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A propos Special Mother

Fantadys est un blog pour venir en aide à toutes personnes en lien avec des enfants dys (apprendre autrement via le mind-mapping, le jeu...)

Des jeux d’habileté et de logique

Voici une liste de jeux utiles à nos petits dys, des jeux qui nécessitent de la rapidité et de la précision mais aussi ceux pour lesquels il faut se creuser la tête et réfléchir, faire des déductions pour arriver au résultat demandé. Voici une petite liste des jeux préférés de Léo :

make-n-break Jeu d’habilité Make’N’Break Junior Attention, prêt, partez ! On retourne la carte et il faut être le plus rapide à reproduire la construction indiquée sur la carte à l’aide des pièces placées devant vous. Vite, attraper un totem blanc lorsque vous avez terminé, et marquez des points! Le jeu Make’n break junior est adapté aux plus jeunes et à l’avantage d’être jouable par tous les joueurs en même temps. chocolate_fix Chocolate Fix, un jeu de logique et déduction pour les enfants…et leurs parents ! À partir d’indices visuels, placez correctement vos chocolats sur le plateau. 40 défis de difficulté progressive. C’est un excellent jeu de logique, qui utilise également des compétences de représentations dans l’espace et de déduction. rush hour Rush Hour, logique, réflexion et déduction pour toute la famille ! Découvrez 40 défis de niveau progressif, pour petits et grands. L’objectif est toujours le même : sortir la voiture rouge d’un gros embouteillage en faisant glisser sur le plateau les véhicules qui la bloquent. À vos méninges, prêts, partez ! Le Jeu existe en version Classique et en version Junior, accessible dès 6 ans.

Association Les Rois du Monde : apporter des instants de bonheur aux enfants

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Dans quelques jours, le 04 décembre précisément, je prends le train pour me rendre à la Capitale pour assister au Spot des « e-Fluent Mums 2 » organisé par Parole de Mamans, « the place to be » quand tu as un blog ! Une journée pour rencontrer d’autres mamans blogueuses, échanger, rencontrer des partenaires, l’occasion aussi de participer à des débats…Le Spot des e-fluent Mums sera placé cette année, sous le thème de la parentalité inscrite dans la modernité à travers cette grande question : « Qu’est ce qu’être parent en 2013, en France et ailleurs ?». Pour cette deuxième édition, le spot des e-Fluent Mums parraine l’association Les Rois du Monde.

Cette association est née d’une belle rencontre entre Stéphanie Robert (Présidente), maman de 2 enfants qui a entrepris cette démarche humanitaire suite à l’hospitalisation de son fils aîné, et Richard Orlinski (Vice-Président), papa de 4 enfants et artiste d’art contemporain reconnu.

Les Rois du Monde c’est avant tout une grande mobilisation pour récolter des fonds et des jouets pour les enfants défavorisés ou hospitalisés, soutenue par des célébrités comme Bruno Solo, Patrick Bruel, Cyril Hanouna ou encore Kev Adams. Chaque évènement suscite une grande mobilisation comme par exemple le 25 novembre prochain au VIP ROOM à Paris pour une Zumba gigantesque où chaque participant offre un jouet neuf.

zumba

A l’occasion du Spot des e-Fluent Mums, une grande tombola en faveur des enfants sera organisée et un gros chèque (j’espère !) pourra être remis à l’association !

Aujourd’hui l’association a pu réunir 10 000 cadeaux pour les fêtes de fin d’année, qui seront distribués dans des hôpitaux, des orphelinats et de nombreuses associations.L’association propose aussi aux enfants de multiples activités : spectacles, sorties, colonies de vacances, places pour des matchs de foot…

« Offrir une parenthèse enchantée aux enfants… » tel est le but de l’association Les Rois du Monde pour leur redonner le sourire et embellir leur quotidien.

Je vous invite à aller faire un tour sur leur site : www.roisdumonde.org, à aimer leur page Facebook !

Et parce que ça peut arriver à chacun d’entre nous d’avoir un jour son enfant hospitalisé, vous pouvez faire un don à l’association ici, 2 euros ce n’est pas grand chose mais cela peut apporter des instants de bonheur aux enfants et peut-être un jour à votre enfant.

Concours des 700 fans : Lili Fil de Lune

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Je vous présente la dernière créatrice pour laquelle j’ai eu également un gros coup de coeur ! Une maman avec laquelle nous nous comprenons lorsque nous parlons de portage, allaitement mais aussi lorsque nous parlons d’enfant fantastique ou extraordinaire comme son deuxième enfant qu’elle « refuse catégoriquement de qualifier de différent ou bien à ce compte-là, tous sont différents ! C’est nos cases qui sont trop étroites ». J’aime sa façon de penser ou encore sa façon de voir les choses : « On ne peut pas épargner les épreuves à nos enfants, on ne peut pas les empêcher de les traverser, en revanche, on peut les aider, les accompagner, les équiper, pour qu’ils les traversent en souffrant le moins possible ».
Après toutes ces belles paroles, je suis certaine que vous avez envie d’en savoir un peu plus sur Lili Fil de Lune :
Une petite présentation rapide, d’où vient ton nom de créatrice ?
Je couds sous le nom de Lili Fil de Lune.
Lili est un surnom d’enfance.
Quant à Fil de Lune, cela vient de ma fille (j’ai trois enfants) qui adoooore les indiens.
Et lorsqu’elle veut jouer aux indiens, elle s’appelle Graine de bison et elle m’appelle Fleur de Lune.
J’ai transformé la Fleur en Fil parce que pour coudre c’est plus facile…
 
Quel type de créations fais-tu ?
Actuellement essentiellement des trousses (à crayons, à maquillage, à bricoles de filles ou à bidules d’enfants), des sacs et accessoires de sacs (porte-cartes, porte-monnaie, porte-clefs, porte-chéquiers…), ainsi que des chèches à grigris et des colliers tissu/métal.
Ce que j’aime surtout, c’est inventer des modèles, si bien que la plupart sont des pièces uniques.
J’adooore les fleurs et les belles couleurs, les Libertys et les tissus japonais…
J’aime les matières simples et naturelles (coton, laine, lin, cuir, métal…) mais aussi beaucoup les cotons enduits tout jolis tout fleuris 🙂
 
Comment as-tu décidé de te lancer ?
Probablement une bonne concordance des planètes et une forte influence lunaire car cela faisait vraiment longtemps que j’y pensais très fort !!!!
Lili Fil de Lune est née en juillet 2013, 40 ans après moi tout de même !
Je me dois également de citer mon amie La Zèbrerie, qui m’apporte beaucoup de soutien et d’élan à diffuser mes créations.
 
Depuis quand as-tu cette passion ? 
Je ne saurais trop dire depuis quand je suis piquée du fil…
J’ai fait du modélisme/coupe/couture il y a 20 ans, mais je crois n’avoir jamais cessé de coudre/tricoter/crocheter/fabriquer…
Ma machine à coudre a beaucoup repris du service à la naissance de ma fille il y a 6 ans (une fille après deux garçons, c’est dire si j’étais inspirée)
 
Décris ton parcours
Mon parcours est un long fleuve tortueux… qui n’a pas grand-chose à voir avec la couture, et certainement beaucoup plus avec la Lune (j’ai été Chercheuse en physique théorique puis Traductrice et je suis actuellement Consultante en lactation IBCLC et Formatrice en portage et allaitement, et puis un petit peu maraîchère aussi, pour aider mon compagnon)
 
Comment organises-tu ton travail au quotidien ?
Du mieux que je peux avec quatre enfants à la maison (12, 10, 6 pour les miens, 5 pour celle de mon chéri), plusieurs boulots, plusieurs associations, des nuées d’envies et d’idées de créations… et seulement 24h dans une journée. 
 
Où trouves-tu ton inspiration ?
Dans mon cerveau droit ;-), sur les beaux tissus et tout partout autour de moi.
 
Quels sont tes projets ?
Le calme intérieur !
À plus court terme, un blog en commun avec mon amie La Zèbrerie… ça va être trop chouette ça !
 
Où peut-on te trouver ? Internet, boutiques ?
En virtuel, sur Internet, j’ai une page Facebook, une boutique A Little Market et peut-être bientôt sur Pitimana (voici les liens ci-dessous)
En réel, dans la vraie vie, je vends très local ! (bientôt dans la jolie boutique de puériculture alternative de ma petite ville, au seins des associations où mon compagnon distribue ses paniers de légumes bio, et d’ici peu sur les marchés de Noël !)
 
Un grand merci à Dame Fantadys pour son énorme travail, sa belle énergie et la confiance accordée aux petites fées du fait-main.
Tout plein d’amour et de lumière à tous ces petits qui ont la chance d’être… tels qu’ils sont !

Concours des 700 fans : La Zèbrerie

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Une jolie rencontre, celle qui n’arrive pas par hasard, une personne avec qui tu te trouves plein de points communs, une maman fantastique qui se bat pour un petit zèbre pas comme les autres. Et puis tu découvres que cette maman a une passion, la laine, son slogan : je laine, un peu, beaucoup, à la folie, passionnément ! Et elle a du talent, réalise de jolis assortiments  de couleurs, est perfectionniste jusque dans les moindres petits détails…

et surtout elle a un grand N2R-CB-coeur-rouge-main-bc7f3 le genre de personnes sur qui tu peux compter !

Venez la rencontrer vous aussi à travers cette petite interview :

Une petite présentation rapide… 

Je m’appelle Emmanuelle, j’ai 35 ans, nous sommes installés en Normandie avec ma famille depuis 2008. Je suis mariée à un militaire et nous avons 4 zèbres. Nous sommes de vrais nomades en sédentarisation normande forcée pour deux ans encore !
Ma grand-mère m’a appris à tricoter quand je rentrais en métropole l’été (j’ai vécu plus de 20 ans à la Réunion), et ma belle-mère m’a appris elle le crochet il y a 1 an ! J’ai toujours fait de petits ouvrages rapides pour voir de suite ce que ça donne et pouvoir les utiliser rapidement !!!!!
Maman solo du dimanche midi au vendredi soir, j’assume pleinement mon statut de mère au foyer. Je participe aux activités scolaires des zèbres, je vais donner des cours de crochet et animer des atelier contes dans la Maison Verte de ma ville, je me saoule toute l’année avec les théières de mon salon de thé et j’écoute Bach à fond en montant des mailles ! J’ai découvert les audio-livres ce qui me permet d’allier mes 2 passions : lire et jouer des aiguilles.

D’où vient ton nom de créatrice ?

Ma fille et mon 1er fils n’ont que 16 mois d’écart et dès que j’ai eu 2 enfants à la maison, je me suis mise à les appeler mes zèbres, puis le 3ème est arrivé rapidement et ensuite le 4 ème et la zèbrerie s’est imposée. Quand mon dernier est venu nous rejoindre, la zèbrerie était au complet !
Lorsque j’ai proposé La zèbrerie comme nom de boutique à ma Zinamoa (surnom donné à ma cousine!), elle n’a pas été surprise et m’a encouragée dans ce sens, sachant que depuis bien longtemps je signais mes courriers personnels de : Manu & La zèbrerie  et que tout le monde appellent mes enfants Les Zèbres !

Comment as-tu décidé de te lancer ? 

En mai dernier je me suis lancée dans la création de sacs-filet au crochet, j’ai trouvé ça super agréable à faire et j’en ai vite eu une dizaine de montés ! Ma cousine (qui est ma graphiste) m’a poussée avec d’autres amies à proposer mes créations sur le net juste pour voir ! J’ai longuement hésité, puis hop, je me suis mise devant mon PC et en 5 minutes j’avais créé la boutique La zèbrerie sur a little market !

Quel type de créations fais-tu ? 

Je fais surtout des « petites créations » des accessoires pratiques et sympas comme des pochettes, des bonnets, des doudous, des sacs…de quoi lier l’utile à l’agréable en somme. Je fais des pulls et des plus gros ouvrages aussi mais uniquement pour mes zèbres car cela me prend trop de temps !

Comment organises-tu ton travail au quotidien? 

Après avoir déposé toute la zèbrerie à l’école, je vais chez mon amie ostéopathe qui met à ma disposition une pièce tout confort pour que je travaille ! Je passe donc 2 heures le matin à crocheter ou tricoter dans un gros canapé violet, entourée de coussins ! Entre ses patients lorsqu’elle a du temps mon amie vient boire un thé et l’on discute de mes créations (enfin pas que !!!).
Puis je rentre chez moi préparer le repas des zèbres, que je vais chercher tous les midis.
Quand on a terminé de déjeuner je me remets 30 minutes sur un ouvrage rapide laissé à la maison.
Et hop c’est reparti pour le chemin de l’école. Moi je file au cabinet d’ostéo pour 2heures encore.
La fin de journée est entièrement consacrée aux zèbres.
Je ne retrouve mon crochet qu’à partir de 21h….et ce jusqu’à minimum 1heure.
Heure à laquelle je m’impose d’arrêter, même si ça ne marche pas à tous les coups !

Quels sont tes projets ?

Des projets….par où commencer ??!!
Le tout premier est la création d’un blog commun avec mon amie Lili fil de lune ( où il y aura tous les centres d’intérêts qui nous unissent : l’éducation respectueuse, le maternage, la cuisine, la différence….)
Puis je dois terminer mes commandes et entamer celles de Noël car, mine de rien, les journées de 24h sont très courtes !

Où peut-on te trouver ? Internet, boutique ?

J’ai une petite boutique sur a little market et une page facebook. Je prends les commandes par mail ou messages privés également !!! Puis j’aime parler avec les personnes pour être au plus prêt de leur caractère quant aux couleurs et à la qualité de fils utilisés.

Concours des 700 fans : Les Cousettes de Tessie

cousette de tessie-montage Un univers coloré, plein de fantaisie, chez les Cousette de Tessie, tu trouveras aussi bien des accessoires pour les Geeks (housses pour tablettes et portables) que des articles de puériculture (bavoirs, lingettes lavables) ou de mode pour enfants (je suis fan de son trench dinos d’ailleurs !) mais aussi des créations pour amuser nos enfants (tapis de jeux nomades, cadres d’inspiration Montessori). Une jolie découverte !

Et pour la remercier d’offrir un snood pour un enfant fantastique à l’occasion du concours des 700 fans, je t’invite à aller « liker » sa page et faire un tour sur sa jolie boutique, je suis certaine que tu trouveras des cadeaux sympas pour Noël !

INTERVIEW

Une petite présentation rapide, d’où vient ton nom de créatrice ?

Alors je m’appelle Amandine. J’ai 30 ans. Je vis dans le nord est et je suis la maman de 3 enfants de 9 ans, 6 ans et 18 mois. Je suis une couturière Geekette. Mon nom de créatrice vient d’un autre loisir, un MMORPG (World of Warcraft). Mes avatars ont tous ou presque un nom qui se rapproche de Tessie, qui à la base est Testama (Test+Ama), nom de mon tout premier personnage, créé il y a 4 ans maintenant ^^ (Rien de super glamour en fait :p)

Quel type de créations fais-tu ?

Je crée surtout pour ma famille et mes amis à la base, donc vêtements enfants, articles de puériculture, tout ce qui peut être utile au quotidien. Et comme j’aime partager c’est bien volontiers que je crée pour les autres.

Comment as-tu décidé de te lancer ?

Mon envie de partager, c’est vraiment ce qui m’a motivée à ouvrir ma page Facebook, mon blog et ma boutique.

Depuis quand as – tu cette passion?

Je me suis mise à la couture à la naissance de ma dernière fille, je me suis lancée grâce à une maman « rencontrée » sur un forum et qui depuis est une amie, une vraie de vraie !

Décris ton parcours :

J’ai commencé par faire des petites choses pour mon bébé, une balle à étiquettes par exemple (avec laquelle elle n’a jamais voulu jouer !) Puis petit à petit en autodidacte j’ai cherché sur le net comment faire des vêtements et je me suis lancée. J’ai pris peu à peu confiance en moi et poussée par mes amies je n’ai fait que progresser. Depuis peu je laisse courir ma créativité et je crée mes propres modèles de vêtements ou d’accessoires.

Comment organises-tu ton travail au quotidien?

Oula sacrée question! Déjà il faut savoir que mes enfants sont instruits en famille . Hé oui ils ne vont pas à l’école, ce qui me laisse peu de temps libre. Souvent je coupe de mes tissus le soir quand ma petite puce dort et je couds par période de 15/20 min dans la journée. Parfois je peux me permettre plusieurs périodes et parfois aucune ^^ c’est vraiment totalement aléatoire. Où trouves-tu ton inspiration ? Au départ je puisais mon inspiration uniquement sur le net. Maintenant j’ai quelques livres et magazines de couture et surtout mon imagination et ma créativité ainsi que celle de mes enfants !

Où peut-on te trouver ? internet, boutiques ?

Alors on peut me trouver sur Facebook : http://www.facebook.com/lescousettesdetessie On peut en apprendre encore un petit peu sur moi sur le blog : http://lescousettesdetessie.com/ Et ma petite boutique : a little market (http://www.alittlemarket.com/boutique/sewing_tessie-304901.html) Bien que je préfère nettement discuter en privé avec la personne intéressée par une création afin de vraiment la personnaliser et me sentir plus proche

Concours des 700 fans : La Fée puissance dys

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Un univers féerique et gourmand, comment résister au charme de ces créations réalisées par une maman survoltée, surtout quand on sait que ses ventes lui permettent de financer les rendez-vous de son fils multi-dys chez les différents spécialistes ! La Fée puissance dys offre 1 porte-clefs enfant et 1 bon d’achat de 10 euros !

Je vous invite à « liker » sa page pour la remercier et aussi parce qu’à 600 fans un concours sera organisé pour gagner un joli bracelet « barre de chocolat », miam !!

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Venez rencontrer cet univers au travers d’une petite interview :

Une petite présentation rapide….d’où vient ton nom de créatrice ? Comment as-tu décidé de te lancer ?

Je suis donc Gaelle, j’ai 34 ans, « zébrette » et TDAH, maman de 2 ptits trolls de 8 et 6 ans, dont un qui est diagnostiqué dyspraxique, dysgraphique, dyslexique, dysorthographique, TDA et  » zébre », (le ptit deuxième est en cours de diagnostique)…..

Mon histoire est plutôt simple, j’ai eu le même parcours que beaucoup de parents, à l’annonce du diagnostic de dyspraxie, je me suis effondrée, j’ai culpabilisé bien entendu, en me demandant qu’est ce que j’avais fait? pourquoi mon fils? puis les rééducations ont commencé, j’ai bien sur pas pu me remettre à travailler et il a fallu que je trouve une façon de pouvoir financer les rdv…… de là, une petite idée a germé…. il me fallait canaliser mon impulsivité et mon hyperactivité pour arriver à comprendre et aider au mieux mon fils et je me suis mise à créer des bijoux ou des personnages en fimo…..

Il a fallu trouver un nom, grande réflexion avec les gens qui me sont le plus proches, je voulais un rapport avec les « dys »…… Nous en sommes arrivés à « la fée puissance dys » pourquoi? tout simplement car pour mes amis je suis une fée, je me bats contre l’injustice, je milite au sein d’une assos pour les dys et j’arrive souvent à faire revenir le sourire sur le visage des gens, puissance dys pour expliquer la force de nos enfants dys et le combat avec acharnement et détermination pour lequel je me bats, faire accepter les différences. Mes créations sont ecclectiques à l’image de mon hyperactivité cérébrale, j’ai de nombreuses influences, un côté dessins animés et féérie que j’aime beaucoup……Ma page c’est « le monde des bisounours » je recherche à éveiller le plaisir des gens avec bcp de couleurs, bcp de gaieté….

Comment organises-tu ton travail au quotidien? 

Mon travail n’est pas très organisé, j’avoue, il est comme mon cerveau en bazar continuel, mais je crois justement que ce grand « foutoir » me permet d’avoir une multitude d’idées. Je travaille beaucoup sur commande, certaines personnes me proposent des défis, j’essaie de réaliser au mieux leurs envies.

Où peut-on te trouver ?

Je ne fais quasiment que des ventes sur ma page facebook « la fée puissance dys » et je suis en train de remettre à jour ma boutique sur « a little market« ….

Quels sont tes projets ?

Mes projets, je dirais que tout simplement, c’est d’arriver à continuer à pouvoir financer les rdv de mon fils et l’aider au mieux, me faire plaisir en créant et continuer longtemps à vous faire rêver……… rester une ptite fée

Concours des 700 fans : Le Paradis de Matange

paradis_de_matange_montageCette maman créatrice fut la 100ème fan de la page facebook Fantadys, mon premier évènement, il y a pourtant si peu de temps…Aujourd’hui nous sommes 7 fois plus nombreux à suivre la page et Angélique a accepté de vous offrir un joli cadeau à cette occasion : une trousse shabby bleu océan « fait-main » avec amour et passion ! C’est le moment de découvrir son petit paradis : des créations pour Vêtements Femme et Enfant ainsi que des Accessoires pour toute la Famille !

INTERVIEW  : Qui se cache derrière le Paradis de Matange ? 

En ce qui concerne mon nom d’entreprise: la version officielle: c’est la contraction des prénoms de Mathieu, mon fils et d’Angélique , moi mat/ange la version officieuse, ça vient du fait que j’ai fait 4 fausses couches le premier trimestre passé pour avoir mes 2 enfants. Du coup je me considère comme une mamange . Or c’est quelque chose qui est très intime pour moi et que je ne me sentais pas capable de porter, alors le changement de  » mam » en « mat » est venu tout seul Je l’ai employé dès que j’ai commencé » ma vie virtuelle ». Quand j’ai cherché un nom pour mon entreprise c’est tout naturellement que celui-ci est venu à moi.

J’ai été touchée par la couture, très jeune avec mon arrière-grand-mère paternelle. C’est quelque chose qui m’est intrinsèque, à présent vital.

J’ai toujours créé de différentes manières, au départ par le biais des mots avant de m’autoriser à m’exprimer à travers le jeu des matières. J’ai commencé à créer mes modèles à l’adolescence mais n’osait pas les montrer. Le regard des autres et leur jugement est souvent compliqué à gérer.

La couture n’est pas un domaine qui est bien considéré par mon environnement proche. Du coup, j’ai fait des études supérieures dans le commerce et ai travaillé dans différentes boutiques de prêt-à-porter pour femme. J’ai toujours créé pour la femme jusqu’à ma première grossesse.

C’est à ce moment là que tout s’est bousculé, comme pour beaucoup de femmes, je suppose. Je voulais me réaliser complètement et surtout c’est là que je me suis assumée pour la première fois. La naissance de mon fils a été d’une certaine façon, ma re-naissance. Certaines de mes amies qui ont découvert à cette période ce que je confectionnais, m’ont encouragée à me faire connaître. Je voulais changer de métier, quoi de mieux que de concilier passion et travail. Mon mari a dès le départ et encore chaque jour été à mes côtés. Mon entreprise est un vrai projet familial. Il me soutient énormément et c’est une vraie satisfaction. C’est important. Quand il y a eu des périodes compliquées à traverser, il a été présent, il m’a reboostée et remotivée, c’est une perle.

Il intervient également comme un grand soutien pour que je puisse travailler tout en gardant nos enfants au quotidien. Mon aîné commence l’instruction en famille depuis septembre, ma fille grandit et a davantage besoin d’interaction ; du coup les journées sont parfois longues : une journée type: on se lève plutôt tard le matin, pendant que les enfants jouent seuls , je me connecte et gère les mails, facebook . Je continue ce qui n’a pas été traité sur l’ordi pendant leurs « courtes » siestes. Je gère le site internet d’une association qui promeut le maternage et l’éducation bienveillante: Alter-native en gironde. Du coup, quand j’ai fini la gestion « virtuelle » de mon entreprise, je passe à mes activités pour l’asso. Du coup , c’est uniquement quand j’ai fini cela que je commence à travailler « pour de vrai ». Ce qui nous amène avec une vie de famille normale et qui reste ma priorité, à commencer à rentrer dans l’atelier autour de 23h 23h30 dans le meilleur des cas!

J’ai rencontré quelques soucis de santé du coup je m’astreins à me coucher à 3h du matin au plus tard.

J’ai trouvé mon rythme de croisière comme cela, j’arrive à profiter à fond de ma famille la journée, être là quand ils en ont besoin et je travaille au calme le soir. Quand j’ai un rush de commandes que je n’arrive pas à traiter dans mon travail nocturne, c’est là où intervient mon super mari qui s’occupe des enfants dans la journée.

Mes créations sont toutes un petit bout de moi; une facette de ma personnalité; un goût, une envie d’un moment. C’est pour cela que d’un modèle à l’autre il peut y avoir des différences flagrantes de style. Je ne me pose aucune limite créative si ce n’est mon imagination Chaque chose,chaque rencontre peut être une source d’inspiration.

J’espère qu’à présent vous aurez une idée plus précise de qui se cache derrière Le Paradis de Matange

Mes adresses utiles: la boutique/blog: http://paradisdematange.com/

la page fan fb:https://www.facebook.com/pages/Le-Paradis-de-Matange/143137492466155?sk=wall

Si vous aimez son petit paradis, vous pouvez aller aimer sa page et faire un tour sur sa jolie boutique !

Des livres enfants pour comprendre, accepter, être compris

Dyspraxie, dyslexie, dysphasie…il existe une multitude de « dys », une multitude d’occasions de se sentir mal et mal compris, des situations difficiles à supporter pour les enfants.
Les livres sont souvent là pour les aider car le plus souvent ils s’identifient au personnage de l’histoire ou cela leur permet de mettre des mots sur leurs maux.
Voici une sélection de livres :
Dyspraxie
et encore à l'envers Et encore à l’envers

Tout le monde connaît le roi Dagobert et sa culotte à l’envers. Mais saviez-vous que cette culotte était bien le cadet de ses soucis ? Tout ce que les autres enfants font si facilement (s’habiller, écrire, trouver son chemin) lui demandent beaucoup d’efforts. Heureusement Sintéloi va lui apporter la meilleure des potions : la méthode ! Avec humour ce livre vient nous sensibiliser sur les difficultés des enfants ayant des troubles de la coordination.

max est maladroit Max est maladroit

Cette histoire de  » Max et Lili  » parle de la maladresse… Max fait tout de travers et ses copains ne veulent plus de lui pour construire la cabane. Il est tout triste jusqu’à ce que son grand cousin arrive. Un petit livre pour ne plus avoir peur de rater, pour retrouver plaisir et confiance en soi, en prenant son temps.

gros sur la tomate Gros sur la tomate

Bob est un petit garçon qui déforme tout, mélange tout, confond tout : les chiffres, les lettres, les mots, les idées… À l’école, il réinterprète à sa façon les énoncés des exercices et collectionne les blâmes. Heureusement, il y a aussi les 1 001 petites choses que Bob adore : mimer les rêves du bon gros géant de Roald Dahl, sauter à l’élastique avec Anna, imiter la directrice en roulant des yeux terrifiants… Et surtout, quoi qu’il arrive, Bob peut compter sur sa maman pour l’aider à tout remettre d’aplomb…

Dysphasie

victoires de gregoire Les victoires de Grégoire

La communication n’est pas toujours aisée avec Grégoire… Heureusement, ses camarades de classe l’aident beaucoup, son institutrice adapte certaines activités à son trouble du langage, et une orthophoniste lui fait faire des jeux pour l’aider à mieux parler. Une histoire amusante et réaliste qui permettra d’aborder facilement le sujet de la dysphasie avec les jeunes enfants. En fin d’ouvrage, une note informative est donnée pour les parents et les éducateurs.
Dyslexie

le tiroir coincé Le tiroir coincé

Pourquoi ai-je des difficultés pour apprendre à lire et à écrire alors que la majorité de mes camarades de classe n’en ont pas ? Suis-je gogol et pas tout à fait normal ? Voici les questions que se pose l’élève dyslexique. S’il est difficile de répondre à la première question, il est par contre important de le rassurer sur sa normalité et de l’informer sur l’essentiel des difficultés de son trouble spécifique d’apprentissage. Comment l’homme fonctionne-t-il pour lire, écrire et mémoriser ? Comment ces fonctions peuvent-elles un peu  » déraper  » et poser des difficultés à l’élève dyslexique ? Nous devons ces explications à l’enfant dyslexique. En effet, elles vont lui faire comprendre le bien fondé de sa rééducation – orthophonique ou orthopédagogique – et de l’aide qui lui est apportée par l’école et par ses parents… Le tiroir coincé lu par l’enseignante à toute la classe permet une réelle  » intégration  » de l’élève dyslexique et évitera que celui-ci ne devienne la risée de ses camarades. Cet ouvrage fait également découvrir à l’élève dyslexique qu’il n’est pas bête, qu’il doit utiliser son intelligence non seulement pour contourner et surmonter ses difficultés mais aussi pour embellir sa vie.

les mots du ventre Les mots du ventre

La dyslexie expliquée aux enfants. En classe, madame Isabelle passe près de moi, s’arrête et me dit : « Nicolas, ce n’est pas le mot qui est écrit au tableau ». J’efface très vite. Je tourne la page et je recommence. Je ne comprends pas ce qui est écrit. J’essuie une larme avec mon gilet. Les autres élèves ont l’air d’avoir compris. Moi, les lettres s’embrouillent dans ma tête et je ne réussis pas à
former des mots. Et tout ça, ça me donne des maux de ventre.

luis le cow boy Luis le cow-boy

Luis est un bouvier comme les autres, avec un cheval, un chapeau et des bottes en cuir. Mais l’ennui pour lui, c’est que les mots se mélangent dans sa tête. Quoi qu’il fasse et où qu’il aille, lorsqu’il ouvre la bouche, les mots qui sortent ne sont pas justes et ses interlocuteurs n’en peuvent plus de rire. « Je veux nouer de la guitare avec vous. » « Il faut de nouvelles selles pour les chapeaux » « Je peux essayer ton lasso pour attraper les haches ? »

lenfant qui naimait pas les livres L’enfant qui n’aimait pas les livres

Jérôme n’aime pas les livres. Il préfère les petites voitures et les jeux de construction. Et il ne veut pas aller à l’école, car à l’école, on apprend à lire. Mais un jour le grand-père de Jérôme lui présente le Grand Détective. Ce personnage mystérieux offre un cahier à Jérôme. Or, ce cahier contient un secret…

Troubles de l’attention

hou hou simon Hou ! Hou ! Simon !

Avant de savoir que j avais un trouble d attention, je ne me trouvais pas bon. Maintenant, je sais que je suis très intelligent et que j ai du talent. Mon cerveau à moi a des difficultés à se concentrer sur une seule chose à la fois. C est un peu comme avoir dans la tête… des petits papillons.

51CElrqeNLL._ Mon cerveau a besoin de lunettes

Ponctué de données instructives et de trucs efficaces, le journal imaginaire de Tom permet aux jeunes, aux parents et aux intervenants d’apprivoiser le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Amusant et imaginatif, Mon cerveau a besoin de lunettes est un livre indispensable pour mieux comprendre cette réalité, qui n’a rien d’imaginaire !

Hypersensibilité

trop de stiumli Trop de stimuli pour Alexis

Alexis réagit de façon démesurée à certaines stimulations – telles que des bruits de fond ou un vêtement inconfortable – qui n’ont pourtant aucun effet sur ses amis. Serait-il hyperactif ? Pas du tout ! C’est un enfant hypersensible, c’est-à-dire qu’il perçoit certains stimuli de façon beaucoup plus intense que la majorité des gens. Dans le volet explicatif, la spécialiste Sonya Côté, ergothérapeute, décrit les caractéristiques de l’hypersensibilité et fournit un large éventail d’outils permettant à l’enfant hypersensible de vivre son quotidien normalement.

Retrouvez également une sélection de livre pour parler de la différence sur le site de Hop’Toys ici.

Les « mercredi dys » : Dialoguer, communiquer, collaborer sur la durée avec l’école

Il y a quelques jours un petit débat a eu lieu entre une enseignante maman d’enfant dys et moi, suite au partage sur ma page Facebook de la lettre d’une enseignante en classe ULIS et le commentaire suivant fait par Perle de Prof : » juste parce que des fois au milieu de tous les autres qui……….. hé bien il y a un prof qui est une perle !!! bravo à cette maîtresse et merci à elle de nous donner un peu d’espoir !!! »

lettre enseignante

Je vous invite à lire le débat en entier ici dyscussion_enseignante (c’est un peu long mais ça vaut le coup pour bien comprendre le sens de la discussion) et/ou sinon voici les principales idées résumées :

BG. est une instit de CE1-CE2 et maman d’un garçon de 11 ans dyscalculique :

  1. Les choses changent chez les enseignants MAIS peu de recul, pas facile, problème d’effectifs, programmes surchargés, différents type de « dys » à connaître, problème de temps pris sur le temps personnel (bénévolat)
  2. Rôle des parents : rencontrer l’enseignant / expliquer de manière diplomate les particularités de l’enfant
  3. bien réfléchir à la façon de présenter les choses à l’enseignant : celui-ci a un rôle fondamental à jouer
  4. préparer des outils d’aide concrets pour faire gagner du temps à l’enseignant

mes réponses :

  1.  rappeler que j’ai partagé ce lien pour le texte écrit par l’enseignante et non pas pour les commentaires déjà présents sur ce site
  2. mon objectif n’est pas de mettre en avant une quelconque  incompétence des enseignants MAIS de rechercher des solutions en commun sur des situations souvent très complexes qui nécessitent une collaboration forte et durable et bien sûr du TEMPS . Que la diplomatie est nécessaire mais que si l’on veut préserver l’enseignant il ne faut pas oublier que nous devons préserver aussi notre enfant car c’est son avenir qui est en jeu.

Cette discussion entre cette enseignante et moi m’a donné l’envie d’ouvrir le débat à tous et d’avoir vos avis sur les différentes interrogations qu’il soulève, c’est pourquoi j’ai ouvert cette nouvelle rubrique sur le blog : les « mercredi dys« .

Je vous invite donc à venir débattre, réagir, apporter votre éclairage en vous basant sur les questions ci-dessous :

images

  • Quelle est la légitimité des parents dans les aides qu’ils peuvent/veulent apporter ?
  • Comment ne pas “empiéter” sur les plate-bandes scolaires? Qui est en mesure de déterminer cette frontière ? Est-on autorisé à la traverser ?
  • Quels moyens ont les parents d’intervenir sur le fait que tout ce temps de concertation, dialogue, PPS, ESS, adaptations, formation …. soit sur la base du bénévolat car toujours effectué hors du temps de travail des enseignants ? Nous en sommes tout à fait conscients ,mais que faire ?
  • Qui peut remettre sur la route du dialogue quand on sent que ce chemin se referme?
  • Et l’enfant , là au milieu, surtout quand il est tout à fait sensible à la situation , quand il sent que les discours sont divergents, quand il respecte profondément l’enseignant (ce qui est tout à fait normal), comment va-t-il pouvoir exprimer son potentiel ?
Alors n’hésitez pas à mettre des commentaires sous cet article pour entamer la dyscussion !
discussion
Charte d’engagement : Le « mercredi dys » a pour objectif principal “la construction positive de solutions” dans le respect de tous et avec tous ! Il ne s’agit pas d’un mur de lamentations , c’est la recherche collective de solutions qui peut permettre à tous d’avancer ensemble !

Communiquer autrement : des ateliers qui m’ont sauvée !

Avoir un enfant différent c’est aussi agir différemment dans toutes les circonstances, apprendre à décoder des attitudes, à déchiffrer des émotions, c’est tout simplement apprendre à communiquer autrement.

Pourquoi ?

Parce que quand ton enfant rentre de l’école et que direct à sa tête tu vois que quelque chose ne va pas mais que si, par malheur, tu commences ta phrase par : « ça s’est bien passé à l’école » tu sais que ta soirée est foutue ! Mais ça c’était avant, avant que je parte à la recherche de solutions.

Et comme rien n’arrive par hasard (du moins c’est ce que je crois) j’ai eu un deuxième enfant et avec lui j’ai découvert une autre façon d’être parent : ce tout petit-être, un BABI comme on les appelle (bébé aux besoins intenses) a été collé à moi jour et nuit, impossible de le faire dormir dans un lit, (certainement à cause de son reflux gastro œsophagien), il passait des heures à hurler jour et nuit…

Je me suis tout naturellement tournée vers une association de maternage où on est venu à ma rescousse (merci Laurence) et on m’a appris à me servir d’une écharpe de portage. Là ce tout petit bébé se trouvait bien, ne pleurait plus, était apaisé…un vrai bonheur. Et dans cette association, on parlait aussi d’allaitement, de signer avec bébé, de bienveillance et surtout d’ateliers de communication avec les enfants. Cela m’a tout de suite interpellée puisque clairement la communication avec mon grand ne passait plus et on ne se comprenait pas. Crises, pleurs voire hurlements étaient notre quotidien insupportable…

C’est donc là que j’ai croisé la route de Sandrine de S Comm C,  qui proposait pour l’association des ateliers pour apprendre à mieux communiquer avec ses enfants, des ateliers « Faber et Mazlish » :

parler-pour-que-les-enfants-ecoutent-ecouter-pour-que-les-enfants-parlent Parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent.

Ecouter, c’est quoi ?

Je me rappelle d’un texte d’un auteur inconnu transmis par Sandrine lors des ateliers, le voici :

ECOUTER

communication-aprents-enfants-asso-lacle-vergt

Ecouter un enfant c’est écouter vraiment, j’arrête de faire ce que je fais et j’écoute, je regarde cet enfant qui me parle car la communication commence par le regard.

Ecouter, c’est accueillir les émotions sans les juger pour permettre l’apaisement.

J’ai donc appris à écouter, exercice difficile au final car le but n’est pas d’apporter des réponses toutes prêtes aux questions ou juger les sentiments mais il s’agit plutôt de reformuler ce que notre enfant est en train de nous dire afin de bien lui montrer que, d’une, on écoute et que, de deux, on a compris son problème. Ensuite seulement vient la phase de discussion où l’on trouve une solution au problème ensemble.

Une écoute attentive pour réagir à la détresse d’un enfant

photo_leo_attente

La semaine dernière Léo attendait constamment son père sur la murette de notre maison. Quand je rentrais (toujours avant son père bien sûr), je trouvais Léo en train d’attendre, debout, statique, juste sa tête dépassait de loin. Il était capable d’attendre de longues, très longues minutes (voire heures), son père ne rentrant pas avant 19h30/20h parfois, je vous laisse imaginer. Il était évidemment furieux quand il me voyait car je rentrais avant son père et il me disait qu’il ne voulait pas me voir. Très vexant j’avoue mais il faut arriver à dépasser ce stade pour pouvoir se dire : que se cache-t-il derrière ses paroles ? De la déception tout simplement. Léo était déçu et le manifestait par de la colère envers moi. Alors un jour je me suis approchée de lui, il ne me regardait même pas, le regard toujours fixé en direction de la route pour voir si son père arrivait, et je lui ai dit : tu es déçu que je rentre avant papa, tu aimerais tant qu’il rentre avant moi…et là j’ai eu à peine le temps de terminer ma phrase qu’il éclata en sanglots et me dit « oui papa rentre toujours trop tard ». Je lui ai dit que moi aussi j’aimerais qu’il rentre plus tôt et je lui ai proposé qu’il lui en parle immédiatement dès qu’il arriverait. Je voulais que cette situation se règle entre eux deux uniquement et je ne voulais pas intervenir en prévenant mon mari. Dès que son père est arrivé, Léo lui a parlé (je ne sais pas ce qu’ils se sont dit) mais 2 min après ils jouaient tous les deux au foot et Léo était aux anges. Le lendemain son papa est rentré beaucoup plus tôt du travail 😉

Des émotions à fleur de peau

La vie de Léo est émotionnellement intense, tout procure chez lui des réactions démesurées comme une joie ou une colère excessive. C’est dans ces moments-là que j’aurais besoin d’un décodeur, heureusement avec les ateliers de communication j’ai appris à décoder moi-même ces états et je sais de mieux en mieux les gérer, quoique parfois, selon mon état de fatigue j’avoue que je n’y arrive pas toujours !

Cet été Léo a suivi un stage de foot qui durait une semaine tous les jours de 8h30 à 17h30. Même si c’est sa passion, cela lui a demandé des efforts énormes : être en collectivité toute la journée, pratiquer du sport de manière intensive, rester concentrer un max de temps.

Un soir il est rentré à la maison très énervé, il s’en est pris à son frère, il était très agressif et disait que son petit frère se moquait tout le temps de lui alors que rien de particulier ne s’était passé. Le ton est monté, il a fini par claquer la porte (là je boue intérieurement) en me disant : « personne ne se préoccupe de moi et même pas toi ». J’ai pris une grande inspiration et comme je commence à bien décoder je me suis dis qu’il avait dû se passer quelque chose au stage de foot et qu’il reportait l’agressivité qu’il avait dû subir sur son frère. Je lui ai juste dit qu’il avait l’air contrarié puis je l’ai laissé venir à moi pour qu’il me dise ce qu’il s’était passé. J’ai fini par apprendre qu’il y avait eu un conflit avec un autre enfant du stage. Un évènement qui serait passé inaperçu pour la plupart des enfants, une banale altercation, un peu d’eau lancée et un coup qui dérape. Léo m’a dit que ce garçon n’avait pas compris la plaisanterie.

Léo est maladroit dans sa relation avec les autres…et pour lui cet évènement a été très mal vécu. A partir du moment où il a pu poser des mots sur son mal-être, il allait beaucoup mieux !

Ces ateliers ont donc sauvé ma relation avec mon fils : j’ai appris à écouter, à accueillir les sentiments de mon enfant, quels qu’ils soient, à les respecter ce qui ne veut pas forcément dire que j’accepte ce qui s’est passé.  Comme le dit le Dr Haim Ginott : « tous les sentiments sont légitimes, tous les comportements ne sont pas acceptables ». Quand Léo est agressif avec son petit frère je n’oublie pas de lui rappeler «  tu as le droit d’être en colère mais tu n’as pas le droit de frapper ton frère ».

Ces ateliers m’ont également appris à toujours garder à l’esprit que quand je rentre du travail il est préférable de commencer sa phrase par : « Coucou je suis contente de te voir » et mettre de côté  les « comment ça s’est passé à l’école ? ».

Bien sûr j’ai appris beaucoup d’habiletés dont je me sers tous les jours et qui permettent de susciter la coopération, de remplacer la punition, d’encourager l’autonomie, d’utiliser les compliments d’une certaine façon, d’aider les enfants à se dégager des rôles qui les empêchent de s’épanouir, et je vous parlerai de toutes ces habilités dans un prochain article…Je vois vraiment la différence entre mon aîné avec qui j’ai appliqué ces habiletés tardivement et mon dernier pour qui je l’applique depuis tout petit. Eliott sait qu’il est écouté et met facilement des mots sur ses sentiments.

J’ai finalement tout simplement  parler pour que mes enfants écoutent et écouter pour que mes enfants parlent !