale , cela lui demande une réflexion / un contrôle supplémentaire ….] , et à la succession des signes X et +  et cela , au final demande beaucoup de ressources.

Comment surmonter ces obstacles , quelques idées :

  • mettre la feuille pour l’exercice en format paysage (plus de place pour écrire)
  • prévoir les signes en noir ( parenthèses, + et X  , le signe + peut être surligné en jaune par exemple puisqu’on le retrouve aussi dans le 1er type de décomposition)
  • (au début au moins) conserver les couleurs
  • laisser remplir
  • un exemple d’exercice adapté sous word (page 12 C « Pour comprendre les maths CM1 ») page 12 C
  • Remarque importante : penser à passer tout de suite d’une écriture à l’autre de type (2 X 1000) + (5 X100) + (4 X 10) c’est ? …… ou 2 540 peut aussi s’écrire ? ….(travail sur la flexibilité mentale) , sans oublier le passage en mots ( mais celui-ci ne pose pas vraiment problème à Léo, il a quand même à sa disposition dans le mémo de Maths la page nombres en mots mais il s’en passe…)

 

passé, présent ou futur ? Attention aux pièges !

Ces notions de passé, présent futur ne sont pas encore  « stables à 100% » chez Léo, non pas dans son langage , ni dans sa production écrite mais dans  l’exercice de classement de phrases dans les 3 époques.

Léo a tendance à vite prendre un seul repère visuel principalement dans une phrase pour dire si elle est au présent, au passé ou au futur.
Exemple 1 : Dans le passé , …… ça lui suffit , la phrase est au passé , ça marche en général
Exemple 2 : Ma grand-mère …… et là, il donne sa réponse « c’est du passé » car, appelant  mamie ou mémé , grand-mère pour lui est vraiment âgée donc …… sa logique …. le conduit sur une erreur! ( ici, c’était : Ma grand-mère me propose une promenade.)

  • Nous allons donc retravailler à partir de 3 phrases sur la grand-mère justement et essayer d’élaborer ensemble une « méthode » ou plutôt une façon de réfléchir qui empêche de tomber dans les pièges après avoir analysé ce qui a empêché de réussir ( là c’est Léo bien sûr qui doit en prendre conscience car moi j’ai compris ce qui pouvait le faire échouer).
  • Mais auparavant, nous allons :
    1.Donner différentes phrases à classer dans les 3 boîtes du temps (rouge, bleue et verte)
    2.Exiger la lecture complète de la phrase
    3.Donner des « mots de temps » à classer dans ces mêmes boîtes (rappel des mots de temps sans oublier les « jadis » (peu courant mais que l’on trouve dans les exercices !), le « bientôt » (entre un sens futur et présent : je pars bientôt ) …..
  • Travail sur les phrases « Ma grand-mère »: j’ai donné ces 3 phrases à Léo

( plastifiées et découpées sur 3 bandes)
Ma grand-mère me raconte une histoire.
Ma grand-mère me racontera une histoire .
Ma grand-mère m’a raconté une histoire.

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Et nous avons discuté sur ces 3 phrases . J’ai annoncé qu’il y avait un piège et j’ai demandé de les lire en entier.

Là , après la lecture des 3 phrases, Léo dit : « oui le piège c’est raconte, raconté, racontera » . On a  cherché des indices qui permettent de donner une réponse et de « critiquer » cette réponse. On a cherché si parmi les indices, il y avait des mots de temps . Ici il n’y en a pas donc on a essayé des mots de temps qui pouvaient fonctionner maintenant, hier, demain ( ces 3 mots , choisis par Léo sont écrits sur des étiquettes , de la couleur associée à la boîte du temps : maintenant en rouge, hier en bleu et demain en vert ). Léo posait l’étiquette à la fin de la phrase ,relisait la phrase avec cette étiquette ( en prenait une autre si elle ne convenait pas ) et concluait sur le choix de l’époque.

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On a aussi repéré le verbe conjugué.

Voici une idée de méthode pour réussir : « présent , passé ou futur ? » ( que j’ai dans ma tête mais je l’adapterai à celle de Léo )
1- Je lis la phrase en entier .
2- Je regarde les mots de temps s’il y en a.
ou j’essaie d’ajouter un mot de temps à la phrase (mots à choisir)
3- Je regarde le verbe conjugué ( 1 mot ou 2 mots )
4- Je donne ma réponse

Cela a donné avec Léo :

1- Je lis la phrase en entier .
2- j’ajoute un mot de temps à la phrase (demain, hier, maintenant) et je la relis                     3- je vois celui qui marche et je donne ma réponse

Voilà ce que pourrait être la fiche méthode (pour l’enseignant et l’AVS tant que ce n’est pas automatisé mais Léo n’en a plus besoin en tant que telle) ( les étiquettes ont été mises en dessous pour les découper et les avoir ainsi à portée de mains si nécessaire)

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L’essentiel pour moi c’était que Léo s’oblige à lire la phrase en entier pour avoir tous les indices et qu’il puisse , en manipulant si nécessaire , justifier sa réponse.

Du côté matériel  , Il faut juste avoir les 3 étiquettes choisies sous la main dans un premier temps (avec les couleurs de référence) et un support d’exercice avec une phrase par ligne , aéré,( comme dans les indications d’adaptations habituelles ) pour pouvoir placer facilement l’étiquette ( détail matériel mais important!)…… puis cela se fera dans sa tête……la fiche méthode pouvant être à disposition dans la boîte à outils.