Ma vie de « special mother » : quand le corps dit STOP

Les enfants dyspraxiques sont très rapidement fatigués puisque leurs gestes ne sont pas automatiques et qu’ils doivent réfléchir à l’action du mouvement. Tous ces efforts pour contrôler leurs gestes, s’appliquer et rester concentrés à l’école, aller plusieurs fois par semaine aux séances de rééducation entraînent une fatigue que personne ne perçoit, à part les parents. Souvent ces enfants sont considérés comme « des fainéants » or c’est justement tout le contraire !

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Léo fait partie de ces enfants qui n’arrêtent jamais, qui ne savent pas où sont les limites de leur corps. Il faut faire toujours plus, toujours mieux. Depuis quelque temps nous le trouvons fatigué et samedi soir, après 1 semaine difficile et 3 matchs de foot samedi après-midi, son corps a dit STOP :

STOP je ne peux plus te porter,

STOP je ne peux plus marcher,

STOP je n’ai plus le courage d’aller à la douche,

STOP je n’ai plus la force de manger,

STOP je n’ai même plus la force de regarder la télé,

STOP quelqu’un frappe dans ma tête,

STOP je ne supporte plus la lumière, arrêtez-moi tous ces bruits,

STOP je vais vomir,

STOP je veux dormir mais je n’y arrive pas, ma tête va éclater,

STOP maman au secours je vais mal !

C’est là qu’intervient généralement la « special mother ».

Donc hier soir j’ai revêtu mon plus beau costume et j’ai sorti tout mon attirail :

  • Paracétamol
  • Bouillote avec des pains de glace à l’intérieur
  • Seau à proximité du lit pour vomir
  • Massage de tout le corps avec la super Huile de massage à l’arnica de chez Weleda
  • Et pour finir une présence apaisante et des paroles douces…

IMG_2575 Huile de massage à l’arnica Weleda Après une après-midi au foot, il avait vraiment besoin d’un massage pour récupérer au mieux musculairement et éviter les courbatures du lendemain. En dehors du sport, Léo a très souvent des douleurs musculaires, des raideurs au réveil qui l’empêchent de marcher correctement, des douleurs aux chevilles plus précisément. Le massage avec cette huile à l’arnica permet  d’atténuer toutes ces tensions ainsi que la gêne musculaire liée à un effort physique ou parfois au stress.

J’aime les huiles Weleda car leurs formules sont 100% végétales riches en plantes médicinales. Dans l’huile de massage à l’arnica, on trouve de l’extrait d’arnica qui soulage en cas de fatigue musculaire, des huiles de tournesol et d’olive de qualité biologique qui permettent une glisse optimale lors des massages et des huiles essentielles de lavande et de romarin.

Avec tout ça, il a fini par se relaxer et s’endormir…

Mais maintenant il va falloir le remettre sur pied et vite ! Il va déjà mieux après une nuit de 12h mais je sais que le répit sera de courte durée si on ne fait rien.

Il est donc temps, à 3 semaines des vacances, d’attaquer une cure de vitamines pour booster son organisme.

Je vous présente donc ma trousse de secours lorsque le corps de Léo dit STOP (j’adapte en fonction de ses besoins du moment) :

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Depuis ce matin, on repart sur une formule « Forme et Vitalité » avec le AZINC Junior des laboratoires Arkopharma.

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Ce que j’aime dans cette gamme c’est le fait de pouvoir croquer les comprimés qui ont la forme de bonbons, l’odeur et le goût de chocolat ! (existe aussi « goût cola » et « goût fraise »). Je lui donne 2 comprimés chaque matin ce qui permet de lui apporter les vitamines, minéraux et oligo-éléments qui vont l’aider à surpasser cette fatigue passagère et se sentir en meilleure forme. Ainsi il pourra fournir une activité intellectuelle plus intense, notamment avec les évals qui ne vont pas tarder à arriver. Je pense qu’il est intéressant de songer à une supplémentation à chaque changement de saison également. Nous le ressentons bien pour nous adultes donc il en est de même pour les enfants.

Ce que l’on trouve dans le Azinc Junior, ce sont des minéraux et des vitamines qui jouent un rôle essentiel dans le maintien des performances physiques et intellectuels mais que l’on a parfois du mal à trouver en quantité suffisante dans notre alimentation, comme :
– les vitamines B2, B3, B6, B9, B12, C et le fer contribuent à réduire les sensations de fatigue et aident à lutter contre les baisses de tonus,
– les vitamines A, B6, C, D, ainsi que le sélénium et le fer contribuent au bon fonctionnement du système immunitaire,
– le Fer aide au bon fonctionnement cognitif (mémoire, concentration…),
– la vitamine B5 aide à maintenir de bonnes performances intellectuelles.

Je le trouve assez complet, au total 12 vitamines et 5 minéraux et oligo-éléments, de quoi requinquer nos petits fantastiques !

Je vous parlerai des autres compléments prochainement dans un article consacré uniquement au magnésium, ce minéral essentiel pourtant oublié de la médecine « traditionnelle » !

Trucs et astuces : des lacets géniaux

Quand on est dyspraxique, faire ses lacets relève du défi !

Nous avons tenté des milliers de fois d’apprendre à Léo à faire ses lacets mais pas moyen…Il a essayé des milliards de fois tout seul dans son coin, il a persévéré d’une manière incroyable quand plus d’un aurait abandonné ! Et un jour, il a réussi, un jour il m’a dit : « regarde maman ! je sais faire mes lacets », nous n’en revenions pas ! Finalement, il avait appris à les faire seul, à sa façon, avec sa propre technique. D’ailleurs, si on regarde bien la façon dont il fait son nœud, il ne procède pas comme nous mais peu importe, l’essentiel c’est qu’il y arrive !

Malgré tout, chaque fois, ses gestes sont lents, coûteux…faire ses lacets le fatigue, sans compter le nombre de fois où il doit les refaire parce qu’ils ne sont pas assez serrés et le nombre de fois où il doit les faire et les défaire dans une journée !

Il y a peu j’ai découvert des lacets géniaux, extra, je dirais même fantastiques ! Nous les avons testés pour Léo et ils portent bien leur nom : Lacet génial. Grâce à l’élastique de ce lacet, les chaussures restent serrées sans faire de nœuds, elles peuvent s’enfiler et se retirer facilement sans aucun effort.

Ce lacet génial à spirale s’adapte à tous les types de chaussures à œillets ou à crochets : chaussures de ville, de sport, de montagne, tennis, Converses…

DIFFRE~1 LACET-~1 existe en plusieurs coloris (de noir jusqu’à vert fluo pour plus de fun) et tailles (court, long ou extra-long)

Pour résumé, vous faites les lacets sur les chaussures de vos enfants UNE SEULE FOIS et vous n’y touchez plus !!!! Et surtout vos enfants pourront enfiler et défaire leurs chaussures tout seuls ! C’est pas génial ? Si c’est LACET GENIAL !

Voilà ce que ça donne en vrai (lacet génial long bleu avec laçage croisé sur chaussures montantes 5 oeillets)

IMG_3627 IMG_3626 un super maintien pour un prix super abordable tout en étant à la mode ! (il paraît que M. Pokora en a !) J’ai bien envie d’en acheter pour moi aussi 😉

Quand vous recevrez vos lacets, ne faites pas comme moi, regardez bien les vidéos mode d’emploi qui sont très bien faites, car pour être génial, ce lacet est spécial !

Laçage croisé

Laçage droit

Retrouvez ces lacets sur la page Facebook et sur le site internet de LACET GENIAL où vous pourrez passer votre commande en ligne et bénéficiez de 4 paires achetées, la 5ème offerte !

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Ma vie de « special mother » : Les punitions à l’école, mes interrogations…des solutions ?

images A quoi servent les punitions à l’école ? Ont-elles un but éducatif, pour apprendre aux enfants comment se comporter en collectivité ? J’aimerais comprendre, qu’on m’explique, qu’on me donne les raisons pour lesquelles les enseignants punissent les élèves…

 

Les punitions et les récompenses sont tellement ancrées dans notre système éducatif qu’il est certainement difficile pour les enseignants de savoir comment faire autrement voire même penser que l’on peut faire autrement.

Imaginez une scène de cour d’école : deux enfants qui ne s’apprécient pas et qui sont en conflit depuis des mois, une partie de foot à la récré, une action de jeu qui dérape. Un des enfants tombe à terre et se met à pleurer. La maîtresse n’a pas vu l’action mais intervient, elle s’adresse à l’enfant qui a porté le coup :

maîtresse : « t’as fait exprès ? »                                                                                       l’enfant : « non je n’ai pas fait exprès »                                                                         maîtresse : « regarde-moi bien, t’as fait exprès ? »                                                             l’enfant : « non c’est pas de ma faute, j’ai pas fait exprès »                                                     un autre enfant tente de le défendre mais la maîtresse ne veut pas l’entendre                maîtresse : « bon écoute maintenant tu vas me dire la vérité, t’as fait exprès, alors ? »  l’enfant : « heu…oui »                                                                                                             maîtresse : « tu seras puni pendant 1 semaine de foot et je vais écrire un mot à tes parents »

Imaginez maintenant que cet enfant, celui qui a porté le coup, est un enfant dyspraxique, qu’il a simplement voulu récupérer le ballon dans une action de jeu mais que la maîtrise de ses gestes n’est pas encore totalement acquise. C’est également un enfant qui a beaucoup de difficultés langagières et il est très difficile pour lui de raconter n’importe quelle situation surtout dès qu’il est débordé par ses émotions. Je rajoute que le foot est sa passion, son défouloir à chaque récréation et donc un besoin « indyspensable ».

Que pensez-vous de cette punition ? La réponse : « il fallait bien taper là où ça fait mal pour qu’il comprenne, le punir de ce qui compte le plus pour lui »…

Que veut-on apprendre à cet enfant par la punition ? A jouer plus tranquillement, à réduire son agitation ? A être maître de ces gestes ? La punition sera-t-elle efficace la prochaine fois qu’il se retrouvera sur un terrain de foot aux côtés de cet enfant ?

Dans son mot, la maîtresse a parlé de « taper », de « violence » et d' »inacceptable ».

Voici les mots de l’enfant à ses parents à son retour de l’école : « ce n’est pas dramatique », « je n’ai pas fait exprès », je n’ai pas voulu lui faire mal », « j’ai l’image dans ma tête, je vois l’action… » (là il refait l’action avec un ballon)

La punition a-t-elle ouvert une voie de communication entre la maîtresse et lui ? Un long chemin d’incompréhension plutôt…

La punition entraîne chez les enfants des sentiments de peur, de tristesse, d’incompréhension, de colère voire même de vengeance.

J’aime bien cette citation de Haim Ginott :  » La punition ne décourage pas l’inconduite. Elle ne fait que rendre le coupable plus prudent dans l’accomplissement de ses crimes, plus adroit à dissimuler ses traces, plus habile à éviter qu’on le détecte. Quand un enfant est puni, il prend la résolution de devenir plus prudent, non celle de devenir plus honnête et plus responsable »

Je reprends donc l’exemple de cet enfant qui a été puni de foot et qui pendant 1 semaine a regardé ses camarades jouer sans rien faire d’autre. Cet enfant a passé une semaine à ruminer cette punition qu’il trouvait très injuste. Il a été très désagréable toute la semaine, a menti à plusieurs reprises (par peur d’être à nouveau puni ?) Cet enfant à la fin de la semaine était même persuadé qu’il avait menti, à ses parents, que finalement oui, il avait mis ce coup « volontairement », qu’il l’avait fait exprès mais juste « un peu exprès » (car à la question : « as-tu voulu lui faire du mal ? » il a toujours répondu « non »). Il s’est certainement senti méchant, en colère et a tout fait cette semaine là pour l’être.

Ses parents lui ont demandé comment la maîtresse aurait pu faire pour régler le problème autrement que par la punition. L’enfant a répondu : « en discutant« .

Oui tout simplement en discutant…

Cette situation de « punitions à l’école » m’a tout de suite fait penser à un livre de ma bibliothèque que j’ai lu il y a déjà pas mal de temps : « Parler pour que les enfants apprennent à l’école et à la maison » de Adèle Faber et Elaine Mazlish

 (cliquer sur le livre pour avoir plus de détails)

« Dans ce livre, les auteurs montrent aux parents et aux éducateurs comment travailler de concert en vue d’aider les enfants à résoudre les problèmes qui surviennent à la maison et à l’école, tout en stimulant chez eux le goût d’apprendre. Cet ouvrage aborde plusieurs grands défis contemporains comme, par exemple, comment transmettre aux enfants des habiletés et des attitudes qui leur permettront de devenir des adultes généreux, aimants et dynamiques. » 

Dans ce livre on aborde par exemple la résolution de problèmes :

  • accueillir les sentiments des deux enfants (écouter les enfants jusqu’au bout)
  • résumer le point de vue de chacun des enfants (pour voir que l’on a bien cerné le problème de chaque côté)
  • exprimer ses propres sentiments (en quelques mots)
  • inviter les enfants à réfléchir pour trouver une solution
  • écouter toutes les idées…sans les juger
  • choisir ensemble les idées que nous prévoyons d’utiliser et la façon de les mettre en pratique

Vous trouverez également une liste d’options pour remplacer la punition  à la maison ou à l’école :

Au lieu de proférer des menaces, vous pouvez :

  1. Lui suggérer un comportement plus convenable
  2. Exprimer votre désapprobation avec vigueur (sans faire le lien avec le caractère de l’enfant)
  3. Exprimer vos attentes
  4. Lui montrer comment redresser la situation
  5. Lui donner le choix
  6. S’il continue, le laisser subir les conséquences de sa conduite

J’ai trouvé sur le net une carte mentale qui résume bien le livre :

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(Credit photo : http://www.donnezdusens.fr)

 

En conclusion, je pense qu’il existe une multitude de façons de faire autrement pour que nos enfants apprennent à vivre avec les autres et à respecter les règles en collectivité mais surtout pour les amener à un peu plus de discipline personnelle.

 

Je terminerai pas ces réflexions de l’enseignante présentée dans le livre :

« En tant qu’enseignants, notre objectif dépasse la simple transmission des faits et de l’information. Si nous voulons que nos élèves deviennent des êtres humains capables de sollicitude envers les autres, nous devons les traiter avec sollicitude. Si nous valorisons la dignité des enfants, nous devons enseigner par l’exemple la façon de respecter leur dignité. Si nous voulons lancer dans le monde de jeunes personnes qui se respectent elles-mêmes et qui respectent les autres, nous devons commencer par les respecter. Et nous ne pouvons le faire à moins de témoigner du respect envers ce qu’elles ressentent »

Des articles intéressants à lire :

Sandrine de S Comm C avec son article « Punir ça sert à quoi ?

Sur le blog Ensemble Naturellement : La Lettre d’une maman à la directrice de l’école

 

 

Ma vie de « special mother » : la parenthèse homéo – épisode 2

Dans le premier épisode ici, je vous parlais d’un super homéopathe qui m’avait réconciliée avec l’homéopathie.

Mini fantadys a été le premier à tester et approuver les petites granules magiques : plus de laryngites à répétition et surtout plus de cortisone !

Un jour lors d’une consultation pour mini fantadys, j’ai parlé de Léo au médecin en lui expliquant ses troubles dys et tout ce qui allait avec (manque de confiance, anxiété, troubles du sommeil…) et en lui demandant, sans grand espoir, s’il pouvait nous aider. Là, surprise ! on apprend qu’il est dyslexique et que pour lui c’est finalement une grande aide dans son métier. Cela lui permet de faire des diagnostics très rapides, 15-20 minutes lui suffisent. Il observe beaucoup pendant ce laps de temps, pose des questions très précises puis écrit l’ordonnance. C’est assez impressionnant et déroutant au début.

Pour lui, les enfants qui ont des troubles dys ont des verrous qu’il faut faire sauter pour qu’ils expriment tout leur potentiel. Toujours selon sa propre expérience, beaucoup d’entre eux sont HP (Haut Potentiel). Lui-même étant HP, il a constitué une équipe capable de comprendre et d’aider ces enfants. Cette équipe est constituée d’une coach, d’un psy et donc d’un homéopathe, tous les trois connaissant bien les enfants précoces.

Il nous a donc demandé d’emmener les résultats du WISC IV de Léo. A la lecture de ceux-ci, il a pointé du doigt les résultats hauts du test et nous a dit que souvent on ne prêtait pas assez attention à ces pics alors que pour lui c’était fondamental. Donc selon ses propres paroles « Léo en a sous le capot », il suffirait donc de faire sauter les verrous avec un accompagnement homéopathique mais aussi un travail avec la coach et peut-être quelques tests supplémentaires avec le psy, tout un travail d’équipe autour de Léo.

Mais avant toute chose, il a fallu définir son profil homéopathique. Pendant 15 jours, il nous a donné deux remèdes homéo à donner en alternance sur chaque semaine et observer les effets à chaque fois. Léo a rapidement déclaré des maux de ventre et des grosses diarrhées. Au départ j’ai pensé à une gastro mais c’était trop long pour être ça, jusqu’à ce que je comprenne qu’il s’agissait d’un des effets des granules. Nous avions donc trouvé son profil homéo.

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Au deuxième rendez-vous, nous sommes donc repartis avec une ordonnance pour les granules correspondant à son profil à donner une fois par semaine. Nous avons rapidement noté une plus grande aisance relationnelle : par exemple, dans la salle d’attente de son ergo, il s’est adressé à un autre enfant qui attendait, il s’est assis à coté de lui et a engagé la conversation en lui posant plein de questions…chose qu’il n’aurait jamais faite auparavant. Léo est en conflit avec un camarade de sa classe, conflit qui dérape régulièrement. Il a été capable de nous dire qu’il faisait semblant d’être son copain pour ne pas avoir de soucis, il a donc pris du recul par rapport à cette situation conflictuelle et a trouvé sa propre solution au problème.

L’homéopathe lui a également prescrit un traitement à donner 15 jours avant chaque vacances scolaires, au moment où les enfants sont le plus fatigués mais aussi au moment des évaluations. Ce traitement est composé de granules mais aussi de granions de magnésium. Nous l’avons testé avant les vacances de février et les résultats ont été spectaculaires. Son ergothérapeute nous a dit qu’il avait fait une excellente séance et qu’il avait été « olympique » ! Léo a fait un stage le mercredi avant les vacances sur le « le travail de l’attention ». Il a impressionné les deux intervenantes (son orthophoniste et une psychothérapeute) qui le connaissent depuis longtemps : il a été très performant sur un travail qui utilisait à la fois l’attention, la mémoire de travail et les fonctions exécutives, ses points faibles…comment comprendre et expliquer cela…?!

Je pense que cet homéopathe a vraiment bien cerné notre fils et qu’il va nous être d’une grande aide dans l’accompagnement de Léo au quotidien et dans sa scolarité.

P.S. : Merci à Annick de m’avoir permis de croiser la route de ce médecin hors du commun…

Donc oui je crois à l’homéopathie, et vous, vous y croyez j’espère maintenant ? sinon je ne peux plus rien faire pour vous….

Ma vie de « special mother » : la parenthèse homéo – épisode 1

Et si l’homéopathie ce n’était pas que des petites granules à l’effet placebo mais plutôt des petites granules magiques à l’effet fantastique ?

Moi j’y crois et je vais vous dire pourquoi…

Il y a quelques temps j’ai été invitée avec des blogueuses lyonnaises (et 1 blogueur !) à une réunion organisée par les laboratoires Boiron dans un super endroit La Parenthèse, un resto kid friendly, c’est quoi ça ? et bien c’est un endroit où les enfants jouent et s’amusent pendant que l’on peut papoter tranquilou autour d’un bon repas ou boire un thé, un café accompagné de délicieux gâteaux faits maison. Et le top, si vous êtes du genre « mère poule inquiète », c’est que vous n’avez qu’à lever les yeux pour jeter un oeil à vos progénitures sur un écran ! Bon tout ça pour vous dire que je ne connaissais pas et que c’est le top et en plus on a été super bien accueillis, la preuve en images :

photoJe précise ce n’est pas parce que j’ai mangé plein de bonbons et de super gâteaux faits maison que je vous dis que je crois à l’homéopathie 😉

C’est donc dans ce sympathique contexte que nous avons rencontré le Dr Voirin, médecin homéopathe, Anne-Cécile Paris et Jean-François Lurol des laboratoires Boiron.

On nous a demandé de choisir des questions diverses et variées à poser au Dr Voirin du style « peut-on se soigner seulement avec l’homéo » ou encore « Faut-il y croire ? », ce qui nous a permis de balayer toutes les idées reçues mais d’aller également un peu plus dans le détail. Je ne vais pas vous faire un cours sur l’homéo ce n’est pas le but de l’article mais juste vous dire que l’homéopathie j’y croyais déjà et cette rencontre a fini de me convaincre !

Voici un petit visuel avec quelques idées reçues sur l’homéopathie :

homéopathie

Je pense que le tout c’est de trouver THE médecin homéo, le bon quoi et par chance je l’ai trouvé ! Un médecin homéopathe mais avec une particularité : ce médecin est dyslexique et HP (haut potentiel) ! Oui dans mon contexte ça a toute son importance car qui de mieux pour comprendre mes deux fantastiques…le rôle principal du médecin homéopathe étant de comprendre ce qui a pu générer le mal-être ou la maladie puis de définir un profil homéopathique pour donner une réponse individuelle. Ce médecin, qui voit sa dyslexie comme une chance dans son métier, fait ses diagnostics à la vitesse de l’éclair !

Expérience homéo avec mini Fantadys la terreur

Le premier RDV chez l’homéo pour mini fantadys a été quelque peu surprenant !  Au départ je suis venue pour des problèmes de laryngites à répétition avec prise de cortisone toutes les 3 semaines et même un petit tour aux urgences l’année dernière. Je m’attendais à ressortir avec une liste de petites granules au cas où mini fasse une crise. Il a dû me poser deux ou trois questions, j’ai dit deux ou trois phrases, il a beaucoup observé mini, puis s’est mis à écrire et a posé l’ordonnance devant moi.

C’est tout ? 1 tube de granule, 1 seul ! Je me suis dit : expéditif ! Puis il a ajouté : « vous revenez me voir dans 15 jours et on en parle ». J’ai compris plus tard que son premier objectif était d’établir son profil homéopathique…

J’ai donc donné les petites granules à Mini qui s’est transformé….en MONSTRE ! Au bout des 15 jours, je suis retournée voir l’homéo en lui expliquant que ma vie avait été un enfer pendant ces derniers jours et il m’a dit : »chouette ! on a validé le profil, votre enfant est un CINA. » (l’aggravation des symptômes est souvent normal en homéopathie et même plutôt bon signe !) et là il m’a décrit mon fils comme s’il le connaissait depuis toujours : « c’est un enfant anxieux, qui a beaucoup de peurs surtout la nuit et qui  se réveille en sursaut avec des cris ou des pleurs, un enfant qui réagit beaucoup à la nouvelle lune, qui ne supporte pas les contradictions et le regard d’autrui, qui est souvent de mauvaise humeur avec des comportements insupportables », en gros un terrible et surtout un enfant qui épuise ! Oui, oui c’est bien lui !

Sauf qu’à la base j’étais venue pour les laryngites, vous vous souvenez ? Et là il m’a expliqué que son profil correspondait aussi à des enfants qui faisaient beaucoup de laryngites, d’accord ! je comprends mieux ça va dans le package ! Donc en améliorant son état par le biais de Cina, on allait aussi améliorer ces manifestations corporelles. Malgré tout, je restais inquiète en cas de crise, que faire quand je suis réveillée en pleine nuit par une toux aboyante, que mon enfant étouffe et que je dois filer dans la salle de bain faire couler un bain d’eau chaude histoire de créer de la vapeur pour qu’il puisse respirer ? Jusqu’à présent, j’avais toujours mon flacon de cortisone à portée de main, pour moi c’était indispensable ! Il m’a répondu : « Madame, ayez confiance en mon traitement et ne donnez plus de cortisone ».

Donc pour ce deuxième rendez-vous je suis partie avec les granules Cina à donner 1 fois par semaine mais aussi toute une liste de granules pour les tracas de l’hiver. A la maison j’ai donc ma feuille de route, que je garde toujours près de moi. Je sais du coup quoi donner en cas de rhumes, écoulement clair ou jaunâtre, laryngites, infections….

Vous allez me dire c’est bien mais pourquoi t’y crois finalement ? parce que je ne crois que ce que je vois  !

Donc quelque temps après ce RDV, Mini Fantadys nous a refait une crise de laryngite et là je me suis remémorée les paroles de l’homéo : »faites confiance dans mon traitement et ne donnez plus de cortisone ». J’ai donc respiré un grand coup, tenté de garder mon calme et je ne lui ai donné que les granules pour la laryngite. Je suis quand même allée dans la salle de bain avec lui pour faire couler de l’eau chaude et humidifier l’air et nous avons attendu qu’il aille mieux. C’était difficile, il respirait mal, j’ai eu peur, mais j’ai patienté… Au bout d’un moment, il s’est calmé, a commencé à mieux respirer. Nous avons donc décidé de retourner nous coucher et nous nous sommes allongés tous les deux, lui en position relevée pour qu’il respire mieux. Certes nous n’avons pas très bien dormi mais j’avais réussi, je ne lui avais pas donné de cortisone ! Et depuis nous ne lui en avons plus jamais redonné !

Vous y croyez maintenant ? 

Je vais m’arrêter là pour le moment sinon vous allez décrocher mais dans le deuxième épisode de cette « parenthèse homéo », je vous parlerai de l’histoire de Léo et là vous vous dites : quoi ? elle ne va pas me dire que l’on peut soigner la dyspraxie avec de l’homéopathie ?

Non je ne vais pas vous dire ça mais vous montrer que l’on peut accompagner la dyspraxie avec l’homéopathie, nuance !

Suite au prochain épisode….

Ma vie de « special mother » : conférence parentale « La Jalousie et rivalités entre frères et soeurs »

Hier soir j’ai enfin pu assister à la conférence de Sandrine Donzel de SCOMMC sur le thème de « La Jalousie et rivalités entre frères et soeurs« .

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C’est un thème qui me tient à coeur car je suis fille unique,  je ne sais pas ce que sait d’avoir des conflits ou d’être proche de ses frères et soeurs. J’ai donc du mal à gérer et à comprendre ce que vivent mes enfants. Ils peuvent aussi bien avoir une relation TRES fusionnelle comme TRES conflictuelle malgré leur grande différence d’âge, et j’avoue avoir du mal avec la deuxième option.

Cette conférence est en lien avec le livre de Faber et Mazlish et il existe d’ailleurs des ateliers qui permettent de venir à bout des conflits entre les enfants (de la même manière que les ateliers « Parler pour les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent », que j’ai suivis)

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Mon objectif est donc de m’inscrire prochainement à ces ateliers menés par Sandrine Donzel qui est vraiment au top !

J’ai tenté de prendre quelques notes lors de la conférence mais pas évident puisque « mini fantadys la glue » m’accompagnait (mais on peut quand même dire qu’ il a été super sage pendant 2 heures !)

Lors de cette conférence les questions de jalousie, rivalité et celle des disputes ont été abordées. Sandrine nous a donné quelques pistes pour faire autrement :

  • Aider les enfants aux prises avec des sentiments pénibles : aider les enfants à exprimer leurs sentiments et comprendre les sources de rivalité entre enfants => l’ambivalence des sentiments : « je voudrais que mon frère soit mort » => notre première réaction est de dire  » tu ne peux pas dire ça » => l’enfant comprend : c’est mal d’être en colère, tu n’as pas le droit d’être en colère => tenter de comprendre les messages implicites : « mon frère m’énerve beaucoup »
  • S’intéresser aux besoins individuels de l’enfant : chaque enfant est une personne distincte, comprendre qu’aux yeux des enfants, si l’on partage toujours de manière égale, c’est toujours donner moins
  • Refuser les comparaisons 
  • Faire sentir à son enfant qu’il est important : « tu as envie que je m’occupe de toi mais pour l’instant ce n’est pas possible. Dès que nous aurons terminé ta soeur et moi tu viendras me dire ce qui est important pour toi »
  • Les rôles qu’on joue entre frères et soeurs : nos comportements et nos paroles peuvent enfermer les enfants dans des rôles : qu’elles soient « positives » (enfants sages) ou « négatives » (enfants turbulents), les étiquettes sont nocives et empêchent l’enfant d’être lui-même => traitons nos enfants non pas tels que nous les voyons mais tels que nous pensons qu’ils sont capables de devenir
  • Quand les enfants se disputent : comment aider les enfants à résoudre eux-mêmes leurs conflits sans prendre parti  => résolution de conflits : reconnaître les sentiments des deux enfants/écouter la plainte de chaque enfant/reformuler la situation/ reconnaître la difficulté de la situation/guider dans la recherche de solutions/manifester la confiance dans leur capacité à gérer la situation.

Voilà quelques piste mais le mieux c’est quand même d’assister aux ateliers où l’on trouvera des apports théoriques, des exercices, des mises en situations, des exemples de conflits et de résolutions de conflits et surtout du dialogue entre parents avec des histoires vécues. Je pense que ces ateliers permettent de vraiment prendre conscience de l’impact de nos paroles et nos attitudes sur les enfants et peuvent apporter des solutions concrètes  pour changer les choses et atténuer la rivalité qui opposent souvent les enfants.

Ma vie de « special mother » : Mon grand fantastique

Pendant que d’autres célèbrent l’amour aujourd’hui, nous célébrons l’amour à travers toi, Léo, mon grand fantastique. Aujourd’hui tu as 10 ans et voilà ce que je voulais te dire…..

On clique pour mettre la musique de fond et puis on lit le texte…

10 ans déjà ou seulement,

le temps passe tellement vite et tellement lentement à la fois,

parfois j’aimerais faire défiler les aiguilles du temps pour que ces années de galère soient derrière nous même si elles ne s’effaceront jamais de nos mémoires,

parfois j’aimerais remonter les aiguilles du temps pour pouvoir tout effacer et tout recommencer :

avoir une grossesse de rêve, t’accueillir dans mes bras chaleureux,

connaître l’odeur de ta peau à ta naissance, pouvoir te caresser, te sentir tout contre moi

aujourd’hui encore je souffre de ne pas pouvoir te toucher, te câliner,

séquelle de ce passé…

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Tu étais tellement pressé, pressé de savoir ce que la vie avait prévu pour toi,

tu as dû te battre pour la vivre cette vie, pour voir à quoi elle ressemblerait,

et maintenant que tu es là, tu as compris que ta vie serait un éternel combat :

déjà 8 ans de combat pour nous faire comprendre que tu étais différent mais tout aussi intelligent, nous avons mis du temps à comprendre, trop de temps,

10 ans de lutte quotidienne contre ce corps qui ne veut pas obéir à ton cerveau, pourtant tu apprends à le feinter mais souvent il est plus fort que toi ! Alors tu es souvent désolé, tu nous répètes que tu ne fais pas exprès, que ce n’est pas de ta faute, nous le savons mais parfois nous oublions,

Nous oublions que tu es différent parce que nous voyons juste un petit garçon de 10 ans comme tous les autres :

un petit garçon heureux de vivre mais toujours autant pressé de grandir !

D’ailleurs si tu avais une baguette magique tu ferais en sorte que le temps avance plus vite car toi tu ne cesses d’avancer et souvent tu nous devances :

c’est toi qui nous donne cet élan nécessaire,

c’est toi qui nous donne cette force incroyable d’avancer et d’aller toujours plus loin

c’est toi notre guide dans ce combat,

c’est toi qui sait ce qu’il te faut et surtout ce qu’il ne te faut pas.

Il suffit de te regarder, de t’observer pour comprendre, mais peu de personnes prennent ce temps-là, pourtant nécessaire et indyspensable.

Prenons donc le temps de t’observer, de vivre à tes côtés au jour le jour,

Restons émerveillés par ton courage et ta volonté extraordinaire,

Ne cherchons pas à revenir sur le passé car il n’est pas jamais trop tard pour rattraper les années perdues, la souffrance peut s’adoucir, s’apaiser pour devenir une douce souffrance.

Ne cherche pas à aller trop vite, tu as le temps de grandir, crois-moi !

Profitons juste du moment présent ensemble et prenons le temps de nous aimer.

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Bon anniversaire mon Léo, mon grand fantastique, je t’aime de tout mon cœur !

Les articles de « ma vie de special mother »

A tous ceux et toutes celles qui lisent mes articles….surtout ceux de la catégorie « ma vie de special mother » !

Je l’indique à chaque fois dans mon titre, je note : ma vie de « special mother » pour indiquer qu’il s’agit d’un article différent de ceux que l’on peut trouver chez Fantadys, notamment ceux de Mamie Sylvia qui ont plus un rôle d’aide, de partage de connaissances, d’explications « scientifiques et techniques selon son propre raisonnement » à destination des parents, des AVS ou encore des enseignants….comme ça ceux qui ne sont pas intéressés par cette catégorie peuvent directement scratcher le mail et NE PAS LE LIRE !

Certes, les articles de cette catégorie ne sont pas toujours instructifs, ils sont plutôt légers, selon mes humeurs du moment, plutôt tristes ou plutôt joyeux. Ces articles parlent de ma vie, de ma vie de famille, de ma vie de mère, ou plutôt d’une « special mother », traduction : de ma vie avec un enfant différent. Plutôt banal finalement, pas très grave me direz-vous…oui c’est vrai il y a plus grave dans la vie comme la maladie, les enfants avec de « vrai handicap » vu que celui de Léo est invisible pour beaucoup de monde…et j’en passe !

Donc non je ne suis pas à plaindre et je n’ai jamais demandé à ce que l’on me plaigne et encore moins dans les articles que j’écris qui ne sont pas là pour qu’on se dise : « la pauvre, quelle vie de merde », non parce que ma vie est belle, je suis heureuse, j’ai un mari que j’aime, une maison et des enfants en bonne santé.

Peut-être qu’il y a trop de « bla bla » dans ce que j’écris mais j’écris parce que ça me fait du bien, parce que peut-être parmi les 163 abonnés à ma newsletter et les 1064 fans de ma page facebook, j’en ferai peut-être rire 1 ou 2, peut-être que certaines mamans se reconnaîtront dans mes « bla bla », peut-être que ça leur fera du bien de me lire ou peut-être pas ! Peu importe, hier, lorsque j’ai écrit ça m’a fait du bien, j’ai repassé ma journée de RTT avec légèreté et humour pour finalement me rendre compte que cette journée avait été bien, que j’avais passé du temps avec mes enfants malgré tout et que j’avais encore appris des choses. Mamie Sylvia me dit toujours « écrire dans ton blog c’est TA thérapie, c’est ce qui te permet d’être toujours plus forte et t’aide à surmonter le quotidien ! » 

Et elle a raison…

Donc voilà je le dis encore, vous n’êtes pas obligés de lire ma vie, si elle ne vous intéresse pas, passez votre chemin, je ne vous en voudrai pas, par contre je suis une « special mother » extra sensible aux remarques des uns et des autres, qu’elles soient positives ou non je les respecte, même si parfois elles me blessent profondément…

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Ma vie de « special mother » en RTT

Vous vous demandez certainement comment se déroule une journée de RTT chez les « special mother »…je vais vous raconter !

RTT

Hier j’étais en RTT et que fait une « special mother » en RTT ? et bien elle s’occupe de ses enfants tout en cumulant le max de RDV médicaux bien sûr ! Généralement elle fait en sorte que sa journée soit bien remplie, oui tant qu’à faire, il ne faut pas perdre 1 seule seconde de cette journée, d’ailleurs c’est bien connu :

RTT = journée Rythmée Toute Timée, non ?

Donc le réveil fut matinal, une « special mother » ne fait pas de grasse matinée, pas le temps pour ça.

8h30 : décollage ! on amène mini fantadys chez Papy qui le gardera le temps qu’on file chez l’homéopathe à 30 min de route (vive la campagne !).

9h00 : on arrive en avance au RDV, une « special mother » est rarement en retard, (elle a la montre gravée dans le cerveau avec les aiguilles qui tournent et tout !). Révision rapide : le traitement a-t-il fait effet, oui, comment, à quel niveau…ok c’est bon tout est dans la tête.

9h30 : la séance démarre…on ressort avec une ordonnance pour des petites granules magiques mais aussi pour des semelles ! han des semelles ! non mais on va pas encore partir à la recherche d’un podologue, en plus pas n’importe lequel, un « special » qui s’y connait en posturologie, faire encore 60 bornes et n’avoir de toutes façons pas de RDV avant 8 mois ! L’homéopathe ayant senti mon désarroi, il me dit « vous savez des bons podologues spécialisés en posturo, il y en a très peu », vous pouvez aller à la pharmacie au coin de la rue, ils ont des semelles posturo qui iront très bien. OUF !!!!! soulagement total…

10h15 : on est à la pharmacie, on nous sort des semelles,toutes prêtes, nickel                « je vous mets une facture pour la mutuelle au cas où ils vous remboursent ? »               « heu parce que ce n’est pas remboursé en fait ? et ça coûte combien ? »                          « 85 euros » (j’ai failli m’étrangler, j’ai toussé…85 euros ?!? pour une paire de semelles toutes prêtes où y a rien à faire dessus même pas de mesures des pieds ni rien).              « Ok ça sera parfait merci ! » (en même temps t’as pas trop le choix hein!)

11h00 : on sort de la pharmacie et comme on est dans une rue piétonne avec des magasins tout autour et que c’est encore les soldes…devinez ?!? facile ! petite pause shopping dans cette journée de folie : une montre achetée pour l’anniv de Léo (oui c’est dans quelques jours…), sa toute première montre, bleue comme il aime, avec des gros chiffres pour qu’il puisse lire correctement et quelques vêtements dernière démarque à 60%.

11h30 : déjà !!! nous reprenons la voiture pour aller chercher Eliott et repartir direct pour Lyon où nous attend Mamie C. (la maman de Mamie Sylvia, ma grand-mère, l’arrière-mamie des enfants) pour manger. L’hôpital où nous avons RDV est situé à 5 minutes de chez elle, bon plan pratique !

12h15 : Nous arrivons chez elle où un bon petit plat nous attend, petit réconfort avant d’attaquer la suite de la journée. Après le repas, les enfants sont agités. Léo n’a pas pu se défouler suffisamment, trop d’attente et de voiture. Mamie Sylvia qui nous accompagne, lui propose de sortir prendre l’air avant d’aller à l’hôpital.

2014-02-07 13.16.39 2014-02-07 13.16.40 2014-02-07 13.16.41 petites séance de jongles avec pour difficulté une plateforme qui bouge ! et il a réussi à faire 4 jongles, il est tout fier (bein oui mine de rien c’est beaucoup pour un dys !)

13h15 : Nous partons pour le rendez-vous au Centre des Troubles des Apprentissages à l’hôpital, l’esprit assez serein, pas spécialement de stress car on ne s’attend à rien de particulier. Nous avons tellement entendu dire que cela dépend tellement de sur « qui » on tombe dans ce genre de centre…

13h45 : après un peu d’attente aux étiquettes et après avoir galéré pour trouver le service neuropédiatrique au 6ème étage, ascenseur bleu et pas orange ni rose, nous sommes dans la salle d’attente. Va-t-on attendre longtemps ? on se prépare psychologiquement, moi j’ai emmené un magazine spécial zénitude…

2014-02-07 13.58.16 2014-02-07 13.59.12 ok je respire….pendant que… 2014-02-07 13.55.30

14h15 : « est-ce que Léo est ici ? » heu oui c’est nous ! déjà ! la neuropsy qui nous accueille est jeune, vraiment jeune…va-t-elle comprendre le cas complexe de Léo, a-t-elle suffisamment d’expérience…plusieurs questions se bousculent. Le rendez-vous démarre, je vois un gros dossier posé à côté de l’ordinateur, c’est bien celui de mon fils. Des années et des années de démarches, des tests, des bilans, des synthèses…je lui présente Mamie Sylvia mais elle sait déjà ! oui elle a lu tout le dossier, elle est bien au courant. Aujourd’hui nous sommes là pour poser le cadre, faire un léger retour en arrière mais surtout parler du présent, des problèmes actuels de Léo. Nous faisons le tour des problèmes dans tous les domaines : psychomoteur, syntaxique et langagier, comportemental, praxique…puis elle nous fait remplir une sorte de test sur les troubles attentionnels : 18 questions à répondre par oui ou par non, pas de peut-être, pas de oui mais ou non mais…difficile de répondre, nous ne sommes même pas d’accord avec Mamie Sylvia sur certains points, selon notre propre vision des choses mais surtout selon la compréhension des questions ! comme quoi tout n’est pas blanc ou noir ou noir ou blanc…je pense que la neuropsy nous prend pour des cinglées au bout d’un moment et ajoute : « mais c’est bizarre car d’habitude les parents répondent tout de suite par « oui » ou « non »… », non mais là vous avez affaire à une « special mother » et une « special grand-mother » !!

Le rendez-vous touche à sa fin et en conclusion : Léo est un cas complexe car il est touché dans plusieurs domaines mais par sa persévérance et son intelligence, il déroute, brouille les pistes. Nous devons quand même passer de nouveaux bilans concernant le TDA et les fonctions exécutives, bien sûr pas de place avant fin mai  ! De notre côté nous avons été donc plutôt agréablement surpris par ce RDV, une personne jeune mais qui sait de quoi elle parle, des nouveaux tests nécessaires qui sont proposés et qui permettront aux rééducateurs d’avoir de nouvelles pistes ou d’en éliminer certaines…bref un RDV positif comme nous les aimons !

15h45 : il pleut des cordes !!! la voiture est garée à l’autre bout de l’hôpital mais à peine sortie de cet endroit, nous avons eu droit à un beau spectacle ! signe de chance non ?

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18h30 : voici l’heure à laquelle je suis rentrée chez moi, un remerciement tout particulier à ceux qui bossent et qui décident de rentrer tôt chez eux le vendredi soir, moi aussi j’aurais aimé rentrer tôt chez moi alors que je ne bossais pas, pour profiter encore un peu de ma journée de RTT !  Mais là j’étais plutôt du genre vannée avec qu’une envie : aller me coucher mais bien sûr les enfants, eux, étaient encore pleins de ressources ! Bon Léo a quand même terminé sa journée avec la migraine mais à 21h quoi !

voilà en résumé ma journée Rythmée Toute Timée, et vous elle ressemble à quoi vos journées de RTT ?

Ma vie de « special mother » : Bilan du challenge des 21 jours pour entretenir son bonheur…ou le découvrir

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21 jours pour entretenir son bonheur… ou le découvrir

Voilà le challenge est terminé…21 jours pour entretenir son bonheur…ou le découvrir. Dans mon cas je dirais plus pour le découvrir puis l’entretenir.

Je n’ai pas eu le temps de vous rédiger mes 3 derniers jours de challenge alors aujourd’hui pour ce bilan, j’avais envie de répondre une dernière fois aux questions mais pas pour la journée d’aujourd’hui, plutôt pour ces 21 jours passés à réfléchir au bonheur qui est en général le but principal de notre vie et de celle de nos enfants.

Voici mon bilan de ces 21 jours :

1. Qu’as-tu appris pendant ses 21 jours? L’idée que l’on se fait du bonheur ressemble davantage à une abstraction qu’à une réalité quotidienne réellement vécue, or j’ai appris que le bonheur était dans mon quotidien. Le fait de devoir réfléchir chaque jour aux questions m’a permis de rentrer dans un état d’esprit capable d’orienter  mes pensées et mes actions de manière positive, en gros d’adopter la « positive attitude » ! J’ai ressenti ce phénomène dès le troisième jour du challenge. Faire le point de sa journée en ne pensant qu’au positif permet de chasser le négatif même s’il a eu lieu.

2. Qu’est-ce qui t’a fait rire pendant ces 21 jours? Déjà je me suis rendue compte que je riais tous les jours. Les réflexions de mon mini me font rire tous les jours, il en sort au moins une dizaine par jour, les conversations entre mes deux enfants, si on y prête un peu d’attention, sont très drôles, les moments entre copines entre midi et deux…

3. Qu’est-ce qui t’as surpris pendant ces 21 jours? de découvrir que chaque jour je vivais des dizaines de petits bonheurs dans une journée que je ne voyais ou ne réalisais peut-être pas avant.

4. De quoi es-tu fier? je suis fière d’avoir tenu bon, d’être allée jusqu’au bout de ce challenge que j’ai failli abandonner suite à une mauvaise nouvelle. Je sais maintenant pourquoi je l’ai fait, pourquoi cela me tenait tant à coeur : me prouver que j’étais capable de voir du positif dans ma vie, que non ce n’était pas génétique de voir que le côté négatif des choses, que non « on n’est pas comme ça dans la famille », je ne veux plus de cette étiquette qui me colle à la peau depuis tant d’années.  

5. Quels actes d’amour ou d’amitié as-tu donné pendant ces 21 jours? la question qui m’a le plus posée de soucis et ce jusqu’au dernier jour ! alors oui, j’ai pris des nouvelles de mes amies, j’ai pris le temps d’écouter certaines personnes, j’ai envoyé des colis surprises pour faire plaisir à des amies ou pour pour les remercier, j’ai fait des câlins à mes enfants et à papa fantadys, je leur ai dit des « je t’aime » mais voilà rien de particulier, comme tout le monde quoi, des « actes d’amour ou d’amitié » ? le terme est un peu fort pour moi et ce ne sont que des gestes normaux.

6. Quelles preuves d’amour ou d’amitié as-tu reçu? énormément, tellement de générosité autour de moi, de personnes que je connais à peine ou d’amies, des messages qui me touchent toujours autant. Je reçois aussi beaucoup d’amour de la part de mes enfants, de mon mari et de mon entourage proche qui sont toujours là quand j’en ai besoin donc voilà avoir des bonnes relations avec les autres c’est une étape qui amène au bonheur.

7. Pour quoi ou pour qui ressens-tu de la gratitude? pour La Fabrique à Bonheurs d’avoir organisé ce challenge car c’était juste une TROP BONNE IDEE !

8. Qu’as-tu fait pendant ces 21 jours pour te rapprocher un peu plus de ton objectif ou de ton rêve? petit à petit, j’ai avancé sur un projet qui me tient énormément à coeur et que je vais présenter bientôt en espérant qu’il plaira !

9. Qu’as-tu fait pour prendre soin de toi pendant ces 21 jours? encore une question où j’ai eu du mal à trouver une réponse tous les jours, oui je prends parfois soin de moi mais pas tous les jours ! donc je sais que j’ai un travail à faire là-dessus : être capable de « lâcher-prise », s’abandonner, prendre du temps rien que pour moi pour être mieux disponible pour les autres, ce n’est pas évident dans le quotidien d’une famille.

10. Qu’est-ce-qui t’a enthousiasmé, excité ou inspiré pendant ces 21 jours? beaucoup de petits et grands évènements, parfois juste un texte, une vidéo mais aussi les 1000 fans de ma page facebook, oui c’est un grand évènement pour moi ! Il y a 6 mois j’étais loin de me douter de ça…

En conclusion, après 21 jours de challenge, je dirais qu’il est inutile de passer son temps à chercher le bonheur, il est tout proche, juste là, il suffit de tendre la main pour le toucher, de tendre l’oreille pour l’écouter et d’ouvrir son coeur pour l’attraper et le garder.