L’accord du Participe Passé : et si on s’en sortait avec une stratégie unique ?

Cet accord du participe passé m’a toujours intéressée car j’ai l’exemple de ma fille qui a toujours un doute sur cette fameuse règle , même près de 25 après l’avoir « apprise » à l’école alors que son orthographe est bonne ! Je me suis donc dit qu’il était encore  temps de passer par un autre chemin pour ne plus se poser de question (ou presque plus)…..

À la lecture des différents ouvrages de cet été (ici ou ) , il a toujours été question au moins une fois dans ces manuels, de l’accord du participe passé. J’ai essayé de faire un résumé de ces stratégies en intégrant aussi la stratégie vue chez Troublesneurovisuels ici.

1- Chez Troublesneurovisuels : utilisation du livre « Hugo et les rois être et avoir » d’Anne-Marie Gaignard , un travail très bien expliqué dans son article( ici et ) avec la technique du « mur » , 94049748_o illustration empruntée sur le blog « de 2choses l’une » ici, pour travailler sur l’accord du P.P. avec le COD ( bien parlante !). Une très belle carte mentale ici et des exercices d’entraînements dans ces mêmes articles.

Remarque : On est donc sur la règle « classique » avec beaucoup d’amélioration à mon avis quant aux images mentales proposées et surtout à la démarche générale . MAIS

  • il y a déjà 2 questions à poser ( qui est-ce qui ? et Qui ou quoi ? )
  • on parle de 2 cas différents selon l’auxiliaire utilisé
  • on parle de COD ……

2- Dans l’ouvrage « Le verbe au quotidien » présenté ici, ou dans les manuels de la collection OhOh! Yes de l’Ortho! CM2 (présenté ) ou Cool l’Ortho 6ème(présentation à venir), les différents auteurs ont « opté pour la théorie de Wilmet qui a développé un procédé basé sur le sens et non sur des règles selon les auxiliaires » : sur le site des éditions Atzeo ou en suivant ce lien trouvé dans « Le verbe au quotidien », on peut consulter un dossier traitant de ce sujet et intitulé « L’accord du participe passé en 5 minutes ».

Cette théorie , avec un fonctionnement performant de 90% à 95% ne parle plus de règle avec la place du COD , ni ne différencie être et avoir mais propose de poser une question unique à un moment / lieu précis dans la phrase : 

au moment où j’écris le participe passé, ai-je déjà écrit « ce qui est (participe passé) ? 

Dans « Le verbe au quotidien », on trouve :

  • des explications pages 34 à 36 ( il est conseillé « d’expliciter et faire utiliser des schématisations » )
  • des exercices d’entraînements pages 92 et 93 pour systématiser la procédure et « maîtriser l’accord du participe passé dans tous les cas courants »

les 2 schémas proposés : img573  ou img574 (extraits du livre et ci-dessous illustrés avec une phrase)

Phrase 1 : J’ai mangé une pomme.

question : « A-t-on déjà écrit ce qui est mangé ?

img575  NON , la réponse est à droite du P.P., pas d’accord

Phrase 2 : La pomme que j’ai mangée était délicieuse.

question : « A-t-on déjà écrit ce qui est mangé ?

img576 OUI, la réponse est à gauche du P.P. , le P.P. s’accorde avec la réponse

Remarque : pour Léo ,donner comme argument la position (à droite ou à gauche ) me semble être une « contrainte inutile » à moins d’accompagner cela gestuellement ou à l’aide de l’étiquette (ici la pomme) qui se déplace … Quant au  passage du point d’interrogation au point d’exclamation c’est peut être aussi une difficulté supplémentaire , un choix à expliquer …..

Dans la collection OhOh! , il est d’abord absolument conseillé que les enfants sachent reconnaître le participe passé, le verbe à un temps simple ou composé. On trouve une fiche « ressources » qui explique parfaitement la démarche (page 90 ) et des séquences « dictée accord des participes passés ». Ici pas de « schématisation » MAIS :

  • une possiblité d’utiliser le mot « STOP ! » après le participe passé ce qui donnerait avec l’exemple précédent :

Phrase 1 : J’ai mangé STOP ! .…..

  • je me pose la question  : au moment où j’écris le participe passé, ai-je déjà écrit « ce qui est mangé NON donc j’écris le P.P. « mangé » au masculin singulier

Phrase 2 : La pomme que j’ai mangée  STOP ! ……

  • je me pose la question  : au moment où j’écris le participe passé, ai-je déjà écrit « ce qui est mangé ?  OUI  « la pomme » donc j’accorde le P.P. « mangée » avec « la pomme »

Un rappel aussi sur le participe passé employé sans les auxiliaires et qui s’accorde comme un Adjectif avec le Nom ( voir notre carte mentale ici dans l’article  » le verbe dans tous ses états, ou presque ….)

Un essai de résumé en carte mentale de ces 2 « méthodes » :

L'accord du Participe Passé

Quelle est pour vous la plus « efficace » , au moins du CM1 à la 5ème ? En ce qui me concerne, il faut encore que j’ essaie celle de Mr Wilmet MAIS c’est cette dernière sans doute qui va avoir ma préférence …. Encore un regret de m’être toujours arrêtée à la règle « classique » dans ma carrière d’enseignante  ! Ma fille l’a essayée … et même si elle a encore besoin de se remémorer la question , je pense qu’elle va l’adopter !

Finalement, dans la foulée, j’ai essayé de faire une petite fiche procédure pour Léo que je vous présente et nous en reparlerons … lorsque nous l’aurons essayée ….(Il n’a pas encore vu l’an dernier l’accord avec le COD … c’est peut être le moment de travailler avec la théorie qui ne s’en occupe pas !!!!) ( fiche sous forme de recto verso, les exemples sont au verso pour si nécessaires, surtout au début)

img579 et à télécharger en pdf  procedure accord pp2

(une idée : le début d’un outil d’aide à la correction quand le type d’erreur est analysé…. )

à suivre donc …. 

Le verbe au quotidien ou la conjugaison autrement , au service de l’écriture

210b5232« Le verbe au quotidien » est un ouvrage édité par le SCEREN (CRDP Bourgogne) que je viens d’acheter. C’est un outil qui aborde « les problèmes posés par le système verbal sous des angles variés… »J’ai recherché à travers cet ouvrage des idées pour répondre (ou essayer de répondre) aux questions suivantes :

Comment on peut amener l’élève à une réelle réflexion sur la langue ?

Comment  se relire efficacement et/ou planifier sa relecture ? une grille de relecture serait-elle utile/efficace?

Et finalement ,  ne doit-on pas apprendre à se relire ?

Dès les premières pages , un paragraphe m’a déjà bien intéressée : « Vigilance orthographique et révision de textes : des compétences stratégiques à entraîner ». On peut lire ensuite que :

  • « La pratique régulière et systématique de la révision de textes doit être privilégiée
  • Les procédures de révision de textes font elles-mêmes l’objet d’un apprentissage »  

qu’il est important  :

  • d’ expliciter et « faire expliciter les procédures , avec un recours au sens indispensable
  • de prendre en compte les facteurs menant à la réussite »

Quelques stratégies pour une meilleure planification de la relecture :

  • « Porter son attention successivement sur l’orthographe, les contraintes d’écriture, la présentation, la mise en page (élaborer une grille de relecture par étapes ?)
  • Utiliser des procédures de vérification orthographique habituelles (donc déjà mises en place dans la classe : dictionnaires, manuels, outils de référence, mémos, classeur …). L’élève apprend à trouver lui-même l’outil où se trouve l’information qu’il cherche
  • Apprendre à réviser un texte de manière organisée et systématique : des exemples selon les activités et l’objectif proposés :
  1. faire la liste des sujets et des verbes pour vérifier les accords
  2. souligner de 2 couleurs différentes les verbes à l’imparfait et au passé simple
  3. vérifier la formation de phrases impératives en coloriant de différentes couleurs (terminaison -ez, majuscule, point d’exclamation,trait d’union…)
  4. faire colorier les terminaisons -er ou -é des verbes avec des couleurs différentes et vérifier la cohérence de leur emploi »
  5. ……

du côté des procédures :

  • « Automatiser progressivement les procédures d’accord
  • Effectuer des relectures avec explicitation de chaque choix de terminaisons par exemple, ou explicitation des étapes du raisonnement
  • Mise en mots de la procédure par l’élève lui-même (verbalisation) : on s’assure ainsi de sa compréhension »

Remarque : Dans cet ouvrage, il y a bien plus d’idées que celles dont je parle ci-dessus car les objectifs dans le domaine du verbe sont nombreux (reconnaître/utiliser un temps, conjuguer avec aisance/agilité, maîtriser l’accord du verbe avec son sujet / l’accord du participe passé ….).

Dans la 2ème partie de l’ouvrage , des fiches élèves très intéressantes ( et même drôles!) permettront d’accompagner les élèves dans l’acquisition de ces compétences stratégiques. J’en ai utilisées quelques-unes (en suivant l’explication donnée en 1ère partie d’ouvrage) , légèrement agrandies.Un exemple en image de ce que nous avons fait :

  • drôles de phrases : un peu d’humour !!! mais justement plus difficile pour Léo pour mettre du sens sur ce type de phrase alors qu’aucun problème ne s’est posé pour retrouver les verbes ou les noms , les accorder et justifier l’accord!

img570

un livre intéressant …… avec des activités qui conviennent à tout ouvrage possédé en classe

L’orthographe autrement « OhOh!Yes! de l’Ortho! » chez nos amis belges

A la découverte d’un nouveau manuel : OhOh ! Yes ! De l’Ortho ! , niveau CM

ohoh_yes_guide-resize_0 Il fait partie de la collection OhOh! pour apprendre l’orthographe , collection éditée par une petite maison d’édition belge , les éditions Atzéo, que j’ai eu le privilège de recevoir en spécimen .C’est l’orthophoniste de Léo qui m’en avait parlé lors de notre dernier rendez-vous de juillet.

J’ai regardé cet ouvrage avec des objectifs précis :

  • Comment rendre encore plus performante une orthographe en s’appuyant sur le visuel et en mettant en place des stratégies liées au sens ( en bref en réfléchissant et en étant vigilant …..)
  • Comment automatiser une attitude active dans la relecture/ révision de textes (en passant par des activités planifiées, peut-être en passant par une grille de relecture systématique et organisée ?)

Des bulles en introduction donnent tout de suite le « ton » de la collection comme celle-ci : « en langue française, j’écris comme je vois, rarement comme je parle ou comme j’entends ».

Ou « une dictée c’est un moyen pour apprendre à regarder et à analyser l’orthographe ».

En 4ème de couverture, on peut lire aussi : les « … enfants sont confrontés à des tâches de visualisations et d’observations attentives de la langue française… » et « avec OhOh ! l’enfant réfléchit… » ….. des clés qui nous ouvrent les portes du monde de l’orthographe ???? Qu’une envie : se plonger dans l’ouvrage ….. ce que j’ai fait !

Différentes séquences sont proposées avec des objectifs précis . Je ne pourrai pas parler de tout , j’ai essayé de poursuivre mon objectif avant tout.

1- J’ai repéré en début de chaque séquence des phrases/formules très parlantes et utilisées à plusieurs reprises:

  • «J’écris comme je vois  et selon des liens dans la phrase ».                  
  • Etre attentif aux liens entre les mots dans un texte (des conseils de « méthodes » ou des astuces sont donnés tout au long des ouvrages comme tracer des ponts entre les mots qui sont liés : « des ponts pour mettre en évidence les liens grammaticaux entre des mots » : ceci me paraît intéressant dans une grille de relecture systématique et organisée …. à créer ?)
  • « Je suis attentif au sens pour m’aider ». En fait, il s’agit de « dépasser la copie mécanique par l’attention portée au sens. »
  • S’entraîner à garder en mémoire des groupes de sens de plus en plus larges par la copie correcte de groupes de mots cohérents (ou groupes de sens) . Une astuce : mettre une barre pour séparer les groupes de sens .Par ailleurs, pourquoi ne pas s’entraîner lors de la copie d’une leçon d’histoire, maths ou autre à copier par groupes de sens…
  • Analyser ses erreurs de copie
  • Trouver des stratégies efficaces de copie (un tableau ressources page 12 de l’ouvrage , à télécharger sur le site) afin de devenir plus performant en copie pour atteindre le statut de « champion copieur ».
  • «Tu deviens vigilant vis-à-vis des lettres finales muettes » (on peut parfois les expliquer) par exemple réfléchir au rôle du S à la fin des mots, du T ….
  • « Tu apprends à expliquer l’orthographe » correcte par écrit (en utilisant la formule c’est comme jusqu’au CM1 …. Puis car ….). Des fiches sont à télécharger sur le site pour cet entraînement également .
  • « Tu t’entraînes et tu expliques tes erreurs » : S’entraîner à écrire et se relire en appliquant les stratégies apprises, repérer des erreurs et justifier les graphies correctes
  • Un travail très intéressant aussi sur l’accord du participe passé et une méthode à découvrir ….

2- Autre trouvaille de cet ouvrage : la phase métacognitive quotidienne également très intéressante . Quelques exemples :

  • « lorsqu’un mot se termine par S , cela peut être à cause de ….. »
  • « Exprimer ses causes d’erreurs les plus fréquentes et noter sur un post-it un moyen d’éviter ce type d’erreur »
  • « Pour être performant en copie , je veille à ….. »

3- et pour finir : un réinvestissement dans l’écrit à la fin de chaque séquence : c’est la rédaction d’un petit texte avec une contrainte d’écriture en lien avec ce qui a été vu dans la séquence. Un exemple :

« Rédiger un court texte. Pour 4 mots dont l’élève est sûr de l’orthographe, il rédige une explication à l’aide d’une des formules (c’est comme … ou car …) »

Un essai de présentation de l’ouvrage en carte mentale :

OhOh! Yes! de l'Ortho!

De manière plus générale, la collection se présente avec le manuel de l’élève pour chaque année (du CP à la 5ème) accompagné du guide méthodologique . Dans ce guide sont précisés les objectifs, les conseils méthodologiques. On y trouve aussi des fiches ressources très bien conçues , servant de point de départ et/ou d’analyse.

En fait c’est une collection de 5 « compétenciels » pour apprendre l’orthographe pendant 5 ans. Le but est d’apprendre à réfléchir sur la façon d’écrire le français, de « comprendre ce qui se passe avec l’orthographe »

Tout au long des ouvrages, l’élève est guidé : tout est indiqué : s’il doit travailler seul, à 2 ou en petit groupe. Les consignes sont très claires, les conseils , astuces , stratégies ne manquent pas. Le livre est très agréable.

J’ai aussi beaucoup aimé avant de démarrer l’activité , le « mets-toi en condition » ou après le « prends du recul sur ton travail » , tous ces temps qui ont peut-être disparu dans les classes ou , en tous cas, dans la plupart des manuels ! Encore un problème de temps, leur laisser ce temps résoudrait pas mal de difficultés……

Des ressources, des articles à lire attentivement , des explications sur cette façon d’apprendre l’orthographe sur le site d’Atzéo (http://atzeo.com) et , pour le manuel de 5ème primaire OhOh ! Yes ! De l’Ortho ! c’est là : http://www.atzeo.com/manuel-5e-primaire ( quelques pages du manuel, quelques fiches ressources , un complément du guide méthodologique ….), à consulter absolument (d’ailleurs plein d’autres ouvrages, jeux de cartes en calcul par exemple à découvrir aussi…)

Je consacrerai un autre article au manuel qui suit celui-ci : OhOh ! Cool ! l’Ortho ! qui couvre le CM2, la 6ème et la 5ème dans quelques jours

En tous cas une très belle découverte pour moi , une mine d’idées et aides pour vraiment apprendre l’orthographe, un travail de longue haleine sans doute … Mais il est toujours temps d’essayer : apprendre à réfléchir , comprendre comment fonctionne sa langue est utile dans toutes les matières !

Si vous souhaitez tenter l’expérience , les manuels peuvent être commandés chez le revendeur en France : les éditions Pirouette (pas de frais de port internationaux) dont nous avons déjà parlé.

à suivre donc …….

ajout du 21 / 08 : un lien pour voir les équivalences des classes Belgique / France (merci Elodie!)

A la frontière de la conjugaison, grammaire et orthographe : l’accord du participe passé 1- avec être

C’est vrai qu’ accorder le participe passé n’est pas une affaire simple ….. et qu’il va falloir tourner cela dans plusieurs sens pour pouvoir seulement commencer à l’apprivoiser avant de le maîtriser …… On peut se demander aussi ce qu’il reste de cette notion à l’âge adulte ? A-t-on appliqué cette règle (sans parfois vraiment l’intégrer) juste le temps des dictées ? juste le temps de la leçon ?

Nous allons dans un premier temps nous interroger sur l’accord du P.P. (participe passé pour aller plus vite) en présence de l’auxiliaire être.

Que faut-il savoir faire / connaître en amont ?

  1.  Reconnaître l’auxiliaire être : Léo repère facilement le « est », « sont »  mais plus difficilement le  « a été » par exemple ou le « sera » ( car lorsqu’on aborde l’accord du P.P. c’est souvent en lien avec le passé composé) . Donc , et de préférence dès le départ, toutes ces formes conjuguées de l’auxiliaire être devraient être fréquentées ( même si cela « paraît » ou « est » évident pour certains élèves).
  2. Savoir que certains participes passés sont employés comme des adjectifs : dans ce cas leur fonction est  attribut du sujet : ex : La route est mouillée (mais finalement c’est la même règle qui s’applique) ou épithète  : ex : La route barrée est interdite à la circulation ( voir cartes mentales n° 15 l’attribut du sujet et n°16 sur les fonctions de l’adjectif ) : il s’accordera en genre et en nombre avec le nom qu’il accompagne (il est employé seul , sans auxiliaire : on en a parlé aussi dans la carte mentale en conjugaison n°9)
  3. Savoir qu’il y a des P.P. en é, ée, és,ées , en i,ie,is,ies , ou u, ue,us,ues pour les principaux mais aussi en s/t,e,es (elle a été prise,elle sera offerte) : en avoir pris conscience en recherchant et en classant des P.P. ( voir carte mentale sur le verbe dans tous ses états (ou presque) ou directement carte mentale conjugaison n°9 ici)
  4. Reconnaître dans une phrase le sujet du verbe ( et parfois aussi le chef du GN Sujet), mais aussi savoir par quel pronom on peut le remplacer dans la phrase étudiée, savoir si ce sujet est au masculin ou au féminin (son genre), et au singulier ou au pluriel (son nombre)( voir carte mentale grammaire n°5 bis de juin 2015 :  le sujet du verbe)

Une démarche possible ? Sans oublier d’abord de lire la phrase complètement et de se l’imaginer …..

  1.  Rechercher l’auxiliaire être
  2.  Matérialiser sa présence : mettre un rond rouge dessous : une sorte de « clignotant » qui doit nous alerter sur cette notion d’accord
  3.  Trouver le sujet du verbe
  4. Matérialiser l’accord par une flèche partant du P.P. vers le sujet
  5.  Réfléchir au genre  et  au nombre du sujet
  6. Compléter(si nécessaire)/ Accorder  le P.P.

Finalement , si on a compris tout ça, la règle est simple à appliquer …… Il n’y a plus qu’à s’entraîner , faire des jeux ……

une carte mentale « provisoire » ( à poursuivre surtout pour la branche avec AVOIR quand cela sera étudié en classe, pour l’instant c’est juste écrit ou même la branche peut exister sans les sous-branches, aucun exemple ….. en attente ….. )

img508

Pour nous aider :

  • un site ORTHOLUD pour des exercices sur l’accord du P.P. en ligne
  • des jeux proposés sur plusieurs blogs d’enseignants
  • le participe passé dans tous ses états sur un blog de FLE (français langue étrangère) : TICs en FLE, le blog de Maria José :

jeux , exercices, chansons, vidéos ICI à essayer !

Le sujet du verbe : pas si difficile que ça finalement ….

1- Dans une phrase , Trouver le sujet du verbe

Nous sommes revenus à notre bonne vieille question du fameux « Qui est-ce qui …… ? » pour trouver le sujet du verbe MAIS en passant par une procédure simple en 2 temps :

  1. Je cherche d’abord le Verbe ( je peux le surligner, l’encadrer , bref faire comme  ce qui est demandé …. et c’est encore plus simple si on demande de le repérer toujours de la même façon …)
  2. Je pose la question « Qui est-ce qui V ? » et la réponse est le sujet du verbe.

Finalement , si cela fonctionne , tout redevient simple car très logique !

2- C’est le sujet qui commande , le verbe obéit et s’accorde avec le sujet

à bien avoir en tête !

  • Il faut donc regarder le nombre du sujet : Est-ce un sujet singulier ou pluriel ? car le Verbe obéira et s’écrira au singulier ou au pluriel
  • On peut aussi remplacer le sujet par un pronom personnel pour vérifier le nombre du GN Sujet
  • On peut faire matérialiser cette notion par une flèche qui relie le sujet au verbe

3- Quelques pièges ? ou simplement utiliser ce que l’on sait ?

  • Le sujet inversé : dans les questions ou dans un style « un peu » soutenu : la démarche est la même…. finalement pas de problèmes pour le repérer … C’est sûrement plus difficile de compléter une phrase en accordant le Verbe : exemple 😦 se trouver : Où …………. les bonbons ? Là aussi il est nécessaire de revenir à ce qui est dit en 1 et 2 de cet article. Ci-dessous, démarche en images :

img454 laisser écrire

puis faire réfléchir img455 sujet pluriel

donc verbe pluriel img456

On peut aussi voir les vidéos de Canopé (les fondamentaux) sur le sujet inversé (et d’autres sur le sujet du verbe : les pronoms personnels sujet et identifier le sujet du verbe)

  • un même sujet pour plusieurs verbes : c’est logique donc rien de spécial à ajouter , juste à « fréquenter » ce genre de phrases.
  • L’accord du participe passé avec le sujet du verbe : nous avons repris la petite fiche méthode avec l’auxiliaire être ( voir ici)
  • réfléchir aussi sur les GN sujets de type : le chien de mes voisins . Chercher d’abord le chef ( ou le noyau) du GN sujet : ici c’est le chien donc c’est un sujet au singulier, le verbe sera donc au singulier .

Le chien de mes voisins joue avec mon ballon

Pour conclure , une carte mentale :

img453F

Remarque : on peut aussi y ajouter la branche « attribut du sujet » ( voir la carte mentale sur les fonctions de l’adjectif)

 

J’écris -é ou -er à la fin d’un verbe ?

Léo étant absent à la leçon , nous l’avons reprise durant ce week-end .

Nous avons commencé par un petit problème à résoudre sur 3 courtes phrases :

  1. J’ai mang…
  2. Il est parti sans mang…..
  3. Il va mang…..

Comment vas-tu écrire le son (é) de chaque mot à compléter . Explique : quels sont ces mots ? leur nature ? verbe conjugué ? à quel temps ? à l’infinitif ? les raisons de ton choix ? Qu’as-tu compris à l’école puisque tu n’as copié que le résumé (partiel?) de la leçon?

img432 img433 Remarque : bien utiles les traits pour écrire (dans le ruban Word du cartable fantastique)

Quelles « règles »  va-t-on pouvoir en tirer ? J’écris é quand …. , j’écris er quand ……  . Voici ce que cela a donné :

img434

une astuce donnée : remplacer par finir / fini pour s’assurer que la réponse est bonne exemple : j’ai mangé : j’ai fini / il est parti sans manger : il est parti sans finir

Remarques :

1- Nous avons bien sûr eu l’interrogation : ils avaient mangé : é ou er ? puisqu’il y a un verbe devant ? Attention ce verbe est un auxiliaire qui permet de faire un temps composé (comme le passé composé, on peut revoir ce qui avait été expliqué ici sur les temps composés ou sur le verbe dans tous ses états). Nous allons voir si cela persiste sinon nous pourrons ajouter les 2 auxiliaires barrés ( sous la branche n° 2 ) mais surtout jouer avec différentes phrases, différents temps composés aussi même s’ils n’ont pas encore été appris (avait mangé, aura mangé ….).

2- Une règle qui peut aussi marcher , c’est de bien donner le nom des choses : c’est un participe passé (ou P.P.), c’est un temps composé, c’est un auxiliaire, c’est l’infinitif ….. bien faire reformuler sa démarche ( je regarde s’il y a une préposition d’abord, puis j’observe le mot qui est devant : auxiliaire ou verbe conjugué ? ) prendre le temps de faire justifier sa réponse en termes exacts et bien sûr , en amont, je réfléchis aussi au sens de la phrase … (mais  ne pas s’appuyer uniquement  sur « le sens » car souvent cela  emmène Léo ailleurs dans « sa » propre logique , les exercices n’étant  pas toujours faits en ce sens-là !!!!)

2- Attention à la préposition qui se trouve après le verbe : J’ai mangé à la cantine : Léo s’est fait prendre une fois mais s’est vite corrigé !!!!

puis la carte mandala correspondante :

é ou er F

Nous avons aussi observé rapidement les ée, és, ées qu’il ne faudra pas non plus oublier .

Finalement c’est une « leçon » qu’il faudra bien étudier et qui ne se limite pas à la seule branche n° 1: la vue d’ensemble est nécessaire pour ne pas fixer une seule possibilité et obliger à réfléchir sur plusieurs cas de figures simultanément. Voici quelques exercices que nous essaierons de faire dans les prochains jours :

img435

Les Noms en -ail, eil, -ouil, -euil : J’écris ail /aille , eil/eille, ouil /ouille , euil/euille ou ueil ?

Les Noms en -ail, -eil, – euil, – ouil : j’écris ail ou aille ? eil ou eille ? ……

  • La règle : les noms féminins prennent -lle
  • MAIS il est intéressant de voir aussi les verbes au présent ( le travail / je travaille , le réveil / je me réveille …)
  • l’exception / l’inversion des lettres avec les mots en cueil (famille du mot accueil, accueillir, recueil, recueillir ….. qu’on peut lister) et en gueil ( famille du mot orgueil, orgueilleux …)
  • On peut aussi revoir le mot  » œil « 
  • En dehors de la règle d’orthographe : un petit travail de vocabulaire , sous forme d’illustrations pour comprendre certains mots ( le seuil, le treuil, le cerfeuil, le fenouil …)

img187 img188

à télécharger sous word MOTS ail euil vocabulaire

Un mandala pour résumer et mémoriser :

img186F

les adjectifs : au féminin et au pluriel

Si la notion d’adjectif (la nature / la classe grammaticale de ces mots) est connue, c’est maintenant au tour de l’orthographe d’entrer en jeu .

Au féminin : j’ajoute un -e : facile …. surtout quand on l’entend

– mais sauf , si l’adjectif se termine déjà par -e : triste, robuste, sage …..

– le problème vient souvent de ce « e » que l’on n’entend pas ou , parfois, certains mots que l’on a « photographié » d’une seule façon : pour Léo, « jolie » s’écrit tout le temps avec un e ! (ça marche pas mal à vrai dire !!!!)

Une petite astuce trouvée sur le site du petit roi et dont nous avions parlée lors de la mémorisation de mots en orthographe ici (article : l’adjectif, une autre façon de l’aborder): j’ai ressorti le modèle de fiche plastifiée pour visualiser cet accord (d ‘abord sur le féminin puis on l’utilisera pour le pluriel et enfin avec le genre et le nombre – voir en fin d’article )

les féminins particuliers : adjectifs en -eur/-eux qui font -euse, en -er qui font -ère … liste à poursuivre au fur et à mesure des exercices ( mandala sur le féminin des adjectifs ci-dessous) fem adj F2

Au pluriel : j’ajoute un -s ou parfois un -x

sauf pour les adjectifs qui se terminent déjà par s ou x au masculin singulier : vieux, gris, heureux

– les adjectifs masculins terminés par -eau font –eaux au pluriel

– cas particulier des adjectifs masculins terminés par -al : ils changent puisqu’ils finiront par -aux (sauf quelques exceptions)

Pour s’entraîner et mettre ces règles en pratique , voici une adaptation des fiches trouvées chez le petit roi : on écrit l’adjectif au milieu puis on l’écrit dans les petits nuages avec ses transformations (ou sans et de préférence dans un GN pour donner plus de sens)

PETIT ROI ADJ

et pour finir , un essai de mandala sur le pluriel des adjectifs : img025F Remarque : une carte beaucoup plus simple pour commencer (c’est celle que nous avons utilisée au début en CE2) que l’on peut retrouver ici (2 cartes n° 4 ) ACCORD ADJ CE2

Le pluriel des noms …. des règles … et des exceptions ….

Un « gros morceau » du programme : le pluriel des noms avec son cortège de règles et d’exceptions traitées d’un bloc ! J’ai essayé de réfléchir comment présenter cela le plus « facilement possible » mais ce n’est pas simple. J’étais partie sur l’idée d’un mandala trouvée ici et qui avait donné après quelques modifications celui-ci  ( attention :une erreur d’orthographe à vantaux ! mais carte non utilisée pour mémoriser ! ) : photo noms Mais pour Léo, il y avait trop de « choses » , il a même compté les différents morceaux qui constituaient ce mandala ! Nous avons tout de même commencé à mémoriser les 7 mots qui font -oux au pluriel (la famille des hiboux) et « caché » les parties pour n’avoir sous les yeux qu’une seule partie (ou règle avec ses exceptions) à la fois. Je suis donc retournée sur le site du cartable fantastique de Manon où l’on trouve un autre mandala ici (orthographe en CM2 ) : Je l’ai montré à Léo qui le trouvait plus simple ( mais moins « joli » car Léo est très sensible aux couleurs et dessins) et nous l’avons repris avec quelques modifications décidées en amont :

  • des couleurs pour chaque partie
  • quelques dessins (cheval, feu de pompier, château ….)
  • quelques mots changés ( souris au lieu de parvis, les rails au lieu du chandail … )
  • les exceptions davantage mises en valeur avec le « sauf » surligné et détaché

Voici donc notre nouveau mandala :

pluriel des n F

Pour terminer , des exercices d’entraînements parfaits sur cette notion, sur le cartable fantastique de Manon (CM2 , orthographe, plusieurs livrets interactifs avec réponses tapées à l’ordinateur) : Léo a beaucoup aimé les faire , avec une très grande aisance et rapidité sur son ordinateur .

Remarque personnelle : Là , on est en présence d’ une forme d’adaptation d’exercices d’entraînements qui, à mes yeux , actuellement , est ce qu’il y a de mieux pour Léo…. c’est en plus tout prêt …Mais il y a longtemps que j’en suis persuadée ….. le cartable fantastique a vraiment sa place dans les écoles …. et même pour les autres enfants de la classe d’ailleurs …..  

la, là, l’a, l’as …….. 2ème version

Quelques difficultés sur le l’a / l’as nous ont amenés à faire quelques modifications sur la 1ère version de la carte présentée ici.

  1. J’ai donc rappelé tout d’abord de bien prendre le temps de lire et comprendre la phrase, de l’imaginer , que vas-tu mettre dans ce « trou » , quel « la »?
  2. Puis nous avons utilisé l’astuce de « l’avait » qui mènera au choix du l’a ( ou l’as mais ce 2ème choix ne pose pas de problème car le tu est vite repéré) : ainsi il l’a mangé car on peut dire il l’avait mangé.
  3. Nous avons ensuite regardé de plus près le là : dans « celle-là » « ce ballon-là » nous avons observé le trait d’union avant le là et l’avons rapproché de celui de là-bas. Nous avons aussi choisi d’ajouter le mot « ici » et de noter l’expression ça et là.
  4. Une dernière petite remarque : ce qui gène Léo dans son écriture du ou l’a c’est aussi le signe graphique accent grave pour l’un et apostrophe pour l’autre et souvent il dit l’un pour l’autre . Je lui fais donc bien expliquer son choix oralement . Peut-être que s’il faisait directement cet exercice à l’ordinateur cette difficulté « graphique » s’estomperait ou même si l’exercice était proposé comme sur le cartable fantastique de Manon où l’on doit juste sélectionner la bonne réponse.

Voici donc la 2ème version réalisée avec des post-it ajoutés à la 1ère version puis mise au propre et plastifiée :

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