parce que nos DYS sont parfois DYScrets, ou pleins de FANTAisie tous DYSfférents, parce qu'il faut se rendre DYSponible, souvent DYScuter et tout faire puissance DYS , parce que nos enfants sont tout simplement FANTAstiques !
Le comparatif en anglais a été vu ces derniers jours . On a donc commencé une carte mentale ( dans laquelle Léo a écrit les exemples ) avec 2 branches en attente . En effet, seul le comparatif de supériorité a été abordé , le comparatif d’égalité et d’infériorité sont donc mis en attente … pour la 5ème …. et plus ….
Pour l’instant , on s’entraînera (dans quelque temps car là c’est la pause ….) avec :
des jeux sur ESL games là (d’ailleurs c’est une « mine » de petits jeux sur tous les thèmes étudiés à retrouver sur la page d’accueil du site ESL games plus.)
on peut aussi utiliser des cartes d’adjectifs , chercher à « fabriquer » le comparatif puis produire / écrire une phrase courte avec cet adjectif .
et la carte sous les yeux au besoin …. Peut-être quelques modifications , là aussi, si besoin ….. J’ai choisi la couleur « bleue » pour bien mettre en valeur l’adjectif (nous la reprendrons dans les exercices )
Remarque : on peut trouver d’autres cartes mentales sur ce même sujet chez Troublesneurovisuels (j’ai emprunté le crayon pour symboliser l’adjectif court ou le long , cela convenait très bien à Léo!) et bien d’autres idées d’ailleurs en anglais et toutes autres matières ….. J’ai bien aimé aussi l’image mentale de la balance dans ce même article ici
Finalement , je vais imprimer la carte en A3 car l’écriture est un peu petite ….
A l’intérieur du cofffet : une souris scanner et son petit sac de rangement, un tapis ScanPad™, un CD, un chiffon de nettoyage et un guide de démarrage rapide.
Caractéristiques
Spécifications du scanneur :
– Technologie : Slam Scan®
– Capteur de la souris : capteur laser (1200 ppp)
– Résolution de numérisation : jusqu’à 400 ppp
– USB : 2.0
– Consommation électrique : 0,625 W
– Surface couverte : jusqu’au format A4
– Applications d’exportation : Microsoft® Office, Adobe® Photoshop®, Pages®, Numbers®
– Formats d’enregistrement (applications) : PDF / JPG / TIFF / BMP / PNG / XLS / DOC
– Boutons 3 boutons (clic droit, clic gauche, molette) / 1 molette / 1 bouton de numérisation
Configuration minimale requise Windows
– Intel® Core™ Duo 1.2 GHz ou AMD Athlon™ 64 x 2, 1.7 GHz
– Microsoft® Windows® 10, 8, 7
– 1 Go de mémoire RAM recommandé
– Au moins 1 Go d’espace disponible sur le disque dur
– Carte graphique : NVIDIA® GeForce® 8400 GS 128 Mo ou ATI Radeon™ X1300 128 Mo ou Intel® GMA X3000 384 Mo (partagée) ou supérieure
– Port USB 2.0
– Lecteur de CD-ROM
Macintosh
– Intel Core 2 Duo 1.4 GHz (MacBook Air 3.1) ou Intel Core Duo 1.8 GHz (MacBook Pro 1.1) ou supérieur
– Compatible avec Mac OS®X Mountain Lion, Mavericks et Yosemite.
– 2 Go de mémoire RAM ou plus avec au moins 512 Mo de libre
– ATI Mobility Radeon X1600 128 GDDR3 dédiée (MacBook® Pro 1.1) ou NVIDIA® GeForce 320M 256 Mo DDR3 SDRAM partagée (MacBook® Air 3.1) ou supérieure
– 1 Go d’espace disponible sur le disque dur
– Port USB 2.0 libre
– Lecteur de CD-ROM
Test et avis
Nous avons installé le CD et Hop ! c’est parti pour une découverte en séance avec l’ergo .
1er essai : scanner un petit exercice (à compléter sur l’ordinateur)
La souris étant « physiquement » très ressemblante à celle de Léo, la prise en main est très facile. Nous avons pris la peine de lui proposer de la brancher sur le port côté gauche car le fil est assez long (il passe donc derrière l’écran).
On installe le document à scanner, Léo ouvre le logiciel
et commence à promener sa souris sur le document (ici petit document glissé dans le tapis)
MAIS dans un premier temps , il est attiré par la souris et ses yeux ne se portent que sur elle et sa lumière bleue …. Il en oublie l’écran …
Une petite mise au point et on redémarre , le geste ne semble pas le fatiguer , il est régulier
Pour le premier essai, nous demandons à Léo de vérifier qu’il ne manque rien et notamment la consigne : la vérification se fait directement à l’écran
ça y est , l’exercice est à l’écran : recadrer (un jeu d’enfant, c’est une tâche connue)
En bas de l’écran, nous allons lui montrer les différents choix pour enregistrer le document : sous Word, en .pdf, en .jpeg, sous EXCEL . Nous choisirons .pdf.
Le document sera ouvert avec PDF X CHANGE VIEWER ( à télécharger gratuitement)
Avec l’onglet « machine à écrire » on complètera l’exercice …. Il ne reste plus qu’à l’imprimer et le coller dans le cahier
2ème essai : scanner un exercice sur le Workbook (un tableau à compléter sur l’ordinateur)
Pour le deuxième essai , nous lui demanderons de scanner en commençant par le hautdu document (là aussi , ce n’est que la 1ère fois que Léo utilise cet outil et nous allons essayer de lui donner , après ses essais, une « méthode de travail » qui fonctionne efficacement )
Il faut s’y reprendre en plusieurs fois car le document est plus grand , c’est un tableau
Cette fois, nous allons enregistrer en .pdf puis ouvrir le document sous OneNote
Là nous sommes en « terrain connu », ce sera encore plus simple à remplir
En image voici le résultat des exercices une fois imprimés :
(voir fiche méthode 1)
3ème essai pour un gain de temps ?
Quand nous arrivons à la page qui montre ce qui a été scanné (ci-dessus image avec le chiffre 3 devant) ou nouvelle image ci-dessous (scan d’un exercice de maths sur un fichier) :
on clique sur l’onglet « copier » puis « copier l’image »
et on la colle directement dans une page OneNote
On peut travailler immédiatement sur la page : un avantage en temps et surtout pour l’impression ensuite car on a une meilleure utilisation de la page
(voir fiche méthode 2)
Un essai de fiche(s) méthode
On continuera à essayer les 2 « méthodes » :
utiliser comme dans les 1er et 2ème essais OneNote ou PDF X CHANGE VIEWER ( les 2 logiciels sont à télécharger gratuitement, fiche méthode 1)
ou comme dans le 3ème essai (sous OneNote, fiche méthode 2) afin que Léo fasse son choix . Une préférence pour nous actuellement c’est la fiche méthode 2 et surtout OneNote car :
Léo le connaît (agenda et autres utilisations depuis longtemps déjà)
plus de rapidité donc pour Léo
le stylet (avec plus de choix et plus de facilité d’utilisation dans le bandeau de OneNote que sur PDF X CHANGE VIEWER)
l’enregistrement automatique du travail sous OneNote
et surtout l’utilisation de l’écran tactile (nous n’avons pas pu le faire avec pdf x change viewer …. peut-être a-t-on loupé quelque chose ?)
nous avons créé un nouveau « bloc notes » sous OneNote , paramétré arial 16 , couleur bleue , afin de mettre les réponses en valeur (cela pourrait être par la suite un bloc par matière …., pour l’instant c’est pour continuer à s’entraîner …)
avec WORD , on a rencontré quelquefois des problèmes de reconnaissance de caractères ou, dès que l’on faisait des modifications, on n’avait plus « la main » : on ne peut pas demander à l’enfant , en plus, de corriger les erreurs ! (à essayer peut être avec un Word contenant le ruban du cartable fantastique pour les personnes qui adaptent … de mon côté , il y a eu « conflit » avec le Word installé avec le ruban du cartable fantastique….)
Il faut que l’enfant n’ait pas trop de « questions » à se poser pour cette tâche , donc à nous de trouver en amont « la » solution efficace à 100% ( 90% au moins!) , on doit donc encore tester tout type d’exercices ……
Des questions quand même auxquelles on ne pourra répondre qu’avec le temps sans doute :
la résistance au transport dans les sacoches, dans la cour , dans les changements de locaux toutes les 55 minutes ….. : est-ce un outil « fragile » ? Est-il envisageable que cette souris soit « à disposition » dans les salles de cours : pour une utilisation par le prof et/ou l’élève et/ou l’AVS (selon des conditions connues et respectées de tous) (une utopie sans doute peut-être!!!)
le coût attentionnel demandé à l’enfant pour scanner : est-ce que cela peut être une difficulté supplémentaire , n’utilisera-t-il pas trop de « cartouches » avant de passer à l’exercice ?
commencer un travail après les autres (puisqu’il doit « préparer » son support) peut-il être une situation de stress ? peut-on là aussi poser les bases d’une « entente » en amont ….
mais aussi :
si l’outil est maîtrisé « sans trop d’efforts »,
si le « climat » d’utilisation est bienveillant ,
si le temps est donné pour éviter le stress,
si ……. (selon chacun)
ou tout simplement en « accompagnant » tant que c’est nécessaire (avec cette fameuse « béquille » qu’on laissera de côté … un jour …. que ce soit l’aide du prof, d’un AVS , d’un camarade….)
alors on aura un gain important en autonomie et en « indépendance » par rapport au support donné et ce, quel que soit le professeur ou quelle que soit la discipline ……. on pourra redonner ainsi une nouvelle confiance et une sérénité dans les apprentissages qui restent indispensables à l’élève Dys …. comme pour tout élève ….
En conclusion un outil un peu « magique » , agréable avec une prise en main facile. Il nous semble qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un geste régulier et précis pour numériser : il s’agit d’un « balayage » sur le document, sur lequel on peut revenir aisément tant que l’on en a besoin. Léo l’a l’adoptée tout de suite , encore un peu d’entraînement avec l’ergo et à la maison avant de l’utiliser en cours et d’avoir l’accord des enseignants .
Finalement c’est un outil génial pour :
l’enfant : scanner un exercice donné en photocopie ou sur un livre : l’exercice apparaît sur l’ordinateur . L’enfant peut alors augmenter l’interligne et la taille des caractères, bref « adapter » son exercice ( dans le cas d’un élève assez autonome et sous la bienveillance notée ci-dessus si nécessaire)
scanner un schéma, une carte, une frise qu’il pourra légender, colorier sous OneNote par exemple …..
le prof : numériser rapidement un texte, un exercice qu’il n’aurait pas pu / pensé ou jugé utile de préparer
MAIS on aura beau donner des outils à ces enfants DYS , leur apprendre à les maîtriser, (oui, tout cela leur sera utile pour « l’avenir » …) , il reste néanmoins qu’au « présent », un format numérique au moment de la distribution des fiches aux autres élèves (notamment en situation d’évaluation) est aussi une aide qui permet à l’enfant de souffler , d’être reconnu pour les efforts qu’il fait au quotidien … (même si ce n’est pas dans toutes les matières …. et surtout si cela a été prévu et décidé en amont en accord avec l’élève….car lui , a besoin de savoir )
En résumé , une carte mentale « Une IRIScan » en quelques mots :
Le preterit est abordé en cette fin d’année. Voici quelques aides pour ceux qui en ont besoin …
Une carte globale sur le preterit
les mots qui nous aident : yesterday, last night, last week ….. : c’est une action terminée et datée
la formation pour les verbes réguliers, à la forme affirmative : +ED à toutes les personnes , on verra plus tard les verbes irréguliers
l’utilisation de l’auxiliaire DID (do / does au présent) à la forme interrogative et négative
La même carte : pour apprendre avec ses propres exemples
On pourra écrire / trier des phrases / coller ……
Une carte pour aider à la prononciation du fameux -ed à la fin du verbe
3 possibilités … Il a fallu que je fasse des recherches car Léo ne perçoit pas toujours la différence et moi, je n’étais pas toujours certaine de mes réponses , j’ai donc cherché une règle et ajouté des verbes déjà vus ….
Nous avons repris nos cartes à manipuler pour poser des questions (avec l’ordre AUX-Sujet-Verbe- …. ? ) ou écrire des phrases négatives avec « Did » et « didn’t » … Il me semble que c’est entrain de bien s’installer ….
Avant de parler d’aire , une première approche au niveau du vocabulaire « mathématique » :
aire ou surface ?
Des définitions à connaître : la surfaceest la partie intérieure de la figure , on passe la main dessus, on la peint au rouleau ….. l’aireest une mesure (un nombre en m2, cm2 ….) on fera donc un calcul pour la trouver . L’aire est (finalement) la mesure de la surface .
Pour mémoriser la définition donnée en cours, nous pratiquerons des exercices à trous(qui restent toujours une difficulté pour Léo alors que c’est un procédé souvent utilisé pour les enfants en difficulté!) : on essaiera de compléter des phrases avec aire ou surface par exemple , inventer des énoncés de problèmes …….
Une petite remarque « graphique » aussi qui « gêne » Léo : le fameux A en majuscule cursive (qu’il ne sait pas reproduire sauf en prenant un temps fou ! quitte à perdre la suite de sa réflexion ….) qui est souvent utilisé pour désigner l’aire : il a résolu le problème en écrivant A (lettre majuscule script)… Nous verrons à l’usage ( peut être écrire A du rectangle 1 ou A1 ou Aire carrément en entier …..)
les unités d’aire et les conversions
L’unité d’aire est le mètre carré (m2) : 1m2 est l’aire d’un carré de 1m de côté . On va découper un m2 dans un drap pour « l’avoir en main (et en tête surtout) » , puis 1 dm2 …… pour ensuite mieux se repérer dans le tableau de conversion (qui ne semble pas poser de problème particulier à Léo : on parle en « carré » (m2, dam2 …. )donc 2 colonnes dans chaque unité. Voici notre tableau de conversion :
La résolution de problèmes : 1-calcul d’une longueur d’un côté quand on connaît l’aire de la figure
Là aussi , nous avons mis en place une « procédure » à partir de la méthode donnée en classe : 2 cas de figures : trouver la longueur d’un côté d’un carré dont on connaît l’aire (la plus facile ? ) , trouver la mesure de la longueur dans un rectangle dont on connaît l’aire ( la plus difficile ? Finalement pas forcément car les tables sont très bien sues et facilement transférables ….) . Les 2 procédures en image :
la résolution de problèmes : 2-les aires de figures composées
Pour finir , calculer des aires dans des figures composées . Nous nous sommes servis des méthodes du livre données en classe avec une petite adaptation (sauce « Fantadys ») pour bien suivre les étapes du raisonnement afin de l’automatiser .
MAIS auparavant , nous sommes passés par la manipulation : ainsi pour les 2 solutions proposées pour résoudre les problèmes d’aires de figures composées de 2 rectangles , nous avons utilisé les figures suivantes et avons procédé au découpage avant de passer à la fiche méthode :
Calculer l’aire de cette figure : elle est composée de 2 rectangles
méthode 1 : addition de l’aire des 2 figures ( rectangle 1 et rectangle 2)
méthode 2 : On soustrait l’aire des 2 figures ( le grand rectangle et le petit rectangle 2)
Remarque : nous reprendrons cette manipulation car dans la première démarche de Léo , il n’avait pas perçu ces 2 rectangles-là et son « trait de coupe » était différent …. (donc pas « choisi » de décomposer la figure ainsi) Comme quoi , même une méthode très claire peut ne pas être comprise car le point de départ de la perception était différent de celui de l' »auteur » , tout en étant « mathématiquement » exact …. En image , les 2 rectangles qu’il avait perçus :
Voici la fiche méthode avec les 2 solutions proposées :
Pour la 2ème fiche méthode, aire de figures composées d’un demi-disque et d’un triangle, je l’ai préparée en avance car elle est dans le livre et donnée à regarder par le prof , nous nous en occuperons au moment voulu MAIS nous passerons là aussi par la manipulation . Voici la fiche méthode :
Puis une fiche méthode « vierge » , plastifiée à compléter selon l’exercice à essayer …
Voilà donc notre petit « dossier » sur les aires … à compléter sans doute , à modifier , à adapter et surtout à utiliser pour automatiser la démarche … pour ne plus avoir besoin de s’en servir ….. Pour l’instant , rangé dans son classeur « d’outils de maths » …..
Nous avions déjà parlé de ce sujet au niveau du lycée ( Spécial bio au lycée : les capacités expérimentales ici) et finalement la démarche expérimentale fait entièrement partie du programme SVT de 6ème . Et ce n’est pas une question si simple à traiter .
Je me suis servie de différents documents trouvés sur internet ainsi que de la démarche « OPHERIC » présentée au lycée afin de créer une fiche qui permettrait de guider cette fameuse démarche en termes clairs .
Voici donc 2 livrets didapages ici et là sur l’Académie de Clermont Ferrand que j’ai trouvés, très bien faits pour analyser petit à petit ce qui était proposé et avancer dans une démarche. Et un autre site ici avec possibilité de télécharger un document sur la démarche expérimentale là .
A l’aide de ce petit guide ( volontairement simple/ simplifié ) , nous avons rempli une démarche expérimentale avec une des hypothèses vues en classe sur la transformation du lait en yaourt.
Quelques remarques :
C’est vrai qu’il nous faudra du temps pour installer (automatiser) cette démarche
c’est encore un peu tôt pour faire des analyses seul et en plus sans aucun guide sous les yeux. Mais ce sera tout de même un angle d’approche « cadré » avec des débuts de phrase prêts , tout cela permettant d’accompagner la réflexion .
Il faudra aussi partir sur d’ autres pistes s’il faut sélectionner l’hypothèse correspondant à l’expérience donnée , ou proposer une expérience, ou analyser des documents , présenter les résultats dans un tableau ……bref , tout un programme
Je pense quand même que l’on « grille » quelques étapes car on est déjà passé à autre chose …… Et la « méthodologie » , ça se construit et ça s’apprend …… (cela n’engage que moi bien sûr , ce sont mes réflexions actuelles!) …. et il faut du temps ….. en tous cas il en faut pour Léo!
en ajoutant parfois un geste pour ne pas commettre d’inversion
CAR même si la règle est comprise, apprise, connue ….. Il se peut qu’une fois le travail « installé » dans l’espace (- feuille) , il y ait une inversion soit dans le choix à faire ( un des facteurs), soit dans la lecture (inversion du numérateur et du dénominateur)
Avant de parler de « méthode » ou « démarche » , on prend du temps pour rappeler ce que signifie simplifier une fractionet travailler sur des exemples très simples. Ci-dessous un petit récapitulatif qui est dans le classeur d’outils de Léo :
une présentation possible
Il faut prévoir de la placepour pouvoir décomposer en un produit de 2 facteurs et pour indiquer les « opérateurs » .
Dans un premier temps, je préparerai les « schémas » et progressivement je laisserai faire …. à voir ….. Si la contrainte « graphique et spatiale » ne prend pas le dessus sur la réflexion ni sur l’automatisation de la démarche….. [si Léo utilise bien l’espace, si ses « ronds » sont assez grands pour qu’on lise bien le signe et l’opérateur « : …. » ]
une démarche
une démarche précise, ordonnée ….
Je dois trouver un nombre qui divise à la fois le numérateur et le dénominateur , je cherche dans les tablesd’abord (les tables étant quelque chose de « sûr » chez Léo)
ex: fraction à simplifier 24/26
24 c’est 2 X 12 , il est dans la table de 2 ET 26 est aussi dans la table de 2
Je complète les opérateurs : 2
J’écris donc au numérateur : 2 X 12 et au dénominateur 2 X 13 : Penser à écrire « dans le bon ordre » ce sera plus facile à l’étape suivante
Attention : si le premier facteur trouvé « ne marche pas », penser au 2ème (toujours cette flexibilité qui demande un petit « effort »)
ex simplifier la fraction 15/12 : Ainsi 15 = 5 X 3 mais si 5 ne marche pas pour le dénominateur 12 , on essaie 3 ( 5 X 3 = 3 X 5 ) et 3 ça marche car 12 = 3 X 4
un geste
Je cache avec les doigts les 2 facteurs « identiques » ( ici 2) pour faire apparaître la fraction simplifiée : il ne reste plus qu’à la recopier ….
un résultat
et voilà, même si c’est un peu plus long …… On peut alors passer à une simplification à plusieurs étapes (simplifier le plus possible)
Nous avons déjà présenté plusieurs ouvrages sur le blog . Celui-ci, j’y suis tombée dessus par hasard et finalement je me dis qu’il serait bien utile aux parents d’enfants Dys et surtout aux enseignants . La présentation est claire , des explications à portée de tous, une mise en parallèle sur ce qui est fait en Belgique, en France ou au Québec qui donne aussi une vue très intéressante des différentes pratiques.
L’auteure Marie-Jeanne Petiniot est elle-même maman de 2 enfants différents et présente des « tranches de vie » très parlantes tout au long de son ouvrage….
J’ai lu sur son blog ces quelques lignes qui en disent long … : « Je suis psychologue et psychopédagogue mais avant tout maman d’un enfant multiDYS. Je me suis fixée comme objectif professionnel de mettre tout en oeuvre pour aider ces élèves à s’en sortir. Je donne des formations, des conférences, j’écris, je propose des aménagements pour les élèves, en plus des consultations pluridisciplinaires. » Mme Petiniot est responsable de l’Espace Pygmalion .
Après la lecture de ce livre, j’ai réalisé une carte mentale avec quelques mots ou phrases qui ont particulièrement attiré mon attention ….. et qui, je le souhaite vous donnera envie de le lire !
En révisant les compléments circonstanciels, nous sommes repartis du fonctionnement de Léo en CM2 au niveau de l’analyse des phrases . Finalement, la notion est très bien comprise , mais, pour ne rien oublier d’une part et surtout pour freiner l’impulsivité d’autre part , rien de mieux que de revoir la stratégie qui fonctionnait … et l’automatiser .
La stratégie d’analyse de phrases est valable pour toutes les phrases . Il faut un ordre précis (en premier je cherche le Verbe , puis son sujet , ….) c’est donc cette « procédure » qu’il faut automatiser . Expérimentée déjà en CM2 où l’on demandait de rechercher par exemple les compléments circonstanciels, Léo avait besoin de sa « stratégie » pour plusieurs raisons ( voir article ici et là).
Cette année , je l’ai écrite , comme une petite fiche méthode .
Tout en insistant sur le point n°1 : je lis la phrase en entier et je l’imagine: cela permet tout de suite de freiner cette impulsivité
puis seulement avec les 4 « abréviations » V, S, CO, CC : on a la « procédure » par la recherche des fonctions
enfin on peut donner la nature des groupes trouvés
Donc voici nos outils :
la carte mentale des CC reprise de l’an dernier (et un ajout d’autres CC)
une fiche récapitulative sur la nature des CC
une fiche méthode sur l’analyse de phrases (valable pour toutes les recherches) avec au dos un exemple
Par ailleurs , nous nous sommes entraînés sur « ORTHOLUD » (grammaire, les compléments) en utilisant notre méthode même si Léo a toujours envie de faire plus vite ….. [ Remarque : j’essaie d’insister sur la méthodologie, de lui faire prendre le temps de vérifier si sa réponse (ou la question utilisée ) est bien en lien avec ce qui est écrit dans la phrase …. : nous avons encore du travail sur ce plan car la dyspraxie a aussi ce fameux « défaut » de vous emmener là où vous ne souhaitiez pas aller , le contrôle en permanence est nécessaire , ce qui explique aussi en partie le fait d’avoir des exercices moins longs et moins répétitifs qui « endorment » la réflexion …. malheureusement nous n’y sommes pas encore !!!! ] .
Il y a bien sûr d’autres sites qui proposent des entraînements en ligne, des blogs de professeurs de français aussi .
Attention : quelques points qui restent plus délicats : distinguer un CCManière d’un CCMoyen ( peut-être dans la question : à l’aide de quoi, avec quoi ? ça marche assez souvent … encore faut-il bien comprendre la phrase ex : Je l’ai vu de mes yeux : comment ? ou avec quoi ? avec mes yeux, à l’aide de mes yeux ….. ) Mais ce sont ces moments de réflexion qui me paraissent intéressants , pour une prise de décision « raisonnée » . OU BIEN le cas du pronom « y »: Mes copains sont au stade . J’y vais .Le « y » est un CCL , sa nature est un pronom.
Et à côté de cela , Léo peut écrire CCL en vous disant que c’est un CCT , il doit se répéter la question alors qu’il avait la réponse juste, et immédiatement …. Il peut également oublier d’écrire (souligner/ surligner …) le CC de début de phrase (souvent le plus facile …. ) parce qu’il est tout simplement certain de l’avoir fait (ou dit) , ou bien parce qu’il est déjà à la fin de sa phrase et qu’il attaque la suivante …. Voilà aussi ce qu’est la dyspraxie(du moins la sienne avec tout son cortège de surprises qui peuvent vite dérouter l’enseignant ! )
Mais aussi attention à la gestion / compréhension des consignes par l’enfant , ce qui peut être un piège si on ne les décompose pas : par exemple « Complète les phrases par un complément circonstanciel de ton choix, la première par un groupe nominal, la seconde par un adverbe et la dernière par un groupe nominal introduit par une préposition » …. Déjà, si des exemples accompagnent l’énoncé , on peut espérer que cela « éclaircisse » la consigne . Je pense que si l’adulte a besoin de relire la consigne pour être sûr d’avoir compris, c’est qu’il y a certainement un moyen de la rédiger autrement pour qu’elle soit plus facilement accessible à tous (et notamment pour ces enfants !) Et si, en plus, les phrases utilisent un vocabulaire complexe …. on va droit à l’échec …. et qu’aura-t-on évalué finalement ? Peut-être tout sauf les CC …..
Comment mettre en place des adaptations qui correspondent au besoin de l’élève ? Comment éviter la passivité de l’élève ( après l’avoir comprise et / ou constatée) ? Comment l’aider dans son autonomie personnelle pour qu’il se « débrouille » quel que soit le prof ? Comment lui donner des clés ? Comment accepter qu’on puisse se tromper, qu’on puisse essayer autre chose, qu’on puisse inventer aussi ?….. Les questions se bousculent mais les réponses ….. Ne pourraient-elles pas aussi être multiples ? et finalement est-ce que l’on prend le problème dans le bon sens ?
J’ai essayé de réfléchir en construisant un petit livret ( ici seulement une première approche ) qui ne peut se rédiger qu’en dialoguant :
en partant de 4 mots-clésindispensables à mes yeux : RESPECT , DIALOGUE, CONFIANCE et …. BIENVEILLANCE : 1ère page du contrat pour réussir ENSEMBLE
en partant de l’élève, de ses besoins, de ses souhaits : qu’il pourrait cocher, annoter, modifier : il s’agit d’une trame …. [et pourquoi ne pas faire réfléchir ces élèves dys dans un petit groupe … Peut-être nous apprendraient-ils certaines choses sur leurs attentes, sur ce qui les dérange, les blesse aussi parfois …. ça c’est quelque chose qui m’intéresserait de mettre en place !…..]
en mettant en parallèle les besoins de l’élève et la/les proposition(s) des professeurs [des différences entre eux existent et nous les respectons mais , à un moment donné, il faudra une cohérence pour que l’élève s’y retrouve …. « s’adapter » en permanence à chaque professeur est / risque d’être coûteux ….]
Un petit carnet qui se veut à la fois un accueil de l’élève dys mais aussi un contrat pour travailler « ensemble » . J’ai aussi parlé d’une « fiche navette » , d’un « prof référent » afin de faire le point régulièrement , de faire évoluer ce document toujours dans un respect et une confiance mutuels …… qui ne peut s’installer (là aussi à mes yeux) que dans la bienveillance ……
Les adverbes de fréquence , une fois qu’on les connaît, il faudra savoir les placer. Donc , autant faire les 2 choses en même temps .
Nous avons donc d’abord repéré les 4 adverbes et fabriqué les 4 cartes correspondantes pour pouvoir manipuler et « fabriquer » des phrases ( les autres cartes sont déjà prêtes depuis quelque temps déjà). En règle générale, l’adverbe de fréquence est placé AVANT (devant ?) le verbe . Nous avons conservé nos couleurs habituelles . En image: les 4 cartes et quelques phrases :
Pour terminer, une carte à 4 branches : toute simple ….
Il ne nous reste plus qu’à inventer des phrases affirmatives et interrogatives en particulier ….. en manipulant les cartes , en utilisant le vocabulaire appris ou à apprendre, en en créant quand nécessaire ….
(Merci Céline de m’avoir signalé l’erreur dans « make/makes » … C’est corrigé! – Pour la place de l’adverbe avec BE , je retiens votre moyen mnémotechnique ADverBE : Avant le verbe et après BE , nous l’ajouterons quand cela aura été vu en classe )