Conjugaison et transposition de textes : une tâche à adapter ?automatiser ? surmonter ?

Cette année la transposition de textes fait partie du travail quotidien . Et pourtant ce n’est pas un exercice si facile ….. quand on ne l’a pas pratiqué les années précédentes et que l’on se trouve face à un texte dont il faut modifier soit le temps, soit la personne , les deux parfois … Cela demande une grande mobilité d’esprit et une capacité à mettre en lien tout ce que l’on sait déjà ….et que l’on doit retrouver dans sa tête …. Est-ce donc cela dont il faut tenir compte dans  l’adaptation du travail ?

Dans un premier temps, je me suis heurtée à l’adaptation du support : texte long, aller à la ligne à chaque phrase ? comment conserver , en même temps le sens du texte ? Ne fallait-il pas passer par une procédure ( ou une mise en couleur , ou une recherche …) avant de réaliser le travail ? bref, j’avais des tas de questions en tête pour pouvoir faire réaliser ce type d’exercice sans pénaliser Léo par l’adaptation que j’allais en faire ….

( Remarque : les exemples ne sont que des extraits d’exercices , provenant de la méthode Picot, CM2)

1er essai à l’ordinateur : La consigne était de récrire un texte au présent (on a procédé ainsi durant les 3 premières semaines)

Exemple 1 : récrire un texte au présent

1-Travail  à l’ordinateur, à la ligne pour chaque phrase, et une flèche introduit la transposition avec des crochets pour taper le verbe . Les verbes sont donc déjà repérés puisque les crochets sont préparés dans la phrase , au bon endroit. (a-t-on seulement adapté ou trop aidé ?????)

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2- Le travail a ensuite été proposé à la main : le texte est écrit en allant à la ligne à chaque phrase (puis en entier directement) et une ligne est prête pour écrire la réponse . J’ai ajouté  une consigne supplémentaire : pour que Léo repère le verbe et le sujet (au milieu de ces phrases qui maintenant ne sont plus séparées ) : en réalité c’est pour limiter les  tâches multiples : lire ,ne pas oublier de verbe en route, tout en conservant en mémoire la consigne de l’exercice ….. sans se précipiter aussi ….

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3- Même travail adapté pour être fait à la main MAIS sans la consigne supplémentaire : Léo aura-t-il déjà automatisé la démarche ( ou mis dans sa tête : comment je vais m’y prendre ? J’encadre le verbe et souligne le sujet …) Ce n’est pas gagné ….

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Exemple 2 : récrire un texte en changeant le sujet (sous entendu sans changer le temps : cela a besoin d’être spécifié pour Léo car en faisant ce travail il lui est arrivé de changer le temps en cours de route …..)

1- On a commencé là aussi par adapter le travail à l’ordinateur : phrase par phrase, sujet et verbe soulignés …. mais ce n’était pas vraiment satisfaisant … Il lui est arrivé parfois d’oublier d’écrire le verbe …. et comme la relecture ( d’un exercice avant de passer au suivant ) n’est pas son fort …..

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2- On est ensuite passé à la main : j’ai spécifié « Les verbes restent au présent  » mais cela n’a pas empêché Léo de finir l’exercice au …. passé composé ….

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Puis la question se pose , pour tout nouvel exercice : à la main ou à l’ordinateur ?

  • selon la quantité d’écrit à fournir d’une part ,
  • de la difficulté de la consigne ( demande-t-elle plus d’attention ? une même consigne  peut demander plusieurs tâches …. ou changements à chaque phrase….. ),
  • de la longueur du texte …..

Un exemple ici (incomplet donc on a l’impression qu’il est court) : le même exercice présenté à faire à la main ou à l’ordinateur  …. C’est parfois difficile de choisir …. sachant que c’est encore plus difficile de demander à Léo de choisir au moment de faire l’exercice … à voir en amont ….. prendre le temps …..

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Après avoir encore réfléchi, il me semble qu’il faudrait passer par des étapes :

  1. Je lis le texte et je dis à quel temps il est ( globalement : passé, présent, futur)
  2. Que dois-je faire ? je dois le mettre au ………… : qu’est-ce qui va changer ? C’est le verbe (mais aussi un peu l’histoire parfois)  ou bien si je dois utiliser un autre sujet ( deux personnages au lieu d’un, s’adresser au narrateur ….. ) ce seront le sujet et le verbe qui changeront  :
  3. Comment m’y prendre ? par exemple :
  • pour chaque phrase, j’encadre le verbe et j’entoure le sujet ( ou ce qu’on a l’habitude de faire mais là les éléments liés sont mis en valeur )
  • j’écris (dessous, sur la ligne prête ou dans les crochets si c’est à l’ordinateur) le verbe avec son sujet ( le nouveau si on m’a demandé de le changer ou celui du texte s’il s’agit de changer seulement le temps) , au temps demandé

Remarques :

  • le fait de mettre aussi le sujet en valeur sera utile pour travailler sur d’autres transpositions
  • Mais ne pas oublier aussi qu’on demande à l’enfant de s’adapter au type d’adaptation qu’on a pensé pour lui et ce n’est pas forcément toujours le « bon » …. ,
  • d’être facilement « adaptable et réactif » puisqu’on change aussi la forme de son exercice ( ce n’est pas vraiment la qualité principale d’un enfant dyspraxique…)
  • Peut-être faudrait-il un peu plus de temps en amont pour qu’on lui explique et/ou  montre le type d’adaptation … qu’il le comprenne
  • sans oublier de lui demander de se parler « Comment ça fonctionne ? Comment je vais m’y prendre ?  » avant de démarrer l’exercice ….

Voilà où nous en sommes des adaptations à la fin de cette 1ère période de classe pour ce type de travail :

  • J’ai demandé à Léo d’encadrer le verbe et de souligner son sujet lors de transpositions (récris ….), je ne suis pas certaine qu’il le fasse de lui-même en classe si non indiqué dans la consigne …..
  • On privilégiera le support papier (écriture uniquement du verbe et du sujet) MAIS si l’exercice est trop long, la réalisation à l’ordinateur sera encore nécessaire .
  • Par ailleurs, en regardant à nouveau le travail adapté à l’ordinateur sur des exercices complémentaires de cette même méthode Picot ( sur le cartable fantastique pour le CM1 et le CM2, à télécharger ici) une seule phrase est donnée à la fois à l’écran et il me semble  que c’est peut être aussi une façon de régler le problème …. ( peut être en alternant ce type d’entraînement et la transposition de texte ….)

à suivre donc sur la prochaine période …..

Du côté du vocabulaire (3) : une boîte à mots pour …. les rebrasser, les deviner, se les approprier, les stocker …. et les réutiliser plus facilement ….

avec les mots

Une boîte à mots pour quoi faire ?

Après avoir commencé un travail sur le vocabulaire (ici et ) , c’est maintenant au tour de la boîte à mots à entrer en jeu …. avec la formule suivante :

  • prendre une boîte
  • préparer des « cartes » mot (avec ou sans illustration) à partir des mots déjà vus
  • bien mélanger
  • inventer une règle
  • et …. jouer

Voici nos 2 premières séries de cartes (elles correspondent aux fiches sur les mots : SOLEIL, PROIE, SOUVERAIN  et quelques mots liés au temps (ère, siècle, millénaire, décennie vus dans les mots fléchés ) : en images

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à télécharger sous Word mots pour boite 1 mots pour boite 2

et une fois plastifiées , prêtes à l’emploi

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Ici , utilisation de 2 couleurs : les cartes blanches et les cartes jaunes . On peut jouer avec les blanches , trouver la réponse et vérifier au dos sur la carte jaune (ou le contraire) .

Ce petit jeu permettra de re-brasser les mots vus, vérifier leur stockage (à différents termes). On pourra aussi demander ce qui a aidé l’enfant à se souvenir du mot, de sa famille, de son sens ……(je le savais déjà ,  « on l’a trouvé dans les mots fléchés », il était « dans la grande fiche du soleil » , il « m’a fait penser à », l’image  …… être attentif à l’explication proposée par l’enfant pour essayer de comprendre comment rendre sa mémorisation efficace), lui donner quelques indices si nécessaire et pourquoi pas aller relire sur la fiche et retrouver l’info cherchée . ( les fiches , format A4 – ou A3 replié qui donne le même format- seront rangées comme ci-dessous :

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On pourra , selon les besoins, faire des cartes « expressions rencontrées », « champ lexical de ….. », …..

à suivre donc …..

Du côté du vocabulaire (2) : des petites fiches « mot » : mot que j’aime, mot qui m’a posé problème, mot que je dois connaître ….

Nous allons essayer de mettre en place des fiches « mot » à partir de différentes activités :

  1. mot que j’aime : quand Léo le proposera ….
  2. mot qui m’a posé problème : souvent à l’école …..dans un exercice, dans un texte de lecture, dans une évaluation ….
  3. mot que je dois connaître : utile pour discuter avec les copains , pour être plus précis dans une conversation
  4. mot en lien avec d’autres (comme le travail fait à partir du mot soleil)
  5. ….. on verra à l’usage

1- Un premier essai à partir du mot proie rencontré dans un exercice et qui a posé problème …. Il s’agissait d’apporter des compléments circonstanciels dans la phrase « Le chat guettait sa proie » ….

J’ai essayé de comprendre d’où était venu le problème mais parfois il faut aussi se dire qu’il faut  passer à autre chose , passer par une autre voie, détourner et ou contourner la difficulté. Je profite des vacances pour revenir sur ce mot proie et voir d’abord ce que Léo a retenu de cet exercice fait en classe avec son AVS . Voici la fiche que j’ai donnée ce matin à Léo . J’ai regardé sur le site de la classe de Mallory ses fiches d’identité de mots (plusieurs modèles ici) .

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Il l’a lue et a ajouté une phrase de son choix comportant le mot « proie » [ finalement il a repris celle de son exercice alors que nous ne l’avions plus sous les yeux et l’a juste complétée à son idée ] …. La voici donc , plastifiée maintenant et nous continuons ainsi notre boîte à mots dans laquelle nous reviendrons piocher de temps en temps ….

2- Nous travaillons aussi sur un magazine de mots fléchés illustrés, très agréable, en poursuivant toujours cet objectif d’acquisition d’un stock lexical . Nous avons aussi pris le temps :

  • de rappeler (puis de vérifier et corriger) que dans des mots fléchés ou croisés on utilisait la majuscule scripte ( premier effort attentionnel) ,
  • de regarder le sens des flèches pour voir si on était dans les bonnes lignes ou colonnes (et oui , ça aussi c’est un effort attentionnel supplémentaire )
  • enfin, on peut s’y mettre donc on ne dépassera pas une grille !!!!

Ici la 1ère grille :

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Demain je présenterai à Léo une nouvelle fiche à partir du mot souverain rencontré dans cette grille et qui n’était pas vraiment connu surtout que la question était « titre donné à un souverain » …. donc qui a posé problème MAIS nous ne procèderons pas toujours ainsi , à partir de difficultés rencontrées. J’attends de Léo qu’il parle des mots qu’il aime ( ou d’un thème sur lequel on inscrira des mots en lien) et qui pourront eux aussi faire l’objet de ces fiches « mot »…..

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(à suivre …..)

Du côté du vocabulaire : Comment faire pour augmenter un stock lexical et surtout pour y avoir accès ? un essai …. à poursuivre ?

Plusieurs questions , donc plusieurs problèmes …. un peu emmêlés …. à essayer de résoudre ……

Au niveau du vocabulaire (ou du stock lexical) , Léo a des lacunes , nous le savons depuis longtemps mais finalement le problème a été souvent « remis à plus tard », ou « détourné » ( il ne lit pas assez, il n’a pas compris ….). J’ai donc cherché et trouvé sur internet un document sur le lexique au cycle 3 avec la problématique suivante : Quelles activités, quels outils proposer aux élèves pour les aider à s’approprier un lexique nouveau rencontré dans un texte (ou un exercice) afin de faciliter sa compréhension ? Comment garder une trace de ce nouveau vocabulaire ? Comment le réinvestir ? et je me suis dit qu’on était bien au cœur du problème ….

On va essayer de passer encore une fois par un autre chemin . Un chemin qui devrait permettre :

  • d’aider à la mémorisation du lexique
  • de donner l’habitude de réfléchir sur le lexique
  • de mettre en place un outil pour conserver et manipuler le vocabulaire

C’est sur ce dernier point que j’ai essayé de réfléchir (vaste chantier …). J’ai démarré par le mot SOLEIL  en lien avec la leçon de science sur le système solaire.

J’ai d’abord réalisé une carte mentale (pour moi) autour du mot SOLEIL pour voir vers quoi j’allais me diriger :

soleil n.m.

Puis j’ai longtemps réfléchi à la « forme » que pouvait avoir ce document . J’ai choisi le A3 (j’ai la chance d’avoir une plastifieuse qui fait ce format!) , 4 parties et 4 sortes de carnets qui se plient et se déplient . ce qui donne le plan suivant :

  1. au centre le mot étudié : P1080161 (2)
  2. 1ère branche : les différents sens du mot (définition), puis  , ici, une précision « en astronomie » et enfin une remarque orthographique : le Soleil : quand l’écrit-on avec une majuscule  ?   

P1080179 (2) P1080168 (2)  

3. 2ème branche : l’origine du mot et quelques mots de la même famille P1080177 (2) P1080178 (2)

4.  3ème branche : les astres ( définition, mots de la même famille, quelques savants  astronomes )

P1080175 (2)P1080176 (2)

5.  dernière branche : le ciel, l’adjectif céleste, une expression …. P1080181 (2)

La carte complète (avec les livrets repliés) :

P1080182 (2)

Remarques pour le montage :

  • faire d’abord le fond (A3 ou 2 A4 collées) : coller le centre , les flèches et la dernière page des livrets puis plastifier P1080160 (2) 
  • plastifier chaque feuillet des livrets et les coller sur un papier épais (préparer le pliage et une patte pour coller sur la feuille A3 déjà plastifiée) P1080167 (2)

docs créés pour cette affiche, à télécharger (sous Word) SOLEIL 1 SOLEIL 2 SOLEIL 3 SOLEIL 4 titre

Il ne me reste plus qu’à faire découvrir cette affiche à Léo, d’en discuter, de lui faire trouver des phrases qui utilisent ces mots … puis nous y reviendrons quelques jours après (devinettes ….) et pourquoi pas chercher aussi comment ce mot « soleil » se dit et s’écrit dans d’autres langues …..

En projet : le lexique des consignes utiles en exercices de géométrie, de sciences , d’histoire ( citer, légender, nommer …. )

 

Le système solaire : une carte avec ses volets

Une leçon que nous allons essayer de mémoriser à l’aide d’une carte mentale . Après « Ombres et lumière » , celle-ci me paraît un peu plus complexe et nous avons peu de temps. J’ai donc fait quelques recherches pour « illustrer » la leçon et j’ai préparé sur une double page de classeur le « squelette » de la carte mentale :

P1080135 (2)

ici les 4 branches en détails :

P1080123 (2) P1080124 (2) P1080136 (2) P1080125 (2)

  • Puis on lira le plan de cette carte , en précisant les 4 branches et ce dont Léo se souvient .
  • Ensuite, avec la leçon sous les yeux, Léo aura à compléter les branches à partir de 4 enveloppes (une par branche) dans laquelle se trouvent des étiquettes (mots ou phrases)

P1080132 (2) P1080133 (2) P1080134 (2) P1080137 (2)

Il ne restera plus qu’à coller après avoir vérifié dans la leçon de manière à avoir une carte mentale avec des volets qui se replient (on verra comment ça se passe) .

Et pour finir, relire en faisant des phrases, poser des devinettes ou des « vrai-faux » pour commencer à mémoriser cette carte ( aujourd’hui , nous n’avons que relu  en faisant des phrases, on verra pour la suite de la mémorisation et , si on a le temps, on fera un tour sur Magicobus – voir en fin d’article-)  . Ci-dessous, voilà  ce que ça a donné : dossier ouvert :

P1080146 (2)

dossier refermé ( on peut replier la double feuille de classeur et on n’a plus qu’une dimension A4) :

P1080145 (2)                                                                 et quelques images de plus près (par branche) :

P1080147 (2) P1080148 (2) P1080149 (2) P1080150 (2) P1080151 (2)

Toujours sur Magicobus, des petites animations et  questions ici(alternance jour/nuit),  (système solaire) et encore (les saisons) très intéressantes …..

 

 

Opérations et problèmes ou comment /pourquoi transformer une carte mentale

En classe, Léo a travaillé sur l’addition (puis la soustraction) à partir d’une carte mentale qui avait pour but de rappeler l’utilisation (le sens) de l’addition : « Je sais quand utiliser une addition » (idem pour la soustraction) .

Il y avait donc des exemples de problèmes très simples et illustrés au bout des branches. Cela était un peu chargé visuellement j’ai donc refait la carte avec les mêmes branches (dont une était réservée au vocabulaire : termes, somme….) sans les problèmes. Voici donc les 2 cartes :

L'addition

La soustraction

Remarque : j’ai ajouté une branche  « outil » avec l’image du schéma dans les problèmes de transformation d’un état qui aide bien à analyser la situation (c’est un outil que Léo a déjà utilisé l’an dernier voir article ici )

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Puis, j’ai écrit les problèmes sur des petits fiches (1/4 de A4) en laissant la place pour écrire l’opération et la phrase réponse. Léo piochera un problème, surlignera la question (en jaune) et les données nécessaires en bleu ( voir fiche résolution de problème ici). Une fois le problème résolu , il ira le placer vers la branche correspondante en argumentant son choix (retirer, calculer l’écart, ajouter ….) et dans la bonne carte mentale (addition ou soustraction).

2 exemples de présentation des petits problèmes :

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Ainsi : place du  1er problème au bout de la 1ère branche « réunir, mettre ensemble »  ( en raison de la simplicité de l’énoncé , on n’utilise pas l’outil schéma de transformation , mais celui-ci pourra nous rendre service lors de problèmes plus complexes où on part de l’état final et que l’on doit trouver l’état initial par exemple):

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Il me reste à fabriquer des pochettes où l’on pourra ranger les types de problèmes résolus selon ce qui est indiqué dans les branches . Peut-être sera-t-il nécessaire d’en ajouter ? de compléter certaines branches …..

La méthode ?  tout simplement bien lire le problème, réfléchir,  se faire une image de la situation puis voir , à l’aide de la carte, « de quelle situation ce nouveau problème peut se rapprocher ».

On rejoint donc , d’une autre manière, le travail sur les problèmes résolus – le classeur de problèmes résolus- (plusieurs articles ici ou ). Il m’a semblé intéressant de transformer cette carte mentale (sans parler de la légère adaptation) afin de la rendre  « plus active » et « évolutive » en la plaçant sous l’angle d’une aide à la résolution de problèmes .

D’autres cartes mentales plus « théoriques » à relire peut-être sur les mots des familles addition et soustraction (publiées ici) , des mots très importants dans la lecture d’énoncés …

mots et addition +FANT mots et soustraction -FAN

Difficultés scolaires ? Troubles de l’apprentissage ? Des ateliers et stages pour apprendre autrement

Comme nous vous en avions parlé en juin dernier (voir article ici) , dans le Nord-Isère à Bourgoin-Jallieu, des ateliers à l’année et des stages seront à nouveau proposés par les mêmes praticiennes :

  1. Démarrage du programme « L’attention, ça marche ! » d’Eline Snel – avec laquelle Marie-Line Chef San Marcelino est en formation – (auteur de CALME ET ATTENTIF COMME UNE GRENOUILLE) pour les enfants de 8 à 12 ans.
  2. Poursuite du programme Compréhension du langage écrit dans le cadre du groupe «La Grammaire Autrement ».
  3. Stages  à thème pendant les vacances scolaires.

Vous découvrez tout ce contenu dans les jolies affiches colorées !

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Pour de plus amples renseignements , vous pouvez aussi télécharger la plaquette 2015-2016 ci-dessous .Plaquette_stages_2016_pdf

Lumière et ombres ou surtout comment aider à organiser sa carte mentale pour préparer la mémorisation de sa leçon ?

ou surtout comment organiser sa carte mentale ?…. : c’est cela que l’on va essayer de faire à travers cette leçon sur « la lumière et les ombres » avant de la mémoriser .

Nous avons repris la leçon avec Léo et essayer de voir ensemble l’essentiel :

  • en relisant la leçon ( morceau par morceau afin de ne pas avoir toutes les infos d’un seul coup)
  • en reprenant une carte faite en CE2 qui traitait ce sujet (nous n’avons revu que la partie droite de cette carte qui se trouvait dans l’ordinateur de Léo)

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  • en utilisant des schémas , dessins , textes ou étiquettes (que j’avais préparés et tapés)

Voici les étapes de la création de la carte (Léo a souhaité tout écrire à la main) :

  1. le titre , au centre de la carte mais au fait de quoi parle ta leçon ? « de la lumière et des ombres » ( une étiquette est prête , Léo la colle au centre du grand rond qu’il avait préparé pour y mettre le titre)
  2. la 1ère  branche : on regarde le début de la leçon et Léo la relit : « c’est ce qu’il faut pour former une ombre » . Léo allait faire directement les 3 branches correspondant aux 3 éléments nécessaires pour former une ombre, je lui ai demandé de faire d’abord la branche principale « pour former une ombre » et tout de suite derrière il a dessiné les 3 sous-branches et écrit sur chacune d’elle : source lumineuse, objet opaque et écran.
  3. J’ai ajouté au bout de cette ligne le schéma déjà utilisé en CE2 que Léo a voulu coller (il le connaissait ). Nous avons également lu dans la leçon que ces 3 éléments étaient alignés (ajout de ce mot) et que l’objet était placé entre les 2 (Léo a matérialisé par 2 flèches partant de l’objet)

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4. 2ème branche : les ombres d’un objet : il y en a 2 que nous nommons à l’aide d’une petite image (trouvée chez Lala aime sa classe). Léo ajoute « deux » sur sa branche , après avoir écrit les 2 ombres sur le dessin.

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5. 3ème branche : elle va expliquer le changement de l’ombre selon la position de l’objet et de la source lumineuse : un peu plus difficile pour donner un titre à la branche …. finalement « position objet et lumière » : j’écris juste « objet près de lumière, ombre portée » grande  et le contraire avec le mot petite . [ Je vais y ajouter un petit schéma ]

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6. 4ème branche : autant d’ombres que de lumières (le terme « sources lumineuses  » aurait été meilleur mais on fera sans !) [ là aussi, un petit dessin sera le bienvenu ]

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Carte finale (sans les petits dessins, sans coloriage des branches car elles ont été faites au crayon à papier, nous verrons si on revient dessus ou non, selon le souhait de Léo ) :

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Finalement je ne vais pas faire cette carte « au propre » comme d’habitude car cette année je voudrais que Léo prenne cela en charge au maximum. Bien sûr, nous ne le ferons que lorsque cela semblera réalisable (pas trop de fatigue, pas trop de devoirs, pas trop de ….. ) et je continuerai à les faire ou à seulement les mettre au propre dans les autres cas ! Mais je l’ai tout de même félicité pour son travail et je pense vraiment que sa leçon est déjà (presque) apprise ..

Quelques remarques :

  •  l’écriture est correcte et lisible (possibilité de se relire aussi) 
  • Léo écrit directement sur la branche (cela guide peut être son écriture ?)
  • il a besoin parfois de tourner un peu la feuille pour écrire lorsque la branche n’est pas horizontale
  • les branches sont droites et nettes (aucune fioriture) ….je me demande même si les branches « à main levée » sur le logiciel (que j’aime beaucoup avec leurs courbes arrondies et esthétiques … à mes yeux le sont aux siens ….) .Nous tâcherons de faire ce travail avec le logiciel dans quelque temps et sur une carte très simple …..je verrai bien ses choix ….

[ Carte avec ajout des dessins/schémas dans les 3ème et 4ème branches : ]

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dessins trouvés sur le site du CNED (académie en ligne) et Magicobus .

Remarque : sur le site de Magicobus, des petites questions en ligne sur les ombres et la lumière intéressantes ici, et sur le site du CNED des questions et leurs réponses aussi ( notamment celle-ci qui va bien intéresser Léo : on voit plusieurs ombres autour d’un joueur de football dans un stade lors d’un match de nuit , pourquoi ?), pour mieux comprendre (surtout comprendre avec différentes questions, différentes formulations …. toujours cette flexibilité à entraîner……)

Géométrie : maîtriser simultanément les codes mathématiques et le graphisme quand on fait les maths à la main, est-ce possible ?

OU Comment soulager le graphisme pour se libérer de cette contrainte et être en pleine possession de ses moyens pour faire des exercices de géométrie ?

C’est certainement possible mais à quel prix ? selon quelles exigences ? quelle aide peut-on envisager ?  Il va falloir encore « mettre le paquet » dans cette discipline …..

Essayons de prendre le problème dans un autre sens :

  1. Qu’est-ce qui fait que pour tracer 3 points non alignés , Léo n’a écrit que les 3 lettres (en capitale d’imprimerie) sans faire les croix (l’essentiel donc n’est pas noté?)
  2. Qu’est-ce qui fait que pour écrire la droite d, Léo écrit (D) ? Si on lui dit en minuscule, alors pourquoi pas écrire la droite AB ainsi (ab) alors qu’il s’agit de 2 points appartenant à cette droite et qu' »on sait » que les points se notent en lettres capitales d’imprimerie …..
  3. Et finalement dans l’exercice suivant celui-ci, qu’est-ce qui fait que les 2 droites e et f sont codées (ef) (minuscules, parenthèses MAIS il fallait coder 2 droites ! )
  4. Qu’est-ce qui fait que pour tracer 3 points non alignés , si Léo trace les 2 premiers proches de la ligne horizontale il va gommer le 2ème et le décaler dans l’espace feuille avant de faire le 3ème ?
  5. Qu’est-ce qui fait que Léo écrit le nom de la droite sur la droite ? l’écrire au-dessous ? au-dessus ? Alors des crochets ou des parenthèses ? j’écris en minuscule ou en majuscule ? Voilà sans doute les questions qui lui traversent l’esprit pour une petite tâche « de rien du tout »?

Ce ne serait pas la dyspraxie visuo-spatiale dans toute sa splendeur qui lui joue quelques tours ? Ce graphisme manuel difficile à automatiser lorsqu’il faut passer d’une écriture à l’autre , des parenthèses aux crochets (du segment à la droite) et cette perception de l’espace aussi ( dans l’exemple 4 ci-dessus). Je pense qu’on ne peut imaginer  tous ces croisements d’infos nécessaires avec par-dessus (ou par-dessous ?) tout cela un graphisme pas vraiment automatisé …..

Ne nous plaignons pas mais cherchons des solutions. Alors, dans la salle d’attente de l’orthophoniste ce matin, j’ai pris le temps de « gribouiller » ce qu’il me semblait devoir « revoir », et/ou installer (ré-installer?) dans ce codage de géométrie, ce qui me semblait « obligatoire » (bien que ces noms de droites à écriture en minuscules me perturbent car c’est une difficulté supplémentaire à gérer …. Ce serait quand même plus simple si, quand on fait de la géométrie, on utilisait seulement un type d’écriture … mais on doit aussi penser au collège ….). J’ai donc confectionné un outil que Léo pourra avoir en classe , tant que ce sera nécessaire, chaque fois qu’il fait de la géométrie.Le voici en images :

P1080086 (2) P1080087 (2) P1080088 (2) P1080089 (2)

Il est composé d’une sorte de carnet coupé en 3 volets : un point A, un segment AB , une droite d ou AB . Sur les conseils de l’orthophoniste de Léo, j’ai dissocié le mot de son codage : ainsi on pourra partir de « un segment AB » et demander « qu’est-ce qu’il peut y avoir dessous? comment le mathématicien pourrait l’écrire ? »arriver donc à écrire [AB] et le contraire bien sûr , tracer et écrire le codage de la figure ……

L’alphabet , quant à lui, reste fixe pour toujours avoir sous les yeux l’écriture en majuscules d’imprimerie .

à télécharger en version word (modifiable) memo geom couv memo geom couv2 memo geom couv3

Nous avons seulement feuilleté ce soir cet outil et nous allons essayer d’y revenir fréquemment et de l’utiliser de toutes les façons possibles ….. Il me semble que cela devrait être efficace ….. à suivre donc …..

English puissance Dys ou comment voler au secours des Dys quand on est prof d’anglais

anglais

Nous vous avions recommandé depuis le début de la création de notre blog, celui d’une prof d’anglais Sorrywhat , un blog plein d’idées, pour aborder l’anglais de manière ludique (vidéos, chants, exercices en lignes ….)

Cette enseignante, consciente des difficultés d’apprentissage d’une langue étrangère pour certains dys (et d’autres élèves non Dys d’ailleurs) vient de se lancer dans un nouveau blog « English puissance Dys » pour apporter de l’aide et des encouragements à tous ces enfants qui, lorsqu’on leur présente les choses sous un autre angle , avec des supports différents sont tout à fait capables de réussir. Dans sa page d’accueil , on peut d’ailleurs lire :

« Tous les ans j’enseigne l’anglais à des élèves dys, qui malheureusement, arrivent parfois dans la classe déjà perdants. Cependant, nombre d’élèves parviennent à des résultats tout à fait honorables sans que je n’intervienne outre mesure ; d’autres ont besoin de plus d’explications, de reformulations, ou simplement de répétition ; chez d’autres encore, le regard doit être redirigé au bon endroit ; certains ont besoin d’aménagements ; tous ont besoin d’encouragements. »

ou encore :

« Apprendre l’anglais en étant dyslexique n’est pas une fatalité. YES YOU CAN! »

Quant aux dyspraxiques, ils peuvent eux aussi rencontrer certaines difficultés donc inspirons-nous de toutes ces idées qui ne peuvent qu’apporter une aide (pour tous d’ailleurs!) !

Alors , faites comme nous et rendez-vous sur le blog English puissance Dys sans oublier son excellent blog de départ en complément .

Encore BRAVO à Miss T. de se lancer sur cette route ! et à très bientôt pour suivre cette aventure …..