parce que nos DYS sont parfois DYScrets, ou pleins de FANTAisie tous DYSfférents, parce qu'il faut se rendre DYSponible, souvent DYScuter et tout faire puissance DYS , parce que nos enfants sont tout simplement FANTAstiques !
ou comment les mots écrits dans l’énoncé d’un problème peuvent nous aider à le résoudre ?
Je reviens sur ce sujet concernant le vocabulaire donc « les mots » et la « résolution deproblèmes » . Nous l’avions abordé ici mais , suite à la lecture d’un document « Enseigner la résolution de problèmes numériques, Département de la Vienne , 2010-2011 » , je me suis dit qu’il y avait encore là une source de réflexion utile ( document à télécharger gratuitement ) .
Ce document représente une véritable mine d’idées en démontrant que la résolution deproblèmes, ça s’enseigneet je partage tout à fait ce point de vue.
Il est question de 2 familles : la famille « addition- soustraction » et la famille « multiplication-division ».
A chacune de ces familles correspond un lexique.
Le lexique permet de retrouver le champ dans lequel on opère.
Voici donc une première synthèse sur « mots et multiplication »
Pour continuer à travailler sur les situations de partage ou de groupements , j’ai eu besoin de faire une carte mentale qui m’a permis de faire le point et d’y voir plus clair pour aller de l’avant.Je me suis aidée de l’excellent livre « L’enfant et le temps » de Mme Guéritte-Hess et des astuces données par l’orthophoniste ( tout aussi excellente!)
En effet, je suis persuadée que Léo a besoin de connaître l’outil division pour ne pas mettre dans son esprit une confusion avec la multiplication, même si on utilise la réversibilité de ces 2 opérations pour trouver la réponse à un problème. Il a besoin d’abord de transcrire la phrase « 14 partagé en 2″ par » 14 : 2 » (dans sa tête comme sur le papier) et ensuite donner sa réponse « ça fait 7″ et finalement ajouter » car 2 X 7 = 14 » .
on trouvera les branches 1 et 2 qui séparent les 2 « états de la division » : problème de partage équitable et problèmes de groupements
Les 3 branches bleues en bas sont les questions principales que je me pose pour adapter , pour être au plus près de ce qui est fait dans la classe MAIS en gardant à l’esprit que ,pour adapter et/ou compenser, il faudra peut-être aussi passer par d’autres voies : on se pose les questions MAIS ensuite, on doit trouver des solutions et c’est là que l’observation de ce que fait Léo est importante.
La branche orange en haut présente les aides mises en place (en amont et pendant) notamment des exercices de mémorisation et d’entraînements mis en place si possible en même temps que l’apprentissage des tables de multiplication.
Ceci est fait dans une méthode « La méthode de Singapour » (distribuée par la Librairie des écoles) qui aborde la division ….au CP avec les notions de « partager et regrouper », et qui , dès le CE1 propose des entraînements sur la réversibilité des 2 opérations et des problèmes de partage ou groupements (fiche exemple ci-dessous) dès le début de la mémorisation des tables
Nous sommes entrain de réfléchir à la suite qui va être donnée à cette réflexion , déjà quelques documents adaptés en préparation ( comment et quand poser la division, quelle formule, quelle verbalisation, quelle procédure ????? ) …. à suivre donc
Le cercle revient cette année au programme accompagné de son ami le compas. Léo aimerait tant arriver à le tracer, surtout ces belles rosaces à réaliser sur le fichier de maths dont il va être « dispensé » …
Quelles solutions peut-on trouver à cette difficulté ?
l’aide de l’ergo pour manipuler le compas, cet outil qui n’est pas très docile ni vraiment arrangeant car il ne tolère pas grand chose …et ne supporte pas d’être déplacé même sur un petit millimètre
l’aide de l’AVS mais , même s’il trace sur les indications de l’enfant, l’enfant n’a pas eu le plaisir ni la fierté de l’avoir tracé lui-même
les différents compas , mais on n’a pas trouvé « le compas magique »
mais tout ceci est sans compter la volonté, l’acharnement même de Léo qui veut y arriver …. sans aide … mais voit bien que le résultat , après maints essais , gommages , n’est pas celui qu’il attend…
On va essayer donc de « travailler pour l’avenir, le CM1, le CM2 , le collège … ». on regardera même dans le livre de maths de CM1 comment ça se présente ….
observer le cercle , des cercles , des rosaces …. essayer de comprendre comment ça marche
connaître le lexique particulier du cercle : son centre ( le point O généralement) , son rayon ( OA, OB …) , son diamètre ( AB ….) , le demi-cercle
connaître les propriétés …
revoir la carte mentale sur le cercle faite l’an dernier ici fiche n° 7
On pourra même évaluer ses connaissances SANS TRACER DE CERCLE. J’avais trouvé beaucoup d’aide sur le site le petit roi (actuellement indisponible) mais voici quelques évaluations simples possibles ainsi que des fiches « réflexion sur le cercle » qui me semblent bien pouvoir remplacer tous les tracés , lorsque ceux-ci sont si coûteux !:
Deuxième type d’histoire ( problème de groupements)
Un fleuriste a 24 fleurs.Il va faire des bouquets de 5 fleurs.Combien de bouquets peut-il faire ?
Toujours notre même matériel : les cubes de numération de chez Coccinelle Boutique, les moules à gâteaux en papier et une petite corbeille (pour le reste quand il y en a), papier et crayon
Léo pioche 5 petits cubes et les recouvre d’un moule en papier et dit : ça fait un ( j’ajoute: oui un bouquet) et il continue en alignant devant lui le moule suivant et ainsi de suite. La difficulté réside dans le fait de dire « 1 » (sous entendu 1 bouquet ) alors qu’on a mis « 5 » cubes ( 5 fleurs ). Finalement, il s’en est bien tiré , sans doute grâce à ce moule qui « cache » les 5 unités et laisse seulement voir le « 1 » correspondant au bouquet (merci à son orthophoniste qui nous a déjà mis sur cette voie !).
Léo allait prendre un 5ème moule mais , en recomptant ( il a dû s’en assurer… toujours ce problème de dénombrement quand il manipule seul ….), il a dit : il n’y en a que 4, ils sont donc partis dans la corbeille.
Je lui ai demandé de redire ce qu’il avait fait oralement puis d’écrire sur un papier.
Cela a donné : 24 : 5 = 4 et il reste 4 fleurs.Il peut faire 4 bouquets.
Après les multiples et diviseurs , il n’y a qu’un pas pour revoir les situations de partage et les problèmes que cela pose.
Cette fois, on va partir d’un matériel de numération (acheté sur Coccinelle Boutique) , de silhouettes plastifiées , d’une petite corbeille (pour le reste quand il y en a) , papier et crayon pour écrire
Voici l’histoire (dite oralement) qui va nous servir de point de départ ( problème de partage sans reste puis avec reste )
J’ai 12 gâteaux à partager entre mes 4 copains. Chacun doit en avoir le même nombre. Combien de gâteaux chacun va-t-il avoir ?
J’installe devant Léo les 12 petits cubes et les 4 silhouettes.
Léo , de manière très appliquée, distribue les gâteaux , un par un , en commençant par la silhouette de gauche.
Il remarque qu’il n’en reste pas donc on ne met rien dans la corbeille et que chacun a 3 petits cubes, 3 gâteaux.
Je lui demande de redire ce qu’il a fait (oralement) puis par écrit d’écrire l’opération et la phrase réponse : ce qui donne : 12 : 4 = 3 . Ils auront 3 gâteaux (puis Léo se corrige et dit 3 parts de gâteaux car 3 gâteaux c’est trop à manger !) chacun. Et finalement 3 X 4 =12 est chuchoté ….
Léo décide d’ajouter un petit cube et de partager les 13 cubes en 4. Il écrit :13 : 4 et recommence la distribution …. pour pouvoir aller mettre dans la corbeille (poubelle) le cube qui reste.
Je lui fais verbaliser la situation : chacun a 3 gâteaux etil en reste 1.
Il essaiera aussi de partager 15 cubes en 4 et là, voyant qu’il en restait 3 pour la poubelle , il a dit : j’en prends un autre et je pourrai les distribuer , ce qu’il a fait et vérifié par lui-même
Pour une première approche , on en restera là mais on va continuer la semaine prochaine toujours sur de petites quantités. Il faut dire que, il y a quelques mois , nous aurions eu plus de difficultés avec la manipulation , dans la précision et le dénombrement souvent source d’erreur. Les choses bougent … mais on sait aussi que les résultats sont encore variables… Patience donc , Léo avance
Aujourd’hui , nous avons partagé 24 oeufs entre 6 enfants, même démarche , en image
Une fois le partage effectué, on a repris la verbalisation de ce qui a été fait , en faisant attention ( c’est 24 partagé en 6 et le résultat est 4 dans cette situation et non pas 24 partagé en 4 comme Léo l’a écrit en premier jet….. ). La prochaine fois nous utiliserons une petite fiche d’aide de ce type pour voir le début, l’action, la fin .
Sur une idée de Valérie ( qui a inventé les jeux Camélémath) , nous avons repris ce matin cette notion de « multiple et diviseur » avec les cartes du jeu Multiwizz.
Cette fois, la règle qui nous a été proposée était la suivante :
Une autre idée est d’avoir 6 cartes en main (3 vers et 3 poissons) On doit se débarrasser de ses cartes en les plaçant à gauche ou à droite de la carte départ posée sur la table sur le même principe de diviseur qui suit un multiple qui suit un diviseur……Si on ne peut pas jouer, on doit piocher… Le lien entre les cartes peut être verbalisé simplement ou écrit. Bon amusement.
Nous avons choisi de dire le lien oralement cette fois mais on peut avoir à disposition les étiquettes « multiple de » et « diviseur de » .
Cela a très bien fonctionné, parfois on a eu recours au carnet de tables pour vérifier ou trouver la réponse. On y rejouera pour acquérir plus de vitesse et continuer à installer le langage mathématique exact.Cela permet aussi me semble -t-il de sensibiliser à la notion d’opération contraire et de faire une petite gymnastique mentale intéressante …. tout en s’amusant !
L’an dernier, la notion de multiple avait été difficile à intégrer . Cette année , en partant du jeu Multiwizz , je me suis dit que c’était le moment de repartir sur cette notion complexe de multiple et diviseur.
J’ai repris le problème à l’envers ( ce qui est souvent le cas pour Léo ou tout au moins , j’ai essayé de l’aborder différemment) en recherchant d’abord :
à définir ce qu’était un multiple
où on les trouvait
à quoi servaient les multiples
J’ai donc préparé une carte mentale ( pour moi !) avant de reprendre cette notion avec lui. J’y ai ajouté son carnet de tables ( X 2 à X9 , X 15 et X 25 ) ainsi que les cartes du jeuMultiwizz ( vous pourrez lire dans cet article nos premières parties avec ce jeu ).Voici donc mon « matériel » de départ :
1ère séance
1 – Finalement, j’ai commencé par lui poser la question : quand je te dis le mot « multiple » , ça te fait penser à quoi ? Réponse : à la multiplication, aux tables.Effectivement on trouve les multiples dans les tables puisque ce sont les résultats des tables. On a donc ouvert le carnet de tables de X et lu les résultats (écrits en rouge) de la table X 3 .
2- Travail « langagier » : On s’est appliqué à répéter :
15 est dans la table de 3, c’est un multiple de 3 car 15 = 3 X 5.
Mais 15 est aussi dans la table de 5 , c’est un multiple de 5 , 15 = 5 X 3
15 est donc un multiple de 3 et de 5
Cela a très vite fonctionné !
3- A l’aide des cartes du jeu multiwizz , on tirait une carte ( parmi les cartes poissons) et on cherchait de quel nombre elle pouvait être multiple :
en argumentant la réponse ( …. est multiple de …. car ….. = . ..X …. )
parfois ( et même souvent!) Léo sait la réponse ( par coeur )
parfois, pour se rassurer , on prend le carnet de tables
en présentant la carte multiple avec ses 2 cartes diviseurs ( parmi les cartes ver ) ça aussi ça fonctionne bien avec les cartes en main !
4- Les multiples ça sert aussi dans les problèmes. On a fait oralement des petits partages ( sans reste) …. à poursuivre et avec reste (quand le nombre n’est pas un multiple ….)
5- On a continué notre séance « vocabulaire mathématique » par parler du mot diviseur et de la relation entre le mot « multiple et le mot « diviseur » . Là aussi, on s’est servi des cartes car Léo est très sensible aux couleurs et cela l’aide à intégrer la notion. Même exercice qu’en n°3 , en oralisant chaque fois : par exemple : 21 est multiple de 3 et de 7 (car 21 = 3 X 7 ) et 3 et 7 sont diviseurs de 21.
Manipulation des cartes : on intervertit leur position selon si on parle du multiple ou du diviseur.
2ème séance
1- On a regardé de plus près les multiples de 10 pour en conclure une astuce : ils finissent par 0 et on a repris le travail de vocabulaire. On a jeté un coup d’oeil à la table de X5 : tous les résultats finissent par 0 ou 5 , autre astuce pour les multiples de 5.
2- On a abordé la notion de nombre pair pour les multiples de 2, à poursuivre
3- On a commencé une procédure : Comment on fait pour savoir si un nombre est multiple de …. :
1er cas : 28 est-il multiple de 4 ? je cherche dans la table X 4 , 28 = 4x 7, oui 28 est multiple de 4
2ème cas : le nombre n’est pas dans la table : soit il est compris entre 2 nombres et là il ne sera pas multiple . Soit , je continue la table ….X11, … X 12 …. et je vois Léo a écrit la suite des opérations sur un « post-it » qu’il a placé provisoirement à la suite de la table ( ici X 25 )
4- Voici la carte des multiples présentée à Léo ( avec quelques ajouts liés à nos discussions ).Elle va nous servir à continuer cette réflexion sur les multiples, diviseurs et leur utilité , sur ce langage mathématique particulier, à revoir les astuces et à s’en servir car tous ces petits jeux se font sur une durée très courte. Bien entendu, pour l’instant nous repartons toujours du jeu de cartes ! On a d’ailleurs utilisé les cartes 15, 3 et 5 au verso de la carte mentale des multiples.
au verso de la carte : multiple et diviseur ( fiche réalisée à partir des cartes du jeu Camélémath Multiwizz )
Tu aimerais mémoriser tes tables de multiplications grâce aux techniques mentales utilisées par les champions du monde de mémorisation qui leur permet de mémoriser des centaines de chiffres en quelques minutes ?
Matthieu Protin (Professeur des Ecoles, spécialisé en gestion mentale et dans les techniques de mémorisation au service des apprentissages scolaires) et Julie Herlem – Protin (Professeur des écoles d’une classe de CE2-CM1-CM2 et Directrice d’école) ont inventé une méthode géniale qui va te permettre de mémoriser des tables de multiplication par la visualisation mentale, cette méthode s’appelle MULTI MALIN.
Une méthode innovante qui s’appuie sur le fonctionnement du cerveau
MultiMalin a été créée en fonction des connaissances issues des recherches scientifiques sur le fonctionnement du cerveau et de la mémoire. Une des grandes caractéristiques de la mémoire est qu’elle fonctionne par association et particulièrement par association d’images mentales. Ainsi, dès lors que plusieurs images sont associées mentalement alors il suffit de visualiser mentalement une des images pour que notre cerveau nous rapporte automatiquement à notre esprit toutes les images associées. MultiMalin tire son efficacité de ce principe de fonctionnement de la mémoire, technique mentale également utilisée par les champions du monde de mémorisation qui leur permet de mémoriser des centaines de chiffres en quelques minutes !
La méthode contient :
1 cahier d’apprentissage de 60 pages comprenant
1 évaluation diagnostic
les images associées aux multiplications
les ateliers d’entraînement
et un jeu de 56 cartes pour retravailler de manière ludique les associations d’images mentales
La mémorisation se fait par association d’images mentales. Pour chaque multiplication, l’enfant progresse dans l’apprentissage selon 4 étapes :
– Etape 1 : repérage d’une multiplication non mémorisée
– Etape 2 : création de l’image mentale de la multiplication à mémoriser
– Etape 3 : atelier d’entraînement
– Etape 4 : révision (à l’aide du jeu de cartes MultiMalin)
Cette stratégie de mémorisation consiste à transformer chaque chiffre en personnage ou objet qui ont une forme proche. Ensuite on relie les différents objets et personnages par un lien logique ou de causes à effets. Ainsi chaque multiplication se traduit par une association d’images mentales. Plus les images sont étonnantes, amusantes et plus la mémorisation sera durable. Un petit exemple :
Léo a appris ses tables de multiplication grâce à la gestion mentale, nous ne connaissions pas cette méthode mais si c’était à refaire nous n’hésiterions pas une seconde à la choisir ! Cette méthode permet d’apprendre de manière ludique, sur le long terme et de manière autonome ses tables de multiplications ! Il existe même maintenant une animation vidéo qui rend la méthode encore plus concrète :
Pour tenter de remporter cette méthode innovante et ludique, envoyez-moi vos oeuvres sur la page facebook ou sur fantadys@yahoo.fr. Je vous rappelle le thème du concours : Imaginez une carte mentale ou une représentation sur le thème de : Noël c’est magique !
La création peut être faite en dessins, collage, avec ou sans logiciel, avec des objets, avec tout ce que vous voulez en fait ! Faites-moi rêver ! Les gagnants seront choisis par la famille FANTADYS !
Le concours débute le dimanche 1 décembre 2013 et se termine le mardi 24 décembre à minuit. Puis le tirage au sort aura lieu et vous aurez 7 jours pour confirmer par mail vos coordonnées.
Participation au jeu : ce jeu est ouvert à toute personne physique majeure résidant en France métropolitaine et en Belgique disposant d’un accès internet et d’une adresse électronique. Le jeu est limité à une participation par foyer (même nom, même prénom, même pseudo, même adresse IP, même courriel, même adresse postale).
Afin d’avoir une vue d’ensemble (même si toutes les unités ne sont pas encore indiquées) sur les mesures de longueur , voici une première carte de synthèse qui permet de récapituler et surtout de réfléchir et de s’interroger sur :
les unités de longueur du mm au m … et il y en a d’autres pour mesurer des distances par exemple entre une ville et une autre …
comment comparer des longueurs avec l’utilisation d’un tableau de conversion
comment comparer des longueurs dans un problème , à quelle opération on va faire appel…
les outils utilisés pour mesurer (et leur nom : la toise, le double-décimètre …)