Help ! La règle équerre : quand l’utiliser? pourquoi ?

Nous avons reçu en test une règle équerre , produite par ALEPH ( une société française qui distribue des outils pédagogiques pour les Maths) . Deux tailles existent mais fonctionnent de la même façon ( Léo a choisi directement la plus petite qui , pour lui, est un gain dans la manipulation) . C’est un outil ultra léger, « souple, incassable, inrayable »,  « 2 en 1 » puisqu’il remplace l’équerre et la règle. L’outil existe pour l’enseignant pour le tableau Nous avons essayé aujourd’hui cette fameuse règle équerre et Léo l’a tout de suite adoptée !!!!! Quelle magie et quel plaisir de le voir faire, sans aucune difficulté!

  • Tour d’abord, un tracé libre pour découvrir l’outil sur son cahier

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  • Puis on passe aux choses sérieuses : (d)tracer une droite perpendiculaire à la droite (d)  et passant par un point A : en suivant mes explications avec 1 seul outil , la 2ème main étant utilisée pour le crayon  … résultat immédiat …

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  • une 2ème fois … idem … sans effort

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Les conclusions de Léo après cet essai : – c’est très, très, très … bien – parce que c’est plus facile – ça m’aide -ça ne me coûte rien comme effort , je pourrais en faire 10 000 à la suite sans être fatigué! – on va le montrer à la maîtresse et je pourrai même expliquer aux autres CM1 comment tracer une perpendiculaire ….

Nous avons refait cette expérience dans l’après-midi pour la mettre en image sur le blog avec la même « décontraction » et réussite :

  • Je trace ma droite

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  • Je lui donne un nom : c’est la droite (D)

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  • Je trace un point A

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  • Je place le trait qui est au centre de la règle ( vers le 0) sur la droite (D)

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  • Je fais glisser en restant bien le long du trait jusqu’au point A

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  • Je trace

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  • Je n’ai plus qu’à noter l’angle droit… c’est fini!

P1060535 Il nous reste à faire accepter cet outil en classe. Il ne remplace pas le travail « mathématique » avec l’équerre , la vérification des angles droits, l’étude des propriétés  ….. MAIS , pour ce qui concerne les tracés, franchement , c’est super ( et peut être pas seulement pour un enfant dyspraxique d’ailleurs ..) , le travail est parfait ! Remarque : les produits ALEPH ne s’arrêtent pas là : il y a aussi un rapporteur qui a l’air  exceptionnel. Ce n’est pas notre priorité pour le moment mais nous y reviendrons. Sur le site, on trouve un dossier ( de 7 fiches réalisées par un prof de Maths de la région lyonnaise)  qui explique comment faire pour tracer une perpendiculaire, une parallèle, le symétrique d’un point avec la règle équerre puis comment tracer un angle,le mesurer,estimer le cosinus et le sinus avec le rapporteur ( … pour plus tard ….). Merci à l’inventeur de ce matériel bien utile qui va trouver sa place dans la trousse de Léo !

Encore une autre façon de voir, percevoir, apprécier les unités de longueur

J’ai à nouveau assisté à la séance chez l’orthophoniste : au programme cette fois les mesures de longueur autrement …..

le mètre

Tout démarre avec le chef des unités de longueur le mètre.Mais un mètre c’est combien de long ? Entre tes mains ? Léo estime la distance ( un peu inférieure au mètre et en hésitant)

Voici un mètre ( grande règle en bois graduée) . Le parcourir avec son doigt puis les yeux fermés.Puis utilisation d’un mètre papier Ikea  et le comparer avec une autre bande d’un mètre de chez Botanic par exemple. Là ,Léo n’a pas du tout commencé par les mettre ensemble , superposées ( car le geste n’étant pas trop précis, quelques mm les séparaient donc réponse erronée) . Il a vérifié  » visuellement » les chiffres écrits : le 0 et  le 100 donc c’étaient bien les mêmes mesures.

Un peu de découpage:  à 1 mm ( c’est très petit) : 1 seule barre .Recherche du nombre de mm dans 1 m…..

le mm, cm, dm

  • le mm : montre ce que cela représente( entre 2 doigts serrés), idem pour le dm ( la main) et le cm( petit écart entre 2 doigts)
  • yeux fermés montre ce que je te dis ( 1 mm, 1 cm, 1 dm, 1 m…)

la relation entre ces unités

  • je pense au mm : quel est celui qui est 10 fois plus grand ?
  • je pense au cm : même question….
  • en marchant cette fois-ci : le plus petit de tous le mm , 10 fois plus grand que le mm : je suis le cm,… jusqu’au m
  • puis en reculant : je pense au m , je suis 10 fois plus petit que le m : je suis le dm
  • ….

Voilà aussi une toute autre manière d’aborder les mesures de longueur en s’appuyant sur des actions vécues ….. une approche très intéressante comme d’habitude et qui laisse des images que Léo pourra retrouver facilement ….

Encore un grand merci à notre orthophoniste !!!!!!

de plus ? ou de moins ? un essai de stratégie de résolution de problème adapté à la comparaison

Ce lexique « de plus » ou « de moins » rencontré dans les énoncés de problème n’est pas toujours d’une compréhension facile et pas des plus évidents : les pièges tendus (sous-entendus) sont nombreux…….

Des exemples d’énoncés :

  •  La classe de CE1 a 4 filles de moins que de garçons et il y a 14 garçons.
  • Dans la trousse rouge, il y a 15 feutres. C’est 5 feutres de plus que dans la trousse bleue.

Etant parallèlement en recherche de stratégies pour la résolution de problèmes, j’ai essayé de regarder de plus près cette notion de « de plus / de moins » . Des travaux très intéressants sur ce sujet (et bien d’autres d’ailleurs!) sur le blog de Lalaaimesaclasse m’ont inspirée . Mais , concernant Léo, les schémas de comparaison proposés ici (en page 3)  m’ont semblé difficiles à mettre en oeuvre , pour ne pas « parasiter » sa recherche.

J’ai aussi beaucoup aimé la « tablette de résolution de problèmes » et , à partir de ce document, j’en ai créé un autre provisoire ( pas de nom pour l’instant !!!) pour aider à résoudre un problème de comparaison ( si on supprime l’action n° 7, cela pourrait être un guide de résolution « général » ; on peut aussi , comme cela est fait dans cette tablette, barrer les données inutiles … à voir donc lorsque nous aurons fait quelques essais avec Léo ) :

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Merci donc à Lala et ses collègues!

Remarque : l’action 8 est la dernière actuellement et « j’effectue les calculs et j’écris la phrase réponse » n’apparaissent pas car cela est parfaitement intégré pour Léo. Il s’agit là d’un guide pour aussi combattre l’impulsivité et l’obliger à passer par des étapes , un rituel aussi . L’étape 7 permet aussi de se poser la question « qui en a le plus ? ou le moins » , peut- être à placer avant ? cela peut aider aussi à mieux comprendre le texte et éviter le piège !

à tester donc la semaine prochaine ….

ajout du 27/10/2014

Après avoir essayé ce schéma avec Léo , j’ai procédé à quelques modifications :

  1. la consigne n° 7 est passée en 3 : se poser directement la question   » qui en a le plus ? qui en a le moins » dès qu’on a imaginé le problème dans sa tête
  2. les consignes concernant la question du problème sont regroupées en une seule      » je surligne la question et je redis la question avec mes mots » (elles passent en n° 4)
  3. De même, les consignes concernant les mots et les nombres importants sont regroupées.
  4. Pour éviter les « mélanges » entre la question d’une part, les mots et nombres importants d’autre part, on a choisi 2 couleurs différentes (jaune pour la question – elle était ainsi quand j’adaptais les énoncés de problèmes- et bleu pour les mots et nombres importants – Léo a préféré le surlignage à tout ce qui est d’entourer, geste plus facile et « économique attentionnellement », il l’a d’ailleurs fait directement bien qu’il soit présenté entouré sur la fiche
  5. la consigne « je résous » n’a comme prévu absolument pas dérangé Léo : là c’est le feu vert pour poser les opérations et écrire la phrase réponse (enfin !!!)

Voici donc la nouvelle fiche, nous avons fait 2 autres problèmes en l’utilisant . Il faudra encore travailler la notion de mots importants car Léo a tendance à surligner la phrase complète et s’assurer de l’utilisation de ce schéma dans les situations de comparaison mais , hormis la consigne n° 3, on s’achemine vers une stratégie de résolution de problèmes utile pour aborder toute résolution de problème.

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des schémas pour une(des) stratégie(s) de résolution de problèmes de transformation

à partir des problèmes de transformation (s)

  • Actuellement , Léo a à sa disposition un schéma pour les problèmes de transformation . Cela correspond à une stratégie utilisable pour 3 types de problème :
  1. rechercher l’état final ( le plus facile)
  2. rechercher l’état initial
  3. rechercher la transformation

Voici donc son schéma à 1 transformation : réalisé en vertical , sur les conseils de son orthophoniste (notion d’espace et de temps) avec utilisation des couleurs vert (au début) et rouge (à la fin) mais aussi avec une flèche de chaque côté pour utiliser la réversibilité des opérations ( un article à ce sujet ici).

situation initiale

  • A partir de ce schéma, en voici un 2ème , qui fait appel à 2 transformations . Cela correspond par exemple à une stratégie de recherche du nombre pensé , ce nombre ayant subi 2 transformations avant d’obtenir un résultat. Voici un exemple « Louise a choisi un nombre. Elle ajoute (ou enlève) un nombre au nombre pensé puis elle le multiplie par un autre nombre.Retrouve le nombre auquel Louise a pensé. »

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Un exemple réalisé avec la fiche à partir de l’énoncé suivant : « Louise a choisi un nombre. Elle ajoute 10 à ce nombre puis elle le multiplie par 2 .Retrouve le nombre auquel Louise a pensé. » ( attention : l’exercice étant fait dans un tableau, nous avons pris la peine auparavant de faire trouver un énoncé pour que Léo puisse l’imaginer dans sa tête ).

Avant d’utiliser la fiche , nous avons « manipulé » la situation à l’aide de 2 boîtes et de 3 couvercles : ici en images :

1- On installe la situation : 3 couvercles [de gauche à droite : AVANT ou nombre pensé en vert, au milieu, à la fin ou nombre obtenu en rouge] et 2 boîtes pour les transformations     [ + 10 et  X 2]. On écrit les nombres donnés au bon endroit dans l’ordre : ? (ou rien) sur le premier papier, 10 dans la 1ère boîte, rien dans le papier blanc, 2 dans la 2ème boîte et 44 sur le papier rouge

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2- On part de la fin ( nombre connu) et « on remonte » : la transformation X2 va devenir : 2

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3- On a donc notre nombre du milieu 22 et on remonte encore : la transformation +10 devient – 10

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4- On trouve alors le nombre pensé , c’est le nombre de départ 12

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Même travail avec la fiche , en images aussi :

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Remarque : Le problème rencontré ici par Léo est de faire l’opération 22 – 10  car , il voit 10 – 22 , donc il a préféré poser l’opération ( on a aussi dessiné , on a essayé d’imaginer dans la tête …) à travailler encore …on va  peut être repasser par la manipulation …

Chez Tom Pousse , des cahiers pour construire les apprentissages en français

Toujours chez Tom Pousse, nous avons testé les 3 cahiers d’Agnès Kettela à destination des dyslexiques mais finalement pas que …..

« Je construis ma grammaire » (cahiers n° 2 et n°3) et « Je construis mes rédactions » sont les cahiers que nous avons regardés de près et qui nous ont beaucoup intéressées.

gram1     gram2

1. Je construis ma grammaire existe sous forme de 3 cahiers (n° 1 à 3) , le 1er pour les CE1, le 2ème s’adressant aux CE2 et le 3ème aux CM1 et CM2.Beaucoup de similitudes dans leur conception , basées sur une pédagogie de la réussite :

  • En introduction, nous avons relevé la nécessité d’une représentation concrète de la grammaire grâce aux couleurs, aux formes, pour pouvoir manipuler sur la langue et accéder à l’abstraction
  • effectuer des classements des éléments de la grammaire
  • présenter des vues d’ensemble (équivalent des cartes mentales) pour synthétiser et mémoriser
  • manipuler le matériel grammatical sous forme d’étiquettes , la main aidant l’intelligence à se structurer

Nous avons particulièrement aimé :

  • la forme du support : très agréable, très claire (dans les couleurs, la police d’écriture, la formulation des consignes, les rituels de présentation….)
  • le « ce qu’il faut faire » ( page de gauche) qui explique ( explicite)  vraiment le but de l’exercice, la consigne et l’ordre dans lequel le travail se fait.Un exemple illustre la consigne , les « d’abord, ensuite » aident à la planification et parfois un encadré avec « attention » donne aussi un conseil pour ne pas tomber dans un piège. Lors de l’exercice (page de droite) la consigne est alors très simple , très claire , écrite en gras pour la distinguer de l’exercice proprement dit.
  • le rappel de la leçon (page de gauche) avec le lien vers la vue d’ensemble qui se trouve en fin de cahier. Des explications sont données qui peuvent constituer des réponses à certaines questions que les enfants se posent (mais n’osent peut être pas poser…..)

Bref, des cahiers que nous allons utiliser cette année avec Léo pour reprendre certaines notions afin qu’il « construise » vraiment sa grammaire . Les vues d’ensemble , extrêmement importantes pour le fonctionnement de Léo, permettront aussi de les confronter à nos cartes mentales afin parfois de modifier, d’ajouter, de supprimer certains éléments.

2. Je construis mes rédactions

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Un autre cahier pour venir compléter les précédents pour « construire » son expression écrite. Là aussi ,nous sommes devant une tâche très complexe …. pour beaucoup d’enfants d’ailleurs.

– Cet ouvrage aborde des points fondamentaux comme:

ceux liés à la grammaire et à la conjugaison :

  • la ponctuation
  • la construction de phrases
  • l’emploi des modes du verbe

ceux liés au vocabulaire

  • enrichir son vocabulaire ( préfixes et suffixes…)

ceux plus directement à la rédaction : apprendre

  • à décrire
  • à raconter
  • à résumer
  • à écrire une lettre,une fable,une recette,un dialogue
  • à argumenter

– Toujours un cahier avec une présentation claire, gaie, colorée qui donne envie de faire!

– On y retrouve des leçons (ou explications, définitions, règles, conseils) précédant l’exercice, des « ce qu’il faut faire » , du travail sur le sens( par exemple pour les préfixes…), des classements, des résumés , schémas ou progressions pour apprendre à décrire, raconter ….

– En fin d’ouvrage, des vues d’ensemble de type « grammatical ».

En ce qui nous concerne, nous allons utiliser ce cahier en lien avec ce qui sera fait en classe et essayer de transformer les résumés, schémas ou progressions soit en cartes mentales ou autres supports ( grille …) en fonction des choix de Léo pour essayer de mettre en place des stratégies d’écriture de texte…. un long chemin encore à parcourir mais une grande aide nous est déjà apportée par ce cahier. Nous reparlerons de ces stratégies d’aide à l’écriture de textes car c’est , me semble-t-il, un objectif fondamental ….

Chez Tom Pousse : 100 idées pour aider les élèves dyspraxiques

Voici un ouvrage paru chez Tom Pousse, que nous venons de lire et, comme le dit son titre, il nous a encore donné des pistes pour aider les enfants dyspraxiques….

Les éditions  logotom Tom Pousse sont spécialisées « dans la publication d’ouvrages destinés à venir en aide aux élèves souffrant de troubles des apprentissages, Tom Pousse a pour vocation de fournir aux enseignants, aux parents et à tous ceux qui participent à l’éducation des enfants des ouvrages proposant des pratiques pédagogiques innovantes fondées sur des années d’expérience auprès des élèves en difficulté à l’École primaire. »

100 idées pour aider les élèves dyspraxiques

Ce livre est écrit par le docteur Amanda Kirbi ( professeur à l’Université de Newport) et Lynne Peters (pédagogue) .Il est découpé en 3 chapitres :

  • école maternelle
  • école primaire
  • école secondaire

L’association DMF a ajouté un dossier d’informations pratiques sur la dyspraxie en France à la fin de l’ouvrage.

Nous nous sommes concentrées sur la partie école primaire (une cinquantaine de pistes)  mais déjà une vingtaine d’idées sont inscrites à l’école maternelle …. à regarder donc en priorité surtout dans les domaines où l’enfant est en difficulté..

Voici quelques idées qui ont particulièrement retenu notre attention :

  1. l’emploi du temps, s’adapter au changement , s’organiser:
    nécessité de fournir un emploi du temps car l’enfant dyspraxique n’aime pas les imprévus, veut savoir à l’avance ce qui va se passer, le déroulement de sa journée.A la fin de chaque journée, on peut préparer la journée suivante.C’est un enfant qui a besoin en permanence d’être rassuré et un « petit » changement de notre point de vue a souvent une toute autre dimension pour lui. Nous avons mis en place un emploi du temps (de la classe) depuis 2 ans , le déroulement de la journée également, et Léo fait ses devoirs chaque jour avec son propre « programme » (en 1 je fais du foot, en 2 : orthographe les mots …… ) : cette petite liste de choses à faire lui permet de mieux gérer son temps .Actuellement, il nous semble nécessaire de remettre le time-timer en service pour fixer le début et la fin d’une activité …Encore une histoire de temps ….
  2. la boîte à outils d’écriture et de dessin : en lui présentant toute une gamme de feutres, crayons ergonomiques ou non , craies, gommes, règles … l’enfant pourra sélectionner les « outils » avec lesquels il arrive à écrire le mieux possible et avec le moins de fatigue possible .Pour nous, le stylo 4 couleurs, le stylo bille que l’on peut gommer, la règle avec picots anti-dérapants par exemple sont des outils qui ont été choisis par Léo au fur et à mesure.Bien sûr, le fameux stylo à encre fait toujours partie de ses envies (de grand, de comme les autres …) mais actuellement encore peu efficace même s’il en possède plusieurs !
  3. l’estime de soi : c’est vrai que là c’est un point très important qui est abordé et l’accent est mis sur la nécessité de valoriser les efforts, d’encourager de permettre « de gagner en estime de soi et en reconnaissance de la part des autres » : un gros travail à réaliser par l’enseignant mais n’oublions pas que c’est aussi une tâche , un défi que les parents doivent relever !Nous avons vécu aussi ce grand manque de confiance, ce sentiment du « je suis nul » et, même si cela semble aller mieux, il est nécessaire de rester vigilantsla fragilité est bien toujours là ….
  4. les cartes mentales : « apprendre une technique efficace pour apprendre à organiser leur pensée et à la mettre par écrit » c’est un des rôles de la carte mentale. C’est dans cette idée que j’ai pioché l’utilisation des post-it qui s’est avérée très intéressante dans la construction d’une carte mentale avec Léo : très pratique, simple, déplaçable, remplaçable bref très agréable à manipuler !

Bien entendu, d’autres thèmes sont abordés , sachant que tous ne correspondent pas forcément à un enfant donné, certains domaines étant parfois épargnés mais un grand nombre de sujets sont traités. Puis viennent les idées pour le collège, des années souvent difficiles … à lire donc qu’on soit enseignant ou parent pour trouver des pistes d’aide efficaces tout au long de la scolarité.

un retour sur les temps simples et les temps composés

Le premier travail réalisé sur ce sujet et la carte mentale que j’avais préparée n’ont pas fonctionné avec Léo (article ici). Je lui ai donc dit que j’avais reçu des « critiques » sur ce travail et que nous allions le reprendre, que ma carte n’était pas intéressante et que je comptais sur lui pour en inventer une autre. Son projet était simplement de refaire les exercices qu’il avait échoués mais le mien était de reprendre tout cela d’une autre façon .

  • Je me suis inspirée d’un document de l’Académie de Poitiers ici et nous sommes partis avec des étiquettes (plastifiées) et de la patafix. Voici la démarche en quelques images :
  1. distribution des étiquettes : sujet Léo , placer les verbes et lire ce qu’on obtient

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2. On sépare en 2 par un trait et ce sont toujours des histoires avec un même verbe : le verbe marquer. On a supprimé les sujets pour n’avoir sous les yeux que les verbes. On remarque que  dans la 1ère colonne , le verbe marquer est conjugué à des temps simples (1 seul mot, on écrit S dans cette colonne) et dans la 2ème colonne à des temps composés ( 2 mots, on écrit C). Et pour mieux matérialiser la liaison entre ces 2 mots, Léo réunit les 2 étiquettes par de la patafix.

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3. Retour sur la 2ème colonne : 2 (mots) , le 1er c’est l’auxiliaire, le 2ème c’est le participe passé. Ici c’est l’auxiliaire avoir .

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4. à partir du même panneau, cette fois  travail avec des étiquettes sur le verbe partir (même démarche)

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5. Un seul changement : l’auxiliaire est cette fois le verbe être.

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Puis Léo a corrigé ses exercices et les a réussis… à une exception près …. Il a souhaité utiliser la formule « il faut » pour trouver le verbe mais ,  débordé par le sens de la phrase et surtout l’image qu’il s’en fait, cela l’a conduit à une erreur : Nous avons passé la journée à plonger. Cela a donné : il faut …. plonger…. Ce n’est peut être pas encore la bonne formule pour lui !

  • Il nous reste à revoir la carte mentale (ou autre ) pour mémoriser cette leçon mais nous verrons cela dans un 2ème temps ….De plus l’orthophoniste nous a donné une autre astuce « visuelle » que nous allons essayer. En voici le principe :

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Nous reprenons donc cela ce matin : pour Léo, dès la présentation des 2 symboles « vierges », c’était d’une clarté remarquable : le 1er est pour le verbe , à un temps simple

img084 et le 2ème à un temps composé :img085

Voici la carte faite par Léo : avec son esprit de synthèse, il est allé à l’essentiel. On a travaillé avec les post-it (parfait car on peut les déplacer, en refaire un si on se trompe ….)

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Nous avons ajouté ,dans un 2ème temps, avait marqué  et une branche supplémentaire du côté des temps composés avec l’auxiliaire être.

Une transformation possible en carte avec le logiciel ( si nécessaire ?) :

temps simple ou compose LEO F

Un détail : lorsque le temps composé a ses 2 parties séparées par un adverbe ou la négation, j’ai demandé à Léo de relier ces 2 morceaux pour bien les mettre en relief et cela l’a aidé ( sans oublier auparavant de surligner le verbe ), par exemple :

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Remarques :

  • A mon avis, il y a  une lacune : la connaissance du passé composé (non vu les années précédentes) :
  • celle-ci aurait pu permettre des observations en amont de différents participes passés ( le p.p. comme il l’appelle ,aurait pu être « connu » donc « reconnu » plus facilement, cette terminaison en é, ou i, ou u …) et  cette formation particulière avec les auxiliaires aurait aussi été abordée . Peut-être cette notion de temps simple et composé sera mieux installée après l’apprentissage du passé composé.
  • Finalement ,dans ce genre de compétence,  on retombe encore sur ce problème de temps qui je pense va encore nous poursuivre …. quelque temps ….mais on y arrivera !!!!

et si on regroupait les droites ?

Léo doit revoir les leçons de géométrie. Je lui propose de faire une synthèse de ses connaissances sur les droites . Il a sous la main :

  • des outils : règle, équerre, crayon et gomme
  • un grand tableau blanc, des post-it (pour pouvoir déplacer les infos)
  • Sur les post-it : une info par page : les définitions à connaître ,les « dessins/symboles » des 3 types de droites, les images des différents outils (oeil compris), des schémas avec des droites, les mots ….
  • son cahier de leçons , son mémo de math , ses fiches méthodes ….

Je lui demande d’essayer de noter tout ce qu’il sait, ce qu’il connaît des droites : il peut chercher l’info soit dans les post-it, soit dans son cahier de leçons, son mémo, tracer, dessiner …..

Voici quelques images du carnet de post-it :

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Et voilà le premier jet de Léo sur son tableau blanc : Finalement Léo a utilisé les post-it uniquement .On est parti sur 2 branches  à partir des droites qu’il connaissait : les perpendiculaires ( n° 3 à gauche) et les parallèles (n° 1 , à droite).

Les droites sécantes sont venues après car non vues sous ce nom (plutôt avec les points et leur « point d’intersection »). Une hésitation entre les droites sécantes et les droites perpendiculaires ( j’aurais peut-être dû lui dire à ce moment-là  que des droites perpendiculaires font partie des droites sécantes … on reverra ça). On a ensuite ajouté une branche pour les outils , qu’il a nommée « outils » et pour finir ( ce qui aurait pu être le début) la droite (en opposition à la ligne) et sa notation.

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et de plus près :

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Une fois ce travail terminé, nous sommes passés aux 2 exercices d’entraînement à faire, bien réussis mais besoin d’une image bien agrandie (donc adaptée) pour que les droites ne soient pas trop serrées ( moins de droites , cela aurait été encore mieux !) . Ainsi , Il a tout de suite visualisé la 1ère parallèle à une droite rouge mais plus difficilement la 2ème qui était assez éloignée et j’ai même dû cacher le bas de la feuille pour qu’il ait moins de droites à sélectionner visuellement. Donc , attention quand même à l’exercice donné , support parfois trop chargé sur lequel il peut être gêné voire en difficulté alors que la notion est bien comprise.

Remarque sur l’écriture : Concernant la notation des droites, si les parenthèses sont maintenant bien comprises et réalisées (merci à l’ergo !), une difficulté subsiste : celle de passer de l’écriture en majuscule script (bien intégrée pour la géométrie) à la minuscule souvent utilisée pour nommer les droites (exemple : droite (d) alors que le segment est noté [AB] ). Est-ce important ?????

Pour l’instant le tableau est resté en l’état , je pense le mettre sous carte mentale en respectant son travail et peut être sous un format A3 …. je vais y réfléchir …. avant que tous les post-it ne tombent ….. sinon , on fera soit un montage soit un genre de livret interactif avec des volets qui se soulèvent …on verra ça ensemble … à suivre donc …..

21/10/2014 : Voici la carte mentale de synthèse pour réviser les droites

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Les droites parallèles

En poursuivant le travail sur les droites, c’est au tour des droites parallèles.

Afin de ne pas rencontrer les mêmes problèmes qu’avec les droites perpendiculaires, nous sommes partis directement avec un seul outil : l’équerre.

  • Comprendre d’abord ce que sont des droites parallèles : ce sont des droites qui ne se rencontreront jamais ,elles ne se coupent pas . On vérifie cela sur la table, le bureau …., mais attention aux droites qu’on a besoin de prolonger avant de dire qu’elles ne se coupent pas ! Ici , utilisation de l’oeil , puis de la règle si nécessité de prolonger
  • Puis , on doit vérifier l’écartement entre ces 2 droites pour pouvoir dire si elles sont ou non parallèles.
  • Voici une petite fiche méthode que l’on va essayer aujourd’hui :

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Remarque : nous n’abordons pas ici le tracé de droites parallèles . Si cela est nécessaire ,nous allons essayer la « règle équerre » dont je vous ai annoncé l’arrivée …. dans la semaine : elle devrait nous aider pour tracer des droites perpendiculaires et des droites parallèles sans toutefois perdre de vue l’équerre (pour la recherche d’angles droits, la reconnaissance des droites perpendiculaires ou parallèles) ni les définitions à connaître parfaitement !

Où vas -tu en vacances ? Pars-tu en Corse ou en Espagne ?

Nous avons regardé cette leçon avec Léo car il est absent toutes les semaines pendant la leçon d’orthographe (qui se déroule pendant sa séance d’orthophonie). Je lui ai donné une base de départ , quelques explications brèves puis il devait trouver des exemples qui pouvaient illustrer la différence d’emploi du ou / .

Cela ne lui a posé aucun problème et nous nous sommes  surtout occupés de ce ou sans accent , pour lequel on a un choix (Il a d’ailleurs donné son choix dans la phrase qu’il avait écrite et je n’ai pu l’empêcher de le noter sur sa feuille !).

Voici sa carte avec les phrases écrites à la main puis recopiées à l’ordinateur avant de plastifier la fiche.

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ou où F

Remarque personnelle : Finalement , où se trouve le problème dans ce travail ? Peut-être tout simplement dans le fait de donner dans les exercices  des phrases  avec un choix de lieu : vas-tu en vacances ? Pars-tu en Corse ou en Espagne ? ( on parle de lieux dans les 2 phrases ……..!!!!)

ajout au mémo de français :

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