dyspraxique ++++ ou dyspraxique et puis c’est tout ?

C’est une question pour laquelle j’aimerais avoir une réponse … mais qui peut la fournir ? On entend souvent  » Mon enfant est dyspraxique … et puis ce n’est pas tout : il a un trouble de l’attention, il est dyscalculique ….. »

C’est après avoir visionné une des conférences de Madame Michèle MAZEAU (ici) que je m’interroge à nouveau sur la (ou les) dyspraxie(s). La question y est abordée et peut aussi être formulée ainsi : « Peut-on être seulement dyspraxique ou les dyspraxiques ont-ils toujours plein d’autres « trucs » avec ?

Tout au long de son exposé, elle essaie de distinguer dans ce méli-mélo de dys, ce qui peut être la conséquence de la situation de double tâche, que ce n’est pas forcément un problème en plus (par exemple trouble de l’attention) et qu’on se trouve seulement en présence d’une dyspraxie, un point c’est tout!

C’est là que se justifierait le terme de dyspraxie isolée, mais qui est en mesure de le dire car le mot « isolé » fait penser à un seul trouble visible alors que par définition  la dyspraxie touche plusieurs secteurs  puisque  c’est un trouble du développement du geste? C’est donc la dyspraxie elle-même qui génère certains troubles d’attention, des difficultés de lecture, des difficultés en calcul, conséquences de la dyspraxie mais pas un trouble en plus .

Il faut donc être très vigilant sur les diagnostiques associés, même s’ils existent aussi et qu’on peut effectivement  être dyspraxique + …+ …. .Mme Mazeau indique qu’il faut essayer de faire le bilan précis de ce qui gêne l’enfant et dans quel(s) secteur(s) ça va avoir des répercussions avant de dire dyspraxie + …. + ….  , car si on est en présence d’une dyspraxie isolée, cela n’engage pas les mêmes contournements : c’est donc parfois une cause d’échec de certaines stratégies……..

Je reste sur « ma faim » à la fin de la vidéo et souhaiterais vraiment comprendre encore … car cet éclairage médical montre aussi pourquoi les stratégies de contournement peuvent être parfois inefficaces mais ne nous donnent pas vraiment les moyens de rectifier le parcours sur lequel on engage l’enfant et c’est bien là le problème …..

une carte pour l’AVS

Après maintes lectures sur l’aide humaine que représente l’AVS , voici une proposition de carte dans laquelle j’ai essayé de regrouper ce qui me semblait essentiel dans cette tâche d’accompagnement d’un enfant dyspraxique ( à l’école élémentaire ). Elle date d’une année et je vais maintenant essayer de l’ajuster aux besoins actuels de Léo, chose pas facile bien sûr….. et lui demander son avis sur la question …..

Le rôle de l’AVS me paraît très important mais il nécessite une parfaite coordination avec l’enfant d’abord, l’enseignant , les rééducateurs et la famille . Mais comment mettre en place toute cette communication nécessaire en dehors du temps de présence auprès de l’enfant ? Ne serait-il pas judicieux de prévoir ce temps de concertation à différents moments ( et bien sûr en amont aussi !) car l’enfant et ses besoins évoluent et ce qui était vrai à l’instant T ne l’est peut-être plus à l’instant T+1?

carte AVS (2)

Mais encore où trouver ce fameux temps ?

Quelques vidéos pour comprendre la dyspraxie

1 – Une excellente vidéo de Michèle Mazeau ( de 2012)  ici qui permet

  • soit de commencer à comprendre la dyspraxie que l’on soit parent, enseignant et autres intervenants
  • soit de résumer ce que l’on a déjà (un peu, beaucoup…) compris
  • et SURTOUT qu’un travail en commun entre soins et pédagogie , avec une prise en charge adaptée et de longue durée est la clé de la réussite

Pour illustrer ces remarques, une petite carte mentale dont seule  l’image centrale est tirée de la vidéo de Mme Mazeau :  « 2 options thérapeutiques à coordonner » , le reste étant composé de ce que j’ai retenu ….

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2- D’autres vidéos pour compléter

  • une autre du Docteur Mazeau
  • une du Docteur Pouhet

dyspraxie et géographie peuvent-elles être amies ?

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1- Dyspraxie et géographie peuvent elles être amies ? C’est une question à laquelle nous sommes confrontés depuis l’an dernier avec plus particulièrement la dyspraxie visuo-spatiale de Léo.

Ma réponse est OUI mais sous certaines conditions….. énumérées ci-dessous, pas vraiment dans un ordre précis ,  c’est en cherchant que l’on trouve ce qui convient le mieux …. mais pas de recette magique (ça se saurait !). Pour accéder aux différentes cartes,voici donc quelques petits « trucs » que nous avons mis en place :

  • un support accessible , avec des contrastes, des couleurs, bref le plus parfait possible ( ce qui est difficile à obtenir quand l’enfant dyspraxique a dû écrire lui-même la légende dans la carte, colorier …., il faut alors repartir sur un document que l’on crée qui servira à la mémorisation de la leçon)

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  • un minimum d’information à la fois dans un premier temps (ex : planisphère avec le nom des océans, puis un deuxième avec le nom des continents , des schémas simplifiés , des codes couleurs de début et fin parfois…)
  • un même modèle de planisphère qui suit les différentes leçons, l’indication du Nord, sud … ou une même carte de base si on étudie la France (fleuves, montagnes ….) par exemple…., modèles qui vont resservir pour les leçons à venir
  • des étiquettes à déplacer (avec par exemple le nom des continents, des océans sur le même planisphère de base qui lui n’a pas de texte, le nom des montagnes françaises ….)
  • une approche multi-sensorielle :                                                                             1- On utilise des gestes qui montrent le Nord en haut, le sud en bas, l’est à droite …. , on repère ainsi la place des continents….                                                              2- la parole :on verbalise beaucoup : le continent Antarctique , au sud, et on le mémorise avec d’autres détails : inhabité, recouvert de glace, porte le même nom que l’océan…                                                                                                                    3- et les yeux pour la couleur, la vue d’ensemble , la vue plus précise , un support esthétique , agréable et qui aide à la mémorisation
  • un travail sous « Géogébra » , logiciel utilisé en géométrie mais qui va très bien aussi pour mettre une image (par exemple un planisphère) et des étiquettes (avec le nom des océans par exemple). A l’aide de la souris, il faut déplacer les étiquettes  Là aussi , on utilise la même carte qui a servi à la mémorisation de la leçon.

2- Une deuxième question se pose alors : Cette amitié peut elle durer ? C’est un autre problème dont la réponse sera plus nuancée. Autrement dit :  que restera-t-il des notions paraissant acquises à un instant T ,quand on sera à T+1, T+2 …..                                    +1 pouvant être exprimé en jour, semaine, mois ……Peut-être faut-il aussi se poser cette même question pour tout élève « ordinaire » qui ne lutte contre aucun trouble particulier ?

geo 2

L’an dernier, sur un travail identique mais sur la carte de France et les pays frontaliers, la mémorisation avait très bien fonctionné avec tout ce qui est noté ci-dessus .Léo s’en était assez bien tiré pour l’évaluation , une petite erreur sur les étiquettes Est et Ouest mais le travail avait été fait avec plaisir . On va essayer d’ajouter un détail pour bien situer l’Est sur la carte avec les branches du E qui partent vers la droite …. un autre petit truc … on ne manque pas d’idées …ou ce sera peut être Léo qui nous conduira vers autre chose, chose à laquelle nous n’avions pas pensé …. Alors , au travail et prenons le temps de regarder et d’écouter !!!!

  • Un ajout donné par une personne qui suit Fantadys sur Facebook : On trouve aussi sur Brainpop des vidéos en géographie qui sont très intéressantes (par exemple sur les continents (lien ci-dessous)) , encore une autre voie pour comprendre et mémoriser ! Merci Isabelle !

http://www.brainpop.fr/histoiregeoandsociete/geographie/continents/

Dyspraxie, Dyslexie, Dysgraphie, Dyscalculie : 4 cartes trouvées sur le net

Nous vous livrons ces 4 cartes telles que  nous les avons trouvées  .

Voici quelques-unes des remarques  que m’inspirent ces cartes ( elles ne sont que personnelles bien sûr !) :

  • Une synthèse de symptômes dans ces 4 cartes, certains se recoupent , on peut y reconnaître nos petits « Dys » parfois dans plusieurs cartes, comme un « saupoudrage » qui prouve encore la complexité de leur fonctionnement mais aussi des remarques notées qui ne sont pas toujours vérifiées chez un enfant en particulier ( et parfois c’est même le contraire que l’on observe !).
  • Des pistes pour comprendre, pour aider à adapter et à compenser tout en gardant en tête que ces enfants qui n’entrent déjà pas dans le « moule scolaire » ne vont pas non plus entrer dans « un moule unique étiqueté par un seul mot »
  • Et la partie positive dans ces cartes ? Je n’en ai pas vue ! Et pourtant on peut s’appuyer sur d’autres compétences, qualités ….elles pourraient apparaître même si là aussi on trouvera des différences, au même titre que les symptômes notés dans la carte
  • Et le côté émotionnel, psychologique … pas vu non plus et c’est pourtant une composante non négligeable ….

Et vous, qu’en pensez-vous ?

dyspraxie

dyslexie

dysgraphie

dyscalculie

de nouvelles lectures

Toujours essayer de comprendre pour avancer … c’est un choix que nous avons fait …

  1. 2 nouveaux documents intéressants que vous pourrez trouver dans la page « Ressources livres » :
  • Le cerveau des apprenants du Dr Pouhet

le cerveau de

  • Une école sans échec, l’enfant en difficulté et les sciences cognitives d’Hervé Glasel

une ecole sans echec

2. Ainsi qu’un powerpoint du Dr Bianchi, neuropsy dont nous vous avons parlé dans les compte-rendus de conférences des 10 ans de DMF à Villeneuve Loubet (septembre 2013) une voie prometteuse à notre avis ….à regarder ici. Quelle chance ont les petits Niçois !

apprendre un nouveau mot … en anglais

ou comment avoir une prononciation correcte ( en anglais mais aussi pour tout mot nouveau , non identifié auparavant ) sans s’appuyer uniquement sur ce que l’on voit ?

Nous avons beaucoup discuté avec l’orthophoniste à ce sujet et j’ai essayé de noter cette « méthode » sous forme de carte mentale pour m’en servir avec Léo. Au départ , son problème était pour prononcer le mot « girl » (problème qu’il n’avait pas pour « boy »!) , qu’il avait enregistré à partir de la graphie (ce qui donnait girle). On a donc repris par une autre voie et cela semble fonctionner.

apprendre un mot fantadys

Même utilisation en ce qui concerne l’apprentissage d’une poésie. Léo l’apprend en la lisant, en la regardant et non pas en l’écoutant. Cela se voit quand il la récite car il cherche le texte dans une « feuille rangée dans sa mémoire ». Et si un mot est, en première lecture, mal prononcé, il l’enregistre ainsi dans sa poésie et c’est ensuite difficile de revenir sur ce mot. Mais il ne veut jamais apprendre une poésie d’une autre manière et n’accepte pas qu’on la lise à sa place …. on va bien trouver une solution ! Et là , on en a déjà une qui a fonctionné pour rétablir le mot « girl » et sur 2 expressions de sa dernière poésie…

Un grand merci encore à l’orthophoniste que nous (Léo compris) pourrions remercier à longueur de journée, c’est vraiment une très grande chance de l’avoir !

une carte pour présenter un livre

Pourquoi ce choix ?

  • essayer de contourner la difficulté de Léo à s’exprimer devant les autres camarades dans la tache proposée « présenter un livre » , ( compétence à avoir en fin de cycle 3 en langage oral : Raconter: faire un récit structuré et compréhensible pour un tiers ignorant des faits rapportés ou de l’histoire racontée (phrases correctes et vocabulaire approprié).
  • utilisation de la carte mentale car c’est un outil qui fonctionne bien avec Léo

Un exemple à partir du livre choisi par Léo  « La tache rouge », collection contes pour penser à l’endroit.

  • lecture complète du livre et discussion
  • reprise de cette histoire à partir d’une structure de carte que j’avais préparée

la tache rouge schema

  • Léo raconte l’histoire en s’arrêtant à chaque branche et parallèlement je lui demande quelle image il veut associer à ce qu’il dit (on fait cela au fur et à mesure sur la structure présentée et j’écris au crayon à papier)
  • Réalisation de la carte à l’ordi avec toutes les données de Léo (résultat ci-dessous)

la tache rouge leo

  • Léo pourra alors faire cette présentation à ses parents, à son petit frère ,,, avant de passer devant ses camarades
  • à l’école, nous avons demandé à la maîtresse que Léo projette sa carte sur le TBI car ainsi il n’a pas de fiche à tenir à la main , et sa voix portera davantage.

Bien sûr que ce n’est pas encore un outil « magique », mais c’est toujours une base pour aider à structurer ses idées et améliorer son élocution. Etape suivante : filmer peut être ,,,,

pour parler de dyslexie ….

La dyslexie ,un trouble peut être mieux connu que la dyspraxie …

Nous avons lu un ouvrage d’Odile Golliet , maman d’un enfant dyslexique  qui a tout mis en oeuvre pour l’aider. Elle a publié plusieurs ouvrages avec des « méthodes » d’aide et de contournement des difficultés .Des outils à utiliser , à adapter aussi parfois mais certainement utiles aux enfants dyspraxiques déjà par une approche différente et un respect du fonctionnement de chacun.

A lire pour creuser d’autres pistes …. Ci-dessous , notes de l’auteur :

  •  Le tome 1« La dyslexie, prise en charge à l’école et à la maison » propose une véritable vulgarisation de la DYSLEXIE et de ses troubles corollaires en exposant ses principes de pédagogie « DYSfférenciée » adaptée aux difficultés spécifiques des élèves dyslexiques.

dys 2

  • Le tome 2« L’anglais pour les dyslexiques » apporte enfin des clés pour l’apprentissage de l’anglais en utilisant les possibilités sensorielles de chaque élève et les principes de pédagogie « DYSfférenciée » exposée dans le tome 1.

ang pour dys

  • « Dys sur dix, le parcours de mon enfant dyslexique »  est un témoignage du parcours du combattant d’une mère et de son fils multidys. Il fourmille d’outils concrets et de moyens compensatoires. C’est une aide précieuse pour parents et professionnels.  » Tout enseignant devrait le lire…. « .

dys sur 10

  • Un logiciel d’anglais : Ce logiciel s’adresse à tous ceux qui veulent comprendre et apprendre la prononciation des sons et mots anglais comme les élèves qui débutent l’anglais, les élèves en difficultés scolaires ou les adultes qui n’ont pas réussi à apprendre l’anglais avec des cours traditionnels. 44 sons, 250 mots et plus de 5 heures d’apprentissage.

    Application directe de la méthode du Tome 2  L’anglais pour les dyslexiques par Odile Golliet.  

  • et un site aussi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Les troubles des apprentissages » à la radio

Mercredi 28 août sur France Inter une émission a attiré mon attention.Voici les points que j’ai appréciés particulièrement .

L’invité était le directeur des écoles du Cerene  à Paris, Hervé Glasel. C’est un neuropsychologue. Il va publier un livre  » Une école sans échec, l’enfant en difficulté et les sciences cognitives ».

  • Le premier sujet abordé a été la neuropsychologie  (pour faire bref , une science qui permet de relier la biologie au domaine de la pensée) avec des avancées et des analyses pointues grâce en particulier à l’IRM mais il y a encore beaucoup d’explorations à faire
  • un point à retenir à mon avis : la plasticité cérébrale très rassurante puisque le cerveau, la machine à apprendre, se remodèle en permanence et permet la création de voies de contournement.
  • Comment fonctionnent les écoles du Cerene ? un enseignement avec un programme identique à celui de l’Education Nationale MAIS adapté au trouble avec des points forts simples à résumer : l’outil informatique et pas de manuels, les supports sont adaptés par chaque enseignant avec au minimum une police à gros caractères, des consignes surlignées en jaune et les mots importants également ( bien sûr , tout ceci est basé sur des bilans très pointus, une équipe coordonnée ….)
  • L’objectif de ces écoles est de réintégrer ensuite ces enfants en milieu ordinaire une fois que l’enfant s’est emparé de ses outils d’aide car ce sont des enfants pertinents qui n’ont pas de problème intellectuel mais c’est plus long, plus difficile pour eux de maîtriser les outils de base et d’utiliser les outils scolaires comme les autres. L’école est là , à partir de la connaissance des points forts (points d’appui) et des fragilités , pour aider l’enfant à contourner les difficultés et lui apporter des outils afin qu’il dépasse ses difficultés (école épaulée bien sûr par les orthophonistes, les ergos ….travail d’équipe inDYSpensable)
  • L’hyperactivité a été abordée aussi car elle fait partie des troubles Dys.Et j’ai retenu cette phrase :  » Ce qui gêne le plus l’enfant hyperactif ce sont les troubles de l’attention. MAIS certains enfants donnent l’impression d’avoir un trouble de l’attention alors que ce sont des éléments réactionnels à d’autres types de difficultés  » Attention donc au diagnostic , ne pas confondre les signes …..
  • Et aussi l’éternel problème en France du dépistage, des bilans neuropsys avec des attentes interminables du point de vue des délais, l’absence de feuilles de route pour les enseignants …. nous sommes en retard !!!!!

D’autres points ont été abordés , une émission qui peut être réécoutée ( mercredi 28 aout, 14h, la Tête au carré ) sur France inter …. Quant à moi,  j’attends la parution de cet ouvrage en septembre…..