L’attention … ça marche : un petit compte-rendu

Nous avons assisté à une conférence animée par Marie-Line Chef San Marcelino sur l’attention …. un vaste sujet .

Un panneau d’introduction sur la pleine conscience :

Lorsque nous aidons nos enfants à vivre plus souvent en pleine conscience, nous les aidons bien au-delà de ce que nous croyons

Pratiquer avec eux les exercices, vivre à leur côté des moments de pleine conscience représente sans doute un des plus beaux cadeaux que nous puissions leur faire

car nous les aidons alors à préserver leurs capacités d’humanité ( Docteur C. André )

Mais , la pleine conscience c’est quoi ? C’est la capacité de chacun à être présent à l’instant du moment, de façon consciente, être en conscience de ce qui se passe ici et maintenant à l’intérieur de soi tout comme à ce qui nous entoure. Il ne s’agit pas de faire le vide. C’est apprendre à se libérer de ses automatismes. Il s’agit d’un entraînement . On peut ainsi accueillir une émotion et lui montrer la sortie …

De même nous ressentons des sentiments, mais nous ne sommes pas ces sentiments.

La problématique est la suivante : « Comment aider au mieux les enfants par un outil plus global, qui prenne en considération la personne « en entier » ? » Pour cela, Marie-Line a lu l’ouvrage d’Eline Snel et suit actuellement une formation à Paris avec cette auteure. Mme Chadi ( arthérapeute) qui travaille depuis une dizaine d’années avec Marie-Line, pose la question : »Comment être présent « au moment » dans sa vie de tous les jours? » .

Plusieurs exemples sont donnés : marcher, manger, écouter, toucher…

Quelques mots sur Eline Snel : c’est une psychologue hollandaise qui a mis en place un programme de pleine conscience dans les écoles et …. ça marche !Là-bas, les enseignants peuvent se former à la pleine conscience . En France? ….. une arrivée probable ….. Un livre indispensable à lire …

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Un programme de pleine conscience a été mis en place dans une école du Nord Isère par Marie-Line Chef San Marcelino en accord avec les enseignants,  en classe de CP. C’est une « posture » et pas un traitement . Ce programme se fait dans un climat sécurisant, en absence de jugement et après tout un travail de verbalisation des émotions.

Une idée du programme … en carte mentale ….

L'attention ça marche ! un programme en 8 leçons ok

Pour ceux qui auraient loupé cette conférence, une nouvelle conférence se tiendra à la médiathèque de La Verpillière le 12 mars prochain …. Nous vous tiendrons informés …..

Les programmes de construction et reproduction de figures : comment s’y prendre ? quelques trucs et astuces à tester …. ça marche !!!

C’est encore un problème « d’actualité » pour Léo. Il est assez « simple » d’analyser les difficultés ou plutôt les obstacles à la réalisation de ces différents travaux et donc mon objectif est d’essayer de trouver des astuces, des aides, des adaptations, des contournements, des compensations ( en allant crescendo !) pour un enfant qui aime la géométrie, qui sait (maintenant) bien utiliser les outils (règle, règle-équerre, compas) MAIS qui :

  • peut facilement être perturbé par un support trop chargé (exemple : trop de droites parallèles , sécantes …. dans une même figure)
  • a du mal avec les angles présentés « attachés par un même sommet »
  • est gêné pour démarrer un exercice qui comprend beaucoup de lignes « obliques » .
  • …….

Il faut de plus « accepter » :

  1. que la précision n’est pas toujours au rendez-vous malgré une très grande application (gourmande en réserve attentionnelle d’où une difficulté supplémentaire en évaluation où l’on demande plusieurs exercices , à la suite, qui font appel à des « stratégies » différentes ….)
  2. qu’il y a en géométrie des tas de « petites choses » à ne pas oublier et pas toujours automatisées: codage de la figure, nommer les figures et ou les droites (utilisation des signes, des lettres en capitales ou non ….)
  3. ….
  4. que si on met en place une « procédure » , il faut qu’elle soit utilisée bien en amont pour être efficace au moment de l’évaluation , qu’elle ait été « automatisée » par l’enfant ou qu’il puisse encore utiliser un outil d’aide (à la planification, au codage …..) tant qu’il en a besoin .

Même si mon « analyse » est loin d’être complète et que l’on découvre souvent les difficultés « après l’exercice ou après l’évaluation » ,  que proposer ? Que peut-on demander en classe ?

Quelques « astuces » dans 3 types de situations rencontrées :

  • réaliser une figure en suivant un programme de construction ,
  • trouver la figure correspondant à un programme,
  • reproduire une figure (et c’est sans doute le plus difficile pour Léo …) .

1- Suivre un programme

  • Plus le programme est long, plus c’est compliqué surtout si les différents tracés se coupent , si un manque de précision ne permet pas la réussite de l’étape suivante ….

Une aide possible :

  • scinder le programme en 2 sous-programmes
  • les étapes doivent être clairement indiquées (aller à la ligne à chaque étape ou sous-étape)
  • préparer une case à cocher à chaque étape , parfois nécessité aussi de faire plus d’étapes (une consigne par étape, très claire )
  • écrire en entier : la droite (AB) , le segment [AB] car le codage seul peut être source d’erreur
  • laisser à portée de mains les « fiches méthodes » de rappel de construction (si nécessaire) ou faire verbaliser la démarche si l’enfant « bloque »
  • préciser le matériel à utiliser (surtout si l’enfant utilise des outils différents              – exemple la règle-équerre – ceci pouvant être noté en haut de la fiche)
  • un exercice par page
  • on peut préciser si des points déjà utilisés doivent être à nouveau utilisés dans une autre étape
  • un exemple (« adapté » à partir d’un exercice trouvé sur internet chez ???)

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2- Trouver la figure correspondant à un programme

Un exemple de travail (trouvé aussi sur internet) en image ( avec une première adaptation sur la forme – police, couleurs, un exercice par page):

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Une question se pose : comment vais-je m’y prendre ?

Une aide possible : (planifier la tâche donc une adaptation sur le fond cette fois)

  1. Je lis le programme en entier
  2. puis par étape : pour chaque étape, je vérifie chaque figure ( étape 1 : il y a bien un carré tracé dans les 3 premières figures MAIS pas dans la dernière)
  3. et je barre la (ou les figures) qui ne respecte(nt) pas le programme
  4. je passe ensuite à l’étape suivante …..

Une fiche procédure à essayer : Quelle figure correspond au programme ? fiche méthode avec un exemple au verso

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Nous avons testé ce matin et simplement en suivant la fiche méthode , en s’arrêtant à chaque étape (et même au début, en cachant les étapes suivantes pour ne laisser apparaître que l’étape étudiée), le résultat a été parfait , la preuve en images :

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3- Reproduire une figure

Là aussi, la difficulté sera souvent liée au « Comment je vais m’y prendre? » , « dans quel ordre ? » …. et surtout comment éviter de partir de manière impulsive ,sans savoir où l’on va ….

Il semblerait intéressant, avant d’apprendre à  reproduire une figure , de passer par un programme de construction à compléter comme dans l’exemple ci-dessus (trouvé aussi sur internet chez ??? et adapté sur la forme)

sylvia076 et là , encore une surprise :

J’ai demandé à Léo , sans lire la fiche, de regarder , observer cette figure et de me la décrire . Ce qu’il voit en premier ( ce qu’il a repéré au premier coup d’oeil, donc ce par quoi il commencerait sa reproduction) n’est pas le grand rectangle ABCD (vu par « la mathématicienne » que je suis  ou sans doute comme une grande majorité d’enfants) MAIS le triangle AFD …… Voilà donc comment, tout simplement, il peut partir dans une reproduction de figure pratiquement impossible à son niveau . (Cela m’a rappelé la figure de Rey à reproduire chez le neuropsy il y a 3 ans , qui avait été catastrophique avec le modèle et meilleure sans modèle, en restitution de mémoire visuelle!)

Il a poursuivi par les rectangles AKLD  et KBCL et j’ai dû lui poser la question : « et la figure ABCD c’est quoi ? » un rectangle ajoute-t-il immédiatement …. Mais celui-ci est donc nommé  en dernier ….et après ma question …. 

Il a rempli ensuite correctement le programme ….

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Et, figure cachée, deux jours  plus tard, je lui ai demandé de tracer la figure en suivant le programme et en cochant les étapes de construction au fur et à mesure . Puis,  nous avons vérifié avec le modèle de départ. Résultat en images : parfait ! cochage des cases à chaque étape donc un avancement du travail sans aucune impulsivité , tout était bien contrôlé (revoir le point n° 1 : suivre un programme ….. ça marche !)

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Une aide possible en guidant l’observation et en faisant écrire le programme

  1. J’observe la figure
  2. Je code la figure (angles droits, longueurs, égalités ….)
  3. J’écris mon programme ( on peut aider au début par une trame …. ou vérifier l’écriture de ce programme , voir s’il ne manque rien …., si le choix de l’étape 1 est réalisable …)
  4. Je reproduis la figure en suivant mon programme

Une fiche procédure à essayer : Comment reproduire une figure ? fiche méthode avec un exemple au verso

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Remarque : Il faudra peut-être aussi donner l’étape 1 pour que Léo démarre correctement : par exemple ici je trace un rectangle ABCD ( ou plutôt lui faire verbaliser le début de son programme pour s’assurer qu’il ne démarre pas d’un endroit impossible à construire (actuellement du moins) …)

Rappel : des aides en géométrie sur le vocabulaire et le codage ici et

Les quadrilatères et les familles de parallélogrammes

Suite à un travail en classe sur les quadrilatères, je me suis rendu compte que 4 cartes (parallélogramme, rectangle, carré et losange qu’on peut retrouver ici cartes n° 1 et n° 5) n’étaient peut être pas la « meilleure » solution ( d’autres chemins étant toujours possibles….) pour mémoriser les propriétés de ces figures.

Après un tour sur le blog de JMlesMathsFaciles, j’ai à nouveau consulté son excellente boîte à outils collège (à télécharger ici pour la 6ème et la 5ème , pour la 4ème et la 3ème) : c’est là que j’ai trouvé le terme de « Familles de parallélogrammes » ( ainsi que le pays des parallélogrammes) : les rectangles, les carrés et les losanges sont tous des parallélogrammes ( quadrilatères ayant les côtés opposés parallèles ).

J’ai donc construit un « carnet » (format plus « dynamique », à manipuler donc) à partir du parallélogramme . Voici les fiches utilisées au départ (scannées ou à télécharger sous Word – il manque les codages sous Word ,ils ont été faits ensuite à la main – et plastifiées puis découpées) :

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à télécharger sous Word Familles de parallélogrammes

et le carnet monté en images :

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  1. image d’ensemble (ci-dessus)
  2. les carnets sont tous faits de la même manière : des pages qui se soulèvent,
  3. 1er carnet : le parallélogramme (en haut) :  dessin, propriétés [côtés puis diagonales] et codages correspondants en face (2 « dessins » distincts pour ne pas mélanger les codages des longueurs et angles avec ceux des diagonales et ne pas « surcharger » la figure visuellement)
  4. IMG_1700 IMG_1701
  5. les 3 autres carnets losange, rectangle et carré (dessous): sont faits de la même façon . On pourra , plus tard ajouter d’autres propriétés (sur les angles par exemple ) au verso .Quelques images :
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Il n’y a plus qu’à revoir toutes ces notions et à « refeuilleter » dès que nécessaire …. à garder sous la main ….

Apprendre par le jeu : une aide de Ludikecole pour tous

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Apprendre par le jeu est, nous semble-t-il , une piste incontournable pour les enfants et particulièrement pour les enfants DYS …

Nous avons été contactées par Ludikecole et avons pris le temps d’aller faire un tour sur le site de cette équipe . Un site très bien fait où toutes sortes de jeux sont présentés :

  1. par niveau/ âge / nombre de joueurs / durée approximative d’une partie
  2. par domaine
  3. avec une petite vidéo pour expliquer la règle
  4. avec une fiche complète

Cette équipe s’intéresse depuis longtemps au « pourquoi du jeu de société à l’école » et a développé un projet dans l’esprit d’apporter du « clé en mains » aux professeurs . Il y a donc un gros travail de recherche que nous saluons : BRAVO !

Ce site s’adresse donc aux enseignants, aux parents et tous ceux qui gravitent autour de l’école. On trouve aussi des idées de « malle à jeux » pour un niveau de classe : ici celle proposée pour les enfants de CM1-CM2 .

Pour chaque jeu, sont abordés : le domaine, les compétences visées, le type et le principe du jeu.

Un site à consulter sans modération et qui donne encore plus envie …. de jouer ! Profitons donc des vacances !

Mais où est donc Archimède ? ou quand une maman écrit pour ses enfants ….

Nous venons de recevoir un super livre « Mais où est donc Archimède? » de Magali Collineau -Janke .

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Mais quelles sont les particularités de ce livre ?

  1. Il a été pensé et écrit par la maman de 3 enfants dyslexiques pour ses enfants et pour tous les enfants DYS ou non-DYS
  2. au niveau de la forme :
    •  une police de caractère conçue pour les dyslexiques
    • une présentation du texte adaptée
    • plus d’espacements entre les lignes ….
    • Des empans de lecture courts
    • en image : IMG_1687
  3.  au niveau du fond :
    • Des phrases aux structures simples
    • Un vocabulaire courant
    • Des dialogues vivants ……

Alors si vous aussi vous souhaitez découvrir ce livre « confortable à lire » mais aussi drôle , qui nous apprend beaucoup de choses sur les lois physiques MAIS surtout un ouvrage qui peut être lu par TOUS , alors n’hésitez pas ! Faites un tour sur le site de l’auteur ici et vous ne manquerez pas d’être séduits par sa démarche ….

Vous pourrez aussi consulter la présentation de ce livre sur le site Handicap.fr ( ici ).

Nous avons hâte que Léo le lise …..malgré ses 412 pages ( car Léo regarde toujours le nombre de pages d’un livre ….) Attendons les premiers jours de vacances car la fin du trimestre a été difficile ….. Par contre son arrière Mamie attend son tour pour le lire tant le confort de lecture l’attire ….

Nous souhaitons à Magali de continuer cette superbe aventure …. avec d’autres aussi belles histoires ….. et encore BRAVO !!!!!

une petite vidéo de présentation ici

 

Ma dysférence : un film du groupe GPS des Dys

Nous avons reçu dernièrement un CD réalisé par  GPS des DYS : « Ma dysférence » .

Qui est GPS des Dys ? Voilà ce que nous avons pu lire sur leur blog :

« GPS des DYS est une association créée par deux mamans d’enfants dyslexiques de la région dieppoise en juillet 2011 : Groupe de Paroles et de Soutien pour les parents d’enfants DYS de Dieppe et son agglomération (dyslexiques, dyspraxiques, dysphasiques, …).

Notre but est, en premier lieu, d’aider les parents en détresse et les enfants DYS en souffrance dans le milieu scolaire. Suite à plusieurs réunions avec les parents, nous avons pris conscience que le problème est surtout une méconnaissance générale des troubles DYS notamment de la part des parents, des enseignants, mais aussi de certains professionnels de la santé gravitant autour des enfants DYS.

Nous avons alors décidé de mettre l’accent sur l’information en mettant en place des conférences pour le public, des interventions de professionnels dans les établissements scolaires, une distribution de plaquettes d’informations et un site internet permettant d’informer et d’orienter les visiteurs sur le sujet. » (plus de détails ici http://www.gps-des-dys.fr/)

Un film « Ma DYSférence »

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« Ce film donne la parole aux enfants, aux familles, aux enseignants et aux professionnels de santé de la région dieppoise confrontés à cette question, et montre le réalité du quotidien des Dys, l’envers du décor pour chacun de ceux qui les accompagnent. » La bande annonce du film est visible.

Pour nous , un film tout à fait « vrai » , difficile à résumer, mais nous avons tout de même retenu plusieurs grandes idées :

  • des explications simples sur la dyslexie, la dysphasie et la dyspraxie principalement par un médecin scolaire , le docteur Pouhet, un psychologue, des orthophonistes …
  • les paroles d’enfants dys et leur vécu en classe : difficulté dans la compréhension des consignes, le manque de temps, difficulté pour réfléchir,  fatigue, énervement,  oublis, des profs qui ne comprennent pas toujours …. Bref : leur souffrance
  • le témoignage des parents qui doivent avant tout accepter cette Dysférence
  • les regards d’experts : difficulté à trouver « la bonne personne » qui soit à l’écoute, qui conseille …. et parfois TROP de prises en charge , la nécessité de faire un bilan cognitif, neurologique, clinique et sensoriel ….
  • un passage très intéressant aussi avec un groupe de profs volontaires qui ont créé une classe de 6ème aménagée pour les enfants Dys et qui parlent de cette expérience et de ce que cela leur a apporté ….. et changé dans leur pédagogie, dans leur regard face à ces enfants DYS
  • ….. le « peut mieux faire » adressé à l’Ecole : des maladresses de certains enseignants, des aménagements « irréguliers » et non expliqués … la bienveillance : oui mais cela ne suffit pas …..
  • une note d’espoir « Tout est possible » surtout si les parents soutiennent leurs enfants, qu’ils croient en eux, qu’ils ne doutent pas de leur intelligence …. CAR ce sont des enfants courageux, volontaires, tenaces ….. et le fait de « prendre plusieurs chemins » finira par être une richesse pour chacun d’entre eux ….

Après l’avoir regardé avec attention, nous nous sommes dits qu’il s’agissait d’un document à avoir au moins dans toutes les écoles et collèges, un point de départ de discussion sur ce sujet si vaste des Dys , une aide à la  compréhension, une aide à la formation aussi. Il est à commander ici , pour une somme de 12 euros .

Merci à GPS des DYS pour ce magnifique film !

Fractions et quadrillages ou comment rendre « visible » une part ?

Les fractions sont de retour avec cette année une difficulté supplémentaire : colorier la fraction demandée à l’intérieur d’un quadrillage (d’un carré ou d’un rectangle quadrillé , lignes et colonnes apparentes ).

Tout d’abord, et à nouveau, c’est  la « compétence » au niveau spatial/ dénombrement/ neuro-visuel qui est mise à l’épreuve et fortement sollicitée .

Exemple : colorier la fraction 5/9 d’une figure

  1. si la figure comprend 9 parts, c’est simple et compris ( une pizza découpée en 9 parts égales , j’en colorie 5 )
  2. si la figure comprend 18 carreaux : obstacle 1 : dénombrer ces 18 petits carreaux (si Léo recompte, il lui arrive de ne pas trouver le même résultat , à la maison : je lui pointe une ligne et une colonne pour éviter de tout dénombrer et on calcule en multipliant les deux chiffres ou j’écris et je note le nombre de carreaux au crayon) Une possiblité en classe : donner le nombre de carreaux (cela évitera en partie cet obstacle et une dépense inutile d’énergie car même si c’est la même figure dans l’exercice suivant, Léo va forcément la vérifier et recompter pour être « sûr »!)
  3. obstacle 2 : où se trouve une part ? Les yeux balayant et repointant les carreaux, on ne s’en sort pas , le chiffre 5 ou le chiffre 9 ? lequel prendre finalement ? Là , brouillé par la tâche de « bas niveau »(dénombrement), Léo ne met plus de sens sur ce qu’il cherche ….Il est perdu ….
  4. J’ai donc essayé de réfléchir à comment on peut s’y prendre autrement quand on se trouve dans une telle situation à l’aide d’une fiche « procédure » : (en image)

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à télécharger sous Word fraction procedure

Voici ce que cela a donné dans l’exercice :

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Nous avons réessayé le lendemain et ça marche , en veillant à faire suivre toutes les étapes , en faisant verbaliser et en se posant toujours la question :

  • qu’est-ce que je cherche d’abord ? En combien de parts je dois couper cette figure ? Je cherche  une part : combien de carreaux me faut-il pour faire une part?
  • PUIS je regarde combien de parts je dois prendre et je colorie .

 

Vocabulaire en Histoire : H3 La monarchie française

En poursuivant notre travail de vocabulaire en histoire (débuté ici et), nous nous sommes penchés sur le terme de monarchie .

Voici donc la nouvelle fiche H3 : la monarchie française avec les termes suivants :

  • les symboles (ou attributs) royaux (sceptre, main de justice, couronne, anneau, fleur de lys, épée)
  • couronné, sacré
  • roi, royal, royauté héréditaire
  • accession, succession ( défunt)
  • dynastie

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à télécharger sous word VOC monarchie F H3

 

La naissance du royaume de France : 3 rois, 3 cartes, 3 fiches de vocabulaire, une frise et un livret récapitulatif ….

Pour récapituler ce que nous avons fait sur ce chapitre « La naissance du royaume de France » voici :

  1. les 3 cartes mentales : Clovis (carte n° 6 ter), Charlemagne (carte n° 6), Hugues Capet (carte n° 7 bis)
  2. Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens , tous des rois : une frise ici
  3. On pourra aussi relire les fiches de vocabulaire en Histoire : H1 Clovis , H2 Charlemagne et H3 la monarchie française (ci-dessous : article à venir)

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4. Pour finir , un petit livret récapitulatif composé de 5 fiches : j’ai trouvé un diaporama très intéressant sur le blog de maikresse72  ici et je m’en suis servi pour réaliser ce petit livret que nous avons regardé pour avoir une meilleure « idée » de l’enchaînement des trois dynasties et conserver « les grandes lignes » :

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et la frise « simplifiée » pour finir le livret

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Problèmes : comment faire quand la question intermédiaire (explicite) est supprimée?

Un passage difficile dans la résolution de problèmes : la suppression de la question intermédiaire (une question explicite) .

Trouver cette  question intermédiaire n’est pas si simple que cela . L’attention de l’enfant a dû être attirée sur la nécessité de faire 2 étapes . Mais comment l’aider ? Nous nous étions déjà intéressées à ce sujet lors de la rédaction de l’article « Problèmes à étapes : Comment rendre « visible » l’invisible »

Nous avons donc repris notre fiche méthode de résolution de problème  avec l’ajout de « rédaction » de la démarche comme cela est fait en classe :

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Pour essayer de « contourner » cette étape implicite tout en suivant la « rédaction » de la résolution du problème, nous avons observé un problème résolu (en dépliant la fiche au fur et à mesure de l’avancée de la résolution ): pour ce problème j’ai pris la peine :

  1. d’écrire l’énoncé en allant à la ligne à chaque donnée
  2. au niveau de la rédaction : d’aller aussi à la ligne pour chaque « action » et d’écrire en rouge le mot d’introduction d’abord, et, et ensuite

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exemple : Après avoir fait les étapes indiquées ( 1, 2 , 3 ) , nous passons à la partie « écrite » (rédaction : ce que je dois trouver puis comment je vais faire ):

  • 1- Je cherche le……………………
  • Question (posée oralement) : Est-ce que je peux répondre tout de suite ? NON
  • 2- Je dois calculer :
  • d’abord ………….
  • et ensuite ………….

Je passe à la partie « calcul »

  • 3- Je fais mes calculs (en ligne et/ou posés)

Je termine par la phrase réponse ( cette partie n’est pas à revoir pour Léo, il a fini sa recherche et ses yeux se reportent automatiquement sur la question pour rédiger sa phrase réponse )

En ayant la fiche sous les yeux, nous nous sommes entraînés sur des problèmes de même type . Puis mélangés avec des problèmes pour lesquels aucune question intermédiaire n’est nécessaire (est-ce que je peux répondre tout de suite ? OUI );

Voici 2 nouvelles fiches dans notre classeur de problèmes résolus : thématique : problème de prix, type de problème : multiplicatif et additif (question implicite)

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Autres remarques (à ce jour fin novembre 2015) : pour mettre toutes les chances de son côté :

  1. nécessité de n’avoir qu’un problème par page ( ne pas se précipiter, un seul énoncé, rien qui puisse « déranger » …)
  2. lors de la rédaction :  bien aller à la ligne pour chaque phrase , chaque recherche, chaque étape , en utilisant convenablement l’espace feuille (sans faire de retour en arrière : Léo « s’arrange » souvent sur l’espace feuille et, s’il manque de place, est capable d’écrire en haut quelque chose qui devait être en bas, donc incompréhensible pour celui qui corrige et impossibilité de relecture)
  3. conserver l’utilisation des gabarits d’opérations car , lorsque son attention est utilisée à la résolution d’un problème, et même s’il sait poser sans gabarit ses opérations, il lui arrive de décaler les unités, d’oublier un zéro, de préparer ses points et d’en mettre un de plus , de ne pas pouvoir relire le chiffre qu’il a écrit car le point est trop gros ……. BREF, cette double (ou multiple) tâche qui vient quand même s’inviter alors qu’on pensait l’avoir chassée  ….. [ et ça, c’est encore très difficile à lui faire accepter ,car sa motivation est toujours aussi forte pour faire comme les autres …. donc sans gabarit …. d’autant plus qu’il y arrive ….. même si c’est parfois avec une petite erreur …..]
  4. enfin, peut-être faudra-t-il réfléchir au passage à l’ordinateur pour toute cette « rédaction » selon le nombre de problèmes à faire et en se projetant aussi sur la 6ème ? ( cela éviterait les ratures, la fatigue tout en libérant de l’attention …. Mais Léo n’est pas encore « prêt dans sa tête » à faire les maths à l’ordinateur ….)